Zita de Bourbon-Parme

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Zita de Bourbon, princesse de Parme (Zita di Borbone, principessa di Parma), ou Zita de Habsbourg, est le dix-septième enfant et la dixième fille de Roberto Ier de Parme (Roberto di Borbone) (1848-1907).

Elle est née à Viareggio (près de Lucques) le 9 mai 1892. Son père est alors âgé de 43 ans et a perdu le pouvoir à Parme depuis déjà 32 ans.

Sa mère Maria Antónia de Bragança (1862-1959) accouche là de son cinquième enfant.

À l'âge de 19 ans Zita épouse Charles d'Autriche (Karl), un petit-neveu de l'empereur François-Joseph (le mari de Sissi), qui deviendra en 1914, Kronprinz après l'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, puis empereur Charles Ier d'Autriche, à la mort du viel empereur, qui n'avait eu qu'un seul fils Rodolphe mort mystérieusement à Mayerling en 1889.

Ils arrivent sur le trône dans une Autriche en guerre engagée aux côté de l'empereur Guillaume II. Sa situation militaire n'est mauvaise, les chasseurs tyroliens tiennent leurs montagnes et les régiments croates font prisonniers plus de 300 000 italiens lors de la bataille de Caporetto; mais l'Autriche est économiquement étranglée et subit d'énormes pertes humaines. Charles Ier et Zita veulent mettre fin à ce carnage, quitte à rechercher une paix séparée avec la France.

Des négociations secrètes ont lieu par l'intermédiaire de deux frères de Zita engagés dans l'armée belge, alors que trois autres sont dans l'armée autrichienne. Cependant elles échoueront, sous l'influence de l'Allemagne et de certains politiciens français, comme Clemenceau qui vouaient une haine tenace aux Habsbourg, et qui voulaient le morcellement de l'empire autrichien. Le projet de paix séparée fut publiquement révélé et une campagne des milieux pan-germanistes se déchaîna contre Zita l'italienne ou Zita la française.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la république fut instaurée, et le couple impérial parti en exil en Suisse, ainsi Zita n'a régné que deux avant, avant que son mari soit détrôné en 1918. Après deux tentatives de restauration menées en Hongrie, ils furent relégué à Madère, tous leurs biens furent saisis et ils vécurent dans le plus complet dénuement matériel. En exil définitif avec leurs cinq enfants, ils en auront encore trois autres dont la dernière naît posthume en 1922. Vivant dans une maison humide, Charles Ier mourra le 1er avril 1922 d'une pneumonie. Il repose dans l'église Noosa Senhora Do Monte sur les hauteurs de Funchal. Son cercueil est posé dans une alcôve en dessous d'un grand crucifix.

Zita élèvera ses huit enfants, pauvrement, mais avec le protocole et les programmes scolaires de la Cour de Vienne. Elle changea souvent de refuge : l'Espagne, la France, la Belgique, le Québec en 1940, New York et à nouveau la Suisse à partir de 1949; mais elle ne renonça jamais à ses droits et à ses titres.

En 1971, à la mort de la fille Adélaïde qui est enterrée au Tyrol, la république autrichienne interdira à l'impératrice octogénaire d'assister aux obsèques. Ce n'est qu'en 1982, après l'intervention du roi d'Espagne auprès du chancelier autrichien Bruno Kreisky, qu'elle est autorisée à venir jusqu'à Vienne où elle reçut un accueil triomphal lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Étienne.

Sur son passeport d'exilée Zita était intitulée duchesse de Bar, bien que l'aîné des descendants des ducs de Lorraine et de Bar fût et reste Georg von Hohenberg (né en 1929).

Zita meurt le 14 mars 1989 en Suisse. Presque aveugle, la très vielle dame (97 ans) se déplaçait avec des béquilles et vivait dans deux pièces d'un couvent. Elle a eu des obsèques quasi nationaux, respectant le protocole des Habsbourg, suivis par plus de 40 000 personnes dont des délégations de tous les pays et provinces de l'ancien empire. Ses obsèques retransmis à la télévision furent suivis par plusieurs centaines de milliers de personnes.

Le 3 avril, une foule considérable assista à une messe de requiem à la mémoire de l'ancienne impératrice Zita, célébrée par le cardinal-primat de Hongrie dans l'église Saint-Matthias de Budapest, en présence de l'archiduc Otto de Habsbourg, fils ainé du couple impérial.

Timbres-poste

Au cours du règne de son époux, son effigie parus sur cinq timbres :

  • un autrichien pour la poste militaire (légendé Feldpost).
  • un autrichien pour la poste militaire en Bosnie-Herzégovine (Militärpost) au graphisme identique au premier.
  • en Hongrie, un timbre fut émis lors de l'accession au trône en 1916 et deux autres en 1918.


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