Wallis-et-Futuna
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| Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité | ||||
| Langues officielles | français, wallisien, futunien | |||
| Préfecture | Mata-Utu | |||
| Districts | Hahake, Hihifo, Mua (Wallis) | |||
| Administrateur-supérieur | Xavier de Furst | |||
| Président de l'Assemblée territoriale | Albert Likuvalu | |||
| Rois coutumiers | Tomasi Kulimoetoke II (Uvéa) Soane Patita Maituku (Alo) | |||
| Superficie - Totale - % eau | 274 km² ? % | |||
| Population - Total (2003) - Densité | 14 944 57/km² | |||
| Monnaie | franc CFP 1 XPF = 0,00838 EUR, | |||
| Fuseau horaire | TU +12 | |||
| Domaine Internet | .wf | |||
| Indicatif téléphonique | 681 | |||
Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer, située dans l'hémisphère sud, dans l'océan Pacifique. Son chef-lieu est Mata-Utu.
Composé de trois principales îles, Wallis, Futuna et Alofi, l'archipel se trouve entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti à 22 000 km de Paris et est situé en Océanie polynésienne.
Sommaire |
Histoire
Peuplé de Polynésiens originaires des îles Tonga, l'archipel découvert au XVIIe siècle ne connaissait pas de présence européenne significative avant le XIXe siècle et l'implantation de missions catholiques.
Les royaumes d'Uvéa à Wallis, d'Alo et de Sigave à Futuna signèrent alors un traité de protectorat avec la France, ratifié en 1887, avant de devenir un territoire d'outre-mer en 1961 après un référendum. L'actuel roi d'Uvéa Tomasi Kulimoetoke II fut signataire de cet accord qui permit à ce petit archipel de 96 km² et plus de 14 000 sujets de passer du statut de protectorat à celui de territoire d'outre-mer (TOM).
Politique
Institutions
Les îles Wallis et Futuna sont constituées de trois monarchies traditionnelles : Uvàa, Alo et Sigave, dont les rois gouvernent avec des conseils élus et le représentant de l'État français.
Le royaume de Wallis, comme les deux royaumes de Futuna, n'est pas une monarchie héréditaire, mais aristocratique : ce sont les familles nobles, les alikies, qui élisent ou destituent les rois.
A Uvéa, le roi (lavelua) est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d'un premier ministre (kivalu) et de 5 ministres. Il nomme encore, sur proposition de la population, 3 chefs de district qui ont autorité sur les 21 chefs de village. Ces derniers, qui peuvent lever les corvées d'intérêt général, sont plébiscités ou destitués au cours d'assemblées générales (fono) qui ont lieu le dimanche dans une case.
L'archipel a accédé au statut de territoire d'outre-mer en 1961. La loi du 29 juillet 1961 garantit aux populations du territoire le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes tant qu'elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit.
Depuis la révision constitutionnelle de 2003 qui abandonne le concept des territoires d'outre-mer, Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer, disposant d'une assez large autonomie au sein de la République française, un système politique propre et original, proche de celui en vigueur dans le pays d'outre-mer de Nouvelle Calédonie, où le droit français côtoie le droit coutumier local.
Crise politique
En 2005, le territoire fait parler de lui à la suite d'une crise politique. Après plus de 46 ans de règne, le roi d'Uvéa Tomasi Kulimoetoke II est pris dans une crise qui a failli plonger son royaume dans le chaos insurrectionnel. La crise avait débuté quand son petit-fils fut condamné pour homicide. Il avait tué un piéton, alors qu'il conduisait en état d'ivresse, et s'était réfugié au palais royal. Le roi avait d'abord résisté aux demandes d'arrestation de son petit-fils et demandé à la France de quitter le territoire. Or cette exigence n'était pas du goût de tous, car l'économie du territoire dépend des aides françaises et l'administration emploie de nombreuses personnes.
En réponse, des chefs rebelles avaient décidé d'introniser un nouveau roi avec l'assentiment de l'administrateur-supérieur. Mais, à l'approche de la cérémonie, prévue le 25 septembre, le conflit institutionnel a failli tourner à l'affrontement. Les partisans du roi ont occupé l'aéroport et édifier des barrages au moyen de troncs de cocotiers. La situation s'est finalement arrangée grâce à l'intervention du médiateur français Louis Lefranc qui a reconnu l'autorité du roi. Des négociations entre les factions rivales sont en cours et la cérémonie d'intronisation a été annulée.
Géographie
Ces îles au relief volcanique et aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récif, sont difficiles d'accès. Le climat est chaud et humide (climat tropical).
Wallis et Futuna sont deux îles d'histoire géologique et d'aspect très différent :
- Wallis, composée d'une île principale, Uvéa, et de plusieurs îlots coraliens, est un ancien volcan qui a commencé à s'enfoncer, laissant ainsi apparaître un récif coralien et un lagon ouvert sur l'océan par quatre passes, dont seul une est navigable. Son point culminant, le mont Lulu, est à 151 mètres.
- Futuna, ne comportant pas de récif coralien, est ouverte sur l'océan Pacifique. Son point culminant, le mont Puke, est à 400 mètres environ.
Démographie
En 2003, la population était de 14 944 habitants, dont 67,4% à Wallis et 32,6% à Futuna. La plupart des habitants sont d'origine polynésienne. On compte aussi des habitants d'origine européenne. L'île d'Alofi n'est pas habitée.
Émigration
De nombreux habitants ont quitté les îles, si bien qu'il y a plus de wallisiens et de futuniens à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) (16 000 personnes) que sur la collectivité. Certains résident aussi en France.
Liens externes
- (fr) Page sur le site du ministère de l'outre-mer
- (fr) Musiques de Wallis-et-Futuna
- (fr) Photographies de Wallis
- (fr) Site de la communauté wallisienne et futunienne de par le monde (disponible également en wallisien)
- (fr) Suivi de la crise politique en cours
- (fr) Vice Rectorat de Wallis et Futuna
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