Gui (plante)
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| Image:Koeh-281.jpg | |||||
| Viscum album | |||||
| Classification classique | |||||
| Règne : | Plantae | ||||
| Classe : | Magnoliopsida | ||||
| Ordre : | Santalales | ||||
| Famille : | Viscaceae | ||||
| Genre : | Viscum | ||||
| Nom binomial | |||||
| Viscum album L., 1753 | |||||
| Classification phylogénétique | |||||
| Ordre : | Santalales | ||||
| Famille : | Santalaceae | ||||
| Image:QT - Viscum album 1828.jpg | |||||
| Planche Flore médicinale de Chaumeton 1828 | |||||
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Le gui est une plante traditionnelle des fêtes de Noël et fait partie de l'ornement des maisons au même titre que le buis, le laurier, l'if, le lierre, le genévrier et l'ajonc.
À Noël, et le jour de l'an à minuit précisément, la tradition, en Europe, veut que l'on s'embrasse sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie. La saison voulant que le gui abonde, on en cueillit dès le moyen âge pour l'offrir avec ce souhait : « Au gui l'an neuf », formule qui fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison). Au XIXe siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression modernisée au XXe siècle en « Bonne et heureuse année ».
Il est un des sept genres de la famille des Viscacées, famille de plantes parasites mais chlorophylliennes.
Sommaire |
Botanique
Le gui (Viscum album)est une plante hémiparasite, c'est-à-dire qu'il ne parasite pas son hôte dans tous ses besoins vitaux. Il utilise les ressources de la plante hôte en lui soutirant eau et minéraux, mais il possède de la chlorophylle et peut fabriquer ses propres sucres. Les arbres qu'il préfère sont les pommiers, les peupliers, les aubépines, les poiriers, les sapins, beaucoup plus rarement les chênes, mais jamais sur les ormes ou sur les frênes.
Un gui de plusieurs années prend l'apparence d'une grosse boule vert jaunâtre de 50 cm à 1 mètre de diamètre. En hiver, après la chute des feuilles, il devient facilement repérable.
Le gui est une plante dioïque, avec donc des touffes à fleurs femelles et d'autres à fleurs mâles, et une floraison en mars et avril.
Les fruits donnés par les touffes femelles sont globuleux, blancs, charnus et visqueux, caractéristique soulignée par Virgile et Pline, d'où le terme de viscum. Les fruits mûrissent en août et septembre de l'année suivante et ne tombent qu'au début de la troisième année.
Sa dispersion est liée aux oiseaux, et en particulier aux grives (Turdus viscivorus) qui raffolent des fruits du gui et rejettent les graines dans leur fientes. Celles-ci peuvent alors germer si elle sont déposées sur une branche. Par contre les mésanges, qui raffolent des graines, interfèrent avec ce mécanisme de propagation et le limitent.
Variétés
Il existe quelque 70 espèces du genre Viscum réparties dans les régions tempérées, dont :
- Viscum album, le « gui blanc d'Europe »
- Viscum album abietis - Gui de l'Abete ou « Vischio de l'Abete »
- Viscum album austriacum - Gui d'Autriche
Le gui américain, bien que ressemblant au gui blanc d'Europe, est un Phoradendron leucarpum, un autre genre de la famille des Viscacées.
Histoire
Les Grecs associaient le gui à Hermès, grand messager de l'Olympe, mais aussi dieu de la santé.
Du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l'année celtique. Ils coupaient le gui en s'exclamant : « O Ghel an Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ». Cet expression sera modernisée au moyen-âge dans « Au gui l'an neuf ».
En Bretagne, au XIXe siècle encore, les enfants allaient frapper aux portes des maisons bourgeoises en criant le « blé germe » et ils recevaient des étrennes.
Les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison des vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu'ils lui attribuaient; le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. Le gui cueilli sur le chêne – chose rare – était particulièrement recherché car cet arbre symbolisait la force et la puissance.
Selon une légende scandinave, le dieu soleil, Baldut, avait été tué par une flèche fabriquée avec une tige de gui par le démon Loki. Sa mère, Preyla, implora les autres dieux pour son retour à la vie, et celui-ci devint le symbole de l'amour et du pardon.
Culture
Le gui est considéré comme un fléau par les forestiers car il provoque l'affaiblissement de l'arbre-hôte, ralentit sa croissance et diminue la qualité du bois.
Une fois collée sur une branche, la graine germe et développe un cône de fixation pourvu en son centre d'une racine suçoir qui s'enfonce dans le cortex de l'arbre-hôte, à la recherche des tissus conducteurs de sève. Aucun produit chimique n'existe pour contrôler le gui sans nuire à la plante hôte, les branches parasitées doivent donc être taillées.
Utilisation pour la santé
En herboristerie, le gui était prescrit contre l'épilepsie, les désordres nerveux, pour la régulation des activités glandulaires, du rythme cardiaque et de la digestion.
La viscine, substance extraite du gui, peut à forte dose ralentir dangereusement le rythme cardiaque, causer des convulsions, accroître la pression artérielle et même provoquer un avortement, alors qu'en faible dose, elle a des effets bénéfiques sur les personnes souffrant d'hypertension et de maladies cardiaques.
Selon des recherches récemment menées, certains composants du gui activeraient le système immunitaire et inhiberaient les tumeurs cancéreuses.
Divers
- Les fruits du gui, une fois cuits, donnent une colle fine et très adhésive qui servait de glu.



