Virus de l'immunodéficience humaine
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Le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), le terme anglais HIV pour Human immunodeficiency virus est parfois utilisé, est un virus à ARN (rétrovirus) appartient au sous groupe des lentivirus. C'est l’agent que la majorité de la communauté scientifique suppose être responsable du Sida par l’affaiblissement du système immunitaire, incapable de lutter contre les infections opportunistes et les cancers. Le VIH s’attaque aussi directement à certains organes tels que les reins, le cœur, le cerveau provoquant des insuffisances rénales, des cardiopathies ou des encephalopathies.
Deux sérotypes ont été identifiés à ce jour, le VIH1 présent dans tous les pays et le VIH2 cantonné principalement à l'Afrique de l'Ouest.
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Physiopathologie
Cycle de réplication du VIH
Les cellules cibles du VIH sont essentiellement les lymphocytes T CD4+ mais aussi les monocytes-macrophages, les cellules dendritiques, les cellules de Langerhans et les cellules microgliales cérébrales. La réplication à donc lieu dans de nombreux tissus (ganglions lymphatiques, intestin, cerveau, thymus) et liquides biologiques, en particulier le sang. Les organes lymphoïdes, en particulier les ganglions, constituent un réservoir important de virus.
La réplication se déroule en six étapes principales :
- Adsorption et pénétration du virus dans la cellule.
- Synthèse d'ADN proviral grâce à la transcriptase inverse. C'est lors de cette synthèse que se produisent des erreurs de copie à l'origine de la variabilité génétique du VIH.
- Intégration de cet ADN proviral au génome de la cellule infectée.
- Transcription de l'ADN proviral en ARN génomique par l'ARN polymérase de la cellule hôte.
- Synthèse des protéines virales.
- Assemblage des protéines virales et encapsidation de l'ARN. Cette dernière étape conduit à la formation de nouvelles particules virales qui sont libérées dans le milieu extra cellulaire par bourgeonnement.
Dès la primo-infection le virus se réplique activement dans l'organisme. Le système immunitaire hyperactivé compense partiellement la destruction massive des lymphocytes CD4+ en augmentant leur production, mais l'infection VIH persiste malgré tout, avec pour conséquence l'émergence et/ou la sélection de virus mutants qui échappent à la réponse immune de l'hôte. Pendant plusieurs années, les lymphocytes CD4+ semblent se renouveller rapidement malgré leur destruction par le virus, jusqu'à ce que l'épuisement des organes lymphoïdes centraux (thymus) ne permette plus leur régénération.
Le risque de dégradation immunitaire, et donc de progression clinique avec apparition de maladies opportunistes, est directement lié au niveau de réplication virale mesuré par la charge virale (taux d'ARN plasmatique).
Traitement
L’arsenal thérapeutique contre le VIH s’étoffe de jour en jour. Une vingtaine de médicaments antirétroviraux sont actuellement disponibles (2004) et agissent d'une part sur les deux enzymes nécessaires à la réplication du virus, et d'autre part sur les mécanismes d'entrée du virus dans la cellule:
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (TI)
empêchent la synthèse d'ADN proviral à partir de l'ARN viral. On trouve dans cette classe :
- les inhibiteurs nucléosidiques (INTI)
Ils ont constitué la première classe d'antirétroviraux mis sur le marché en 1985. Ils comprennent la zidovudine (AZT), la didanosine (ddI), la zalcitabine (ddC), la stavudine (d4T), la lamivudine (3TC), l'abacavir, et l'emtricitabine (FTC). Les mutations de la transcriptase inverse confèrent une résistance aux INTI qui peut être croisée entre plusieurs INTI.
- les inhibiteurs non nucléosidiques (INNTI)
Ce sont des inhibiteurs puissants et très sélectifs de la transcriptase inverse du VIH. On trouve dans cette classe: La névirapine et l'éfavirenz.
- les analogues nucléotidiques
Il s'agit du ténofovir, mis sur le marché en 2002.
Les inhibiteurs de protéase (IP)
Cette nouvelle classe d'antirétroviraux mise sur le marché en 1996 a constitué un tournant majeur dans les stratégies thérapeutiques contre le VIH. Ils agissent en inhibant l'action de la protéase virale qui permet d'assembler les proteines virales, processus clé de la réplication. On obtient alors des virions incapables d'infecter de nouvelles cellules. Les IP sont actifs sur le VIH1 et le VIH2, et ne créent pas de résistance croisée avec les INTI ou les INNTI.
Les inhibiteurs de fusion et d'entrée
Plusieurs produits sont à l'étude. Seul L'enfuvirtide est actuellement sur le marché. Il agit au premier stade de la réplication du virus en empêchant la fusion entre le virus/cellule par inhibition compétitive. Son mode d'administration est injectable, par voie sous-cutanée.
Responsabilité du VIH dans le sida
Certains scientifiques (parmi lesquels on note Kary Mullis et Peter Duesberg) affirment qu'il n'existe pas de preuve formelle du lien entre VIH et Sida, et que la recherche scientifique en la matière s'avance donc sur un postulat infondé (voir à ce sujet un article co-signé par Peter Duesberg : [1]).
Plus récemment, les scientifiques du groupe de Perth, menés par les Dr Eleni Papadopoulos et Sam Mhlongo ont précisé les difficultés posées par les méthodes proposés à l'isolation de ce virus.
La plupart des scientifiques réfutent cette thèse, indiquant que ce virus répond bien aux postulats de Koch, que la proportion de virus dans le sang est en corrélation avec l'évolution de la maladie, et qu'un mécanisme plausible de l'action du VIH a été proposé.
Une réfutation de la déclaration précédente, dite déclaration de Durban, est en ligne [ici]
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) National Institute of Health: The Evidence that HIV causes AIDS
- (en) Interview with Kary Mullis about HIV and AIDS (1994)
- (en) Formation Médicale Continue sur le VIH (bilingue)
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