Verdun (Meuse)
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| Verdun | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Meuse (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Verdun |
| Canton | chef-lieu de 3 cantons |
| Code INSEE | 55545 |
| Code postal | 55100 |
| Maire Mandat en cours | Arsène Lux |
| Intercommunalité | |
| Longitude | 05° 23' 01" E |
| Latitude | 49° 09' 37" N |
| Altitudes | moyenne : minimale : 194 m maximale : 330 m |
| Superficie | 3 103 ha = 31,03 km² |
| Population sans doubles comptes | 19 624 hab. (1999) |
| Densité | 633 hab./km² |
Verdun est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Verdunois.
Sommaire |
Géographie
Verdun est traversée par la Meuse, qui est canalisée lors de sa traversée de la ville. On dit aussi Verdun-sur-Meuse, qui était son nom officiel jusqu'en 1970.
Bien qu'elle ne compte que 20 000 habitants environ, c'est la ville la plus peuplée de son département.
Les principales villes voisines, dans l'arrondissement de Verdun, sont Étain, Montmédy et Stenay.
Histoire
Verdun existait dès l'époque romaine (Verodunum). Elle devint ensuite un évêché au IVe siècle.
A l'époque carolingienne, Verdun est un important marché aux esclaves où viennent s'approvisonner les marchands occidentaux, juifs et musulmans.
Le traité de Verdun en 843 est considéré par les historiens comme l'un des plus importants de l'histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l'empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l'ouest à la future France et à l'est à la future Allemagne. La large bande de terre située au centre et qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée connaîtra une rapide décomposition en plusieurs territoires : la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour un millénaire.
Louis le Pieux (ou le Débonnaire) succède à Charlemagne, son père, en 814. Il ne parvient pas à maintenir l'unité du vaste empire, que trois de ses fils se disputent déjà de son vivant. A sa mort, en 840, Lothaire l'aîné revendique la succession sans partage, mais ses deux frères Charles le Chauve et Louis le Germanique réclament une part de l'héritage et font alliance . En 841 à la bataille de Fontenoy (à côté d'Auxerre), les deux frères remportent une victoire décisive sur l'armée de Lothaire. Et en 842, par le serment de Strasbourg, ils scellent leur union et obligent Lothaire à négocier le partage de l'empire.
Les contours de ce partage seront dessinés à Verdun en 843. Charles se voit attribuer la Francie occidentale (France) et Louis la Francie Orientale (Germanie). Lothaire obtient la Francie médiane (Lotharingie d'où la Lorraine tire son nom).
De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de sa longue histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands qui se succèdent apportent tous quelque chose de singulier, d’original, d’extraordinaire au développement comme à l’épanouissement de la ville. Si les Xème et XIème siècles sont désormais connus pour être ceux de l’Apogée de Verdun, dans la foulée le XIIème sera celui d’un sommet artistique et d’un grand homme : Nicolas de Verdun, sans doute le plus grand orfèvre du Moyen-âge.
Les évêques de Verdun, à l’époque, viennent tous de l’entourage impérial. D’ailleurs, il est d’usage de parler « d’Eglise impériale ». Ainsi, par exemple, Haimon fait-il bâtir bien des édifices religieux qui connaîtront une belle notoriété et favoriseront le rayonnement de Verdun. Cet évêque reçoit même au début du XIème le droit de nommer le Comte de Verdun, le droit aussi de frapper monnaie.
Après la dislocation de l’empire carolingien qui fait de Verdun une zone stratégique (Verdun, somme toute, de tout temps s’appréhende comme une zone stratégique), il convient de saluer les Comtes de Verdun qui sont autant de « grands saigneurs laïcs inconstants, toujours ambitieux, mais pieux et magnifiques » comme le souligne un éminent historien. Parmi ceux-ci, citons Godefroy le Barbu qui combattit Verdun, brûla même dans sa colère la cathédrale, avant de devenir un authentique bienfaiteur et de voir fils et neveu lui succéder.
Les moines aussi signeront de splendides épopées verdunoises en matière de réforme religieuse et d’exemple spirituel. Parmi eux, Richard de Saint Vanne qui maîtrisera la Place de Haute Pensée sur une vingtaine d’abbayes pendant près d’un demi siècle (1005-1046) aura l’appui des empereurs, des rois de France et des comtes de Flandres. Nous possédons de lui plusieurs manuscrits remarquables.
De nombreux et dynamiques marchands, animateurs permanents d’un commerce international, parcourent l’Europe et font de Verdun un riche marché de tissus, d’armes, d’épices, d’ivoire, de fourrures, et même d’esclaves. Retenons que Verdun, ville libre du Saint Empire romain germanique, centre religieux et artistique, est un lieu manifeste d’incessante vie économique et stratégique. Verdun au cœur du monde, pourrait-on dire sans craindre d’exagérer. Ponts, fortifications, abbayes, monastères, cathédrale en perpétuel construction, Verdun s’impose comme une ville toujours en mouvement, une lumière d’or dans ces siècles parfois si sombres.
A partir de 1552, elle est occupée par la France, et forme, avec Metz et Toul, les Trois-Évêchés. Le 12 juin 1552, Henri II, roi de France, entre dans Verdun qui n'oppose pas de résistance. Depuis 925, la ville faisait partie du Saint Empire romain germanique. Arrivé de Damvillers, où se trouve cantonnée son armée, le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale mais laisse en demeure une garnison de trois cents hommes sous le commandant du maréchal Tavannes. C'est le début d'un processus qui conduira au rattachement définitif de Verdun à la France, entériné en 1648 par le traité de Westphalie.
Fortifiée par Vauban, elle fut pourtant prise en 1792 et 1870.
En 1916, la bataille de Verdun fut l'une des principales batailles de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle la ville résista à tous les assauts.
Économie
- Constructions mécaniques et électriques ;
- Textile ;
- Chimie ;
- Confiserie : principalement les dragées Braquier dont l'usine est ouverte au public.
Administration
Verdun a constitué une communauté de communes avec quelques communes voisines. Les 5 membres de cette communauté sont : Béthelainville, Haudainville, Sivry-la-Perche, Thierville-sur-Meuse et Verdun.
Verdun est chef-lieu de trois cantons :
- Le canton de Verdun-Centre est formé d'une partie de Verdun et des communes de Belleray et Dugny-sur-Meuse (6 285 habitants);
- Le canton de Verdun-Est est formé d'une partie de Verdun et des communes d'Ambly-sur-Meuse, Belrupt-en-Verdunois, Dieue-sur-Meuse, Génicourt-sur-Meuse, Haudainville, Rupt-en-Woëvre et Sommedieue (8 653 habitants);
- Le canton de Verdun-Ouest est formé d'une partie de Verdun et de la commune de Sivry-la-Perche (11 204 habitants).
Personnages célèbres
Monuments et lieux touristiques
A visiter, les nombreux monuments commémorant la bataille de Verdun :
- la citadelle souterraine
- le centre mondial de la paix
- le monument de la victoire
Dans la région :
- les forts de Vaux et Douaumont
- l'ossuaire de Douaumont
- le mémorial de Verdun et le village de Fleury (l'un des neufs villages détruits qui conservent une existence administrative)
- Montfaucon
Autres monuments à visiter :
- La tour Chaussée
- Le musée de la Princerie (archéologie, sculptures du Moyen-Âge, faïences locales et étrangères)



