Ve arrondissement de Paris

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Les 20
arrondissements
de Paris
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XVIIIe XIXe XXe
XVIIe IXe Xe XIe
VIIIe IIe IIIe XIIe
Ier IVe
XVIe
VIIe VIe Ve XIIIe
XVe XIVe

Voir aussi :
Quartier de Paris
La Seine à Paris
Chronologie de Paris - Lutèce

Le Ve arrondissement de Paris est le plus ancien quartier de Paris : il recouvre la plus grande partie du quartier latin, construit par les Romains sous l'Antiquité.

Le Ve arrondissement est situé sur la rive gauche, au bord de la Seine. Il est bordé au Nord par la Seine et le IVe arrondissement, à l'Ouest par le VIe arrondissement, et au Sud par les XIVe et XIIIe arrondissements.

Sommaire

Époque romaine

La construction de la ville romaine (Lutèce) date du Ier siècle avant notre ère. Elle fait suite à la conquête de la cité gauloise, implantée sur l'île de la Cité, par les Romains. La ville romaine est alors organisée autour du cardo maximus, axe Nord-Sud qui se retrouve dans tous les plans romains, actuelle rue Saint-Jacques, selon un plan constitué de rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé au niveau des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques, ce qui correspond au sommet de la montagne Sainte-Geneviève. Le decumanus, axe Est-Ouest, n'a pas de tracé clair à Paris.

Le forum de la ville est construit au Ier siècle de notre ère à l'emplacement actuel de la rue Soufflot, entre le boulevard Saint-Michel et la rue Saint-Jacques. Ce forum s'étendait alors approximativement de la rue Cujas à la rue Malebranche.

La ville antique comportait aussi des thermes à l'angle du boulevard Saint-Michel et du boulevard Saint-Germain, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France. À l'Est de la ville, la rivière de la Bièvre contournait la montagne Sainte-Geneviève pour se jeter dans la Seine au niveau du Petit Pont.

Les constructions romaines s'étendaient au Sud jusqu'à l'actuelle rue du Val-de-Grâce, et à l'Est jusqu'à la rue du Pot-de-fer.

Époques médiévale et moderne

La montagne Sainte-Geneviève doit son nom à la légende selon laquelle une jeune Nanterrienne aurait, juchée sur le sommet de cette colline, harangué la foule terrorisée par l'approche des Huns. La prière commune dirigée par la jeune fille aurait épargné à la ville d'être saccagée. Au sommet de la montagne, dans l'église Saint-Étienne-du-Mont, se trouve la châsse où seraient conservés les restes de Sainte-Geneviève. Sur l'emplacement de l'actuel lycée Henri IV s'étaient établis des moines dits « génovéfains » en référence au nom de leur abbaye. Clovis aurait été enterré dans cette abbaye. Néanmoins, aucune sépulture royale n'y a été mise au jour.

La rive gauche de Paris est entièrement détruite en 885 par les Normands. La ville ne se reconstruit vraiment qu'au XIe siècle. Au XIIe siècle, la muraille de Philippe Auguste se situe au niveau des rues des Fossés Saint-Jacques, de l'Estrapade, Descartes, du Cardinal-Lemoine et des Fossés Saint-Bernard. Les principales portes étaient sur l'emplacement de l'actuel Boulevard Saint-Michel, la porte Saint-Jacques (rue Saint-Jacques) et juste au nord de la place de la Contrescarpe.

La ville ne s'étend au-delà qu'à partir de l'époque moderne. Les différentes « écoles » de l'université de Paris étaient installées dans ce secteur et sont à l'origine du nom « Quartier Latin » (où l'on parlait latin). Le collège fondé par Robert de Sorbon, plus tard appelé la « Sorbonne », date de 1257.

À l'époque médiévale, le quartier hanté par des étudiants avinés, bagarreurs et sans-le-sou était connu pour être bruyant et assez malfamé.

Le bâtiment de l'actuel Panthéon a été construit au XVIIIe siècle pour être l'église Sainte-Geneviève. Déconsacré à la Révolution, il abrite les restes des « Grands Hommes » comme l'indique l'inscription du fronton : « Aux Grands Hommes, la Patrie reconnaissante ».

Époque contemporaine

De nombreux courants révolutionnaires tiennent leur nom des lieux de réunion qu'ils avaient choisis dans le quartier : les Cordeliers (dans le VIe) et les Jacobins qui se réunissaient dans l'ancienne abbaye Saint-Jacques.

Au XIXe siècle, le fonds de l'immense bibliothèque des Génovéfains constitua le fonds de départ de la bibliothèque universitaire Sainte-Geneviève, tandis que les bâtiments de l'abbaye abritaient un lycée nommé plus tard Henri-IV.

En mai 1968, le Quartier Latin a été le centre de la révolte étudiante, avec notamment l'occupation de la Sorbonne. Les barricades restées les plus célèbres sont celles de la rue Gay-Lussac. Tout au long des années 1970, des affrontements plus ou moins violents ont lieu à plusieurs reprises dans le quartier entre jeunes d'extrême-gauche et la police. Ainsi, le 27 mai 1970, la Gauche Prolétarienne organise une émeute à l'occasion du procès de Jean-Pierre Le Dantec, le directeur de La Cause du Peuple. Le 21 juin 1973, la Ligue Communiste attaque le meeting organisé par Ordre Nouveau à la Mutualité. Le 13 mai 1980, un autonome meurt sur le campus de Jussieu en essayant d'échapper à la police.

Depuis 1977, des catholiques traditionnalistes de la Fraternité Saint-Pie X occupent l'église Saint-Nicolas du Chardonnet (square de la Mutualité). En 1981, une cérémonie officielle a lieu au Panthéon pour célébrer l'élection de François Mitterrand à la présidence de la république. En novembre 1995, une émeute éclate autour du campus de Jussieu pendant la grève des fonctionnaires. En 1998, l'École normale supérieure de la rue d'Ulm est occupée à l'occasion du mouvement des chômeurs.

Aujourd'hui, le Ve arrondissement est avant tout un quartier universitaire et intellectuel (nombreux éditeurs et librairies), mais c'est aussi un quartier très touristique (très importante concentration de restaurants entre la Seine, le boulevard Saint-Germain, le boulevard Saint-Michel, et la rue Saint-Jacques). C'est aussi un quartier animé le soir (nombreux pubs rue Mouffetard et rue Descartes).

Politique

Le cinquième est un arrondissement conservateur et intellectuel (beaucoup d'universitaires, de journalistes et d'écrivains habitent le quartier), bastion de ce que l'on appelé la "gauche caviar". Néanmoins, ce fut l'arrondissement d'élection de Jacques Chirac et de Jean Tibéri, maire de l'arrondissement, réélu en 2001 contre la socialiste Lynn Cohen-Solal qui qualifia le cinquième d'"arrondissement de merde", devant Aurélie Filipetti et les caméras de télévison, au soir de sa défaite.

Démographie

Au recensement de 1999, la population était de 58 849 habitants pour 254 hectares, soit une densité moyenne de 23 169 hab/km².

Monuments et institutions

Principales rues

  • rue des Anglais
  • rue des Arènes
  • square des Arènes de Lutèce
  • rue des Bernardins
  • rue Boutebrie
  • rue Buffon
  • rue du Cardinal-Lemoine
  • rue des Carmes
  • rue Censier
  • rue Claude-Bernard
  • rue de la Clef
  • rue Clovis
  • place de la Contrescarpe
  • rue Cujas
  • rue Dante
  • rue Descartes
  • rue des Écoles
  • rue de l'Estrapade
  • rue des Fossés-Saint-Bernard
  • rue des Fossés-Saint-Jacques
  • avenue des Gobelins
  • rue Gay-Lussac
  • rue Geoffroy-Saint-Hilaire
  • rue de la Harpe
  • rue de la Huchette
  • rue Jussieu
  • rue Lacépède
  • rue Lagrange
  • rue Lhomond
  • rue Linné
  • rue Malebranche
  • rue Monge
  • rue de la Montagne-Sainte-Geneviève
  • rue Mouffetard
  • place du Panthéon
  • rue Poliveau
  • rue des Prêtres-Saint-Séverin
  • boulevard Saint-Germain
  • rue Saint-Jacques
  • boulevard Saint-Michel
  • rue Saint-Séverin
  • rue de la Sorbonne
  • rue Soufflot
  • rue Thouin
  • rue d'Ulm
  • rue Valette
  • rue Xavier-Privas

Quartiers

Liens externes

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