Union pour un mouvement populaire

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Président L'arbre tricolore
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Données de base
Date de création : 2002
Président : Nicolas Sarkozy
Président délégué : Jean-Claude Gaudin
Secrétaire général : Pierre Méhaignerie
Secrétaire Général adjoint : Brice Hortefeux
Porte-paroles : Luc Chatel et
Valérie Pécresse
Conseillers politiques : Patrick Devedjian,
François Baroin,
François Fillon
Trésorier : Éric Woerth
Présidents de groupe UMP : Bernard Accoyer (Assemblée nationale),
Josselin de Rohan (Sénat),
Margie Sudre (Délégation UMP au Parlement européen)
Nombre d'adhérents : 176 187 (10/2005)
Siège de l'UMP : UMP
55, rue La Boétie
75384 Paris Cedex 08
Site Internet : www.u-m-p.org
Affiliations : PPE Union démocratique internationale

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français libéral, nommé à sa création Union pour une majorité présidentielle. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l'Union démocratique internationale, forum des partis conservateurs à l'échelle mondiale.

Succédant au RPR, il comprend également Démocratie libérale et a été rejoint par la majorité des membres de l'UDF ; il constitue avant tout le parti du président fraîchement réélu Jacques Chirac.

Sommaire

Création

Créé le 23 avril 2002 pour les élections présidentielles et législatives de la même année afin d'unir les forces politiques de droite, il se nomme d'abord Union pour la majorité présidentielle en signe de son soutien au président. Une fois les élections passées, ce nom perd sa raison d'être. Pour en conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, la dénomination a changé en Union pour un mouvement populaire lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002. La création du parti permet également d'imposer de fait une prescription sur les accusations de financement occulte et de malversations dont faisaient l'objet plusieurs partis de droite, dont le RPR et le PR.

Le premier président de l'UMP Alain Juppé donne sa démission le 16 juillet 2004, suite à sa condamnation en justice dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Le 28 novembre 2004, au congrès du Bourget, Nicolas Sarkozy est élu président du mouvement devant Christine Boutin, Nicolas Dupont-Aignan et François Grosdidier.

Élections

Pour son premier véritable test électoral depuis ses victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite : la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Néanmoins, dans ces deux territoires, la liste UMP pour la circonscription outre-mer a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante


Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP ; en effet ce parti qui doit réunir l'ensemble de la droite n'obtient que 17 % des voix alors que le PS en remporte pas loin du double avec 29 %, et que l'UDF (constitué de ceux de ses membres qui ont refusé de rejoindre l'UMP à sa création) atteint les 12 %.

Cette double défaite électorale s'explique aussi par la montée du FN qui a plusieurs fois doublé l'UMP, dans le Nord-Pas-de-Calais (terre de gauche) entre autres. C'est aussi le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin qui est la cible d'un vote sanction mis en avant dans la campagne de la gauche.

Le référendum de mai 2005 marque aussi une défaite pour l'UMP, mais celle-ci dépasse le clivage habituel gauche-droite. Ce sont les partis des bords de l'échiquier politique qui ont triomphé au détriment des partis dits "de gouvernement" (UMP, UDF et PS). On assiste depuis simultanément au déchirement du PS avec l'écartement de Laurent Fabius, et à une nouvelle guerre de personnes et de styles autour du couple Villepin-Sarkozy au Gouvernement (M. Raffarin ayant donné sa démission).

Cette série de défaites et de divisions remet en cause la volontée des dirigeants de créer un parti regroupant toute la droite (sur le modéle espagnol), ainsi que l'objectif visé qui était de rendre l'UMP incontournable sur le plan politique en reléguant la gauche dans l'opposition pour une longue période.

Direction

(Nicolas Sarkozy étant devenu ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire dans le gouvernement de Dominique de Villepin le 31 mai 2005, la fonction de vice-président a été transformée en celle de président délégué afin d'alléger les tâches du président.)

Jeunes

L'UMP a une antenne pour les jeunes de 16 à 30 ans, les Jeunes populaires dont le président est élu par des grands électeurs (conseillers nationaux jeunes populaires, représentants des adhérents jeunes). L'actuel président est Fabien de Sans Nicolas, élu, dans un climat étrange, président par intérim (pour un an) suite à la démission demandée par la direction de l'UMP de Marie Guevenoux. Depuis, on pourrait se demander si l'autonomie des Jeunes populaires prévue dans les statuts ne serait pas remise en cause...

Partis associés

Humour

Le sigle UMP a donné lieu a plusieurs Rétro-acronymies dont « l'Union des Moutons de Panurge » (Philippe de Villiers), « l'Union pour le Machisme et le Patriarcat » (Mix-Cité, association luttant pour l'égalité des sexes), « Une Merde de Plus » (Laurent Gerra, dans un sketch où il parodie Jacques Chirac), « Ultime Maladie du Peuple » (La CGT), le Wu-M-P (groupe de rap parodiant l'UMP), « Union pour Moi Président » (suite à une vague de spams politiques orchestrée par son Président, alors Ministre de l'Intérieur), etc.

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