Union nationale interuniversitaire
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L'UNI (Union nationale interuniversitaire) est une organisation étudiante française, qui accueille aussi bien des étudiants que des professeurs et des lycéens dans ses sections « UNI-Lycées ». Elle revendique 25000 adhérents et est membre d'European Democrat Students.
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Histoire
L'UNI a été créée après les événements de mai 1968 par l'aile droite de l'UJP (jeunes gaullistes) et de l'Action étudiante gaulliste contre le communisme. Elle est présidée depuis sa création par Jacques Rougeot. Ses statuts ont été déposés à la préfecture de police de Paris le 12 février 1969.
L'UNI est plus spécialement liée aux réseaux gaullistes de Robert Pandraud, Charles Pasqua et Jacques Foccart. L'UNI est aujourd'hui un mouvement associé de l'UMP, après l'avoir été du RPR de Jacques Chirac.
Depuis la disparition du Collectif des étudiants libéraux de France (CELF), proche en son temps des Jeunes Giscardiens, l'UNI est à l'échelon national le seul syndicat étudiant de droite. Depuis 2002, Olivier Vial, est son secrétaire général. Il est issu de l'UDF.
Classification
Organisation étudiante, l'UNI présente plusieurs caractéristiques qui empêchent de la classifier :
- L'UNI présente plusieurs caractéristiques qui la rapprochent d'un syndicat étudiant comme la participation aux élections des représentants étudiants ou l'implication dans les débats concernant l'évolution de l'université. Elle a par exemple lancé une campagne de distribution de tracts contre les grèves de 2004 ; elle a pris position contre le PACS. L'organisation refuse cependant l'étiquette de syndicat (elle est d'ailleurs très hostile envers les syndicats) et, contrairement aux syndicats étudiants, elle ne souhaite pas assister les étudiants faisant face à des problèmes administratifs ou à des discriminations ;
- Au-delà de sa participation aux élections universitaires, l'UNI se comporte aussi comme un mouvement politique, en participant activement aux élections politiques (autocollants, affiches, etc.) ;
- Sur certains sites universitaires, elle se comporte comme une association de service (photocopies de cours, de corrigés, etc.).
Représentativité
L'UNI est une organisation étudiante reconnue représentative par les autorités ministérielles, car elle dispose de deux élus au CNESER et un élu au CNOUS (chiffres 2004).
| Année | 1989 | 1991 | 1994 | 1996 | 1998 | 2000 | 2002 | 2004 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CNESER | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 2 | 2 | 2 |
| CNOUS | 2 | 2 | 2 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 |
Positionnement politique
Ce mouvement développe depuis 1968 une stratégie anti-gauche sans ambiguïté.
Ses affiches sont explicitement signées « UNI, la droite universitaire » ou « UNI, la droite lycéenne ». Un de ses tracts étudiants diffusé en mai 1988, à Villetaneuse, proclamait : « Si tu es bolchevik, ne te casse pas la tête, on s'en chargera ».
Pour son combat anticommuniste, l'UNI a touché, entre avril 1984 et avril 1985, une somme de 575 000 dollars du National Endowment for Democracy (NED), une fondation créée par Ronald Reagan et subventionnée par le gouvernement fédéral des États-Unis. Ce financement, une fois découvert, a été critiqué à la fois en France et aux États-Unis (voir plus bas).
L'UNI soutient Jacques Chirac lors de sa candidature aux élections présidentielles en 1995. Elle est contre les grèves et pour la continuité du service public (transport, éducation, EDF, La Poste, etc.) ;
Parmi ses positions sur l'éducation, elle se positionne :
- contre le communautarisme
- pour la réforme LMD
- pour la professionnalisation des études, le développement des filières professionnalisantes, le rapprochement de l’université et de l’entreprise
- contre les conventions ZEP initiées par l'Institut d'études politiques de Paris ;
- pour la sélection par le mérite
L'UNI partage la même adresse que le Mouvement initiative et libertés (MIL), association utilisant la croix de Lorraine sur ses affiches (contre l'immigration, etc).
L'UNI compte dans ses rangs de nombreux militants nationalistes et souverainistes jusqu'au lendemain du référendum sur la Constitution européenne. Le bureau national de l'UNI ayant fait le choix du « oui », les militants ayant opté pour le « non » pour des raisons souverainistes se regroupent dans une structure indépendante qu'ils créent autour du site Internet Jeunes pour le non. Selon ces derniers, sous la pression de Nicolas Sarkozy, l'UNI opère une purge de ses membres « trop à droite » : trois membres du bureau national quittent le mouvement, ainsi que des militants de nombreuses sections, en particulier à Toulouse où l'ensemble des militants partent (sauf deux) ainsi que l'ensemble des élus universitaires. Après cette scission, il créent l' Union des Étudiants Toulousains en juillet 2005.
Une section des plus symboliques comme celle de l'Université Paris II (Assas) est aussi victime de ce positionement malheureux, après que l'un de ses présidents (2003-2004), qui fut par ailleurs vice-président étudiant de l'Université (2003-2005) se soit positionné de façon extrèmement claire en faveur du non. Il est en outre un des animateurs du comité étudiant pour le non. À ce jour les sections des Universités Paris I et II ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles furent il y a encore six mois.
Accusations
Jusqu'à la création du Renouveau étudiant par le Front national, en 1990-1991, certaines sections de l'UNI accueillaient des militants d'extrême droite. L'UNI est parfois accusée par les autres syndicats étudiants d'être proche du GUD, des jeunesses identitaires et du FNJ, ou encore d'être impliquée dans des actions racistes et homophobes ou des actions violentes contre des organisations de gauche. Le Cato Institute, institution américaine très marquée à droite, a dénoncé le financement de l'UNI via le NED dans les années 1980, entre autres au motif des liens de l'UNI avec certains groupes violents et xénophobes. Plus de détails ici
Publications
- Arsenik (5000 ex., uniquement à Toulouse)
- L'action universitaire (75 000 ex.)
- Vie étudiante (150 000 ex.)
- Vie lycéenne (100 000 ex.)
- Actua Médecine (30 000 ex.)
- Bulletin inter-grandes écoles (30 000 ex.)
- Dossiers Solidarité atlantique (20 000 ex.)
- Fer de lance (disparu en 1977)
Sources : Quid 2000, Site officiel de l'UNI.
Personnalités ayant été membres de l'UNI
- Philippe Evano, proche de Didier Julia est un ancien responsable de l'UNI.
- Marc-Philippe Daubresse et Éric Raoult en sont des anciens membres.
Liens externes
- Site officiel de l'UNI
- UNI-Grandes Ecoles
- Un site très critique (établit par le Syndicat SUD-Etudiant) envers l'UNI, qui détaille ses liens avec d'autres organisations
- Autre site critique envers l'UNI
- Site de l'EDS



