Union nationale des étudiants de France
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| Logo | Image:Logo unef.png |
| Date de création | 4 mai 1907 |
| Président | Bruno Julliard |
| Siège | 112 boulevard de la Villette 75019 Paris |
| Nombre d'adhérents | non connu à ce jour |
| Site internet | UNEF.fr |
L'Union nationale des étudiants de France (UNEF) est un syndicat étudiant, au sens où il permet à ceux-ci d'exercer leur avis et leur droit de vote sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche, la restauration universitaire, les logements étudiants, ou encore les problèmes de discrimination.
Elle est présente sur la majeure partie des universités de France et est la première organisation étudiante. Indépendante des partis politiques, elle n'en reste pas moins proche, en fonction de ses courants, des différents partis de gauche ou d'extrême gauche dont ses militants sont parfois membres à titre individuel. Hormis une éclipse durant les années 70, elle est depuis presqu'un siècle incontournable pour toutes les questions étudiantes.
Son actuel président est Bruno Julliard, étudiant à Lyon et appartennant à la tendance Majorité Nationale.
Les actions de l'UNEF
Revendications
- Plan social étudiant
- Allocation d'autonomie
- Démocratisation de l'enseignement supérieur
- Égalité formelle des droits
Représentation des étudiants
L'UNEF a un rôle de représentation des étudiants dans les instances locales et nationales. Au niveau national, elle est en 2004 la première organisation étudiante avec 5 élus sur 8 au CNOUS et 5 sur 11 au CNESER, devant la FAGE, PDE, l'UNI et les autres organisations sans élu national (FSE, SUD Étudiant, EMF, Confédération étudiante...).
Dans les instances locales, l'UNEF connaît aussi une certaine progression de son nombre d'élus (CG, CA, CEVU, CS, CROUS).
Une des grandes tâches des élus étudiants est la définition des modalités de contrôle des examens (MCC) qui comprennent capitalisation, compensation, rattrapage...
Défense des étudiants et de l'enseignement supérieur
L'UNEF développe des guides à l'intention des étudiants en général, ou pour des catégories d'étudiants comme les salariés ou les étrangers dont les problèmatiques peuvent être particulières :
L'UNEF a participé au mouvement pour sauver la recherche en France (Analyses du projet de loi) qui a abouti à la création de 3000 nouveaux postes pour l'enseignement supérieur.
Des états-généraux sont régulièrement organisés, le dernier traitait de l'organisation de l'enseignement supérieur en France. Ils ont débouché sur des propositions concrêtes de modifications de l'organisation de l'enseignement supérieur : (Les 10 chantiers pour l'université de 3 millions d'étudiants)
L'UNEF défend la mise en place d'une allocation d'autonomie.
Services et structures créées ou partenaires
Structures créées par l'UNEF ou avec sa participation
- UCEF (Union des Coopératives Etudiantes de France) ancien ONME (Office national des maisons de l'étudiant)
- FERUF (Fédération des étudiants en résidence universitaire de France)
- UCPA (Union des centres de plein air)
- ISIC (International Student Identity card)
- OTU (Office du tourisme universitaire)
- CROUS (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires)
- ESIB (European student information board)
- FSEF (Fondation santé des étudiants de France)
- LMDE (La mutuelle des étudiants), anciennement MNEF (Mutuelle nationale des étudiants de France)
- UIE (Union internationale des étudiants)
- CIE (Confédération internationale des étudiants)
- CAJ (Commission armée-jeunesse)
- BUS (Bureau universitaire de statistiques)
- ONISEP (Office national d'information sur les enseignements et les professions)
- EPSE (Expertise et prévention pour la santé des étudiants)
Partenaires
- ONISEP
- FFSU
- FUAJ
- AFIJ
- CIDJ
- OVE
- CNJ
Historique
L'histoire de l'UNEF se confond avec celles des autres organisations étudiantes, qui en dehors de l'UNI, en sont toutes issues à l'époque de la grande UNEF (voir histoire du mouvement étudiant).
1907-1945 : la création et les premières actions
L'UNEF est constituée le 4 mai 1907 lors d'un rassemblement des AGE (associations générales étudiantes) à Lille, afin de constituer une structure nationale qui prend le nom d'Union nationale des associations générales étudiantes de France (UNAGEF) . Les premières associations locales recensées sont Lille (1878), Paris (1884) et Montpellier (1889). Sont présentes en 1907 les AGE de Lille, Dijon, Lyon et Bordeaux. Paris rejoindra l'UNEF en 1909. La structure est associative (loi de 1901), car les étudiants ne peuvent juridiquement utiliser le droit syndical (loi de 1884), réservé aux professions.
Cette structuration nationale découle d'une volonté des étudiants d'être représentés dans les organes de décision locaux et nationaux.
Dès ses débuts,elle veut exprimer la voix des étudiants, sans la médiation des recteurs, doyens et directeurs d'école. Mais il faut attendre le lendemain de la Première Guerre mondiale, et le retour sur les bancs de l'Université des anciens combattants pour qu'elle se lance dans la mise en place d'actions concrètes de solidarité. Elle défend les intérêts des étudiants, et incite la création des structures de médecine préventive au sein des universités, ou encore des restaurants universitaires (RU).
Son dynamisme lui vaut la reconnaissance de la part du président Gaston Doumergue, qui la déclare d'utilité publique par décret du 16 mai 1929.
En 1933, elle ouvre le Sanatorium des étudiants de France à Saint-Hilaire-du-Touvet.
En 1936, elle participe à la création du Comité supérieur des œuvres sociales, ancêtre du CNOUS et des CROUS. Désormais, elle représente officiellement les étudiants au sein d'une instance nationale.
1946-1950: le tournant : la Charte de Grenoble
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'UNEF est affaiblie par la création de nouveaux groupes d'étudiants. Le congrès de Grenoble donne lieu a une réflexion sur l'avenir de la structure, et il en ressort la rédaction d'une charte - appelée Charte de Grenoble - signée le 24 avril 1946. Elle se base sur le contexte mondial de l'époque pour y faire figurer ses idées. La clé de voûte de la charte tient dans l'article 1 : L'étudiant est un jeune travailleur intellectuel. Cela lui apporte un certain nombre de droits, mais aussi de devoirs : le droit au travail, le devoir de s'intégrer à la société, celui d'acquérir les connaissances requises pour son avenir professionnel, la défense de la liberté, etc.
En juin 1947, le syndicat se fait entendre dans la rue suite à l'annonce par le gouvernement de la baisse des bourses et de la hausse des droits universitaires.
La MNEF (Mutuelle nationale des étudiants de France) est créée en 1948, et marque l'entrée des étudiants dans le système de la sécurité sociale. Cet organisme est géré par les étudiants, et notamment ceux appartenant à l'UNEF. En 2000, la MNEF est dissoute suite à des dérives de gestion. La Fédération Nationale de la Mutualité Française et la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale) décident alors de recréer une mutuelle étudiante nationale : la LMDE.
Cette période d'après-guerre est celle de la reconnaissance pour l'UNEF : hébergée dans les locaux du Comité parisien des œuvres, elle entretient de bonnes relations avec les dirigeants de l'État et des universités.
1950-1970 : les premières scissions
Dans les années 1950, des luttes internes ont lieu entre les différents groupes d'idées émergents. La Guerre d'Algérie ne fait qu'envenimer ces luttes, même si l'UNEF ne souhaite pas prendre position en sa faveur ou en sa défaveur, car elle est présente - dans les milieux étudiants - à la fois en France métropolitaine et en Algérie. Les « majos », à tendance corporatiste (alors que les « minos » sont politiquement plus à gauche et font prendre à l'UNEF des positions anti-guerre dès 1956, avec entre autres la question du service militaire des étudiants), considèrent malgré tout que l'Algérie est et doit rester française. Certains dissidents crééent le Mouvement des étudiants de France, qui ne dure pas, mais cette évolution marque le début de la création de contre-pouvoirs.
Face à ces remous, le gouvernement menace de supprimer le Centre national des œuvres et oblige le syndicat à signer une charte d'apolitisme pour mettre fin aux luttes internes, qui ne font qu'affaiblir l'UNEF. Néanmoins, un groupe d'étudiants décide de créer, en 1962, la Fédération Nationale des Étudiants de France (FNEF), qui obtient sans attendre une place auprès du gouvernement.
En 1963, le journal Le Monde n'hésite pas à dénoncer le caractère politisant de l'UNEF, et le fait que ses membres souhaitent en faire un instrument de lutte idéologique en milieu universitaire contre la société bourgeoise.
À la veille des évènements de mai 1968, elle est décrédibilisée auprès des étudiants et du gouvernement (désormais, ce dernier subventionne presque exclusivement la FNEF). Trotskistes, membres du PSU et autres groupuscules s'affrontent pour son contrôle. Lorsqu'éclatent les grèves étudiantes de mai 68, elle n'a plus de président et est dirigée par son vice - président Jacques Sauvageot qui l'engage dans les grèves. Après les grèves de 1968, l'UNEF aurait besoin d'un renouveau.
1971-1980: la scission de 1971
Dans un milieu étudiant agité par de multiples débats politiques, le syndicalisme étudiant après mai 1968 est souvent négligé par les organisations et groupes militants de toutes natures au profit de l'intervention politique directe. Dirigée par des étudiants proches du PSU, Ces derniers deviennent minoritaires au Congrès d'Orléans en mai 1970. Ils font alliance avec les maoïstes de l'Humanité Rouge pour constituer un bureau de gestion politique sous la présidence de Jean-Pierre Chassine. Les deux autres tendances sont, celle animée par le CLER (Comité de liaison des étudiants révolutionnaires, troskistes-lambertistes) et celle animée par l'UEC (Union des étudiants communistes) qui s'appelle UNEF-Renouveau et comprend des étudiants de la Convention des institutions républicaines (CIR, mitterrandiste), mais aussi socialistes et radicaux. Le 10 janvier, le bureau provisoire démissionne, et les ESU (Étudiants socialistes unifiés) quittent l'UNEF. Les deux autres tendances se déchirent alors. Une délégation permanente paritaire se met en place, et la Commission de Contrôle de l'UNEF présidée par Michel Sérac (US) se charge de préparer le Congrès. Au vu de l'état de division de l'UNEF, les étudiants socialistes (SFIO) fondent la tendance "Unité, Indépendance, Démocratie" et décident de se retirer du processus.
Les militants étudiants communistes de la tendance « Renouveau » décident de maintenir leur participation aux élections étudiantes. Ce clivage entre partisans et adversaires de la participation sera le principal motif officiel de la scission de L'UNEF, largement désertée par les étudiants. L'autre question qui ve déclencher les hostilités est l'envoi des cartes aux sections locales de l'UNEF, devenus des comités d'action syndicales. L'UNEF-Renouveau estime être spoliée et dénonce un congrès truqué. Elle réunit alors l'ensemble des membres de l'UNEF-Renouveau pour appeler au Congrès de Paris.
Deux congrès sont donc organisés simultanément en 1971. L'un se déroule à Dijon, et rassemble les partisans de l'UNEF-Unité Syndicale (soutenus notamment par la CFDT et Force Ouvrière et l'Organisation Communiste Internationaliste). Pour ce groupe, Il s'agit de refuser toute forme de participation au système, tout en préservant l'autonomie de l'organisation vis-à-vis des partis politiques. Ce Congrès ne rassemble que des étudiants de l'AJS, branche jeunesse de l'OCI, Michel Sérac devient président de l'UNEF-US
Le deuxième se déroule à Paris, autour de l'UNEF-Renouveau et soutenu par la CGT , le SNESup et le Parti Communiste, ce congrès rassemblent principalement des étudiants communistes, mitterrandistes et chevènementistes. Il veut limiter l'UNEF à une simple démarche syndicale orientée vers les étudiants, en laissant la perspective de la transformation sociale aux partis politiques, essentiellement communiste. Guy Konopnicki devient président de l'UNEF-Renouveau.
Désormais, les mobilisations sont très politisées, notamment avec la prise de position contre la guerre du Viêt Nam.
1980-1984 : le retour au syndicalisme et la création de l'UNEF-ID
En 1980 est créée l'UNEF-ID (Indépendante et Démocratique), à l'initiative de plusieurs groupements étudiants, dont principalement l'UNEF-Unité Syndicale (animée par des militants étudiants trotkistes de l'OCI), le MAS (Mouvement d'Action Syndical) lors du Congrès de Nanterre de l'UNEF-Unité Syndicale. Son premier Président est Jean-Christophe Cambadélis membre de l'OCI.
On parle d'un Yalta étudiant, en effet, les mitterrandistes avaient rallié en 1978 l'UNEF-US, dans laquelle ils militaient au sein de la Tendance "Reconstruction Syndicale". Ils y avaient dissout le Cosef (Comité pour l'organisation du syndicat des étudiants de France). Ils s'appuyent alors sur la nouvelle UNEF-ID créée pour s'emparer des commandes de la MNEF alors aux mains des étudiants du CERES, lesquels militaient au sein de l'UNEF dite "Renouveau", proche des communistes.
La Charte de Paris adoptée lors de la réunification, inspirée de la Charte de Grenoble de 1946, définit les axes de travail prioritaires : la lutte en faveur de l'aide sociale étudiante, et contre la sélection à l'université.
L'un des premiers grands combats de l'UNEF-ID est l'obtention de l'abrogation de la loi Faure par la nouvelle majorité parlementaire issue des élections de 1981, loi qui sera remplacée par la loi Savary en 1984.
L'abrogation de la Loi Faure sera invoquée pour justifier la participation de la nouvelle UNEF-ID aux élections étudiantes et aux différents conseils dans les établissements universitaires.
1984-1990 : l'essor de l'UNEF-ID
L'UNEF-ID devient très vite le principal syndicat étudiant. Il triomphe en 1986 en obtenant le retrait du projet de loi de réformes des universités du ministre Alain Devaquet. Le projet prévoyait une plus grande liberté accordée aux universités de choisir leurs étudiants (sélection), un allégement du cadre national des diplômes et la possibilité de moduler le montant des droits d'inscription.
La contestation, que tente d'encadrer l'UNEF-ID, a démarré de l'université Paris XIII de Villetaneuse, sous l'impulsion de l'AGE présidée par Isabelle Thomas, proche de Julien Dray , et s'étend au reste de la France. Le mouvement entre en résonnance avec les protestations de SOS Racisme contre le ministre de l'intérieur Charles Pasqua. Le 27 novembre, on comptait 600 000 manifestants. Lors de la répression brutale des manifestations du 5 décembre, un manifestant, Malik Oussekine, est tué par la Police; Alain Devaquet démissionne le lendemain et son projet est abandonné le 8 décembre. Le discrédit qui frappe alors le gouvernement ne sera pas sans rapport avec l'échec de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988.
Mais au début des années 1990, l'UNEF-ID est concurrencée par des regroupements des *corporations étudiantes (descendantes de la FNEF de 1962) et associations étudiantes, principalement la FAGE.
L'UNEF redevient aussi le théâtre d'une guerre fratricide de tendances, liées principalement au Parti Socialiste.
1990-1995: le tournant
Lors du Congrès de 1994, on assiste à un renversement de majorité (défaite de la tendance pour une « Confération de la Jeunesse Scolarisée » proches de Jean-Christophe Cambadélis). Les amis de Jean-Christophe Cambadélis ont scissioné en deux groupes. Celui mené par David Rousset, trésorier de l'UNEF s'allie avec les amis de Julien Dray rassemblés dans la "Tendance Sursaut ou Déclin". Ils s'allient aussi avec le petit groupe des étudiants proches de Laurent Fabius rassemblés dans la sensibilité Demos. Avec le soutien des « rocardiens » de la tendance Reconstruire et des trotskistes, les proches de la Gauche Socialiste prennent alors la direction de l'UNEF; le représentant de l'aile gauche Pouria Amirshahi est élu président. Rapidement, l'UNEF-ID reprend sa progression face à la FAGE et à PDE, alors que l'UNEF-Solidarité Etudiante se délite. Dans sa réorganisation, elle est aidée par le mouvement de grève réussi de 1995 pour des moyens supplémentaires à l'université, qui partit des campus de Rouen puis de Metz s'étend vite à l'ensemble du pays. Le mouvement étudiant sera rejoint peu après par le mouvement des salariés contre la réforme de la Sécurité Sociale d'Alain Juppé. En 1996, l'UNEF-ID retrouve son leadership dans le monde étudiant qu'elle ne lâchera plus. Cependant, de fortes tensions ont éclaté pendant le mouvement étudiant de 1995 entre la direction de l'UNEF-ID et la coordination nationale étudiante. Prenant parti pour la seconde, la direction de l'UNEF-ID de Montpellier-III est exclue et crée le Syndicat étudiant unitaire et laïque.
1995-2005 : vers la réunification
Le 24 juin 2001, une assemblée générale de « réunification du syndicalisme étudiant » se tient, et aboutit à la fusion de l'UNEF-ID, d'une partie de l'UNEF-SE sous le nom UNEF, reprenant ainsi la dénomination antérieure aux anciennes divisions. Des sections de Sud-étudiant avaient déjà rejoint l'UNEF-ID lors du congrès de Paris qui avait eu lieu début mai. Ces sections ont principalement renforcé la tendance trotskiste de l'UNEF-ID qui change alors son nom de Tendance Unité et Démocratie (TUD) en Tendance Tous Ensemble (TTE).
Cette réunification permet à l'UNEF de conforter sa place de première organisation étudiante au sein du CNESER (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) et du CNOUS.
Certaines AGE de l'UNEF-SE refusent de participer à ce processus jugé bureaucratique, ainsi que la Fédération syndicale étudiante et la grande majorité des SUD Étudiant locaux.
D'autres comme celle de Strasbourg (responsable Guillaume Riedlin)ont anticipé grâce au travail efficace et unitaire effectué par Jean-Charles Vescovo (Président de l'Unef-ID Strasbourg de 1997 à 1999)
2003-2005 : l'UNEF se développe
En mars 2003 une des tendances de l'UNEF, la tendance syndicale déclare le divorce avec l'UNEF pour créer la (Cé) Confédération Étudiante. Un nouveau mouvement accentuant un peu plus la division syndicale et affaiblissant la capacité des étudiants UNEF à agir. La Cé a signé un contrat avec son partenaire : la CFDT.
L'UNEF reste cependant en 2004 la première organisation étudiante avec 5 élus sur 8 au CNOUS et 5 sur 11 au CNESER, pour l'instant devant la FAGE, PDE, l'UNI et les autres organisations sans élu national (FSE, SUD Étudiant, EMF, Confédération Etudiante...).
Fin 2004, l'UNEF s'associe avec la CGT afin d'informer les étudiants salariés sur leurs droits. A l'image du partenariat réalisé entre la Confédération étudiante et la CFDT mi-2003, elle développe un guide à l'intention des étudiants effectuant des travaux saisonniers et développe plusieurs autres guides à cette occasion :
En 2005, l'UNEF a participé au mouvement pour sauver la recherche en France (Analyses du projet de loi). Des états-généraux de l'enseignement supérieur ont aussi été organisé, ils ont débouché sur des propositions concrêtes de modifications de l'organisation de l'enseignement supérieur (Les 10 chantiers pour l'université de 3 millions d'étudiants)
L'UNEF s'engage contre l'adoption du Traité Constitutionnel Européen et appelle les étudiants à voter NON. Le traité est finalement rejeté par 55% des Français, mais néanmoins approuvé par la majorité des étudiants puisque 54% d'entre eux ont voté OUI.
Les anciens de l'UNEF
Depuis un siècle d'histoire, l'UNEF a vu passé de nombreuses personnalités :
- Roland Barthes
- Maurice Barrès, bibliothécaire de l'AGE de Nancy
- Alain Bauer, président de la Commission de contrôle de l'UNEF-ID
- Paul Bouchet, président
- Marie-George Buffet, présidente de la FRUF
- Jean-Christophe Cambadélis, président de l'UNEF-US, puis de l'UNEF-ID
- François Châtelet
- Pascal Cherki, élu au CNESER
- Édouard Daladier, bibliothécaire de l'AGE de Lyon
- Harlem Désir
- Julien Dray
- Stéphane Fouks
- François Furet
- Lionel Jospin
- Guy Konopnicki, président de l'UNEF-Renouveau
- Marc Kravetz
- Alain Krivine
- Brice Lalonde, responsable de la FGEL
- Jack Lang, président de la Fédération universitaire de théâtre
- Jean-Marie Le Guen
- Jean-Marie Le Pen, président de la Corpo droit de Paris
- Emmanuel Le Roy Ladurie, responsable du cartel des Écoles normales
- Jean-Marie Lustiger
- Jean-Luc Mano, président de l'UNEF-Renouveau
- Gilbert Mitterrand, vice-président de l'UNEF-Renouveau
- Étienne Mougeotte, vice-président à l'international
- Guy Penne, président
- Bernard Pons,
- Michel Rocard,
- Philippe Séguin,
- Denis Sieffert, président de l'UNEF-US
- Manuel Valls
- Georges Vedel, responsable del'Office de Droit
- Henri Weber
Les anciens de l'UNEF sont regroupés dans une association qui regroupe les anciens de l'UNEF d'avant la scission, elle envisage de s'ouvrir aux anciens des deux UNEF (US puis ID, et Renouveau puis SE), et éventuellement de l'UNEF réunifiée.
Les UNEF locales (AGE)
Le cas de l'UNEF-ID Lille II
Au milieu des années 1990, un petit groupe d'une quinzaine d'étudiants en droit de l'UNEF-ID de l'Université de Lille II prit en otage les représentants parisiens venus à Lille pour les élections du congrès national. Ce groupe égalitariste, (fondé en 1992) n'hésitant pas à employer des moyens non-conventionnels, militait contre le centralisme parisien et ce qu'il considérait comme la dérive droitière de l'UNEF-ID ; il marqua par ses positions les prémisses d'un renouveau maoïste au sein du mouvement étudiant.
Les positions du groupe de l'unef-id Lille 2 s'articulaient autour des axes centraux suivants :
- 1) développer la ligne de masse au sein des étudiants
En enquêtant, en synthétisant les problèmes concrets des étudiants de la faculté de droit.
- 2) revendiquer l'expérience de la révolution culturelle en Chine
L'unef-id lille II créa un dazibao dans la fac, revendiqua le principe que le nouveau devait chasser l'ancien, appliqua dans son contexte les principes de la création d'un groupe de gardes rouges dans la Fac de droit
- 3) pratiquer la critique et l'autocritique
l'unef-id Lille 2 n'avait aucun chef déclaré, chaque proposition faisait l'objet de vives critiques, le syndicat était organisé sous la forme d'un comité d'étudiant où la parole était libre et partagée
- 4) servir les étudiants pour servir le peuple
L'unef-ID lille II au milieu des années 1990, arborait un score de 75 % des voix à la faculté de Lille II. le syndicat avait pour média un journal "IDée", journal satirique regroupant les points de vues des étudiants.
- 5) traquer les dérives opportunistes et révisionistes
L'unef-ID lille II a démonté les stands des jeunesses communistes, mollesté physiquement, armée de la pratique des comités vietnam de base, les militants fascistes ou complices des fascistes dans des actions flash.
- 6) placer la méthode au coeur de l'action syndicale
L'unef-id Lille II s'est défini par la pratique, et la définition d'une façon d'agir, correspondant aux aspirations des étudiants de la Faculté.
- 7) développer une mentalité internationaliste
L'unef ID Lille 2 a crée une association spécialement dédiée au cas des étudiants étrangers (l'ADDEE) qui réglait les problèmes administratifs des étudiants étrangers (préfecture + fac)
Une partie d'entre eux ont rejoint ensuite les NAC (noyaux autonomes pour le communisme) et certains ont participé à la fondation du PC(mlm) Parti communiste (marxiste-léniniste-maoïste)
Le cas de l'Unef Montpellier
L'Unef Montpellier, dont le président au milieu des années 50, Bernard Pons, est devenu ministre, est une des AGE les plus vieilles de France. Aux mains successives de différentes tendances (majo apolitique pendant la guerre d'Algérie), elle subit aussi la scission de 1971. L'Unef-id redevient UNEF en 2001, mais l'Unef-se devient successivement l'UGEM, avec comme président Cédric Sudres, dernier président de l'Unef-se, pour rejoindre SUD-Étudiant en 2003.
La direction de l'UNEF ID Montpellier est en 1971 issue de l'OCI ( troskiste lambertiste ). Elle le restera jusqu'en 1987, où suite aux évènements de décembre 1986 contre la loi Devaquet la LCR prend le contrôle du syndicat. Après un bref retour des lambertistes (91-93), c'est depuis les étudiants proches du MJS ( nouvelle gauche, Tendance Transformation Sociale ) qui dirigent l'UNEF-ID Montpellier ( aujourd'hui l'UNEF Montpellier ). Ses présidents successifs, depuis 1993, ont été Jérôme Favre, Emmanuel Reynaud,Yvan Nosbe (1994-1995), Michaël Delafosse, actuel président de LMDE (1995-1998), Benjamin Cros (1998-2000), Laurent Pourot (2000-2002), Johanna Bismuth (2002-2004) et Guilhem Ressouche (2004 - ). Depuis 1993, l'Unef Montpellier a connu des hauts et des bas: le congrès de l'UNEF-ID s'y déroule en 1997, symbolisant la réussite de l'AGE, bientôt en proie à des débats internes vifs avec la TPAS et la TUD (leader: Alban Dessouterre). L'Unef Montpellier, repliée sur le campus de l'Université Paul Valery au début des années 2000, s'attache depuis quelques années à se développer sur tous les campus: le centre universitaire de Nîmes (depuis septembre 2003), l'UFR de droit (depuis novembre 2003), l'UFR sciences et l'IUT (depuis avril 2005).
Du point de vue de sa représentativité, elle est première force représentative à l'Université Paul Valery (lettres), au centre universitaire de Nîmes et au CROUS de Montpellier, dont le vice-président étudiant, Nicolas Anoto, est issu de l'UNEF. Mais elle n'a que peu d'élus à l'Université Montpellier I (droit, santé) et Montpellier II (sciences).
Organisation interne
Les présidents de l'UNEF
- Claude Delorme (président en 1936-1938)
- Albert Lenclud (président en 1939, mobilisé en septembre)
- Jean Dabid (président par intérim 1940)
- René-Yves Le Mazou (président par intérim en 1941)
- Albert Lenclud
- Georges Bellot (président en 1943-1944)
- Emmanuel de Villedieu (président en 1944)
- Paul Bouchet (président en 1946-1947)
- Pierre Trouvat, (président en 1948-1949)
- Charles Lebert, (président en 1949-1950)
- Gérard de Bernis démissionne en novembre 1950
- Jean Savornat (président en 1950-1953)
- Guy Penne (président en 1953-1954)
- Jacques Balland (président en 1954-1955)
- Claude Rossignol président de novembre 1955 à Pâques 1956)
- Jacques Raffoux (président de Pâques à juillet 1956) (démissionne en juillet)
- Michel de La Fournière (président en 1956-1957)
- Pierre-Yves Cossé (président en 1957-1958)
- Georges Danton (président en 1958-1959)
- Bernard Archer (président de Pâques à juillet 1959)
- Jacques Freyssinet (président en 1959-1960)
- Pierre Gaudez (président en 1960-1961)
- Dominique Wallon (président en 1961-1962)
- François Lemeilleur (président de Pâques à juillet 1962)
- Jean-Claude Roure (président en 1962-1963)
- Michel Mousel (président en 1963-1964)
- Bernard Schreiner (président en 1964-1965)
- Jean-François Nallet (président de Pâques 1965 à juillet 1966)
- Jean Terrel (président de juillet 1966 à janvier 1967)
- Pierre Vandenburie ( président de janvier à novembre 1967)
- Michel Perraud (président de novembre 1967 à mars 1968)
- Jacques Sauvageot (président de mars 1968 à décembre 1969)
- Luc Barret (président de décembre 1969 à avril 1970)
- Jean-Pierre Chassine (président de l'UNEF d'avril 1970 au 10 janvier 1971)
- Michel Serac (président de l'UNEF-US de 1971 à 1975, ancien président de la commission de contrôle de l'UNEF)
- Denis Sieffert (président de l'UNEF-US de 1975 à 1978)
- Jean-Christophe Cambadélis (président de l'UNEF-US de 1978 à 1980 puis de l'UNEF-ID de 1980 à 1984)
- Marc Rozenblatt (président de l'UNEF-ID entre 1984 et 1986)
- Philippe Darriulat (président de l'UNEF-ID entre 1986 et 1988)
- Christophe Borgel (président de l'UNEF-ID entre 1988 et 1991)
- Philippe Campinchi (président de l'UNEF-ID entre 1991 et 1994)
- Pouria Amirshahi (président de l'UNEF-ID entre 1995 et 1998)
- Carine Seiler (présidente de l'UNEF-ID de 1998 à 2000)
- Yassir Fichtali (président de l'UNEF-ID puis de l'UNEF de 2000 à 2005)
- Bruno Julliard (président de l'UNEF du 3 juillet 2005 au...)
Présidents de l'UNEF-Renouveau, puis UNEF-SE
- Guy Konopnicki (président de 1971 à 1972)
- Olivier Meyer
- René Maurice
- Jean-Luc Mano
- Didier Seban
- Marie-Pierre Vieu
- Karine Delpas
Les tendances
- Majorité nationale,
- DEMOS, cette sensibilité de la Majorité Nationale rassemble des proches de certains courants alter-mondialistes. Elle partage la plupart des orientations syndicales de la Majorité Nationale, mais s'en distingue par le choix d'une plus grande souplesse dans l'organisation de l'UNEF et un attachement passionné à la tradition républicaine et laïque, enfin, elle prône le Revenu de Citoyenneté, dont l'Allocation d'autonomie n'est que le premier pas.
- Tendance Transformation Sociale (TTS), sensibilité de la Majorité Nationale,
- Tendance Tous Ensemble (TTE),
- Tendance pour la Refondation Syndicale (TRS) (http://www.refonder.org/) elle est l'héritière des amis de Jean-Christophe Cambadélis qui animaient l'UNEF-ID jusqu'en 1994, et elle correspond aujourd'hui à la tendance majoritaire du PS.
Les autres structures étudiantes
Liens spécifiques
Liens externes
Pour en savoir plus
- Didier Fischer, L'histoire des étudiants en France, Flammarion, 2000
- Alain Monchablon, Histoire de l'UNEF, de 1956 à 1968, PUF, 1983
- Yassir Fichtali, Qu'est-ce que l'UNEF, L'Archipel, 2003
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