Troisième Reich
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| Germanie franque |
| Saint Empire romain germanique |
| Confédération allemande |
| Confédération de l'Allemagne du Nord |
| Empire allemand |
| République de Weimar |
| Troisième Reich |
| Depuis 1945 |
On appelle IIIe Reich l'État allemand dirigé par Adolf Hitler lorsqu'il fut parvenu au pouvoir et l'eut monopolisé. Hitler était chef du Parti national-socialiste des travailleurs allemands, connu par ses initiales en allemand : NSDAP. Le mot nazisme est un acronyme représentant la doctrine définie par Hitler et le régime politique qu'il dirigea ; il est tiré de lettres du nom de cette doctrine, devenu nom du parti : « national-sozialistisch ».
Ce régime dura douze ans (élections de 1933 - 8 mai 1945) alors que la propagande le destinait à durer mille ans.
L'inspiration de la dénomination IIIe Reich mérite des développements détaillés, notamment puisqu'elle a des implications, voulues par Hitler, jusque dans l'histoire de France.</br>
Le mot allemand Reich signifie domaine, empire. Il est utilisé dans des mots tels que Königreich : royaume ou domaine d'un roi (König), Frankreich : la France ou domaine des Francs ou Österreich : l'Autriche ou empire de l'Est (Ost).</br>
La dénomination IIIe Reich fait référence en premier lieu au Saint Empire romain germanique qui serait, par comput inverse, le « Ier Reich ». En allemand, Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, « Saint Empire romain de (en) nation allemande » : la traduction française “officielle” dès le départ historique était et reste connotée politiquement pour amputer la portée romaine antique-européenne de la titulature. Napoléon Bonaparte n'avait pas pu abolir cet empire puisque l'empereur François II l'avait devancé en « déposant le titre impérial » ; pour dissoudre l'empire, Napoléon aurait dû d'abord relever le titre, ce qui avait dû paraître politiquement inconcevable, et les choses en étaient restées là. Cet empire, en raison de l'acte conservatoire de François II, dès lors subsiste toujours de manière ininterrompue en droit international comme sujet de droit certes actuellement dépourvu d'organes, selon la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle à Karlsruhe.</br>
La dénomination IIIe Reich fait référence en second lieu à l'Empire allemand proclamé en 1871 dans la Galerie des Glaces de Versailles (Guillaume Ier et Otto von Bismarck), qui serait le « IIe Reich » mais dont l'intitulé officiel était, cependant, Deutsches Reich, “Empire allemand”, bien loin de la titulature du précité Saint Empire romain, et de la portée de celle-ci, en tout cas dans sa version originale en langues allemande ou latine, lesquelles seules font “foi” à cet égard.</br>
La dénomination « IIIe Reich » était donc purement politique, de propagande, et totalement dénuée de fondement juridique — plus encore, en contradiction juridique formelle avec l'acte conservatoire de François II : la jurisprudence de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle, constatant la continuité ininterrompue de la personnalité juridique du Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation sans contestation de la part d'aucune chancellerie actuelle, a pour portée le néant de toute espèce de légitimité de la titulature même du régime ultérieur, ainsi ramené de fait et de droit purement et simplement à son caractère hitlérien. Ceci n'est pas sans intérêt pour l'histoire de France elle-même, puisque le roi François Ier avait été officiellement candidat au titre impérial du Saint Empire, ainsi que Louis XIV, cependant en secret à l'époque, et Hitler, en choississant la titulature « IIIe Reich », en avait fait des candidats malheureux au poste élargi à l'universel qu'il occupait ultérieurement.
Sommaire |
Évolution du chômage lors du IIIe Reich
Adolf Hitler avait résolu le problème du chômage par une économie de plein emploi mais pour une proportion importante dans l'armement et par la xénophobie. Il y avait 3 500 000 chômeurs en 1930, alors qu'il n'y en avait plus que 200 000 en 1938 (soit 17,5 fois moins).
En comparaison avec les États-Unis ou l'Angleterre, ces chiffres sont très flatteurs, sur le papier. Mais, outre le surendettement de l'état qu'impliquait la politique de militarisation et de plein emploi, il faut ajouter que :
- "Cette performance apparente fut obtenue au moyen de mesures de plus en plus attentatoires aux libertés. Ainsi, le 22 juin 1938, une ordonnance ouvrit le droit pour les autorités de réquisitionner la main-d'œuvre pour une tâche précise. Le 1er septembre 1939, c'est la fin de toute liberté en matière de choix d'un emploi. La militarisation de la classe ouvrière s'était esquissée dès avant la guerre. Le Westwall fut construit au moyen de la réquisition de 400 000 ouvriers (22 juin 1938)." (Source : Alfred Wahl, L'Allemagne de 1918 à 1945 page 136)
À cela, s'ajoute le fait que l'indice des salaires (100 en 1932) était retombé à 97 en 1938. En 1937, le niveau des salaires était à peu près celui de 1929. À partir de juin 1938, les salaires sont fixés d'autorité. De plus, en raison de la conception que les Nazis avaient de la femme (les 3 K : Kirche, Kinder, Küche), celles-ci furent peu à peu cantonnées à leur rôle traditionnel. (Du moins si leurs caractéristiques raciales le leur permettaient : jusqu'en 1945 200 000 femmes furent stérilisées). Dès 1933, les femmes sont poussées hors de la fonction publique, ne peuvent plus être directrices dans l'enseignement, n'ont plus le droit d'être avocates, ni juges. Les ouvrières sont poussées vers l'agriculture. Les ouvrières célibataires de moins de 25 ans furent ainsi contraintes à faire une année dans les champs. 1,3 million de femmes supplémentaires furent employées dans l'agriculture entre 1933 et 1939. La politique vis-à-vis des femmes s'est cependant un peu assouplie à l'appproche de la guerre. (Source : Alfred Wahl, L'Allemagne de 1918 à 1945)
Économie sous le Troisième Reich
L'économie du Troisième Reich s'est rapidement orientée vers une économie de guerre, destinée à construire une armée efficace destinée à la gestion de ses territoires occupés, puis à la guerre contre les Alliés. À partir de 1941, l'Etat-major SS a entériné le programme d'exploitation de travailleurs forcés et de prisonniers de guerre, dans des conditions extrêmes pour les travailleurs ainsi esclavagés.
Les entreprises Krupp, Bayer, BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen ont toutes employé ces méthodes, mais également Fordwerke, filiale du groupe Ford en Allemagne, et Opel, filiale du groupe General Motors. Henri Ford notamment participa activement à la constitution de l'arsenal de la Wehrmacht avant l'entrée en guerre de l'Allemagne, et accepta en 1939, la même année que Mussolini, la plus grande décoration que Hitler pouvait décerner à un étranger, la Grande Croix de l'Ordre de l'Aigle Germanique.
Voir aussi
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Sources
- L'Allemagne de 1918 à 1945, Alfred Wahl, Cursus Histoire, Armand Colin, 2001
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