Tours
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| Tours | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Centre |
| Département | Indre-et-Loire (Préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Tours (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 7 cantons |
| Code INSEE | 37261 |
| Code postal | 37000, 37100, 37200 |
| Maire Mandat en cours | Jean Germain 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Tours Plus |
| Longitude | 00° 41' 21" Est |
| Latitude | 47° 23' 37" Nord |
| Altitudes | moyenne : minimale : 44 m maximale : 109 m |
| Superficie | 3 436 ha = 34,36 km² |
| Population sans doubles comptes | 132 820 hab. (1999) |
| Densité | 3866 hab./km² |
Tours est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Tourangeaux.
Sommaire |
Géographie
La ville est située sur la Loire et le Cher, juste en amont du confluent de ces deux cours d'eau, à un endroit où leur passage est relativement aisé.
Histoire
Image:Tours Cathedral.jpg Dès l'époque gauloise, la ville fut importante en tant que lieu de passage de la Loire. Les Gaulois présents sur le site s'appelaient les Turones et ils ont laissé leur nom à la ville (Civitas Turonorum). Une des figures marquantes de l'histoire de la ville fut saint Martin, qui partagea son manteau avec un démuni. Cette histoire et l'importance de Saint-Martin dans la région firent de Tours une ville de pèlerinage au Moyen Âge, et notamment une étape vers Saint-Jacques de Compostelle. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, auteur de l'Histoire des Francs, marque la ville de son empreinte. Tours devint la capitale du comté de Tours ou Touraine. Capitale de la France à l'époque de Louis XI qui s'était installé au château des Montils (actuel château du Plessis à La Riche, banlieue ouest de Tours), Tours et la Touraine restèrent jusqu'au XVIe siècle un séjour continuel des rois et de la cour. La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de châteaux de la Loire. C'est à l'époque de François Ier que l'industrie de la soie, qui perdure encore, y fut introduite.
Le retour permanent de la cour vers Paris puis Versailles marque le début d'un déclin lent mais permanent.
C'est l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle qui sauva la ville en en faisant un carrefour important (gare de Saint-Pierre-des-Corps). Cette position dès lors privilégiée sonna le renouveau de la cité qui devint durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire.
En 1920, la ville accueillit le congrès de Tours qui vit la constitution du parti communiste français et accueillit de manière éphémère le gouvernement de la France libre en 1940. Elle fut très durement touchée par les bombardements alliés en 1944, qui virent la destruction de tout le centre de la ville, en raison de sa proximité avec le pont Wilson (passant sur la Loire).
L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui sauva le Vieux-Tours de la démolition totale et en fit l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspira la loi Malraux de préservation des centres anciens. Jean Royer étendit également la ville vers le sud dans les années 1970 en rectifiant le cours du Cher pour bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors plus grand chantier urbain d'Europe. En 1970 est fondée l'Université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la mode dans un campus en banlieue.
Voir aussi : Liste des comtes de Tours - Liste des évêques de Tours
Edifices importants
Image:Plan.cathedrale.Tours.png Tours est classée ville d'art et d'histoire.
- Cathédrale Saint-Gatien
- Eglise Saint-Julien
- Basilique Saint-Martin
- Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts
- Hôtel Goüin
- Ensemble architectural comprenant avec la basilique, l'Hôtel de Ville et la Gare de Tours, bâtis par Victor Laloux, architecte tourangeau
Héraldique
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Tours :
« De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
On en connaît une version alternative :
« De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
Tourangeaux célèbres
Honoré de Balzac y naquit le 20 mai 1799.
Félix Dujardin (Tours 1801 - Rennes 1860) : naturaliste français, il a notamment décrit le cytoplasme cellulaire.
Jacques Villeret fit ses études au lycée Descartes de Tours
Administration
Liste des maires de Tours jusqu'au début du XXe
- 1899-1912 : Eugène Pic Paris
- 1912-1919 : Albert Letellier
- 1919-1925 : Camille Chautemps
- 1925-1942 : Ferdinand Morin
- 1942-1944 : René Guerrier
- 1944-1947 : Jean Meunier
- 1947-1959 : Marcel Tribut
- 1959-1995 : Jean Royer
- 1995- : Jean Germain
En 1964, Tours a absorbé une partie de ses banlieues : les communes de Sainte-Radegonde-en-Touraine et Saint-Symphorien lui furent rattachées, de même qu'une petite partie de la commune de Joué-lès-Tours.
Il faut toutefois noter que les communes de la deuxième couronne ont pour beaucoup préféré se réunir dans des communautés de communes indépendantes de l'agglomération tourangelle au sens large (aire urbaine) qui compte une quarantaine de communes.
Tours est divisée en sept cantons :
- Le canton de Tours-Centre compte 20 005 habitants ;
- Le canton de Tours-Est compte 19 234 habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Est compte 18 214 habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Ouest compte 17 694 habitants ;
- Le canton de Tours-Ouest compte 19 350 habitants ;
- Le canton de Tours-Sud compte 18 435 habitants ;
- Le canton de Tours-Val-du-Cher compte 19 888 habitants.
Culture
Tours offre une vie culturelle riche et variée.
L'Opéra a son siège au « grand théâtre » tandis que le Centre dramatique régional a élu domicile dans le tout « nouvel Olympia ».
Le Centre chorégraphique national est à l'initiative d'un festival de danse annuel.
L'orchestre symphonique de la région Centre est basé à Tours. Il peut s'appuyer sur les talents issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire national de région. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre prestigieux et original de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.
Le centre international de congrès Vinci offre une salle de spectacle de 2 000 places et l'espace Malraux de Joué-lès-Tours une salle de 1 250 places.
Et depuis 2 ans suite à l'installation d'une grille technique de la 2eme plus grande salle de concert de France devant le Zénith de Paris et juste derier Berçy avec 11 500 places.
Deux salles multiplexes cinématographiques ont malheureusement sonné le glas des petites salles de centre ville à l'exception notable des Studios, complexes d'art et d'essai du quartier de la cathédrale à la programmation éclectique.
Enfin, outre les nombreux lieux de toute taille, du caveau des Trois Orfèvres au théâtre Léonard de Vinci / Petit Faucheux (scène nationale de jazz, Tours dispose depuis peu du grand Hall, sorte de « Zénith » local).
Sport
A l'heure actuelle, le principal club de sport de Tours est le Tours Volley-Ball, qui au terme de la saison 2004-2005 a remporté la coupe de France et la Ligue des Champions.
Le club de hockey sur glace de l'ASG Tours, champion de France en 1980 et triple vainqueur de la coupe de France, a connu un renouveau en atteignant la finale de la Ligue Magnus, mais malheureusement des problèmes financiers l'ont fait rétrograder en D2 pour la saison prochaine.
Le Tours FC, après une période faste au tournant des années 1970-1980, avec quatre saisons dans l'élite et deux demi-finales de coupe de France (1982 et 1983), évolue en National et a manqué de peu l'accession en Ligue 2.
Le basket, champion de France en 1976 et 1980, finaliste de la coupe des Coupes en 1976, a dû fusionner avec le club de Joué-lès-Tours afin de survivre. Le Tours Joué Basket désormais évolue en Nationale 2.
La "classique des feuilles mortes", la course cycliste Paris-Tours se déroule depuis 1896, ancrant la ville dans la tradition du vélo.
Voies de communication
Tours dispose d'une situation géographique privilégiée.
Bien que les noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie active, la Loire n'est plus aujourd'hui navigable.
Presqu'encerclée par un périphérique qui sera achevé dans les 5 années à venir, Tours se situera alors au cœur d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris à l'Espagne frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours et l'A85 Lyon-Nantes sont en cours d'achèvement après maintes vissicitudes. De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage (N10, N76, N138, etc.).
Tours a toujours été bien située dans le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes ont été fermées, le TGV a, depuis 1990, renforcé la position de la ville. À part le quart nord-est de la France, toutes les régions de France sont accessibles directement de Tours par le train, la plupart par le TGV. Tours dispose de deux gares importantes, Tours et Saint-Pierre-des-Corps, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triages et de maintenance ferroviaire de France.
Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Lyon, Londres et la Corse et de nombreux « vols vacances » ont propulsé l'aéroport international Tours-Val de Loire parmi les « grands » puisque selon toute vraisemblance le seuil des 100 000 passagers devrait être atteint en 2004.
L'agglomération de Tours est desservie par le réseau de bus Fil Bleu (30 lignes, 230 bus) et un projet de tramway est en cours d'étude. Le reste du département est relié à la préfecture grâce au réseau Fil Vert.
Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 107 544 | 128 120 | 140 686 | 132 209 | 129 509 | 132 820 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||
Voir aussi
Liens externes
- Site de la Ville
- Site de la Communauté d'Agglomération
- Site officiel du Tours Volley Ball, champion de France 2004
- Site officiel du diocèse catholique de Tours
- Site non officiel des Diables Noirs de Tours (hockey sur glace)
- Site non officiel du Tours Football Club(Moupou)



