Tour de Londres

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La tour de Londres est officiellement appelée « La forteresse et le palais de Sa Majesté, La tour de Londres », bien que le dernier dirigeant qui y ait habité fut le roi Jacques Ier. La « tour Blanche », bâtiment carré avec des tourelles sur chaque angle qui lui donna son nom, se trouve au centre d'un complexe de plusieurs bâtiments sur la Tamise à Londres, qui servaient de forteresse, d'arsenal, de trésorerie, d'hôtel des Monnaies, de palais, de refuge et de prison, surtout pour les prisonniers des plus hauts échelons de la société.
Ce dernier usage fut à l'origine de l'expression anglaise sent to the Tower (envoyé à la Tour) qui veut dire emprisonné, tout comme son synonyme français « embastiller ». Élisabeth Ire y fut emprisonnée quelque temps pendant le règne de sa sœur Marie. Le dernier prisonnier célèbre de la tour fut Rudolf Hess, durant la Seconde Guerre mondiale.

Historique

En 1078, Guillaume le Conquérant ordonna la construction de la tour Blanche, notamment pour protéger les Normands de la population londonienne. Le site fut précédemment occupé par de nombreux forts, pour la plupart construits en bois, y compris celui des Romains. Guillaume ordonna que sa tour soit construite en pierre. Pour compléter les défenses du fort, le roi Richard Cœur de Lion fit creuser la douve autour du mur de la tour, et la fit remplir d'eau de la Tamise. À l'occasion du drainage des douves en 1830, des ossements humains y furent découverts.

Les criminels de basse condition sociale, mais aussi quelques détenus plus célèbres, tels que Thomas More, furent généralement exécutés par pendaison dans l'un des sites d'exécution publique à proximité de la tour, voire sur Tower Hill (colline de la tour). Les condamnés d'origine noble (surtout les femmes) furent quelquefois décapités en privé au sein du complexe, puis enterrés dans la chapelle royale de St. Pierre ad Vincula (« aux chaînes » en latin) à côté d'un espace vert.

Personnes décapitées dans la tour pour trahison :

George, duc de Clarence, le frère d'Edouard IV d'Angleterre, fut exécuté (pour trahison) dans la tour en février 1478, mais il ne fut pas décapité (et il ne fut pas noyé dans un tonneau de vin Malmsey, contrairement à ce qu'écrivit Shakespeare).
Il est probable que les deux fils d'Édouard IV, les Princes de la Tour, y moururent, après que leur oncle Richard III devint roi, mais le contexte de leur mort reste un mystère.

L'usage militaire de la tour comme une fortification devint obsolète après le développement de l'artillerie. Cependant, la tour abrita le siège du conseil de matériel militaire (Board of Ordnance) jusqu'en 1855, et la tour fut utilisée en tant que prison durant les deux Guerres mondiales.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, onze espions allemands y furent fusillés. Le caporal Josef Jakobs fut le dernier espion à être fusillé le 15 août 1940. L'année suivante, le dauphin désigné d'Adolf Hitler, Rudolf Hess, y fut emprisonné pendant quatre jours. La caserne de Waterloo, où se trouvent actuellement les bijoux de la famille royale, était utilisée comme base pour le 1er Bataillon des Fusiliers Royaux (régiment de la ville de Londres) jusqu'aux années 1950.

Aujourd'hui

La tour sert d'attraction touristique. Elle contient les bijoux de la famille royale et un vestige de la muraille romaine que construisit Claude Ier pour protéger la ville de Londinium qui néanmoins, n'était pas la capitale de la Britannia. Il avait établi celle-ci à Colchester. Dans la Tour, il y a aussi une collection d'armures mais, une grande partie de l'exposition d'armures et d'armes anciennes que l'on trouvait autrefois à la Tour, se voit maintenant à l'Arsenal Royal à Leeds, Yorkshire.

Du fait d'une légende ancienne, plusieurs grands corbeaux (Corvus corax) sont nourris à la tour, aux frais du gouvernement, car si les corbeaux restent auprès de la tour, l'Angleterre sera protégée de toute invasion. Les noms des corbeaux qui habitent actuellement la tour sont Hardey, Thor, Odin, Gwyllum, Cedric, Hugin et Munin.

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