Thermes romains
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Les thermes (en latin thermae, du grec thermos, chaud) étaient des établissements de bains publics chauds de la Rome Antique.
Les premiers thermes sont privés. Les thermes publics n'apparaissent qu'au Ier siècle avant J.-C.. À Rome, les thermes les plus remarquables sont ceux dits de Caracalla (211-217) et de Dioclétien (284-305). La construction de ces édifices publics était à la charge des plus riches citoyens ; c'est la pratique de l'évergétisme. Le droit d'entrée était normalement gratuit, mais on connaît des cas où l'entrée était payante.
On pense trop souvent que la seule fonction des thermes était le traitement du corps, essentiel chez les Romains, mais tous les thermes publics comprenaient également des bibliothèques, des salles de réunions, des lieux de promenades et de méditation, des salles de lecture et même des boutiques et des lieux de restauration.
Le principe de base des thermes privés, qui fut ensuite adapté au gabarit nécessaire à l'ouverture à un large public, comprend quatre salles principales :
- les caldarium (bains chauds)
- le laconium (bain de vapeur)
- le tepidarium (bain tiède)
- le frigidarium (bain froid)
Le sol était carrelé et chauffé, tout comme les murs, par un système de chaudières et de réservoirs : l'hypocauste (hypocaustum). L'approvisionnement en eau était effectué grâce aux aqueducs. Pour les besoins urgents, on pouvait aller aux latrines. Les thermes n'étaient pas mixtes. Image:Villa Del Casale Frigidarium.jpg Après leur matinée de travail, les Romains allaient couramment aux thermes pour se détendre et suivaient le « parcours » suivant :
- ils faisaient tout d'abord du sport au gymnase pour suer, et ainsi mieux se laver ;
- puis, ils allaient déposer leurs vêtements dans les vestiaires (apodyterium), gardés par des esclaves ;
- ils allaient ensuite aux bains chauds, puis se faire racler la peau, aux bains tièdes, aux bains froids, et enfin, ils allaient se faire masser, épiler ou encore parfumer...
Généralement, ils s'enduisaient le corps d'huile (les Romains ne connaissaient pas le savon, découvert par les Gaulois), puis se raclaient la peau à l'aide d'un ustensile appelé la strigile, sorte de racloir en fer recourbé.
On retient deux thermes célèbres :
- Caracalla (12 hectares).
- Dioclétien (14 hectares).
Ceci ne doit pas cependant faire ignorer les multiples petits thermes comme en installaient les légions lors de leur stationnement dans une région. Ces thermes, à fonction essentiellement sanitaire, pouvant n'avoir que quelques dizaines de mètres carrés de surperficie, mais disposant de l'ensemble du dispositif de fonctionnement décrit plus haut.
Les thermes en Gaule
- Thermes d'Amiens, dans la Somme.
- Thermes de Lillebonne.
- Thermes de Lutèce à Paris : les thermes du nord (de Cluny) étaient les plus importants. Ils ont été construits à la fin du IIe siècle ou au début du IIIe siècle et ont été en grande partie financés par la corporation des nautes parisiens (bateliers). Paris disposait d'autres thermes moins importants (thermes du sud et thermes de l'est).



