Théâtre russe
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Le théâtre russe, connaît une période particulièrement faste au début du XXe siècle. Le théâtre « classique » russe comporte bien entendu des œuvres célèbres comme Boris Godounov d'Alexandre Pouchkine (1799-1837) ou encore Le Révizor de Nicolas Vassiliévitch Gogol (1809-1852), cependant les styles dramatiques typiquement russes arrivent seulement un peu avant la révolution.
À la fin du XIXe siècle Constantin Stanislavski (1863-1938) monte les premières pièces d'Anton Tchékhov (1860-1904) dans un souci de vérité intérieure et de naturalisme émotionnel, ce type de direction d'acteurs est accepté et adopté par la révolution, et la dépassera même puisque le système Stanislavski est à l'origine de l'Actors Studio.
Puis Vsevolod Meyerhold (1874-1940) devient le chef de file d'une avant-garde basée sur le festif, introduisant dans ses spectacles des notions de cirque, de commedia dell'arte, le tout pour servir la révolution dans une esthétique constructiviste.
Enfin Vladimir Maïakovski (1898-1930) prone le futurisme à la russe, fustigeant l'académisme bourgois et magnifiant la technologie, la machine et les situations absurdes et violentes.
Dans le même temps émerge un autre type de théâtre : l'agit-prop. Il s'agit de jouer des scènes de la vie quotidienne pour trouver une solution communiste à un problème d’actualité. L'agit-prop, réunion des termes «agitation» et «propagande», prend aussi les formes de «journaux-vivants» et de spectacles-débats.
À partir de 1926, les avant-gardes sont taxées de formalisme petit-bourgeois après avoir été encensées. La censure devient de plus en plus sévère. Certains auteurs tentent de résister au dogme du réalisme soviétique, choisissant la dérision comme une arme, mais le paie de leur vie : Maïakosvi se suicide tandis que Meyerhold est arrêté et exécuté.



