Textes du bouddhisme

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Sommaire

Présentation

Les différents courants du bouddhisme s'appuient sur de nombreux textes compilés après la mort du Bouddha, celui-ci n'ayant rien écrit. La transmission des paroles du Bouddha s'est faite oralement pendant 500 ans environ, avant que les suttas du canon pāli ne commencent à être écrits.

Les theravâdins se servent des textes les plus anciens, écrits en pāli et compilés sous l'appellation Tipitaka (en sanskrit Tripitaka), les « trois corbeilles », qui sont :

  1. Le Sutta Pitaka, en cinq collections, contenant les discours du Bouddha ;
  2. Le Vinaya Pitaka, en cinq volumes, contenant des règles de discipline pour le Sangha des moines et nonnes bouddhistes ;
  3. L'Abhidhamma Pitaka, en sept volumes, contenant une systématisation philosophique de l'enseignement du Bouddha.

Le bouddhisme mahāyāna en utilise un grand nombre. Les plus importants d'entre eux sont des sûtra (mot sanskrit équivalent du pāli sutta) qui sont considérés pour certains textes (et par certaines écoles) comme étant la parole du Bouddha, bien qu'il est probable qu'ils aient été écrits par des maîtres éveillés. Certains textes ont aussi été rédigés par des auteurs identifiés. Il y a par ailleurs de nombreux commentaires de ces soûtras, ainsi que des commentaires de ces commentaires.

Sermons du Bouddha

Les textes ci-dessous proviennent du Sutta Pitaka.

Textes du Mahâyâna

Les soûtras du bouddhisme mahāyāna sont nombreux. Certains (le Sûtra du Diamant et le Sûtra du Cœur notamment), sont récités quotidiennement dans de grandes parties du monde bouddhiste. D'autres ont formé la base du développement de certaines écoles. Citons par exemple :

  • Le Sûtra du Cœur, qui est probablement le texte bouddhique le plus connu.
  • Le Sûtra du Diamant.
  • Le Sūtra du Lotus, écriture importante de certaines écoles japonaises du bouddhisme.
  • L'enseignement de Vimilakirti (Vimilakirtinirdesa).
  • Le Soûtra de l'Ornementation Fleurie (Avatamsaka Sûtra), qui est l'écriture de référence des écoles Huayan (en Chine) et Kegon (au Japon) ; certaines sections de ce sûtra sont parfois considérées comme des sûtras en elles-mêmes, comme le Soûtra des Dix Terres (Dashabhumikasutra).
  • Le sûtra de l'estrade du don de la loi, de Hui Neng.
  • Vivre en Bodhisattva (Bodhicharyavatara), de Shântideva.

Textes du Vajrayâna

Les textes du bouddhisme vajrayāna les tantras sont eux aussi nombreux, ils sont l'objet de différentes classifications, Kriyatantra (tantra de l’action), Caryatantra ou upayogatantra (tantra de la représentation), Yogatantra (tantra du yoga), Anuttarayogatantra (tantra supérieur)ces derniers comprenant des tantras pères et mère. Cette classification correspondant probablement à leur date d'apparition. Le dernier en date étant le Tantra de Kalachakra qui combine des éléments des tantras pères et mères. Un certain nombre de textes, les terma ("trésors spirituels") ont une place particulière. Ils sont considérés comme ayant été cachés par Padmasambhava, le fondateur du bouddhisme tibétain, et sont redécouverts par des maîtres, les tertön ou découvreurs de trésors.

Deux textes terma sont particulièrement connus :

  • Le Dict de Padma, récit mythique de la vie de Padmasambhava.
  • Le Bardo Thödol, connu sous le nom de livre tibétain des morts (il s'agit en fait, plus précisément, d'une section du texte terma appelé « L'autolibération selon le Profond Dharma de l'esprit de sagesse des déités paisibles et courroucées »).

Parmi les autres textes, citons :

Articles connexes

Liens externes


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