Terreur (Révolution française)

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Article de la série
Révolution française

Causes
Préludes
L'Assemblée constituante
et ses suites (1789-1791)
L'Assemblée législative
et la chute de la monarchie
(1791-1792)
Commune de Paris (1792)
Convention nationale
Directoire
La Révolution française
et le IIIe millénaire
Chronologie
Plan détaillé,
liens et ressources
Politique menée en France, pendant la Révolution, entre 1793 et 1794, afin de parer aux menaces qui pèsent sur la République. Robespierre a défini les objectifs de la Terreur dans un discours resté célèbre, prononcé à la Convention nationale, le 25 décembre 1793 (extraits) :
Le but du gouvernement constitutionnel est de conserver la République ; celui du gouvernement révolutionnaire est de la fonder. [...] Le gouvernement révolutionnaire doit au bon citoyen toute la protection nationale ; il ne doit aux Ennemis du Peuple que la mort. Ces notions suffisent pour expliquer l'origine et la nature des lois que nous appelons révolutionnaires [...]. Si le gouvernement révolutionnaire doit être plus actif dans sa marche et plus libre dans ses mouvements que le gouvernement ordinaire, en est-il moins juste et moins légitime ? Non ; il est appuyé sur la plus sainte de toutes les lois : le salut du Peuple.


Sommaire

Contexte et mise en place de la Terreur

  • La Patrie en danger

Le 20 avril 1792, l'Assemblée avait déclaré la guerre à l'Autriche, soutenue par la Prusse. Les premières batailles sont des défaites pour les armées françaises qui manquent d'un commandement de qualité : les nobles, qui sous l'Ancien Régime assuraient l'encadrement des armées, avaient en effet émigré. Cependant, le 20 septembre 1792, les Français remportent la bataille de Valmy. Le 22 septembre 1792, la République est proclamée et l'exécution de Louis XVI (21 janvier 1793) provoque la formation d'une coalition européenne : les Anglais attaquent les côtes du nord-ouest et méditerranéennes, les Espagnols tentent de franchir les Pyrénées ; les frontières du nord et de l'est de la France sont aussi soumises à la pression armée des coalisés. La Convention nationale ordonne la levée en masse ; la Vendée réagit en se soulevant : un front intérieur est ouvert pour les armées républicaines.

  • Les difficultés économiques entraînent l'agitation du peuple parisien (les sans-culottes).

Les mesures de la Terreur

Terreur politique

La loi du 10 juin 1794, 22 prairial An II, (extraits) :

Article 4 : Le tribunal révolutionnaire est institué pour punir les ennemis du peuple.
Article 5 : Les ennemis du peuple sont ceux qui cherchent à anéantir la liberté publique. […]
Article 6 : Sont réputés ennemis du peuple, ceux qui auront provoqué le rétablissement de la royauté, ou cherché à avilir ou à dissoudre la Convention nationale et le gouvernement révolutionnaire et républicain. […] Ceux qui auront cherché à empêcher les approvisionnements de Paris, ou à causer la disette dans la République. […]
Article 7 : La peine portée contre tous les délits, dont la connaissance appartient au gouvernement révolutionnaire, est la mort. […] L'accusé sera interrogé à l'audience et en public : la formalité de l'interrogatoire secret qui précède est supprimée comme superflue […] S'il existe des preuves […], il ne sera point entendu de témoins. […]

Terreur économique

La loi du maximum général, 29 septembre 1793, (extraits) :

Les objets que la Convention nationale a jugés de première nécessité et dont elle a cru devoir fixer le maximum sont : le pain, la viande, le vin, les grains, les farines, les légumes, les fruits, le beurre, le vinaigre, le cidre, l'eau-de-vie, le charbon, l'huile, le savon, le sel, les viandes et poissons, le miel, le sucre, le papier, le chanvre, les laines, les cuirs, le fer et l'acier, le cuivre, les draps, la toiles et toutes les étoffes, les soieries exceptées. Le maximum du prix des denrées et des marchandises sera le prix que chacune d'elles avait en 1790..

Ce texte donne le signal de l'incarcération en masse des Parisiens. Les prisons se multiplient à travers la ville. Voir la Liste des prisons de Paris lors de la Révolution.

Terreur religieuse

Bilan de la Terreur

Les succès

Les avancées

Création de nombreuses administrations

La France déchristianisée ?

Robespierre avait instauré un nouveau culte à l'Être suprême et à la Raison. Le peintre Jacques-Louis David avait orchestré plusieurs cérémonies. Les Révolutionnaires ont attaqué les symboles de la monarchie absolue : la nécropole royale de Saint-Denis a été livrée au pillage et plusieurs tombes royales ont été dévastées. La Sainte-Ampoule, utilisée pour le sacre royal, fut détruite.

Les droits de l'Homme bafoués

  • Les exécutions

Sous la dictature de Robespierre, 16 594 personnes furent guillotinées et 500 000 emprisonnées, souvent à la suite de procès bâclés. Environ 2500 personnes furent guillotinées rien qu'à Paris. Le Comité de Sûreté Générale avait confié la police à une quinzaine d'hommes choisis pour leurs convictions politiques, les policiers de Paris, dont plusieurs furent exécutés avant même la fin de ce régime. Voir le livre de Frédéric Lenormand, Douze tyrans minuscules, Fayard 2003. Charles de La Buissière, employé du bureau de police du Comité de Salut Public, passait ses nuit à détruire les dossiers d'accusation des suspects incarcérés.

  • La guerre de Vendée : d'après les estimations de l'historien Reynald Secher, 117 000 Vendéens sont morts dans la guerre, sur une population totale de 815 000 personnes. Gracchus Babeuf désigna ce massacre par le terme « populicide ».
  • Les massacres en Province
    • À Nantes : entre 1793 et 1794, Jean-Baptiste Carrier , représentant de la Convention en mission à Nantes, ordonne un grand nombre d'exécutions sommaires, principalement par noyade dans la Loire depuis des bateaux munis de trappes : les condamnés, attachés deux par deux (un homme, une femme), se noient mutuellement ; Jean-Baptiste Carrier avait baptisé ces exécutions la « déportation verticale », elles sont restées célèbres sous le nom de « mariages républicains ».
    • À Lyon : pendant la Révolution française, Lyon prit en 1793 le parti des Girondins et se souleva contre la Convention. La ville subit un siège de plus de deux mois avant de se rendre. La répression de la Convention fut féroce. Le 12 octobre 1793 parut un décret stipulant:
Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus.

Lyon prit ainsi le nom de Ville-affranchie. Environ 2000 personnes furent fusillées ou guillotinées, et plusieurs riches hôtels particuliers autour de la place Bellecour détruits.

Voir aussi

Terreur Blanche



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