Tchétchénie
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| Image:RussiaChechnya.png | |||||
| Capitale | Grozny | ||||
| Superficie - total | 79e - 15 500 km² | ||||
| Population - Total | 49e - est. 1 103 686 (2002 ; recensement russe très douteux) | ||||
| Statut politique | République | ||||
| District fédéral | District fédéral du Sud | ||||
| Région économique | Caucase du Nord | ||||
| Cadastre # | 20 | ||||
| Langues officielles | Russe, Tchétchène | ||||
| Président | Alu Alkhanov | ||||
| Premier Ministre | Sergey Abramov | ||||
| Hymne | — | ||||
| Fuseau horaire | UTC +0300 | ||||
La République de Tchétchénie (russe : Чеченская Республика; tchétchène : Noxçiyn Respublika Noxçiyçö) est une république constitutive de la Fédération de Russie. La confession majoritaire y est l'islam (sunnisme). Située sur le versant nord des montagnes du Caucase, dans le District fédéral du Sud, elle est limitrophe du district de Stavropol au Nord-Ouest, de la république du Daguestan au Nord-Est et à l'Est, et des républiques d'Ingouchie et d'Ossétie du Nord à l'Ouest, toutes trois des républiques de la Fédération de Russie.
Après la dislocation de l'Union soviétique, des Tchétchènes se constituent en parlement et déclarent l'indépendance de la République tchétchène d'Ichkérie. En 2004, l'indépendance n'est reconnue par aucun État ; cependant, elle est cause de plusieurs conflits armés entre différents groupes tchétchènes rivaux et l'armée fédérale russe. Ces conflits auraient causé la mort de 200 000 personnes entre 1994 et 2003. En 2001, l'ONG états-unienne US Holocaust Memorial parlait d'un risque de génocide en Tchétchénie.
Sommaire |
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Tchétchénie
En 1818, les Russes édifient la forteresse de Grozny.
Partie de l'Empire russe depuis 1859, la région de Tchétchénie-Ingouchie a été incorporée dans la République socialiste soviétique autonome de Tchétchénie-Ingouchie (RSSA de Tchétchénie-Ingouchie), au moment de la création de l'Union soviétique.
Pendant la période soviétique, les Tchétchènes ont subi la déportation de toute la population dans la RSS de Kazakhie (aujourd'hui Kazakhstan) pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous Staline, les Tchétchènes résistent à collectivisation forcée des terres. En 1944, accusés d'avoir collaboré avec les nazis, ils sont déportés en Asie centrale. Les Russes entreprennent la colonisation des meilleures terres.
Après la dislocation de l'Union soviétique en 1991, un mouvement d'autonomie se forme en Tchétchénie, alors que la Russie refuse d'accepter toute sécession. L'indépendance est déclarée le 1er novembre 1991. La Tchétchénie, séparée de l'Ingouchie a connu deux guerres civiles et est actuellement presque entièrement sous le contrôle de l'armée fédérale russe. Certains séparatistes tchétchènes réclament une plus grande autonomie, et organisent des attaques et des attentats contre les forces russes en Tchétchénie. D'autres demandent l'indépendance de l'Ichkérie. Des éléments plus radicaux (dirigés par Chamil Bassaïev) commettent des attentats sur populations civiles des républiques autonomes et régions russes proches, mais aussi à Moscou.
Le 8 mars 2005, le président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov est tué à Tolstoï-Iourt ; sa mort, dont les circonstances restent incertaines, est revendiquée par le FSB russe .
Voir aussi : première guerre de Tchétchénie ~ seconde guerre de Tchétchénie
Liste des présidents de la République
- Aslan Maskhadov, 1997- 8 mars 2005 : élu lors d'une élection présidentielle contrôlée par l'OSCE en 1997 ; réfugié dans la clandestinité à partir du début de la Deuxième guerre, il continue à revendiquer sa légitimité de Président face aux autorités pro-russes ; tué en mars 2005, dans des circonstances qui restent encore incertaines.
- Akhmad Kadyrov, 2003-2004, assassiné ;
- Alou Alkhanov, élu le 29 août 2004.
Les guerres de Tchétchénie et l'Union européenne
Les médias occidentaux et plusieurs associations (dont Amnistie Internationale et le Comité Tchétchénie) réclament des gouvernements européens une action diplomatique auprès du gouvernement russe pour mettre fin aux graves violations des droits de l'hommes qu'elles dénoncent (exactions de l'armée russe et des milices tchétchènes pro-russes, absence de recours judiciaires réels). Les milices tchétchènes indépendantistes qu'elles soient wahhabites ou nationalistes reçoivent un soutien mesuré de la part des médias.
L'opinion publique et les actions politiques
Dans le monde de la chanson française, le groupe Manau, a conclu sa chanson Un type bien sur le bombardement d'Hiroshima par un couplet se conluant ainsi: « Nous sommes des types biens, Des patriotes, des démocrates européens. Et pourtant, en Tchétchénie, on ne fait rien. » Ils font partie des rares artistes à s'être prononcé sur la guerre civile en Tchétchénie.
L'auteur de romans d'espionnage britannique John LeCarré a consacré un de ses livres à la cause des Ingouches et des Tchétchènes : Notre jeu (Our Game). Il souligne particulièrement les responsabilités des vainqueurs de la Guerre froide face aux petites nations de l'ex-URSS qui n'ont pas retrouvé leur indépendance. Selon lui, une fois l'URSS anéantie, les Occidentaux ne se sont pas occupés des peuples qui demandaient leur indépendance de la Russie.
L'Union européenne n'a quasiment pas réagi aux exactions à grande échelle perpétrées en Tchétchénie. Quelques timides critiques de la Russie ont été parfois balbutiées, mais vite abandonnées devant le poids politique de la Russie. Ainsi lorsqu'au début de la seconde guerre, la Russie expulse tous les observateurs internationaux ainsi que les journalistes, le Conseil de l'Europe suspend la participation de la Russie à cette instance et s'inquiète des violences systématiques infligées aux civils. Cependant, 3 mois plus tard, sans que la situation se soit aucunement améliorée sur place, la Russie est réintégrée dans cette instance censée « promouvoir les droits de l'homme et les valeurs de l'Europe ».
Les causes de la guerre en Tchétchénie
Même si ce fut la seule des républiques autonomes de la Fédération de Russie à avoir choisi, unilatéralement, l’indépendance totale en 1991, la Tchétchénie est toujours officiellement en 2005 une des 21 « républiques autonomes » qui composent la Fédération de Russie. L’attaque surprise de l’armée russe en 1994 sous le commandement de Boris Eltsine, le premier président de la Russie post-soviétique, fut, avec plus de 20 000 soldats, la plus grande opération militaire organisée par Moscou depuis son intervention en Afghanistan en 1979.
Une guerre impériale
L'intérêt de garder la Tchétchénie à tout prix est pour le gouvernement russe avant tout géostratégique. La Russie, comme toute puissance expansionniste, s'est toujours agrandie de tous côtés depuis le XVIe siècle (mer Baltique, Oural, Sibérie, mer Noire, mer Caspienne). Le Caucase, entre mer Noire et mer Caspienne, a donc toujours été particulièrement décisif dans la politique d'expansion russe depuis la conquête du XVIIIe siècle jusqu'au XIXe siècle.
Le Caucase dans son ensemble est une incroyable mosaïque de peuples et de cultures, aux fortes traditions de vendetta et qui a déjà été ensanglanté par des conflits divers dès avant la disparition de l'Union Soviétique. Ceux-ci peuvent s'expliquer avant tout par les relations traditionnelles parfois conflictuelles et complexes entre peuples voisins autochtones et ceux arrivés au Haut Moyen Âge et au Moyen Âge (turcophones), mais surtout par les tensions suscitées par la violente conquête de la région par la Russie impériale, puis par les politiques tsariste et stalinienne du « diviser pour mieux règner. »
Le Caucase rebelle
Au début des années 1990, alors que la Russie a déjà perdu les républiques caucasiennes du Sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) devenues indépendantes après le démantèlement de l’Union soviétique, la rébellion tchétchène qui renaît de ses cendres menace le reste de la domination russe, centenaire dans cette région du Caucase du Nord. La guerre provoquée par l'intervention du pouvoir central risque d’embraser l’ensemble de cette région du Caucase Nord encore située à l’intérieur des frontières de la Fédération de Russie.
Les peuples qui vivaient jusqu'au XIXe siècle dans le Caucase, dont la superficie est inférieure de 20% à celle de la France, parlent encore une bonne centaine de langues et dialectes différents appartenant surtout à la très ancienne famille linguistique des langues caucasiennes (60 à 70 langues), mais aussi aux familles indo-européenne, turco-mongole et sémitique, ils sont majoritairement de religion musulmane.
En ce qui concerne le Caucase du Nord plus précisément, où se trouve la république autonome de Tchétchénie, ces peuples ont été récemment (du XVIe siècle au XVIIIe siècle) et donc plus ou moins superficiellement islamisés (mis à part les Ossètes, devenus en partie chrétiens.) Mais ils s'étaient très violemment rebellés contre l'avancée militaire et coloniale russe dans la région, entamée au XVIe siècle au détriment des Turcs ottomans, des Perses et des Mongols et finalisée donc au cours du XIXe siècle, alors que l'Angleterre avaient des visées sur les ressources naturelles (pétrole, fer, etc.) de la région. En contrepartie, une grande partie de ces peuples ont été militairement occupés, massacrés ou ont fuit massivement par centaines de milliers dans l'empire ottoman (Anatolie et Moyen-Orient).
La nouvelle «Hadji Mourad» de Tolstoï relate d'ailleurs l'épopée du chef rebelle tchétchène Chamil en guerre contre l'envahisseur russe dans la région au milieu du XIXe siècle. Dans la première partie du XIXe siècle, le pays tchétchène fut en effet déjà le bastion de la guerre pour l'indépendance du Caucase, l'imam nakshbandi Chamil conduisant une «guerre sainte» contre les Russes entre 1834 et 1859.
Les cas les plus connus de ces peuples victimes de l'avancée russe à cette époque en direction de la région de la Mer Noire et du Caucase sont ceux des Tcherkesses (ou Adyguéens), dont il ne reste plus grand-chose aujourd'hui dans la région, des Tatars de Crimée et des Tchétchènes, qui forment tous les trois encore de nos jours, plus de 100 ans après, de grosses diasporas en Turquie surtout, histoires de diasporas méconnus en Europe au contraire de celles des Arméniens ou les Assyro-araméens chrétiens.
L'URSS et la Tchétchénie
L’avènement du régime bolchevique en Russie en 1917 arrêta momentanément l’expansion russe dans cette région. La frontière entre l'empire ottoman agonisant (et la nouvelle république de Turquie créé en 1923) et la jeune Union Soviétique se fit sur le Caucase, incluant une petite république soviétique d'Arménie. À la veille de la disparition de l'Empire des Tsars, le pays tchétchène, tout comme le reste du Nord-Caucase, était « pacifié » et partiellement colonisé par les Russes et les Ukrainiens attirés par le gisement pétrolier de Grozny, et faisait donc partie du Caucase soviétique. Tout comme les petits peuples de la région encore présents, la société tchétchène avait encore sa structure féodale, une société sans classes où tout le monde était noble. Staline décida de déporter en Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan)le peuple tchétchène et ses voisins ingouches en 1944. Il s'agissait d'une mesure de représailles destinée à punir collectivement la collaboration avec l'occupant nazi, accueilli comme un libérateur. Les Tatars de Crimée et d'autres peuples caucasiens (Balkars, Ingouches, etc.) subirent le même sort. Les Tchétchènes survivants purent revenir en 1957, grâce à la déstalinisation lancée par Khrouchtchev, et la «République Socialiste Soviétique Autonome (RSSA) des Tchétchènes-Ingouches» fut rétablie. Toutefois, lorsque les Ingouches reviennent sur leurs terres, ils y découvrent les Ossètes (d'Ossétie du Nord). En Tchétchénie, la population comptait au début des années 1990 environ 30% de Russes, surtout dans la région pétrolifère de la plaine autour de Grozny.
Causes géostratégiques : domination de la Mer Noire et de la Mer Caspienne
La quasi-disparition au XIXe siècle des Tcherkesses de la région du Nord-Caucase et le recul des autres populations locales, dont celle des Tchétchènes, face à l'avancée militaro-coloniale russe et de son avant-garde cosaque a permis aux colons slaves et chrétiens (Russes, Biélorusses et Ukrainiens) envoyés par le gouvernement russe de repeupler la région de la Mer Noire jusqu'aux conforts septentrionaux de Transcaucasie. Les meilleures terres occupées furent confisquées et données aux Cosaques, les autochtones étant poussés vers les hautes vallées peu fertiles des montagnes du Nord-Caucase.
Tout comme les mêmes Cosaques l'avaient déjà fait sur une plus longue période en conquérant progressivement depuis le XVIe siècle siècle l'Oural puis la Sibérie aux dépens des peuples ougriens, turcs et mongols (en partie musulmans eux aussi, ou chamanistes) qui y vivaient. Et tout comme à la même époque l'armée russe s'efforçait de prendre par la force sous des prétextes iniques le contrôle d'une partie de l'Asie centrale, que l'on appellera ensuite Turkestan russe (aujourd'hui Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirghizie).
En fait, tout comme la mer Caspienne à l’Est, les gouvernements impériaux russes rêvaient de faire de la mer Noire une mer 100% russe, surtout le détroit du Bosphore avec Istanbul, afin d'accéder directement à la Méditerranée. On oublie souvent en Occident que c'est aussi pour cette raison que certains groupes nationalistes arméniens radicaux – et minoritaires dans la très prospère communauté arménienne ottomane – ont été instrumentalisés par les Russes au XIXe siècle, mais aussi par les Allemands, les Français et les Britanniques. Le but de la Russie était de s’autoproclamer protectrice du peuple arménien tout entier ainsi que de tous les Chrétiens du Moyen-Orient, afin d'affaiblir plus encore, voire d'anéantir son rival de toujours, l'Empire ottoman, en introduisant dans la nombreuse communauté arménienne depuis toujours fidèle au régime du sultan un terrorisme anti-ottoman et donc « séparatiste » qui devait donner le coup de grâce à l'"homme malade de l'Europe" …Et permettre ainsi à la Russie de continuer son expansion en prenant pied en Anatolie depuis le Caucase fraîchement conquis (Tcherkessie, Tchétchénie, Daghestan, Arménie de Erevan, Géorgie, Azerbaïdjan) et d'atteindre bien-sûr, outre les gisements de pétrole de la région de la mer Caspienne (Bakou) qu'elle possédait depuis peu, les régions potentiellement pétrolifères d'Iran et de Mésopotamie (Irak) qu'elle voulait disputer aux autre grandes puissances avides de puissance.
Toute la région comprenant au nord la mer Noire et le Caucase de la Crimée jusqu'à la Caspienne, au sud l’empire ottoman en Anatolie et au Proche-Orient ainsi que plus à l'est l’empire perse jusqu'en Afghanistan était à l'époque vouée à la convoitise gourmande et concurrentielle des puissances russe, allemande, austro-hongroise, britannique et française. La Première Guerre mondiale verra l’aboutissement meurtrier de cette politique dans une partie de cette vaste région.
Causes économiques
En ce qui concerne le volet économique de la guerre en Tchétchénie, qui a fait dans les 200 000 morts entre 1994 et 2004 rien que dans la population civile (pour une population de 1 290 000 habitants avant 1992 !), la petite « république autonome », distincte depuis de celle des Ingouches, est elle-même très riche en matières premières, et donc surtout en pétrole. Comme c'est aussi le cas de toute la région : non seulement le gouvernement russe ne veut pas voir les ressources naturelles au sein de ses territoires caucasiens (Tchétchénie, Daghestan, etc.) lui échapper, mais il en est de même aussi en ce qui concerne les dividendes du cheminement du pétrole de la région de la Mer Caspienne hors-Russie (Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan) dont les pipelines passent ou doivent obligatoirement passer par cette région (Géorgie, Arménie, Transcaucasie russe - dont la Tchétchénie ) pour aboutir vers les ports de Méditerranée, particulièrement le port de Ceyhan en Turquie, afin d'alimenter le monde entier en précieux or noir.
Les mêmes enjeux expliquent aussi l'ingérence de Moscou dans les conflits séparatistes de certaines républiques autonomes de Géorgie (Abkhazie, Adjarie, Ossétie du Sud) et d'Azerbaïdjan (Haut-Karabakh).
Situation actuelle
Guerre
Plus de 100 000 militaires russes ont occupé la Tchétchènie pour se protéger contre les « terroristes » réfugiés dans les montagnes qui menacent le Sud-Caucase et les métropoles russes, soit plus d'un soldat pour dix habitants. Les soldats reçoivent une prime s'ils découvrent des « résistants » tchétchènes. En 2005, il reste une division d'infanterie comprenant exclusivement des militaires professionnels pour appuyer les forces du ministère de l'Intérieur (le FSB) qui ont remplacé le gros des unités militaires.
Si les camps de filtration, en fait des camps de concentration et de torture, semblent avoir aujourd'hui disparus, les viols, le racket et la torture restent monnaie courante, en particulier dans les centres de détention russes. Toutefois, ces dernières années, la population souffre souvent plus des exactions des milices tchétchènes pro-russes que de l'armée elle-même.
Au cours des 15 dernières années, certains estiment que la population a été réduite de moitié. 20% des Tchétchènes auraient été tués, et au moins 30% se seraient exilés pour fuir la guerre.
Terrorisme
S'il ne faut pas confondre lutte pour l'indépendance et terrorisme, certaines actions de nationalistes tchétchènes islamistes relèvent incontestablement du terrorisme :
- Série d'attentats attribués aux Tchétchènes, à Moscou (septembre 1999). Bilan : plus de 200 morts.
- Prise d'otage par un commando tchétchène au Théâtre de Moscou (octobre 2002). Ces terroristes portaient des ceintures d'explosifs. Les services spéciaux russes ont usé d'un gaz dangereux pour libérer les otages. Le commando a été totalement éliminé, peut-être parce qu'il était infiltré, selon un "informateur anonyme du FSB"(source : Le Monde du 16-XI-2002). Bilan : 128 morts parmi les otages, 41 parmi les terroristes(source : Monde diplomatique, XII-2002).
- Attentat du métro de Moscou, attribué aux Tchétchènes (février 2004). Bilan : 40 morts.
- Prise d'otage de Beslan, en Ossétie (septembre 2004).
Censure
Certains opposants russes affirment que Poutine a besoin de la guerre en Tchétchénie et des attentats pour justifier un pouvoir de plus en plus autocratique, et dénoncent parfois le rôle trouble du FSB, dont l'actuel président avait fait partie. Dans le contexte actuel, il semble de plus en plus difficile en Russie de prendre publiquement position pour la paix, comme l'avait fait il y a une dizaine d'années le défunt général Lebed.



