Système européen de transfert et d'accumulation de crédits
Un article de Freepedia.
Le système européen de transfert et d’accumulation de crédits est un système de points développé par l'Union européenne et qui a pour but de garantir la reconnaissance des études au sein de l'Union européenne. Le sigle ECTS, abréviation du terme anglais European Credits Transfer System, est le terme le plus couramment employé pour des raisons pratiques.
Il fonctionne de pair avec le système LMD (pour Licence-Master-Doctorat), diplômes obtenus après respectivement 3, 5 et 8 années d'études après le baccalauréat. Néanmoins, en France, le DEUG sera conservé au moins pendant quelques années, afin de permettre aux étudiants d'avoir une équivalence officiellement reconnue en cas d'abandon de la filière.
Ce système permet d'harmoniser les études en Europe, et ainsi de mesurer et comparer de manière équitable les résultats de l'étudiant et faciliter ainsi sa mobilité d'un pays à l'autre et d'un établissement à l'autre.
Sommaire |
Historique
Les ECTS ont été créés en 1988 par l'Union Européenne. Depuis 1999 - suite au Processus de Bologne, ce système est la clé-de-voûte de l'harmonisation des diplômes à l'échelle européenne.
La création des ECTS découle d'une volonté de créer une Europe des connaissances. Dans ce cadre ont été créés les programmes Socrates et Erasmus - programmes d'échanges. Les étudiants peuvent donc aller étudier pendant 3 à 12 mois dans une université européenne de leur choix. L'inconvénient est que, jusque là, les systèmes et les pratiques variaient beaucoup d'un pays de l'Europe à l'autre.
Cela explique la création des ECTS : lorsqu'un étudiant part à l'étranger pour y faire une partie de ses études, il est assuré de bénéficier de la pleine reconnaissance de celles-ci à son retour dans son pays d'origine.
Fonctionnement
Un an d'études représente 60 ECTS. Ils correspondent à un volume de travail que l'étudiant est supposé fournir. Bien sûr, ces crédits ne sont donnés à l'étudiant que s'il réussit aux examens.
Néanmoins, les établissements continuent de décider des structures d'enseignements et des modalités d'évaluation. Il s'agit donc de donner les moyens d'harmoniser la valeur et la reconnaissance des diplômes au sein de l'Union Européenne.
4 conditions sont imposées aux établissements.
- La création de brochures ECTS pour expliquer les diplômes proposés par l'établissement, les possibilités de logement, les modalités d'évaluation, etc. afin que l'étudiant ait connaissance du fonctionnement général de l'établissement.
- L'élaboration d'un contrat pédagogique entre l'établissement d'origine et 'établissement d'accueil en cas de mobilité de l'étudiant.
- L'attribution de crédits ECTS.
- L'existence d'un relevé de notes.
Pour bénéficier de ce système, l'étudiant doit être de la nationalité d'un des pays concernés par les ECTS, c'est-à-dire de l'Union Européenne ou de l'AELE, ou doit être reconnu comme ayant un statut de réfugié ou de résident permanent.
Tout ou partie de cet article est franco-centré. N’oubliez pas qu’il s'agit d’un projet d’encyclopédie francophone. Vous pouvez nous aider à améliorer l’article, voir notre « guide de défrancocentrage ».
Polémiques en France
La réforme doit être appliquée progressivement sur 3 ans et de manière régionale. On parle ainsi de vagues. Comme toute réforme éducative en France, celle-ci a fait l'objet de grèves, à l'appel de syndicats étudiants, comme la FSE ou SUD Étudiant. Ainsi les universités de Toulouse, Montpellier et Bordeaux 1 et 2, qui sont parmi les premières concernées par l'application de la réforme, ont connu la grève en décembre 2002 contre sa mise en œuvre (voir Mouvements étudiants).
Les motifs avancés de contestation sont :
- la dénonciation d'une dérive vers l'élitisme pour certains établissement, avec le soupçon de les voir mettre l'accent plus sur la sélection des étudiants que sur la transmission des savoirs, et l'idée qu'il en résulterait une hausse de l'inégalité des chances.
- La perte pédagogique supposée résulter d'un cursus "à la carte", panaché entre universités de pays différents et entre moyens (enseignement à distance, etc.).
- La concurrence entre universités, supposée nuisible.
- La dénonciation de la constitution d'un grand marché de l'éducation, recommandé par l'OCDE, mais participant selon les opposants à une marchandisation généralisée à laquelle ils s'opposent par principe.
Il semble que le contexte politique national n'est pas étranger à la mobilisation, si on examine l'évolution de la position des syndicats concernés entre le lancement de la réforme (sous un gouvernement de gauche) et sa mise en œuvre (sous un gouvernement de droite).
Liens externes
- Informations générales
- Le site de la Commission Européenne sur les ECTS
- Guide des ECTS à destination des étudiants (fichiers microsoft à télécharger)
- Controverses



