Syndicat étudiant et lycéen

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Un syndicat étudiant ou un syndicat lycéen a pour but de défendre les intérêt de ces catégories de population. Leur structure est associative (loi de 1901 ou de 1908), car lycéens et étudiants ne peuvent juridiquement utiliser le droit syndical (loi de 1884), réservé aux professions; l'expression est néanmoins largement acceptée.

Sommaire

France

Les principales organisations étudiantes nationales

Les organisations représentatives

Les organisations représentatives au niveau national, selon les critères définis par la loi sur l'école de Lionel Jospin en 1989, sont celles ayant des élus au CNOUS ou au CNESER.

  • UNEF (Union Nationale des Étudiants de France, créée en 1907). Association longtemps quasi unique des étudiants. Syndicat dominant dans le monde étudiant. L'UNEF résulte d'une fusion récente entre l'UNEF-ID (plutôt proche du PS) et de l'UNEF-SE (plutôt proche du PC) ce qui lui a permis de prendre une nette avance sur les trois autres organisations qui se présentent aux élections en étant désunies.
  • UNI (Union Nationale Interuniversitaire) : se proclame comme la « Droite universitaire » (selon son propre slogan). Elle ne revendique pas le terme de syndicat, et regroupe à la fois lycéens, étudiants et enseignants. L'UNI a bénéficié ces dernières années, avec la création de l'UMP, d'un afflux de militants issus de l'aile droitière de l'UDF.
  • FAGE : Fédération des Associations Générales Étudiantes, seconde organisation représentative au niveau national ; regroupement de fédérations monodisciplinaires et de fédérations étudiantes de villes.
  • PDE : Promotion et Défense des Étudiants, regroupement des fédérations monodisciplinaires ou des regroupements monodiplôme (ingénieurs) (concurrent de la FAGE).

Voir aussi: Histoire du mouvement étudiant

Le CNESER

Le CNESER compte 11 élus étudiants dans sa composition plénière (4 pour sa commission permanente).

Elections CNESER
Année 1989 1991 1994 1996 1998 2000 2002 2004
UNEF - - - - - - 5 5
UNEF-ID 4 4 3 4 5 4*
UNEF-SE 2 2 2 2 1 1* - -
FAGE 2 2 3 3 3 3 3 2
UNI 2 2 2 1 1 2 2 2
PDE - - 1 1 1 1 1 2
CELF 1 1 - - - - - -

Note : En 2000, liste commune UNEF-ID et UNEF. Ensuite, rassemblement des deux organisations.

Résultats CNESER 2004.

Le CNOUS

Le conseil d'administration du CNOUS compte 8 élus étudiants.

Elections CNOUS
Année 1989 1991 1994 1996 1998 2000 2002 2004
UNEF - - - - - - 4 5
UNEF-ID 3 3 2 3 4 5
UNEF-SE 1 2 2 1 1 0 - -
FAGE 1 2 2 3 1 1 2 1
UNI 2 2 2 1 1 1 1 1
PDE - - - - 1 1 1 1
CELF 1 0 - - - - - -

Résultats CNOUS 2004

Les autres organisations

Les syndicats étudiants nationaux non représentatifs

  • LEPUR : Ligue Etudiante Pour l'Université Républicaine. Se réclame de la gauche républicaine. Né à Caen en 2002, s'est implanté en Normandie, Bretagne et Paris.
  • CNT (Confédération Nationale du Travail) : anarcho-syndicaliste. Ne se présente pas aux élections universitaires. Vigilante sur les droits des étudiants étrangers.
  • Confédération étudiante (): issu d'une tendance de l'UNEF ayant fait scission et de syndicats locaux, partenaire de la CFDT, syndicalisme réformiste. Cinquième organisation en terme de voix au CNESER mais n'y a pas d'élus.
  • IDEE (IDentité Etudiante Européenne): d'orientation centriste, pragmatique et pro-européenne, IDEE est un syndicat étudiant proche de l'UDF. Créé en 2004, il se donne pour objectif de combler le vide de représentation politique entre l'UNEF à gauche et l'UNI à droite.
  • Fac Verte Créée en 2003, elle ne se définit pas comme syndicat mais participe aux élections. Emanation des Verts, de Cap21, Greenpeace et de multiples associations écolos, ils sont présents sur une dizaine de campus pour y défendre l'écologie univeritaire.

Ces organisations ont une structuration nationale, mais sont loin d'être présentes sur tous les campus.

Il existe également des associations d'étudiants-chercheurs, comme la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC), qui défend cette catégorie particulière. Ainsi que le Collectif des jeunes chercheurs contre la précarité (JCCP).

Les mouvements d'extrême-droite

Les mouvements étudiants d'extrême-droite sont traditionnellement faibles et sporadiques, dans l'enseignement supérieur, sauf à l'Université de Paris II où le Groupe Union Défense maintient une présence depuis 1968.

Souvent ces mouvements avancent masqués sous des noms anodins. Le Front National avait créé le Renouveau étudiant (RE) en 1990 qui avait obtenu quelques élus CROUS en 1991 et 1994, avant d'être démasqués et balayés dès 1996. Il s'est dissout depuis.

Dans les années 90, ils avaient tenté d'imposer le label UNED, Union Nationale des Etudiants de Droite, vite démasqué aussi. En 2004, c'est sous le nom RED (Rassemblement des Etudiants de Droite) qu'ils ont tenté de s'imposer, mais ils n'ont jamais dépassé 5% des voix. Au CROUS de Paris, le RED a obtenu 600 voix sur 16 930. Leur offensive, limitée, se poursuit dans les conseils universitaires.

Les associations étudiantes

Les monodisciplinaires sont des fédérations d'associations de filière. Ainsi, l'ANEMF, Association Nationale des Etudiants en Médecine de France, regroupe des associations locales d'étudiants dans les UFR de médecine. Elle ont pour certaines été constituées dans l'UNEF et ont pu la quitter au moment de ses crises des années 60 et 70; d'autres ont de création plus récentes. La plupart sont fédérées à la FAGE ou à PDE. D'autres n'appartiennent à aucun regroupement (ANEA, Association Nationale des Etudiants en Architecture).

Il existe également des centaines d'autres associations indépendantes ou de fédérations de villes indépendantes ne souhaitant pas entrer dans les oppositions entre organisations étudiantes dû aux élections universitaires. Certaines adhérent au réseau d'association Animafac qui ne prends pas de position sur la politique universitaire.

Plus d'informations à la page: Associations étudiantes.

Les associations d'étudiants étrangers

De nombreuses communautés d'étudiants étrangers ont créé des associations locales, qui servent notamment à organiser la solidarité entre eux, en particulier au moment de l'arrivée en France. Certaines d'entre elles se sont fédérées au niveau national, par nationalité, notamment pour les étudiants africains (ex: Association des Etudiants Burkinabés en France). La plupart de ces associations se forment sur un critère de nationalité (étudiants sénégalais, palestiniens... en France), mais aussi parfois supranational (Panafricaine de Moselle, Africapac à Bordeaux, etc.).

Certaines associations d'étudiants étrangers sont ou ont été aussi des mouvements politiques dirigeant leur action vers des pays où la liberté d'organisation était combattue. Par exemple, l'Union Nationale des Etudiants Marocains (proche de l'UNEF-SE), l'Union Générale des Etudiants Tunisiens...

Quelques associations communautaires ou religieuses

Elles ne sont pas des associations d'étrangers, mais des associations regroupant des personnes de certaines origines (du type les étudiants bretons de Paris) ou religions.

  • Union des Etudiants Juifs de France (UEJF). Elle est notamment active sur la région parisienne et dans l'Est de la France. Sa principale activité est la lutte contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur comme à l'extérieur, qui a pris pour image d'abord le Front National, puis progressivement le communautarisme musulman, la solidarité avec la Palestine... Certains de ses positionnements sont contestés, comme par exemple le sionisme. Depuis 1995, elle a soutenu l'UNEF-ID, notamment aux élections CNESER, avant de rompre progressivement puis totalement avec l'UNEF et de soutenir l'initiative FEDER; un de ses anciens présidents, Patrick Klugman est aujord'hui un des responsables de SOS Racisme.

Site de l'UEJF

  • Étudiants musulmans de france (EMF) est la principale association d'étudiants musulmans. EMF est proche de la mouvance de Tariq Ramadan et de l'UOIF. Après leur percée aux élections CROUS de 2002 (11 élus), les accusations de dérive communautariste ont proliféré. En 2004, les EMF n'avaient plus que deux élus. Si les EMF favorisement l'activité spirituelle, ils sont ouverts à tous sans condition de religion. Lors d'activités sociales en particulier, comme les collectes alimentaires pour les étudiants nécessiteux, chacun peut contribuer. Selon l'UEJF, les universités parisiennes de Paris XIII, Paris VIII et Nanterre seraient des terrains d'actions priviligié d'associations musulmanes assez radicales, comme « Avenir » à Villetaneuse.

Site de l'EMF

Quelques associations locales

  • AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre) : syndicat étudiant principalement implanté sur le campus de Nanterre. Scission de L'UNEF du début des années 1990. « Pour un syndicalisme de combat ». Extrême gauche.
  • AGEL (Association Générale des Etudiants de Lille): idem à Lille
  • Campus actif: association étudiante de l'Université de Rouen, proche de l'écologie politique. Elle a été l'élément précurseur des mouvements de 1995. Elle a disparu à la fin des années 90.

Quelques organisations disparues

Les syndicats lycéens


Et de moindre importance :

Belgique

Québec

Europe

Il existe une structure européenne, l'ESIB (European Student International Board), qui regroupe 43 organisations de 33 pays. La France y est représentée par l'UNEF et la FAGE. Les organisations libérales et conservatrices, dont l'UNI se regroupent dans l'European democrats students (EDS).

International

Il a existe plusieurs organisations internationales étudiantes l'Union internationale des étudiants (UIE) fondée en 1947, et longtemps proche des pays communistes. La Confédération internationale des étudiants fondée en 1919, et qui fut la branche étudiante de la Société des Nations (SDN). Pendant la Guerre Froide, les organisations étudiantes occidentales eurent une organisation particulière. Il existe des associations internationales d'étudiants, pour les catholiques, les Juifs, et les protestants.



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