Suisse

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Schweizerische Eidgenossenschaft
Confédération suisse
Confederazione Svizzera
Confederaziun Svizra
Image:Switzerland flag large.png Image:Suissearmoiries.png
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Un pour tous, tous pour un
Image:LocationSwitzerland.png
Langues officielles allemand, français, italien, romanche 1
Capitale Berne
46° 57' N, 7° 25' E
Plus grande ville Zurich
Gouvernement
 - Président
Démocratie directe
Samuel Schmid
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 132e
41 285 km²
3,7%
Population
 - Totale (2003)
 - Densité
Classé 92e
7 364 100 hab.
178 hab./km²
Indépendance
 - Alliance éternelle
 - Reconnue
 
1er août 1291
24 octobre 1648
Gentilé Suisse, Suissesse
Monnaie Franc suisse (CHF)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Cantique suisse
Domaine internet .ch
Indicatif
téléphonique
+ 41
1 Le romanche est une langue nationale (art. 4) mais que partiellement une langue officielle (art. 70)

La Suisse (en allemand die Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.


Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse

Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En -58 les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle.

Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.

La date de 1291 a été choisie à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.

Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le XVe siècle fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.

La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.

Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.

L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.

En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.

Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.

La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.

Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse

Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national, formé des représentants du peuple et le Conseil des États, qui représente les cantons. Chaque canton possède 2 sièges aux Conseil des États (un seul pour les demi-cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national, qui est composé de 200 membres.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale, qui lui est subordonnée. Ils sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent continuer d'exercer leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste suisse (PSS) et 1 siège pour l'Union démocratique du centre (UDC). Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.

Au niveau cantonal, l'extrême gauche demeure relativement forte, notamment en Suisse romande. L'histoire du mouvement ouvrier suisse est largement liée aux événements internationaux. Ainsi, la présence de Lénine en Suisse a marqué les militants de gauche suisses.

Le gouvernement fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent quand même défendre le projet au nom du Conseil. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors des campagnes précédant des votations populaires.

Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons suisses sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chaque canton a sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.

Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (le peuple suisse élit les membres de tous les parlements ainsi que ceux des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par une autre autorité de l'État ; il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire, qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher la procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.

L'initiative populaire fédérale est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la Constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire. Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraigants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce dernier cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.

Le référendum dit facultatif permet de remettre en cause une loi votée par le Parlement. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.

Le référendum dit obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité population-cantons.

Ces deux possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an, avec généralement plusieurs objets en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne ; de plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte de perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des anti-européens.

Actualité politique

  • Votation du 26 septembre 2004 : Les Suisses refusent majoritairement 2 modifications constitutionnelles qui auraient facilité l'accès des migrants de 2e et 3e génération à la nationalité suisse et ceci malgré l'appel des principaux partis gouvernementaux à soutenir cette mesure. L'extension et la réforme du système postal est également refusée d'une courte majorité (50,2%) mais la création d'allocations pour un système d'assurance maternité fédéral est approuvée à 55%.
  • Votation du 5 juin 2005 : Les Suisses sont appelés à se prononcer sur deux référendums facultatifs de nature très différente :
    • La loi sur le partenariat enregistré pour les couples de même sexe (Lpart) prévoit la création d'un PACS fédéral offrant des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés. Ce PACS ne concerne, comme l'intitulé de la loi l'indique, que les couples de même sexe, contrairement à ce qui existe dans certains cantons comme Genève ou Neuchâtel. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'UDF ou les Démocrates suisses (DS) constituent les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Les autres partis y sont favorables et la loi est acceptée par 58% des suffrages. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
    • L'accord d'association de la Suisse aux conventions de Schengen et de Dublin a été conclu avec l'Union européenne dans le cadre des accords bilatéraux II. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutiennent ce projet. Même si de récents scrutins fédéraux ont montré que les arguments nationalistes ont un impact important au sein de l'électorat suisse, le projet est accepté par 54,6 % des voix. La Suisse romande a nettement approuvé celui-ci. Les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich se sont également prononcés pour l'acceptation de cet accord.
  • Votation du 25 septembre 2005 : Une majorité de 56 % des électeurs se prononce en faveur de l'extension de la libre-circulation des personnes aux 10 nouveaux membres de l'UE. Les opposants craignent une invasion de travailleurs de l'Est, une sous-enchère salariale et une concurrence pour l'emploi. Les partisans mettent l'accent sur l'égalité de traitement entre ressortissants des anciens et des nouveaux membres de l'UE, sur les longs délais transitoires et sur les mesures d'accompagnement pour éviter la sous-enchère salariale. La Suisse centrale et le Tessin votent contre. Le référendum avait été lancé par les Démocrates suisses soutenus par une partie de l'UDC. L'Alliance de gauche et le Mouvement pour le socialisme se sont également prononcés pour le non. Le oui était défendu par le PSS, le PRD, le PDC, le patronat et les syndicats. Il y a 1 457 807 oui contre 1 146 784 non avec une participation de 53,8%.

Cantons

Article détaillé : Cantons suisses

La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.

Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Ils disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.

La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse

Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne

Communes politiques : 2880 (2001)

Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse

Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.

Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.

Population

Article détaillé : Population de la Suisse

La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.

L'allemand parlé en Suisse alémanique est un ensemble d'idiôme, resp de dialectes nommés d'une manière générale suisse allemand, mais les journaux et certains programmes de télévision utilisent l'allemand. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont rendu le bon allemand obligatoire et les professeurs sont tenus de donner leurs cours dans cette langue.

En Romandie, nom de la partie francophone de la Suisse romande qui englobe plusieurs cantons francophones (Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg, Valais...), on parle le français. Le franco-provençal est parlé en Suisse romande (sauf dans le Jura), cependant la langue n'est pas reconnue officiellement. Cette langue est très dialectalisée et francisée. Elle a pratiquement disparu dans l'usage quotidien. Il existe cependant des poches de résistance dans le canton du Valais.

L'italien est parlé dans la partie italienne de la Suisse. On appelle cette partie de la Suisse le Tessin, formée d'un canton qui se nomme Ticino en italien, et ses habitants parlent le tessinois, L'italien est aussi parle dans le sud des Grisons. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20 % de la population.

Le romanche n'est pas une langue officielle au même titre que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'alinéa 1 de l'article 70 de la constitution fédérale : « Les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. »

L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (l'allemand et le français : médecine, HEC, ...), dans une seule (l'allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse

Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses

Fêtes et jours fériés

Seule la Fête nationale, le 1er août est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.

Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1er août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante.

À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.

Date Nom Cantons où le jour est férié Cantons où le jour est chômé
1er janvier Nouvel An Tous
2 janvier Berchtoldtag Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1er est un dimanche) Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich
6 janvier Épiphanie Schwytz, Tessin, Uri
1er mars Indépendance Neuchâtel
19 mars Saint-Joseph Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri
1er avril Fahrtsfest Glaris
mobile Vendredi saint Tous sauf Tessin et Valais
mobile Lundi de Pâques Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
mobile Ascension Tous
mobile Lundi de Pentecôte Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
1er mai Fête du Travail Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure 1, Uri, Zurich
23 juin Commémoration du plébiscite Jura
mobile Fête-Dieu Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug
29 juin St-Pierre et Paul Tessin
1er août Fête nationale Tous (fédéral)
15 août Assomption Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug
jeudi suivant le 1er dimanche de septembre Jeûne genevois Genève
lundi suivant le 3e dimanche de septembre Lundi du jeûne fédéral Vaud Neuchâtel
25 septembre Fête de St-Nicolas-de-Flüe Obwald
1er novembre Toussaint Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug
8 décembre Immaculée Conception Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug
12 décembre L'Escalade Genève
25 décembre Noël Tous
26 décembre Saint-Etienne Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
31 décembre Restauration de la République Genève

Voir aussi : Jours féries en Suisse (2004)

Transport

Article détaillé : Transport en Suisse

Le 12 décembre 2004, le cadencement bi-horaire des transports ferroviaires intervilles a été mis en place (1e étape du projet Rail 2000). Il sera encore amélioré avec l'ouverture des 2 grands tunnels traversant les Alpes dans la décennie à venir (Lötschberg puis Saint-Gothard).

Le système suisse d'éducation

Article détaillé : Système éducatif suisse.


Divers

Liens externes

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Image:Switzerland flag medium.png Les 26 cantons et demi-cantons de Suisse Image:Switzerland flag medium.png

Appenzell Rhodes-Extérieures · Appenzell Rhodes-Intérieures · Argovie · Bâle-Campagne · Bâle-Ville · Berne · Fribourg · Genève · Glaris · Grisons · Jura · Lucerne · Neuchâtel · Nidwald · Obwald · Saint-Gall · Schaffhouse · Schwytz · Soleure · Tessin · Thurgovie · Uri · Valais · Vaud · Zoug · Zurich


Image:European flag.svg Les 46 États membres du Conseil de l'Europe Image:European flag.svg
Les 25 États membres de l'Union européenne :
Image:Flag of Germany.svg Allemagne
Image:Austria flag 300.png Autriche
Image:Belgium flag 300.png Belgique
Image:Cyprus flag 300.png Chypre 2
Image:Flag of Denmark.svg Danemark
Image:Spain flag 300.png Espagne
Image:Estonia flag 300.png Estonie
Image:Finland flag 300.png Finlande
Image:France flag 300.png France
Image:Greece flag 300.png Grèce
Image:Hungary flag 300.png Hongrie
Image:Ireland flag 300.png Irlande
Image:Italy flag 300.png Italie
Image:Latvia flag 300.png Lettonie
Image:Lithuania flag 300.png Lituanie
Image:Luxembourg flag 300.png Luxembourg
Image:Malta flag 300.png Malte
Image:Netherlands flag 300.png Pays-Bas
Image:Poland flag 300.png Pologne
Image:Portugal flag 300.png Portugal
Image:Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni
Image:Slovakia flag 300.png Slovaquie
Image:Slovenia flag 300.png Slovénie
Image:Sweden flag 300.png Suède
Image:Czech republic flag 300.png République tchèque

Les 4 États membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE) :

Image:Iceland flag 300.png Islande
Image:Liechtenstein flag 300.png Liechtenstein FS Image:Norway flag 300.png Norvège
Image:Switzerland flag 300.png Suisse FS
Les 17 autres États hors de l'Espace économique européen (EEE) :
Image:Flag of Albania.svg Albanie
Image:Andorra flag 300.png Andorre (€)
Image:Armenia flag 300.png Arménie 2
Image:Azerbaijan flag 300.png Azerbaïdjan 2
Image:Bosnia flag 300.png Bosnie-Herzégovine
Image:Bulgaria flag 300.png Bulgarie +
Image:Croatia flag 300.png Croatie (+)
Image:Georgia flag 300.png Géorgie 2
Image:Macedonia flag 300.png Macédoine
Image:Moldova flag 300.png Moldavie
Image:Monaco flag 300.png Monaco (€)
Image:Romania flag 300.png Roumanie +
Image:Russia flag 300.png Russie 1
Image:San marino flag 300.png Saint-Marin (€)
Image:Yugoslavia flag 300.png Serbie-et-Monténégro
Image:Turkey flag 300.png Turquie 1 (+)
Image:Ukraine flag 300.png Ukraine
Les 3 autres États européens non membres du Conseil de l'Europe
Image:Belarus flag 300.png Biélorussie Image:Kazakhstan flag 300.png Kazakhstan 1 Image:Vatican flag 300.png Vatican (€)
Voir aussi

+ prochain membre de l'Union européenne (UE) · (+) négociations d'adhésion à l'UE · membre de l'Union monétaire européenne (UME) · (€) associé à l'UME · FS Union monétaire suisse · 1 pays partiellement européen · 2 caractère européen discuté

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