Ski alpin
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Le ski alpin est un sport de glisse qui consiste, au moyen de skis, à descendre une pente enneigée.
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Histoire
Le ski alpin est une invention anglaise! L'affirmation peut apparaître surprenante, mais ce furent pourtant des Anglais qui eurent l'idée, les premiers, de gravir un sommet afin de redescendre à ski le plus rapidement possible ; nous sommes en 1903. Avant cette date, le terme «ski» est uniquement utilisé pour décrire le ski nordique. C'était l'une de ces compétitions toute britannique, réservée à une très mince élite : le Roberts of Kandahar Challenge Cup. On attend 1921 pour mettre en place les premiers championnats de descente... de Grande-Bretagne. Suisse, Allemagne, Italie, Autriche et France sont totalement absents de cette genèse. On attendra même 1929 pour voir la mise en place du premier championnat d'Autriche de descente ; 1930 en Suisse. Les pays nordiques ne tardent d'ailleurs pas à protester en criant au blasphème! Lors du congrès de la FIS en 1928, le Britannique Arnold Lunn, qui prenait déjà part aux compétitions dès 1903 alors qu'il était jeune étudiant, plaida en faveur du ski alpin, et organisa même les premiers championnats du monde à Muerren en Suisse en 1931. La FIS qui devait ménager les puissants pays nordiques laissa faire sans pour autant officialiser ces compétitions. Mais Lunn avait gagné la partie, car le ski alpin était désormais accepté comme une discipline à part entière de la famille du ski. La FIS officialise finalement les championnats du monde ski alpin en 1950.
Compétition
En compétition, les skieurs s'élancent un par un pour un contre la montre dans différentes disciplines. Les compétitions sont organisées par la Fédération Internationale de Ski (FIS, fondée en 1924) et le ski alpin a fait ses débuts olympiques lors des Jeux Olympiques d'hiver de 1936.
Outre l'incontournable rendez-vous olympique, il existe deux grandes catégories de compétitions : la Coupe du monde et les Championnats du monde.
- Les championnats du monde. Disputés depuis 1931, officialisés par la FIS depuis 1950, les championnats du monde se proposent de couronner ses vainqueurs sur une seule course, à la manière des Jeux Olympiques. Ces épreuves se déroulent désormais sur une dizaine de jours, tous les deux ans (années impaires).
- La Coupe du monde. Les courses d'un jour comme celles proposées aux Jeux Olympiques ou aux Championnats du monde sont parfois injustes. Afin de pallier cette carence, la FIS met en place en 1966 une Coupe du monde avec attribution de points lors de plusieurs courses, et classement général en fin de saison.
Matériel
Le ski alpin se pratique normalement avec deux bâtons (un pour chaque main) et deux skis (un pour chaque jambe). Le contrôle des skis est assuré par l'utilisation de chaussures de ski maintenus au ski par des fixations.
Le bâton
Le bâton est un élément déterminant dans la pratique du ski, même si pour le débutant il s'avère gênant et inutile. En effet, celui-ci contribue à l'équilibre du skieur et permet le déclenchement du virage en servant d'axe de rotation. Pendant le schuss, le bâton est également utilisé pour parfaire la position de l'œuf.
Le bâton ne doit pas être trop court ni trop long. Lorsqu'il est planté dans la neige, le skieur qui le tient doit avoir l'avant bras qui forme un angle droit avec le bras. Trop court, le bâton ne permet pas de toucher la neige et devient alors inutile. Trop long, il devient gênant.
A environ 5 cm du bout de chaque bâton se trouve une rondelle. Cette rondelle permet au skieur de pouvoir planter le bâton dans la neige sans que celui-ci ne s'enfonce trop. Cela est particulièrement utile dans le cas de neige poudreuse ou molle.
En compétition, particulièrement pendant les épreuves de vitesse, le bâton est profilé pour épouser la forme du corps du skieur lors du schuss. La rondelle est également courbée en forme de cône pour améliorer sa pénétration dans l'air.
La chaussure de ski
La chaussure de ski permet au skieur de contrôler ses skis. Pour ce faire, le soulier doit épouser et serrer le pied et, ainsi, transmettre les mouvements des jambes et des pieds.
Pour cela, la chaussure de ski est composée de :
- une coque : extrêmement rigide, elle englobe le pied et monte jusqu'à mi mollet. La coque assure le maintien du pied et la transmission du mouvement. Elle doit néanmoins permettre la flexion.
- un chausson : incrusté dans la coque. Il assure le confort du skieur. De nos jours, le chausson peut être moulé à la forme du pied par des techniques de thermoformage et peut être chauffé en cas de grand froid.
- des crochets : liés à la coque. Ils permettent de serrer la chaussure de ski. Plus le nombre de crochets est élevé, plus la chaussure est liée au pied et donc plus le contrôle du ski est fin. Ainsi, il peut y avoir entre 1, pour le skieur débutant, et 5 crochets pour le skieur professionnel.
Pour que la chaussure soit maintenue dans la fixation, une protubérance de plastique est moulée dans la coque à l'avant et au talon de la chaussure.
Les fixations
La fixation permet de relier la chaussure du skieur au ski. La fixation est aujourd'hui un composant très complexe capable de supporter les brusques secousses su ski tout en pouvant se relâcher en cas de chute.
Pour cela, des ressorts sont montés dans la fixation. Il est possible de modifier la raideur de ces ressorts selon :
- le niveau du skieur
- le poids du skieur.
- la qualite de neige
Le réglage d'une fixation est donc un compromis subtile pour que la chaussure tienne au ski sans que cela devienne dangereux en cas de chute. Il est donc largement conseillé de laisser ce réglage à un professionnel.
La fixation est composée de deux parties :
- la fixation avant. L'avant de la chaussure vient s'y enclencher. Elle possède un système de ressorts permettant au skieur de déchausser (la chaussure n'est plus liée ) la fixation) en cas d'effort arrière ou avant latéral. Cela permet de se prémunir de nombreux problèmes de ligaments au niveau du genou.
- la fixation arrière. L'arrière de la chaussure vient s'y appuyer puis par une pression verticale vient enclencher la fixation qui maintient alors la chaussure. Elle possède également un système de ressort permettant de s'ouvrir en cas d'effort avant (talon qui se décolle).
Le ski
Le ski est évidemment l'élément essentiel puisqu'il est l'intermédiaire entre le skieur et la neige et par conséquent permet au skieur de glisser. Le ski s'est extraordinairement complexifié au fil des années pour aboutir ajourd'hui à une forme et à une structure de haute technologie.
La ski est partagé en trois parties : l'avant du ski ou spatule, l'arrière du ski ou talon, le milieu du ski (sous les chaussures) ou patin.
La forme
Vue de dessus, le ski possède ce que la jargon appelle une "taille de guêpe" : la spatule et le talon sont plus larges que la patin. Cela se traduit par la définition d'une ligne de côtes, c'est à dire par la définition de la largeur du ski en ces trois points.
Quand un ski possède une taille de guêpe, on dit qu'il s'agit d'un ski parabolique, en référence à la forme de la courbe qu'il permet de réaliser. En effet, de part cette forme courbe, et si le skieur exerce une pression et donc une flexion suffisante, le ski peut épouser la forme d'un virage pour tailler la neige. Le skieur gagne donc en vitesse puisque le ski ne dérape plus pendant le virage.
La structure
La structure d'un ski dépend beaucoup d'un constructeur à l'autre, il est donc difficile d'en faire une description précise tant les constructeurs rivalise d'imagination et de recherche pour améliorer son poids, sa rigidité, son niveau de résonance, …
Pour simplifier, résumons sa structure à :
- la semelle. Elle est au contact de la neige et permet donc au ski de glisser. Généralement en polyéthylène, elle est légèrement rainurée dans le sens le plus long pour permettre à la neige fondue de s'évacuer plus rapidement et ainsi accroître la vitesse du skieur. En effet, le ski ne glisse pas directement sur de la neige mais sur l'eau qui résulte de la fonte de la neige au contact du ski. Elle nécessite un entretien régulier pour améliorer la glisse ( reboucher les trous et farter ). Par ailleurs, le fartage utilisé dépend de la consistance de la neige.
- la carre. Il y en a une de chaque côté du ski et permettent de le contrôler sur la neige. En acier très résistant à l’abrasion et très aiguisé, elles permettent la conduite des virages et l’accrochage sur neige dure. De la même façon, elle nécessite un entretien régulier pour améliorer l'aspect tranchant : c'est l'affutage.
- le noyau. Comme son nom l'indique, il se situe au cœur du ski et joue un rôle majeur sur sa rigidité. C'est sur point que les constructeurs diffèrent le plus. Constitué d'alliages, de bois, de métaux, il donne au ski sa solidité et sa rigidité. Ce cœur est souvent très sensible à l'eau et donc être protégé par des couches sandwiches.
- Le dessus su ski. Souvent fabriqué à partir composite époxy renforcé de fibres de verre, il permet de protéger le cœur du ski et joue un rôle décoratif. La dernière couche est une feuille polymérique transparente décorée sur le dessous et malheureusement parfois sensible au choc.
Disciplines
Il existe cinq disciplines en ski alpin qui sont courues chaque année de novembre à mars en coupe du monde de ski alpin et sont toutes présentes aux JO:
Descente
La descente est, après le slalom, la plus vieille discipline sportive du ski alpin et est surnommée aujourd'hui la « discipline reine ». C'est la discipline la plus rapide et les parcours sont les plus longs.
Slalom
Le slalom (ou slalom spécial) est la plus ancienne discipline du ski alpin. C'est la moins rapide mais également la plus technique. Le slalom se court en deux manches chronométrées.
Slalom géant
Le slalom géant (ou géant) est une discipline technique comme le slalom mais qui est plus rapide. Le but consiste à slalomer entre des portes composées de deux piquets reliés par un tissu de couleur bleu ou rouge.
Super G
Le super G est, avec la descente, une des deux disciplines de vitesse. C'est un compromis entre la descente et le slalom géant ce qui la rend plus technique que la descente mais plus rapide que le géant. Le super G a été introduit par la FIS lors de la coupe du monde de 1980.
Combiné
Le combiné est la dernière discipline créée. Cependant elle n'est pas vraiment une discipline car il s'agit d'additionner les temps d'un slalom spécial et d'une descente. Il y a très peu de combiné lors d'une saison car il est rare que les épreuves techniques et de vitesse aient lieu le même week-end.
Grands skieurs alpins
- Kjetil André Aamodt
- Luc Alphand
- Émile Allais
- Deborah Compagnoni
- Christl Cranz
- Stephan Eberharter
- Marc Girardelli
- Marielle Goitschel
- Erika Hess
- Jean-Claude Killy
- Franz Klammer
- Janica Kostelić
- Hermann Maier
- Bode Miller
- Annemarie Moser-Pröll
- Anja Pärson
- Toni Sailer
- Katja Seizinger
- Vreni Schneider
- Ingemar Stenmark
- Gustav Thoeni
- Alberto Tomba
- Jean Vuarnet
- Pirmin Zurbriggen
- Jean-Pierre Vidal
- Franck Piccard
Popularité
Comme son nom l'indique, ce sport est très populaire dans les pays alpins mais également en Scandinavie. Depuis plusieurs décennies, le nombre d'adeptes est en augmentations au Japon et en Amérique du Nord.
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