Simonide de Céos
Un article de Freepedia.
Note : sauf précision contraire, les dates de cette page sont toutes sous-entendues « avant Jésus-Christ ».
Simonide, en grec ancien Σιμωνίδης / Simônídês, né à Céos en 556, mort à Agrigente en 467, poète lyrique grec.
Sommaire |
Biographie
Né à Céos, il se rend ensuite à Athènes, probablement sur l'invitation du tyran Hipparque. Il y noue une amitié avec Thémistocle. Il est ensuite convié en Thessalie par les Aleuades, puis retourne à Athènes où les guerres médiques lui fournissent le sujet de thrènes et d'épitaphes. Il obtient 56 victoires aux concours de dithyrambes et en 489, remporte sur Eschyle la couronne pour une élégie composée en l'honneur des morts de Marathon. Selon Hérodote (VII, 228), il est également l'auteur du distique élégiaque gravé sur une pierre aux Thermopyles, commémorant la célèbre bataille :
- ὦ ξεῖν’, ἀγγέλλειν Λακεδαιμονίοις ὅτι τῇδε
- κείμεθα τοῖς κείνων ῥήμασι πειθόμενοι
- « Étranger, annonce aux gens de Lacédémone
- Que nous gisons ici, obéissants à ses mots. »
- (trad. Philippe Brunet)
En 476, il est invité à la cour de Hiéron de Syracuse, où il sera suivi par son neveu Bacchylide et Pindare. Mort dix ans plus tard, il est enterré à Agrigente.
Œuvre
La tradition fait de Simonide le premier poète à avoir chanté des hommes, et non des héros ou des dieux. Il aurait également été le premier à réclamer de l'argent pour ses vers, particulièrement pour ses épinicies (célébration d'une victoire athlétique). Il semble s'être plus attaché à y louer les dieux que l'athlète lui-même. Ainsi, le commanditaire d'une épinicie, un boxeur, jugeant que Simonide s'inspirait davantage des Dioscures que de son exploit personnel, ne lui règle que la moitié de la somme convenue, lui demandant de s'adresser aux Dioscures pour le reste. La plupart des épinicies ont été perdues, et seuls des fragments ont été conservés.
Simonide est un poète très apprécié dans l'Antiquité. Xénophon et Platon le citent ainsi fréquemment, et Denys d'Halicarnasse le donne comme modèle de simplicité dans sa Composition stylistique.
Voir aussi
Articles connexes
- lyrisme monodique : Alcée de Mytilène, Anacréon, Sappho
- lyrisme choral : Alcman, Stésichore, Ibycos
Bibliographie
- Philippe Brunet, La Naissance de la littérature dans la Grèce ancienne, Le Livre de Poche, coll. « Références », Paris, 1997 (ISBN 2253905305) ;
- Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », Paris, 1997 (ISBN 2130539165).
|
|
Catégories de la page: Naissance en -556 | Décès en -467 | Canon alexandrin | Littérature grecque archaïque | Poésie grecque



