Shintarō Ishihara

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Shintarō Ishihara (石原 慎太郎 Ishihara Shintarō) ; né le 30 septembre 1932) est un écrivain et homme politique japonais. Il est l'actuel gouverneur de la préfecture de Tōkyō.

Il reçut en 1955, à l'âge de vingt-trois ans, le prix Akutagawa, le prix littéraire le plus prestigieux du Japon, pour son roman la Saison du soleil (太陽の季節, Taiyo no Kisetsu). Il est également président du club de soutien de la Totsuka Yacht School, et membre de la Société japonaise pour la réforme des manuels d'histoire.

Yūjirō Ishihara (石原 裕次郎), l'un des plus célèbres acteurs japonais, mort en 1987, était son frère cadet. Nobuteru Ishihara (石原 伸晃), homme politique et ministre, est son fils aîné et Yoshizumi Ishihara (石原 良純) son fils cadet. La famille Ishihara est une des familles les plus en vues de la politique japonaise.

Sommaire

Biographie

  • Shintaro Ishihara nait le 9 septembre 1932 à Koubeshisumaku (神戸市須磨区) dans la préfecture de Hyogo. Son père Kiyoshi, originaire de la préfecture Ehime (sur l'île de Shikoku) travaillait pour la compagnie de transport Yamashita Kisen (山下汽船), sa mère était originaire de la préfecture d'Hiroshima.
  • Le 17 juillet 1934 naît son frère cadet Yūjirō Ishihara (裕次郎 石原). En 1937, son père Kiyoshi (潔) étant nommé à la tête de la filiale d'Hokkaido, la famille part s'installer dans la ville de Otarushi (小樽市). En 1944 Son père est nommé à la maison-mère, la famille déménage à Zushishi (逗子市) dans la préfecture de Kanagawa.
  • En 1948 il rentre au lycée Shōnan de la préfecture de Kanagawa.
  • En 1949 Il est absent pendant un an de l'école. Il part en France étudier la langue française.
  • En 1956, il se marie avec Noriko (典子) qui a dix-huit ans.
  • Le 23 janvier 1956 il reçoit le trente-quatrième Prix Akutagawa pour son roman la Saison du Soleil (太陽の季節). C'était alors le plus jeune des lauréats à recevoir ce prix (vingt-trois ans). Le 3 mars il est diplômé en droit public de l'Université de Hitotsubashi.
  • Le 19 avril 1957 naît son premier enfant, Nobuteru Ishihara (伸晃 石原).
  • En 1958, il est engagé par le studio de cinéma Toho pour diriger le film Jeune Brute.
  • Le 15 janvier 1962, son second garçon voit le jour, Yoshizumi Ishihara (良純 石原).
  • En 1965 il rentre en politique avec son adhésion au parti libéral-démocrate PLD.
  • En 1968 sous les couleurs du PLD il est élu à la Chambre des conseillers, chambre haute de la Diète ; avec un record historique de 300 000 de voix.
  • En 1972 il change de quartier électoral et est élu à la Chambre des représentants, la chambre basse de la Diète. Il sera réélu sept fois de suite en tant que député.
  • En 1973 Shintaro Ishihara, Michio Watanabe (渡辺美智雄), Chirou Nakagawa (一郎 中川), Masayuki Fujio (正行 藤尾) forment le club politique Seirankai (青嵐会) ou « Vent de Montagne » avec une trentaine de député (26 député et 5 sénateurs) en faisant un serment de fidélité avec leur propre sang. L'objectif de ce groupe de jeunes députés PLD, hors-faction, est d'apporter un air frais à la politique japonaise.
  • En 1975 soutenue par le PLD, il se présente au poste de gouverneur de Tōkyō mais perd contre Ryōkichi Minobe (亮吉 美濃部) avec 233 000 voix.
  • En 1976, il est réélu à la Chambre des repésentants du Parlement. Et devient Directeur général de l'Agence d'Environnement, sous le gouvernement de Takeo Fukuda.
  • En 1987, il devient ministre des Transports sous le gouvernement de Noboru Takeshita.
  • Le 17 juillet 1987, son frère Yūjirō meurt des suites d'un cancer, à l'âge de 52 ans
  • En 1989, le PLD lui retire son soutien au profit de Shizuka Kamei(静香 亀井).
  • En 1990, aux nouvelles élections Nobuteru Ishihara est victorieux, le père et le fils sont ainsi tous les deux présents à la Chambre des Représentants.
  • En 1995, après vingt-cinq ans de présence à la Chambre des Représentants, Ishihara annonce son départ par un discours de remerciement.
  • En 1996, il publie Ototo au sujet de son jeune frère Yūjirō, roman qui devient un best-seller.
  • En 1999, pour la seconde fois il se présente au poste de gouverneur de Tokyo. Il gagne l'élection avec 1,6 million de voix.
  • En juillet 2000, une exposition des œuvres de jeunesse (cent vingt dessins) de Shintaro Ishihara a eu lieu au Hillside Forum de Shibuya.
  • En avril 2002, un sondage de l'Asahi Shinbun, indique qu'il est apprécié par 78 % de ses administrés.
  • En 2003 avec trois millions de voix (un record historique) il est réélu gouverneur de Tokyo.
  • En 2004 est diffusé à la télévision l'adaptation en dorama du roman Ototo.

L'Auteur-Artiste: faits marquants

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Travaux de Jeunesse

  • En juillet 2000, une exposition des œuvres de jeunesse de Shintaro Ishihara a eu lieu au Hillside Forum de Shibuya. L'exposition organisé par Masako Aoyama, responsable de l'Aoyama Art Consultancy a rassemblé le peintre américain Frank Stellar et le célèbre critique Fumio Nanjo pour présenter les quelque cent vingt dessins du gouverneur. Parmi les œuvres du jeune Ishihara, nombreuses évoquent un univers dadaïste, où des textes en français nous rappellent son intérêt pour la France. D'après Masako Aoyama, « M. Ishihara a voulu créer cette galerie pour servir de source d'inspiration aux jeunes gens. »

Le Prix Akutagawa

Le Prix Akutagawa (芥川賞), fondé en 1935 en l'honneur de l'écrivain Akutagawa Ryunosuke par la maison d'édition Bungei Shunjū (文藝春秋), est souvent comparé au prix Goncourt français. Mais ce prix qui était alors largement ignoré du grand public, est devenu synonyme de succès populaire, depuis qu'Ishihara a vendu plus de 2,6 millions d'exemplaires de la Saison du soleil.

Le culte de la tribu du Soleil

La Saison du soleil a été à l'origine d'un véritable phénonème social. L'histoire de cette jeunesse désœuvrée se baladant sur les plages d'Enoshima en portant des lunettes noires et des chemises hawaiennes a été le symbole de toute une génération de jeune Japonais, les Taiyozoku (太陽族), les tribus du soleil. Après l'adaptation en film, Yūjirō Ishihara deviendra une icône, notamment dans l'interprétation des films taiyozoku.

Considéré comme l'équivalent d'un Elvis Presley puis d'Humphrey Bogart, les fans continuent de se rendre en pélerinage au mémorial Yūjirō à Otaru, chaque année par millions. Le roman Ototo de Shintaro a été l'un des plus gros succès littéraire de ses dernières années.

Les films inspirés des romans de Shintarō Ishihara s'inscriront dans la Nouvelle Vague japonaise avec les réalisateurs Nagisa Oshima, Yoshishige Yoshida et Masahiro Shinoda, directement inspirés de la Nouvelle Vague française de Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Alain Resnais.

En 1956 François Truffaut, alors critique de cinéma, repérera le premier film de Ko Nakahira (Passions juvéniles, inspiré de Ishihara) dans un article sous le titre de Si jeunes et des Japonais.

L'Amitié de Mishima

Yukio Mishima, le célèbre auteur japonais qui s'est suicidé, de sept ans son ainé, était le plus ardent soutien de Ishihara depuis ses débuts. Il introduisit Ishihara auprès des écrivains et des critiques dans le monde littéraire, Ishihara de son côté introduisit Mishima dans le monde de la "sensualité". D'après Ishihara, "Mishima-san a grandi dans une famille de bureaucrates et derrière son envie il était inhibé par les conventions". L'auteur du "Soleil et l'Acier" aimait beaucoup Shintaro et regrettait qu'il ait abandonné sa carrière littéraire. Mais étrangement ce fut lui qui conseilla Ishihara de se lancer en politique. En novembre 1964, Mishima devient l'un des éditeurs des huit volumes de la Shintaro Ishihara Library (Kawade shobo shinsha). Il est connu que Ishihara entretient la mémoire de Mishima et qu'il est prêt à tout abandonné pour avoir le plaisir de discuter de son mentor. Pour Ishihara, "Le Japon n'est plus le même depuis qu'il nous a quitté, mais son projet politique était une blague". (Ishihara fait référence aux déclarations de Mishima appelant les Forces d'Auto-Défense à réinstaurer l'Ordre Impérial, pour lesquels il a été critiqué).


Vie Pré-politique

Dans les années 60 il s'est principalement concentré sur son métier d'écrivain, écrivant des articles, créant des pièces, des romans, une version musicale de L'île au trésor. Il a participé à des films, a créé sa société Ishara International Productions, a voyagé jusqu'au Pôle Nord, a participé à des courses nautiques avec son yacht le Contessa, et a traversé l'Amérique du Sud en moto, couvert la guerre du Vietnam. Durant cette période, dans un article d'un magazine hebdomadaire Ishihara qualifiera l'aventure de Horie Ken'ichi (謙一 堀江) d'esbrouffe, et cela entrainera une vive polémique. En 1963, après la victoire du championnant par le sumotori Kashiwado(柏戸), Ishihara au travers du magazine accusera le match d'être truqué, l'Association Japonaise de Sumo(日本相撲協会) portera plainte. Dans les années 70, en plein Boom Nessie, Ishihara ira au Loch Ness(ネス湖) en étant le capitaine d'un groupe d'exploration. Ishihara est un admirateur de l'artiste japonais provocateur des années 70 Yoshiki Okamoto et après son élection au poste de gouverneur il a soutenu la restauration de la célèbre du Young Clock Tower de Ginza.

Star de la télévision

Ishihara apparaît régulièrement dans des Variety-Show à la télévision en tant que guest-star, il intervient aussi dans le Qui veut être millionaire? japonais. Ces interventions sont faites de manière apolitique.


Le Politique: faits marquants

L'idée d'un nouveau Parti

Depuis 2002, une théorie politique ferait de Ishihara le prochain Premier ministre. La rumeur laisse entendre qu'il formerait son propre parti. Un événement qui secouerait jusqu'aux fondations du pouvoir politique au Japon selon certains. Shizuka Kamei (静香 亀井) a appelé de ses vœux la création d'un nouveau parti autour de Ishihara. Takeo Hiranuma (赳夫 平沼) de la faction Shisui-kai soutient lui aussi Ishihara dans ce sens. Son fils aîné Nobuteru Ishihara (伸晃 石原 ), et des conservateurs proche de Ishihara comme Yoshitada Kounoike(祥肇 鴻池) seraient prêt à soutenir ce parti.

Le Japon qui peut dire 'No'

Sorti en 1989, cet ouvrage a été un véritable succès au Japon mais a eu un écho assez négatif chez les politiciens américains. Le livre a inquiété les diplomates américains au point qu'une version pirate et partielle préparée par un département du Pentagone a rapidement circulé à Washington. Suite aux pressions du Congrès américain, le fondateur de Sony Akio Morita (昭夫 盛田) a dû discrètement se retirer de cette collaboration. Cet ouvrage critiquait la gestion des entreprises américaines privilégiant le court-terme, et faisait en fait réponse au rapport américain "Japan 2000" de 1988 qui tentait d'analyser les nombreux échecs des entreprises américaines face aux entreprises japonaises. Ishihara a publié l'essai en anglais, puis a collaboré avec le Premier ministre malaisien Mahatir Mohamad pour "L'Asie qui peut dire 'No' " ou la Voie de l'Asie.

Ishihara sur sa formation politique

Je me suis formé basiquement à la politique avec mon expérience dans les courses nautiques internationales. J'étais le commodore d'un comité de course nautiques. Pas une vieille bicoque mais un grand yacht. La course est dangereuse car si des bateaux se percutent des gens peuvent mourir et les bateaux qui coûtent des dizaines ou des centaines de millions de yens pourraient être perdus. Après ce genre d'accident, le jury international établi une court martiale, et si vous ne vous justifiez pas correctement, vous perdez et supportez tout le blâme. Je crois que cela s'applique à la fois à la politique intérieure et internationale.


Vie politique

Après avoir couvert la guerre du Vietnam avec son Cessez-le feu de Noël, la Vérité (クリスマス停戦(トルース)) Ishihra est tombé malade, victime d'une hépatite. Avec cette expérience et une lettre de sympathie de Yukio Mishima (由紀夫 三島) l'y exortant, Ishihara commence à vouloir faire de la politique. Il recevra aussi le soutien de ses amis artistes, appelé pour l'occasion le Corps Ishihara (石 原軍団) ; ils apparaîtront de manière fréquente et positive dans des programmes de divertissements.

Dans le monde politique, Shizuka Kamei (静香 亀井), Hiromi Nonaka (広務 野中) font partie de ses amis. Il voit aussi régulièrement Yasuhiro Nakasone, l’ancien Premier ministre. Il était l'ami du président américain Ronald Reagan, il est celui du président taïwanais Chen Shui-bian et entretient de bons contacts avec John Bolton, l'actuel ambassadeur américain à l'ONU.

Ishihara a son franc-parler que l'on peut qualifier de discours du coup pied dans les dents. Ainsi a-til proposé l'application de l'ordre public par les Forces d'Auto-Défense, fait référence à la Chine par le vieux terme de Shina (支那), faits référence aux résidents coréens, chinois et américains du Japon par l'expression populaire de Sangokujin (三国人), critiqué les trois otages japonais en Irak, proposé une réforme de la constitution, proposé d'ignorer la loi pour traiter avec les terroristes(法を無視してでもテロと闘う). Ses discours ont chaque fois reçu leur lot de critiques et de soutiens au Japon.

Le Député Ishihara

  • Années 70. Ishihara propose un plan pour aller délivrer le sénateur Benigno "Ninoy" Simeon Aquino Jr.(un de ses amis), qui a été emprisonné par le dictateur des Philippines Ferdinand Marcos.
  • En 1981, il aidera Ronald Reagan comme intermédiaire pour obtenir le soutien du monde financier japonais lors des élections présidentielles. En retour, Ishihara sera invité à Whashington par le nouveau président Reagan pour son inauguration.
  • En 1988, au temps où il était ministre des Transports, alors qu'une expérience de ligne téléphonique avait lieu dans la préfecture de Myazaki, dans le Kyûshû, Ishihara déclare que l'on ne peut pas mener une expérience au milieu des porcheries et des poulaillers , et se prétendre fier de la technologie japonaise dans le monde.
  • En 1988 aussi il a qualifié les forces militaires américaines stationnées au Japon, de Chien de Garde [番犬], ce qui provoquera l'indignation publique de Richard Lee Armitage, l'assistant du Secrétaire à la Défense américain en charge des relations militaires États-Unis-Japon.

Le gouverneur Ishihara, Premier mandat

  • En 1999, lors de son discours présentant sa candidature, il a pris la parole avec cette plaisanterie : " Bonjour, Je suis le grand frère de Yûjirô Ishihara " (Shintaro est aussi connu que son frère).
  • Son slogan pour les élections est Changer le Japon depuis Tokyo. Il propose la transformation de la base américaine de Yokosuka en aéroport civil pour désengorger celui d'Haneda. Il promet l'assainissement des finances de la préfecture.
  • Après son élection, Shintaro Ishihara a promis de se rendre chaque année, le 15 août, au temple Yasukuni. À la question des journalistes qui demandaient si c'était "A titre publique ou à titre personnel", il a répondu avec vocifération "Je ne vais pas répondre à ces idioties !".
  • Une de ses premières mesures a été la Stratégie du refus des voitures diesel.
  • Le gouverneur mène une politique urbaine libérale tout en imposant que les toits des immeubles qui font plus de 100 m² de superficie soient couverts de zone vertes. Il désire limiter la croissance de la population dans le centre de Tokyo à un million d'habitants en plus.(+50%)
  • Ishihara a institué une taxation locale des banques pour assurer au gouvernement métropolitain plus de financement. L'idée reprise dans d'autre préfecture et au niveau national a été critiquée par des députés conservateurs, puis un compormis a été trouvé dans le nouveau code national. Ishihara a envisagé de créer un casino, et une banque pour permettre aux petites entreprises de trouver des financements.
  • Au sujet des étrangers entrés illégalement au Japon, le gouverneur s'est inquiété de l'augmentation des crimes odieux dont ils sont responsables et il a mis l'accent particulier sur le rétablissement de l'ordre public.
  • En 2000, le gouverneur a fait un déplacement à Taïwan où il a assisté à l'inauguration du président taïwanais Chen Shui-bian.
  • En 2000, Ishihara a demandé aux Forces d'Auto-Défense de se tenir prêtes au cas où les étrangers feraient d'émeutes après un tremblement de terre. Une polémique naît autour autour du terme sangokujin, le gouverneur donne des explications sur le sens de ses propos.
  • En 2001, Ishihara a mené campagne contre les corbeaux qui hantent la ville de Tokyo (30 000 corbeaux). Pour résoudre le problème des Karasu, d'après lui, "il faut les abattre dans le ciel, et ensuite en faire des tartes aux corbeaux". Derrière cette allusion au roman Les papiers de Pickwick de Charles Dickens, se cache peut-être le symbole de son parcours politique.
  • Le 8 mai 2001, dans le journal Sankei Shinbun, au sujet des clandestins chinois, le gouverneur a exprimé son anxieté pour la société japonaise qui fait face à une épidémie de crime caractérisé par l'ADN des criminels. L'abondance des crimes chinois, fait de cette brutalité un problème perçu par les Japonais comme une caractéristique culturelle ou héréditaire, mais une perception qui est critiquée aussi comme l'expression d'une discrimination raciale. Le sujet n'est de toute façon pas devenu un enjeu politique national.
  • Octobre 2002, Shintaro Ishihara vient féliciter le réalisateur français Luc Besson, qui est président du jury du 15e Festival International du Film de Tokyo (TIFF) (26 octobre - 4 novembre). La renommée importante au Japon de Luc Besson apporte un indéniable soutien au festival qui entend devenir un grand événement.
  • En ce qui concerne la Corée du Nord et la question non résolue des otages japonais, la préfecture de Tokyo a protesté en refusant d'envoyer de la nourriture à la dictature de Corée du Nord.
  • Durant ce premier mandat, le gouverneur aura aussi fait des déplacements remarqués aux États-Unis et à Quito, capitale de l'Équateur.

Le gouverneur Ishihara, second mandat

  • En 2003, Ishihara est réélu gouverneur de Tokyo, avec un record historique (70,21% des votes). S'étant présente en candidat indépendant, il a reçu le soutien des élécteurs tradionnels du PLD du [(New Komeito]] mais aussi du DPJ. Après cette victoire Ishihara a affirmé qu'il continuerait son programme : "Tokyo sera le levier qui me permettra de réaliser ma mission, sortir notre pays de la crise actuelle".
  • En janvier 2004, pour lutter contre la déliquance juvénile, un panel de conseiller du gouverneur de Tokyo on proposé de bannir le commerce des dessous usagés d'adolescentes dans les sex-shop.
  • En 2004, lors des cérémonies de promotion des jeunes gens, il a élevé des doutes sur les nouvelles mesures visant à réguler le comportement sexuel des jeunes. "La question du sexe est une question privée. Après tout je suis l'auteur de la Saison du Soleil".
  • En mai 2004, le gouverneur de Tokyo est de manière officielle et personnellement par le président taïwanais Chen Shui-bian. Ishihara a l'espoir que l'administration Chen assurera la prospérité de Taiwan et la paix de la région asiatique. Il expliqua par ailleurs que bien que le Japon n'ait pas de relation diplomatique avec Taiwan depuis 1972, il espérait développer les échanges culturels, technologiques et économiques entre Tokyo et Taiwan.
  • Le 6 juin 2004, la flamme Olympique arrive à Tokyo, le gouverneur reçoit la torche des mains de la célèbre pongiste Ai Fukuhara.
  • En 2004, suite à la réorganisation de l'Université Metropolitaine de Tokyo en Université de la Capitale Tokyo, plus orientée sur l'insertion professionnelle, les arguments de certains professeurs ayant été négligés, ces derniers ont organisé leur opposition. À l'occasion de cette réorganisation, les départements de langue étrangères ont été rassemblés dans une filière de "langue internationale" et les département de langue francaise et de langue allemande ont été supprimés. Les professeurs de français ont alors manifesté et écrit des lettres de protestation. Le 19 Octobre 2004, lors d'un discours portant sur ces réformes, à l'occasion de la réunion du Tokyo U-club, le gouverneur, agacé par l'agitation, a évoqué cette opposition infructueuse dans les faits: "Il y a d'innombrables enseignants d'allemand et de français à l'Université municipale de Tokyo, alors que le nombre des étudiants est proche de zéro".Le gouverneur de Tokyo a rajouté en forme de boutade : "Le français est une langue inapte au calcul, il est tout à fait normal qu'elle soit disqualifiée comme langue internationale. Certains individus qui s'accrochent à une telle langue manifestent une opposition infructeuse (à la création d'une nouvelle université). C'est ridicule et ne mérite pas d'être pris en considération". La boutade du gouverneur portait sur l'étrange manière qu'on les français (et non des belges) de compter à partir de 70 : "soixante-dix". Le gouverneur Ishihara s'est expliqué et s'est excusé pour ses propos qui ont été mal compris.Mais prenant prétexte de cette phrase, une association menée par le directeur, "Malik Berkane", d'une école de langue privée opérant sur Tokyo a porté plainte contre le gouverneur de Tokyo pour propos racistes, et réclament au nom de la défense de la langue française honteusement attaquée 500 000 yens pour chacun des plaignants.Site de l'école privée de francais et du collectif Les autorités françaises ont clairement fait savoir, par le biais de l'ambassadeur de France à Tokyo, qu'il n'y avait pas de polémique : Des propos ont été prêtés au Gouverneur de Tokyo sur le français. Je ne souhaite en aucune façon engager une polémique. Intervention de l'Ambassadeur de France au Japon
  • Le 2 novembre 2004, à l'émission Sunday Morning de la chaîne de la Télévision TBS, la phrase suivante de Ishihara "Je n'ai pas l'intention d'établir une justification valable à 100% de l'histoire de l'Union du Japon et de la Corée" a été transformée en J'ai l'intention de justifier à 100%… . TBS a reconnu son erreur et s'est excusée ; la chaîne a été poursuivie pour diffamation, mais le procureur du district de Tokyo n'a pas poursuivi en considérant que TBS n'avait pas commis cette erreur intentionnellement.
  • Le 5 octobre 2004, à l'initiative de la chambre de commerce américaine du Japon, le gouverneur a donné une conférence devant 300 personnes, incluant des membres des chambres de commerce du Canada, de France, d'Angleterre et de Finlande, ainsi qu'une vingtaine de journalistes. Le gouverneur a débuté son discours en rappelant que ses opinions étaient souvent critiquées à l'étranger et notamment aux États-Unis, en Chine et en Corée, mais qu'elles étaient aussi souvent déformées. Il a par la suite expliqué que le potentiel de Tokyo meait celui du Japon et que la préfecture de Tokyo devait orienter ses efforts pour aider les petites et moyennes entreprises, clé de la croissance, en dépit de l'indifférence du gouvernement central. Il a annoncé qu'il encourageait l'investissement étranger direct à Tokyo et qu'il mettait au point une structure pour aider les entreprises étrangères.
  • Le 26 octobre 2004, le gouverneur est invité par le ministre des Transports et des Communications taïwanais Lin Ling-san au lancement de l'Étoile de Formose, nouveau train de luxe.
  • Le 9 mars 2005, à l'occasion de la commémoration des bombardements incendiaires américains de Tokyo qui ont détruit la ville à 60% et fait plus de 100 000 morts, il a déclaré : "Quand nous pensons aux victimes des raids aériens, nous sommes surmontés par les plus profonds regrets. Je voudrais exprimer ma profonde tristesse aux familles des victimes. Nous devons approfondir notre compréhension mutuelle avec les peuples de la terre de manière à réaliser une paix durable".
  • Le 26 avril 2005, l'acteur et réalisateur Clint Eastwood est venu discuter avec le gouverneur Ishihara afin d'obtenir son soutien pour le tournage de son futur film Iwo Jima. Lors de l'entretien Ishihara a demandé à Clint Eastwood que le film respecte les soldats japonais morts sur cette île et d'éviter les lieux sacrés des morts sur. Clint Eastwood de manière courtoise a répondu qu'il ne se permettrait absolument pas de bafouer les sentiments japonais. Au cours de l'entretien, le réalisateur Ishihara s'est enquis de l'expérience de l'ancien maire de Carmel (Clint Eastwood a été le maire de cette ville de Californie dans les années 80).
  • Le 20 mai 2005, il a inspecté l'île Okino Torishima (沖ノ鳥島), à 1700 km de Tokyo. Le statut de l'île est contesté par la Chine qui convoite la zone économique maritime japonaise de l'île contenant des réserves énergétiques. Ishihara a proposé la construction d'une centrale électrique et du peuplement des iles, et a fortement critiqué les discours anti-japonais du gouvernement chinois.
  • En juin 2005, concernant la venue ou non du Premier ministre Koizumi au temple yasukuni, il a déclaré : "Si le Premier ministre ne vient pas à Yasukuni, le pays va se détériorer bruyamment de l'intérieur".
  • Août 2005. Dans son édition du mois d'août, Bungei Shunju a fait paraître "Quelles sont les qualités nécessaires pour être Premier ministre ?", une série d'interview par le gouverneur Shintaro Ishihara avec Shinzo Abe, ancien secrétaire général du PLD, Yasuhiro Nakasone, ancien Premier ministre, et Hiromu Nonaka, secrétaire général du PLD.
  • Le 6 aôut 2005, le gouverneur de Tokyo a déclaré que la ville de Tokyo allait cetainement se déclarer candidate pour les jeux Olympiques d'été de 2016, comme elle les avait accueillis en 1964.
  • En aôut 2005,le Premier ministre Koizumi a décidé de dissoudre la Chambre des représentants et de provoquer des élections législatives anticipées, le 11 septembre 2005, afin de purger le PLD de ses propres opposants politiques. Dans cette perspective, le 13 août 2005, le gouverneur de Tokyo a déclaré qu'il soutiendrait Koki Kobayashi, l'actuel député contre le candidat du Premier ministre, Yuriko Koike le ministre de l'Environnement.
  • Le 15 août 2005, alors que le Premier ministre Koizumi renonce à se rendre au temple Yasukuni(靖国神社) suite au protestation de la République populaire de Chine et de la Corée du Sud, Shintaro Ishihara, accompagné d'une cinquantaine de députés PLD, s'y rend pour prier à la mémoire des morts japonais.
  • Le 23 août 2005, il annonce qu'il va produire un film sur les kamikazes, "Je vais mourir pour personne d'autre que vous" basé sur ses entretiens avec Tome Torihama. "L'histoire ne justifie en rien les kamikazes mais elle illustre leur magnifique, et néanmoins tragique, adolescence. Je crois que j'ai décrit la beauté et la tristesse de leur jeunesse dans le script". Ishihra, 23 août 2006.
  • Le 26 août 2005, le gouverneur de Tokyo, déclare qu'il ne fera campagne que pour d'anciens membres de l'assemblée métropolitaine.

Controverse

La vie tumultueuse de Shintaro Ishihara et son franc-parler ont fait de lui l'une des personnalités politiques japonaises les plus en vue au Japon et à l'étranger. Ses paroles chocs et politiquement incorrectes ont souvent jeté le trouble et suscité des polémiques venant d'opposants politiques et de pays ennemis ou critiques du Japon. Un point sur ses controverses nombreuses.

  • Que pense Ishihara au sujet des Français et de la langue française ?

Le gouverneur est connu pour avoir étudié la littérature française, pour avoir lu Sartre notamment, et pour avoir une vive passion pour les dadaïstes français. Il a ainsi participé avec François Truffaut, de la Nouvelle Vague française, à un projet international de film. Son ami et mentor Mishima a écrit sous l'influence de François Mauriac, son deuxième roman Une Soif d'amour (La mère de Mishima parlait français). Et les œuvres du mentor de Mishima, Yasunari Kawabata, prix Nobel de Littérature de 1968, sont en grande partie inspirées du dadaïsme et de l'expressionisme français du début du siècle. En novembre 2004, le gouverneur de Tokyo et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, prenaient le temps de discuter pour faire le point des échanges et des nouvelles coopérations d'intérêt mutuel pour l'avenir.

  • Ishihara est-il un nationaliste ?

Lors d'une conférence à l'initiative de la chambre de commerce américaine de Tôkyô, Ishihara a rappelé qu'il n'était pas un nationaliste, mais "un patriote ayant à cœur de défendre les intérêts du japon". À une autre occasion : "J'aime le sumo et le kabuki, mais je n'ai pas nécessairement d'idées ethnocentriques qui font que je penserais que tout ce qui est japonais est meilleur. Dans les relations Japon-États-Unis, ce que je déteste le plus, c'est le Japon".

  • Ishihara est-il pro-américain ou anti-américain?

Ishihara était l'ami du président Reagan mais ne cache pas son opposition à la présence des forces militaires américaines au Japon, ni de vouloir défendre les intérêts économiques du Japon face aux intérêts américains. Il est proche de revues pro-américaines anti-communistes comme la Sankei Shinbun.

  • Que pense Ishihara au sujet des étrangers ?

En 2003, Gregory Clark, ancien diplomate asutralien expliquait que les médias occidentaux ont une propension à négliger et à faire de mauvaises citations des politiques japonais. Clark a notamment remarqué qu'Ishihara a souvent parlé du Japon comme un "zasshu minzoku" (une nation bâtarde) qui "ferait bien d'accueillir l'immigration", incluant une immigration asiatique. En mars 2005 le gouverneur a déclaré : Nous devons approfondir notre compréhension mutuelle avec les peuples de la terre de manière à réaliser une paix durable. D'un autre côté le gouverneur de Tokyo a eu des propos très dur sur les crimes commis par les étrangers en situation illégale au Japon.

  • Que signifie le terme Sangokujin pour Ishihara ?

TIME: Pour vous, à quoi fait référence le terme de Sangokujin?

Ishihara: Le premier sens du mot est étranger. Le second sens est (pour une certaine période après la Seconde Guerre mondiale) utilisé pour désigner les gens des anciennes colonies comme Taïwan et la Corée. Une autre manière de l'utiliser était lorsque des soldats américains enfonçaient les portes de nos maisons. Nous disions un très grand sangokujin a enfoncé notre porte.

TIME: Avez-vous été surpris par la réaction négative à votre discours ?

Ishihara: Je me suis référé aux nombreux Sangokujin qui sont entrés illégalement au Japon. J'ai pensé que certaines personnes ne connaîtraient pas ce mot, alors j'ai paraphrasé et j'ai utilisé le mot de gaikokujin (étrangers). Mais c'était un journal de vacances alors les agences de presse ont délibérément mis la partie avec Sangokujin en avant, et cela causant le problème. Time, 24 avril 2000, Vol.155, No.16.

  • Que pense Ishihara au sujet des Chinois et de la Chine?

Le gouverneur de Tokyo est un ami du président taïwanais, mais ne cache son aversion pour les régimes non-démocratiques. Il est bien perçu à Taiwan, mais détesté par les autorités de la République populaire de Chine. Il a utilisé le terme de Sina, mais celui est aussi utilisé par les Chinois.http://www.sina.com.cn

  • Que pense Ishihara au sujet de l'Incident de Nankin ?

Ishihara a dit que l'Incident de Nankin était une invention chinoise mais a expliqué que, d'après lui, "les militaires japonais dans l'hystérie de la guerre ont commis des massacres". Ce que conteste Ishihara c'est le nombre exagéré de victimes, 300 000, présenté par le gouvernement communiste chinois. Les études les plus sérieuses actuellement menées par la communauté américaine et japonaise tendent à infirmer ces chiffres et à accréditer une politique chinoise d'exagération volontaire.

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Japon | Politique du Japon | Tôkyô

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