Seconde Guerre mondiale
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La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
- Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
- Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande.
Les États européens qui ne prirent pas part aux conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie.
Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s (encore que leur nombre dans les S.A. ait semblé particulièrement important), Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.
Bref résumé chronologique
Article détaillé : Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole. Dans le camp républicain, les brigades internationales (composées d'engagés volontaires majoritairement communistes venus surtout d'Europe centrale et de France, des républicains allemands et italiens et des démocrates anglo-saxons, parmi lesquels on trouvera André Malraux et George Orwell) combattent sous commandement espagnol. Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandées par des généraux italiens et une légion allemande d'aviation « Condor » (composée d'aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s'entraîner à leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais et une compagnie française.
Dès 1937, débute l'affrontement entre le Japon et la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)).
Dès 1938, après Munich et l'annexion des Sudètes et la réaction (très molle) de la France et du Royaume-Uni, rares sont les optimistes qui croient encore que la guerre peut être évitée, tandis que l'Union soviétique joue la carte nazie contre la Pologne et les « démocraties » avec le pacte germano-soviétique (qui constituait un nouveau partage de la Pologne) .
Mais la Seconde Guerre mondiale commence officiellement en Europe, lorsque la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion de la Pologne par cette dernière, le 1er septembre 1939, un traité les liant à ce pays.
L'Union soviétique, récupère de son côté la partie est de la Pologne et les pays baltes, comme convenu avec Ribbentrop. Puis elle attaque la Finlande le 30 novembre 1939 pour annexer la Carélie, ce qu'elle obtient par la paix de Moscou le 12 mars 1940, en dépit d'une résistance finlandaise inattendue.
Une fois l'armée polonaise écrasée (avant la fin septembre !) par l'Allemagne et l'URSS, plus rien ne se passe sur le front ouest où les troupes anglo-françaises (sous commandement français) ne prennent aucune initiative militaire, nulle offensive n'intervenant pendant plusieurs mois (on assiste alors à la « Drôle de guerre »).
Au printemps, les alliés se préparent à couper l'approvisionnement en acier de Suède vers l'Allemagne depuis la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco et l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Le corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France rembarque précipitamment lorsque la Belgique est envahie.
En effet, mai-juin 1940 voit l'invasion foudroyante par l'armée allemande des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France (« Blitzkrieg » ou « guerre-éclair »). L'armée belge capitule en mai 1940. L'Italie se joint alors à l'Allemagne et déclare la guerre à la France le 10 juin. Puis, en France, le gouvernement Pétain succédant le 16 juin 1940 à celui de Paul Reynaud, demande l'armistice et en accepte les conditions.
Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, l'Angleterre fait front avec succès à l'aviation allemande, car, bien que faible en forces terrestres (puisqu'elle avait supprimé son service militaire entre les deux guerres), elle dispose d'une flotte puissante, d'une aviation bien organisée, et, avec Churchill qui a remplacé Chamberlain, d'un bon moral.
La Grande-Bretagne dispose en outre de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, la fournissent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la loi « Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée à l'Angleterre et à ses alliés.
Hitler, désespérant de prendre l'Angleterre et de l'amener à faire la paix érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « Mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer la Russie. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxas qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne.
C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et la Yougoslavie affaiblie par la division entre multiples factions (communistes et anti-communistes, nationalistes de tous bords, notamment les nationalistes croates ou oustachis d'Ante Pavelic et leurs ennemis serbes communistes de Tito).
Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient lui immobiliser de 13 à 20 divisions jusqu'à la fin de la guerre ;
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa contre l'U.R.S.S., qui ne peut commencer que le 22 juin 1941.
Si bien que, malgré une avance foudroyante et la capture de nombreux soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à quelques kilomètres de Moscou sous un froid glacial et sans équipement adéquat. Les Soviétiques lancent alors avec leurs troupes sibériennes une offensive d'hiver qui, au prix de pertes effroyables, oblige les envahisseurs à reculer. Il est vrai que, selon la propagande nazie, il ne s'agissait que d'un « repli élastique »...
À partir de ce moment, c'est la campagne de Russie qui va accaparer l'essentiel des efforts militaires allemands, et conduire Hitler à ne consacrer que des efforts insuffisants au front de Libye, alors qu'avec des renforts plus importants, Rommel aurait pu atteindre le canal de Suez.
Le 7 décembre 1941 les Japonais détruisent, par surprise, la flotte étasunienne du Pacifique à Pearl Harbor. Ils laissent néanmoins échapper ses porte-avions. Les Japonais envahissent alors les Philippines et les Indes néerlandaises, en janvier-août 1942, ainsi que tout le Sud-Est asiatique. Ils ne sont arrêtés qu'en Birmanie.
Mais au début de juin 1942, la bataille aéro-navale des îles Midway coûte quatre porte-avions aux Japonais. Ainsi sont-ils désormais placés sur la défensive dans le Pacifique, dont les États-Unis commencent la reconquête, île par île.
Mais Roosevelt, bien qu'entré en guerre à la suite de l'agression japonaise, a compris que l'ennemi principal est l'Allemagne, qui a fait la sottise de lui déclarer la guerre en décembre 1941. Or l'Union soviétique, menacée par une nouvelle offensive dans le secteur de la Volga et en direction des pétroles du Caucase, supporte presque seule l'effort de guerre allié en Europe. Un second front doit donc être créé d'urgence pour la soulager.
Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l'Afrique du Nord, où Roosevelt, influencé par ses représentants Leahy et Murphy, espère le ralliement de l'armée de Vichy. C'est l'Opération Torch, qui se traduit par le débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. En réalité, les troupes de Vichy accueillent initialement les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, cependant que la Tunisie est livrée sans combat aux Allemands suite aux tergiversations de l'amiral Esteva et du général Derrien, hésitant entre les ordres de Darlan (après son ralliement forcé aux Alliés) et de Vichy. Le 8 décembre, après un ultimatum avec délai d'acceptation de trente minutes du général Nehring, Bizerte se rend et l'escadre française tombe aux mains des Allemands (trois torpilleurs, deux avisos et neuf sous-marins).
Le débarquement réussit cependant à Alger, grâce à la résistance française (putsch du 8 novembre 1942) et au ralliement forcé de l'amiral Darlan. À partir de ce moment, l'armée d'Afrique entre en guerre dans le camp allié et, pour commencer, participe à la campagne de Tunisie.
À la Conférence de Casablanca (1943), tenue entre le 14 et le 24 janvier, Roosevelt et Churchill décident de poursuivre leurs offensives en Sicile puis en Italie, et de renforcer leur soutien à l'Union soviétique. Quant à l'armée française d'Afrique, elle va participer aux campagnes d'Italie et enfin au débarquement en Provence.
L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942, suivi par d'autres États latino-américains. L'aviation mexicaine participe à la guerre du Pacifique.
Après le débarquement allié en Italie, ce pays cesse les hostilités puis change de camp en 1943. L'année suivante, en 1944, à l'approche des troupes soviétiques, les armées de la Roumanie et de la Hongrie changent de camp.
Quant à la Yougoslavie, elle se libère toute seule, ce qui confère, par la suite, une forte autorité et une grande indépendance au chef communiste de l'armée des partisans, Tito.
L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945 à Reims, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est devenu depuis un jour férié en France.
En Asie, la guerre ne s'achève que le 2 septembre 1945, lorsque le Japon reconnaît sa défaite et capitule sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki.
Les gaz de combat ne furent pas utilisés dans les combats entre belligérants, mais seulement contre les civils déportés, dans les camps d'extermination nazis.
Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gaz tabun et sarin furent retrouvées en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes. Elles furent immergées dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.
Origines
En Europe
Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 se pose le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni partage les colonies allemandes, sous la forme de mandats de la SDN, avec la France (mais aussi avec la Belgique, le Japon, les États-Unis). Mais la France, sur le sol de laquelle s'est passé une grande part des combats, obtient en outre le droit à de fortes indemnités de réparations, ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Quant aux États-Unis d'Amérique, devenus de gros créanciers des puissances alliés et appliquant strictement leurs droits, compte tenu de leurs lourdes pertes, ils exigent le règlement des dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant dues par leurs alliés.
La Russie est devenue, à l'issue de la Révolution et de la contre-révolution, l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale, au nom du principe des nationalités, en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois.
En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (faiblesse de la République de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire généralisé, interdit par le traité de Versailles, remilitarise la Rhénanie (1936) et met en œuvre une politique étrangère agressive. Cette politique est destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (Anschluss de mars 1938) et ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938).
L'annexion des Sudètes est entérinée à Munich en septembre 1938, lors d'une conférence où le Français Édouard Daladier et l'Anglais Neville Chamberlain se fient aux promesses d'Hitler, selon lesquelles l'obtention des Sudètes satisferait la dernière revendication du IIIe Reich, et interdisent à la Tchécoslovaquie de se défendre. Cela n'empêche naturellement pas Hitler d'annexer, peu après, la moitié de la Tchécoslovaquie, la Bohême et Moravie (en mars 1939, avec la complicité des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, de la Hongrie de Horthy et de la Pologne des colonels, qui s'empare de la région de Teschen. Hitler s'empare également de Memel en Lituanie.
Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constitue un élément important d'instabilité. En effet, Berlin revendique ce corridor qui sépare la Prusse orientale du reste de l'Allemagne. Quant à la Pologne, bien qu'admiratrice de l'Allemagne nazie, avec laquelle elle a partagé la Tchécoslovaquie, elle ne veut pas lâcher ce corridor, qui est son seul accès à la mer.
En outre, depuis 1922, l'Italie est aux mains du parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires français.
En Asie
Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développe depuis la fin du XIXe siècle sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient.
Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisent la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, voit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à sa supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong.
Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître son influence en Extrême Orient, paie les dettes de guerres de la Chine auprès du Japon et, soutenue par l'Allemagne et la France, humilie Tōkyō en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont dès lors impliqués dans une lutte d'influence au nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, au sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence en Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas.
C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, à la bataille de Tsoushima. Le Japon, bien préparé et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. À l'inverse, la Russie, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison militaire efficace avec l'ouest par son Transsibérien à voie unique, essuie aussi de lourdes défaites terrestres. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère, auprès des peuples d'extrême Orient, un prestige qui subsistera jusqu'en 1945.
En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique.
Pour permettre l'accomplissement de son expansionnisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.
Différents théâtres d'opérations
Théâtre européen
Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement du pays en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu'elle n'a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d'Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l'Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale. Mais les français restent l'arme au pied alors que la Pologne fait seule face à l'agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent alors pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et attaque la Finlande (Guerre d'Hiver) pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder.
Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendent l'assaut allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin est prise en défaut lorsque le 10 mai 1940, l'Allemagne lance l'opération Marita, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de prendre à revers la ligne Maginot.
Les armées franco-britanniques se déploient vers le nord pour défendre la Belgique mais se trouvent prises à revers, puis finalement encerclées autour de Dunkerque. La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques évacuent leurs troupes et une large partie des forces françaises à Dunkerque (Opération Dynamo) en abandonnant leur équipement lourd, tandis qu'un rideau de troupes françaises freine la réduction du réduit avant d'être fait prisonnier. Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand, qui ne réussit pas à mettre en place une ligne de défense le long de la Somme, jusqu'à la ligne Maginot. Il arrive trop tard, et son action, qui commence par retarder la riposte à la trouée allemande, ne peut qu'aggraver la situation, la France n'ayant plus de réserves. Après quelques jours de combats acharnés, cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peut enrayer l'avancée nazie. Le président Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l'armistice. Il est signé le 22 juin (à Rethondes, dans l'ancien wagon de l'armistice de 1918), et laisse à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire. Pétain instaure en France un régime autoritaire, le Régime de Vichy, et, quelques mois plus tard, le 30 octobre 1940, il préconise la collaboration avec l'ennemi.
À Londres, le général français Charles de Gaulle décide de continuer la guerre et forme une légion de volontaires, qui se transforme en mouvement de la France Libre, pour résister à l'Allemagne. Un certain nombre de Français le rejoignent et une partie des colonies françaises se rallient à lui. De Gaulle est le chef de ce mouvement, et ses Forces Françaises Libres (FFL) combattent aux côtés du Royaume-Uni sur tous les fronts, contre les forces allemandes et italiennes. Le Bureau de Renseignement et d'action de la France Libre organise aussi des réseaux de sabotage en France, contre les forces d'occupation.
Pendant ce temps, l'Italie attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres, stoppée par la forte résistance des rares unités françaises qui défendent la frontière en Provence. Cependant, le gouvernement interdit à la RAF de riposter.
L'Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commence une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c'est un échec, l'Allemagne ne parvient pas à briser la résistance britannique.
Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini veut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il a déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décide d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l'armée du dictateur Metaxas est farouche et se transforme en offensive victorieuse : Les Grecs occupent alors le quart sud de l'Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs mois l'opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie (qui est son alliée) et la Yougoslavie pro Alliés, où les nazis sont aidés par les croates nationalistes d'Ante Pavelic. Vainqueur en apparence, Hitler écrase les armées yougoslaves et grecques, ce qui lui permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, il vient :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont lui immobiliser 20 divisions depuis la fin de 1942 jusqu'à la fin de la guerre
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa qui ne commence que le 22 juin 1941. Malgré une progression victorieuse, les forces allemandes vont alors être surprises par l'hiver russe, sans l'équipement adéquat, aux portes de Moscou, tandis que leurs blindés vont s'enliser dans la boue :
L'Allemagne, en attaquant par surprise l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa, s'empare de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats.
Ils le font d'autant plus facilement que Staline, qui de toute sa vie n'a fait confiance à personne, a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu'il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l'étranger. Il a cependant refusé d'en tenir compte et de prémunir ses troupes contre ce risque d'agression. De plus, aux premières heures de l'attaque, Staline, dans l'espoir d'arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de résister, pendant les deux premiers jours de l'invasion, alors qu'elles sont martelées par les bombes allemandes.
Cependant, les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l'Oural, tandis que l'armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre des notamment Moscou et Leningrad. Image:Mémorial uniforme soviétique WWII.JPG Au printemps 1942, l'armée allemande reprend l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VIe armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la Wehrmacht reprend l'initiative à la troisième bataille de Kharkov mais est brisée à la grande bataille de Koursk.
En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les Nazis soient complètement repoussés d'Italie.
Les Alliés prennent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement états-uniens, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé par les FFL en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer la France du Sud et ouvrir un deuxième front en France. L'Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires.
En 1945, les Alliés peuvent franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le 30 avril d'une balle dans la tête dans son bunker de la Chancellerie. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Reichstag, le siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruine. Toute résistance militaire nazie cesse alors. Mais la Bataille de Berlin continue jusqu'au 2 mai, puisque quelques civils continuent à résister. L'Allemagne se rend sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d'un millénaire aura finalement semé la destruction un peu plus de 12 ans.
Théâtre africain et du Moyen-Orient
L'armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps d'Erwin Rommel et la 8e armée britannique. En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l'est pour atteindre Suez,et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1{ère} Brigade Française libre du général Koenig, ce qui donna le temps aux Anglais en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c'est la 8e Armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l'Axe et remporte la seconde bataille d'El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours après le succès du Débarquement allié en Afrique du Nord.
Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l'Union soviétique qui résiste seule à l'assaut allemand, les forces américaines et anglaises ont débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Roosevelt, désinformé par ses représentants Leahy et Murphy, espérait, contre tout réalisme, le ralliement de l'armée de Vichy.
Malheureusement les généraux de Pétain accueillent les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, tandis qu'ils livrent, sans un seul coup de revolver, la Tunisie et sa flotte de Bizerte à une poignée de Germano-Italiens.
Le débarquement allié en Afrique du Nord réussit cependant à Alger, où 400 patriotes français réussissent à neutraliser le 19e Corps d'Armée vichyste pendant une quinzaine d'heures. Ainsi cet audacieux putsch du 8 novembre 1942 permet-il aux Alliés d'encercler Alger sans opposition, et d'obtenir, le jour même, la capitulation du Général Juin et l'amiral Darlan, à 17 heures. Contrôlant dès le premier jour un grand port intact, le succès du débarquement est assuré, grâce à la résistance française. Il reste au général Clark, qui tient à sa merci les chefs de l'Armée d'Afrique, à obliger sous la menace Juin et Darlan, après 3 jours de pression, à ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, les 10 et 11 novembre 1942.
Darlan change alors de camp et instaure à Alger, sous la dénomination de « Haut Commissariat de France en Afrique », un gouvernement vichyste local sous protectorat américain. Darlan puis Giraud y maintiennent le régime de Vichy, avec ses lois d'inspiration hitlérienne et ses camps de concentration (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43), alors qu'ils ne sont plus soumis à aucune pression nazie. Mais l'armée d'Afrique entre en guerre dans le bon camp, et participe aux campagnes de Tunisie, puis d'Italie et enfin au débarquement en Provence. Parallèlement, à la suite de la fusion du Comité français de Londres, dirigé par de Gaulle et du Commandement Civil et Militaire dirigé par Giraud, un nouvel organisme, le Comité français de la Libération nationale(CFLN) est institué. Sous l'autorité du général de Gaulle, il fait disparaître les derniers vestiges du vichysme dans l'Empire.
Les alliés chassent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide de l'armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. Depuis l'Afrique du Nord les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.
Théâtre asiatique
Article détaillé : campagnes du Pacifique
L'expansionnisme militaire du Japon ne peut plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui peut encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur sont déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis ont appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui a réussit contre la Russie, le Japon décide de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte est fortement endommagée mais les porte-avions sont en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupe les possessions britanniques, hollandaises et américaines d'Asie du Sud-Est comme Hong Kong, Singapour, l'Indonésie et les Philippines et s'emparent des champs pétroliers de Malaisie menaçant même l'Australie. L'Indochine française est déja passée sous son contrôle militaire avec l'accord du Régime de Vichy le 21 juillet 1941.
En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourne à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, cela est accentué par celle de Midway.
Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprennent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte.
L'armée nationaliste du Kuomintang sous Tchang Kaï-chek et les communistes sous Mao Zedong font front commun contre les Japonais mais sans coopérer. Image:Hiroshima aftermath.jpg La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permet de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclare la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tōkyō subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subissent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.
Conséquences historiques
La Seconde Guerre mondiale contribue, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
La Société des Nations, à laquelle on impute d'avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies est rédigée à San Francisco en juin 1945.
La hiérarchie nazie est jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg.
La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficient d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.
Conséquences au Royaume-Uni
Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, ont un rôle mineur ou bien sont écartés des négociations qui aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui porte en elle les germes de la Guerre froide, dure jusqu'en 1989.
Le Royaume-Uni sort considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, a consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connaissent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.
Conséquences en France
Au cours de la bataille de Normandie, le général de Gaulle, accueilli en libérateur par les Français, parvient à obtenir des alliés la reconnaissance de la pleine autorité de son gouvernement, le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) (proclamé le 3 juin à Alger), sur la métropole. Il fait en sorte que la France soit reconnue par le camp allié comme un vainqueur. Cette reconnaissance lui permet d'occuper une partie de l’Allemagne, d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, etc.
La Libération de la France s'accompagne de l'épuration d'une partie des personnes suspectées, à raison ou à tort, d'avoir collaboré. Les Allemands et leurs collaborateurs ont multiplié les atrocités sous l'occupation, puis dans leur retraite. Aussi dans les territoires libérés par les résistants, de nombreuses exécutions sont expéditives et pas toujours précédées de jugements. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale ». De ce fait, des erreurs sont commises dans cette libération rapide, et des innocents injustement assassinés. Les historiens estiment qu'environ 11 000 exécutions sommaires ont lieu. L'épuration sauvage a pu être d'autant plus brutale que la population peut avoir envie de se venger des exactions de la milice et des Allemands dans leur déroute et que le gonflement des effectifs de la résistance a permis à certains résistants de la 24e heure de se dédouaner ainsi à peu de frais. On a observé le même phénomène lors de l'indépendance de l'Algérie.
À l'opposé, certains collaborateurs sont parfois acquittés ou condamnés à de faibles peines (malgré la gravité de leurs crimes) par les tribunaux réguliers dont la majorité des juges ont prêté serment à Pétain. C'est ainsi que le secrétaire d'État à l'Intérieur de Pétain, René Bousquet (qui mit la police et la gendarmerie françaises à la disposition des occupants pour faire la chasse aux résistants) est acquitté. À noter que les collaborateurs n'ont été poursuivis que pour trahison, et pas pour crime contre l'humanité.
De Gaulle empêche le développement d'une situation armée insurrectionnelle (voir Histoire de la Grèce), en amalgamant les mouvements ayant participé à la Résistance à l'armée régulière issue de l'armée d'armistice cantonnée en Afrique (dont nombre de cadres avaient été vichystes avant de se rallier en 1942). Non sans mal, les résistants des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Francs-tireurs partisans (FTP) sont intégrés dans l'armée régulière sans trop d'à-coups. L'intégration des milices patriotiques du PCF est négociée contre la participation des communistes au gouvernement et l'amnistie de Maurice Thorez.
Au nom de la reconstruction du pays et afin de permettre à la France de tenir son rang nouvellement restauré aux côtés des alliés, l'épuration de l'administration est limitée. Certains hauts-fonctionnaires invoquent la continuité de l'État comme acte de résistance. Les policiers dont une partie a poursuivi les résistants se dédouanent par une insurrection à Paris à la veille de la Libération. Certains collaborateurs se font oublier en intégrant des régiments de FFI ou en s'engageant dans le corps expéditionnaire d'Extrême-Orient (engagé en Indochine), ce qui est par la suite exploité par la propagande viet-minh.
La France oublie qu'elle fut anglophobe et pétainiste après le bombardement de Mers_el_Kébir, que des gendarmes français gardèrent le camps de concentration de Drancy et convoyèrent les convois de déportés jusqu'à la frontière, .. Toutefois, la proportion de Juifs d'avant-guerre ayant survécu est la plus importante de tous les pays occupés (cependant les juifs dit apatrides furent bien moins protégés que les juifs français). Pour un temps, la législation française considéra que seuls les Allemands peuvent être poursuivis pour crimes contre l'humanité. Le procès manqué de Bousquet ainsi que les procès tardifs de Paul Touvier et Maurice Papon sont emblématiques de cette politique.
Conséquences aux États-Unis d'Amérique
Les États-Unis d'Amérique prennent l'initiative d'avoir une attitude positive. Ils imposèrent la démocratie, particulièrement au Japon, à travers une épuration et un contrôle des rouages de l'État et de l'éducation. Parallèlement, ils fournissent une aide économique à la reconstruction de l'Europe, connue sous le nom de plan Marshall.
À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont avec l'URSS l'une des deux super-puissances. Les États-Unis possèdent la première flotte de guerre, la première flotte de commerce, ils détiennent 75 % des stocks d'or du monde (d'où la devise « dollar as good as gold », le dollar est aussi sûr que l'or).
Conséquences en URSS
Staline n'est pas en reste, du moins dans un premier temps, et prononce la dissolution du Komintern en 1943, puis du parti communiste des États-Unis en 1944 (d'après Eric Hobsbawm).
L'Union soviétique met en place des régimes dits « démocraties populaires », qui lui sont dévoués, dans les pays d'Europe centrale, y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide.
Holocauste de masse (Shoah)
L'expression hébraïque Shoah (anéantissement) désigne l'extermination en masse, systématique et programmée, des civils juifs, enfants compris. Environ 6 millions de juifs en furent les victimes. Ce génocide fut perpétré par les nazis de 1942 à 1945 selon des méthodes industrielles.
Aux côtés des juifs, d’autres populations furent victimes de la même volonté raciste d'extermination systématique des éléments « nuisibles » (sic) ou simplement « inférieurs » (sic) :
- les Tziganes ;
- les handicapés ;
- des prisonniers de guerre, français des colonies d'Afrique noire, polonais et russes (exécutions de masse ou par sous-alimentation) ;
- les homosexuels.
Outre cette extermination systématique, des gens appartenant à d'autres catégories ont aussi été envoyés dans les camps d'extermination, mais avec moins de systématisme :
- les témoins de Jéhovah ;
- des civils polonais ;
- des opposants, résistants, militants (catholiques, communistes, etc.)
Ceci en sus des crimes de guerre (tortures, massacres etc.). Il convient de préciser toutefois que les conventions internationales (les « lois de la guerre ») ne protègent pas les partisans, « résistants » et autres combattants sans uniforme.
L'Holocauste fut pratiqué dans un premier temps par des exécutions de masse pratiquées par la Wehrmacht puis par les Einsatzgruppen dans les territoires polonais et soviétiques.
Après la Conférence de Wannsee (20 janvier 1942), la politique d'extermination (« la solution finale de la question juive » dans la terminologie nazie) vise les juifs de tous les pays occupés et prend un tour industriel. Les juifs sont déportés dans des camps d'extermination dans lesquels les victimes sont gazées en masse, invalides, malades et enfants d'abord. Les civils valides sont quant à eux rapidement épuisés avant d'être à leur tours gazés.
Les principaux camps d'extermination furent :
- Auschwitz-Birkenau (où périrent plus d'un million de personnes)
- Treblinka
- Majdanek
- Sobibor
- Bergen-Belsen
- Chelmno
Il faut distinguer les camps d'extermination des camps de prisonniers de guerre pour occidentaux (Stalag) et des camps de concentration. Les premiers ont pour finalité l'extermination des juifs et autres personnes qualifiées de « sous-hommes » par le régime nazi. Les camps de concentration sont établis pour garder prisonnier les opposants réels ou présumés, les pilotes alliés, etc. (par exemple Buchenwald). Si le but premier des camps de concentration n'est pas l'extermination, les conditions particulièrement dures de détention et les mauvais traitements y entraînent une forte mortalité. Les camps de prisonniers pour occidentaux (Stalag) sont plus « doux ». Par contre, ceux destinés aux prisonniers russes sont particulièrement durs au début de l'offensive Barberousse, jusqu'à ce que Speer s'inquiète du problème de main d'œuvre dans l'industrie de guerre.
Exactions et crimes de guerre
De nombreux massacres de civils ou crimes de guerre sont perpétrés au cours de ce conflit :
- sur le théâtre d'opération européen :
- génocide (déportation suivie de l'extermination) des juifs par les nazis
- en France (massacres commis par les nazis)
- exécutions d'otages par les allemands à Ascq, à Tulle, à Châteaubriant, à Paris (...)
- massacre d'Oradour-sur-Glane exécuté par la division SS Das Reich.
- en Pologne
- massacre de 5 000 officiers polonais à Katyn, par l'armée soviétique (l'URSS a reconnu sa responsabilité après plusieurs décennies, ayant longtemps accusé les nazis d'être responsables de ce massacre)
- massacre de 10 000 autres officiers polonais en d'autres lieux, soit 15 000 personnes tuées froidement d'une balle dans la nuque par le NKVD, ancêtre du KGB
- déportation et affamement du ghetto de Varsovie
- « nettoyage » du ghetto de Varsovie par les MSS après l'insurrection des derniers survivants
- destruction de Varsovie par l'armée allemande après le soulèvement de l'Armai Krajowa
- expériences pseudo-médicales du docteur Mengele
- en Union Soviétique
- affamement de prisonniers de guerre russes
- 20 millions de citoyens de l'Union Soviétique sont tués, dont un très grand nombre de prisonniers de guerre exécutés par les allemands, et aussi des civils dont les villages et villes sont anéantis
- en Allemagne
- 600 000 personnes, essentiellement des civils, sont tuées lors des bombardements stratégiques alliés. (Opération Gomorrah sur Hambourg, bombardements sur Berlin et Dresde) effectués par les alliés
- en Yougoslavie
- déportation de dizaines de milliers de Serbes, Juifs et Roms dans les camps de la mort (notamment à Jasenovac) par les fascistes croates (les Ustasha)
- sur le théâtre d'opération du Pacifique :
- rapt à des fins sexuelles de plus d'un million de « femmes de réconfort » par les japonais
- en Chine
- « incident » de Nankin au cours duquel les troupes japonaises pillent la ville pourtant évacuée par les troupes chinoises et massacrent entre 100 et 300 000 civils après avoir commis diverses exactions
- expérimentation d'armes chimiques et biologiques sur des prisonniers chinois par les japonais
- au Japon
- Bombardement de Tōkyō et surtout le bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki par les alliés
Certains considèrent que certains bombardements, dont ceux de Dresde, de Tōkyō et surtout les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki constituent des crimes de guerre. D'autres font remarquer que ces bombardements avaient pour but de saper le moral et la volonté de combattre des puissances de l'Axe et ainsi de hâter la fin de la guerre. En particulier, le haut-commandement japonais aurait été prêt à sacrifier plusieurs millions de soldats. Enfin la libération des milliers d'atolls occupés par les japonais était très coûteuse en vies.
Il faut également ajouter l'exécution sommaire de civils et de soldats alliés en uniforme (en particulier certains para parachutés par le SOE afin d'encadrer les maquis ainsi que certains pilotes).
Voir aussi : Mémorial des victimes de la Seconde Guerre mondiale ~ Europe sous domination nazie ~ Amnésie sélective de guerre ~ Troubles comportementaux de guerre
Expulsion des minorités allemandes d'Europe centrale
- Il y avait en Europe centrale (Prusse, Tchécoslovaquie, Pologne et pays baltes) des implantations allemandes depuis de nombreux siècles. Les Allemands des Sudètes, dont les porte-paroles avaient demandé le rattachement à l'Allemagne, avaient servi de prétexte au démantèlement de la Tchécoslovaquie, accordé par les Accords de Munich en 1938.
- Après la prise de ces territoires par l'armée soviétique, de nombreux Allemands, dont beaucoup avaient collaboré avec les nazis, furent expulsés ou fuirent ces régions pour l'Allemagne ou l'Autriche, dans des conditions souvent dramatiques.
- Les Allemands de la Volga furent déportés en Sibérie.
Postérité de la Seconde guerre mondiale
Après la Seconde Guerre Mondiale se sont dessinés les rapports de forces qui ont caractérisé la Guerre Froide, mais aussi un grande nombre de situations géo-politiques actuelles.
Le travail de reconstitution historique de cette période est toujours en cours, et sujet à de nombreuses controverses, propres à exacerber les sensibilités nationales : la collaboration française sous Vichy en est un exemple.
Par ailleurs, l'holocauste anti-juif en particulier a donné lieu à un important programme de dédommagements de guerre. Toutefois, les Alliés n'ont pas souhaité répéter l'erreur des dédommagements trop lourds exigés à l'Allemagne après la première guerre mondiale, ce qui a permis au pays de connaître un "miracle économique", et d'intégrer la Communauté Économique du Charbon et de l'Acier, prélude à la Communauté Européenne. Le Plan Marshall a permis aux économies européennes de se reconstruire.
Moyens militaires des belligérants
Armes
La Seconde Guerre mondiale a vu un développement très important des armes de tous types, en puissance et en quantité. Voir Armes utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lignes défensives
Image:Waves of paratroops land in Holland.jpg
| Bâtiments | Alliés | Axe | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| France | Royaume-Uni | Total | Allemagne | Italie | Total | |
| Porte-aéronefs | 1 | 8 | 9 | |||
| Cuirassés | 7 | 12 | 19 | 5 | 2 | 7 |
| Croiseurs | 19 | 50 | 69 | 6 | 22 | 28 |
| Destroyers | 70 | 94 | 164 | 17 | 59 | 76 |
| Sous-marins | 77 | 38 | 115 | 57 | 115 | 172 |
| Escorteurs | 87 | 87 | ||||
Affrontements militaires
Batailles et opérations militaires
- Le « Cas Blanc » (Fall Weiss), Invasion de la Pologne
- Bataille de France
- Bataille de Dunkerque (Opération Dynamo)
- Bataille d'Angleterre
- Bataille de Crète
- Opération Barbarossa
- Bataille de Bir Hakeim
- Opération Jubilee
- La guerre maritime
- Débarquement allié en Afrique du Nord (voir Opération Torch)
- Putsch du 8 novembre 1942 (Neutralisation d'Alger et arrestation des officiers généraux vichystes Juin et Darlan, par la résistance française)
- Opération Torch
- La préparation de l'Opération Torch (Débarquement allié en Afrique du Nord)
- La réussite de l'opération Torch (Débarquement allié en Afrique du Nord)
- Première bataille d'El Alamein
- Seconde bataille d'El Alamein
- Le débarquement allié en Sicile et la Campagne d'Italie. 1943-1945
- Débarquements à Anzio & Nettuno
- Bataille de Normandie
- Débarquement, connu aussi sous le nom de D-Day ou Opération Overlord
- Juno Beach - Secteur canadien
- Opération Cobra, la percée du front de Normandie
- Opération Market Garden (se termine par la Bataille d'Arnhem)
- Le débarquement de Provence (opération Anvil Dragoon)
- Bataille du mont Cassin
- La libération de la Belgique et de la Hollande. 1944-1945
- Bataille des Ardennes (ou Battle of the Bulge)
- Bataille d'Hurtgen Forest
- Bataille de Berlin
- Bataille de Leyte
- Bataille de Peleliu
- Bataille d'Iwo Jima
- Bataille d'Okinawa
- Bataille du pont de Lugou
- Bataille de Tai er zhuang
- Bataille de Changsha
- Bataille des cent régiments
Batailles navales
- Bombardement de Mers el Kébir
- Bataille de Rio de la Plata
- Première bataille de Narvik
- Seconde bataille de Narvik
- Bataille de l'Atlantique
- Bataille de la Mer de corail
- Bataille de Midway
- Bataille de Guadalcanal
- Bataille du golfe de Leyte
Principales campagnes de bombardement
- Hambourg, dont l'Opération Gomorrah
- Berlin
- Dresde
- La Ruhr
- Cologne
- Raids Baedeker
- Londres (Blitz et bombardement par V1 et V2)
- Hiroshima
- Nagasaki
- Tōkyō
- Varsovie
- Rotterdam
- Coventry
- Villes de Bretagne (Brest, Lorient, Nantes, Rennes, Saint-Malo, Saint-Nazaire)
Aspects politiques et sociaux de la guerre
Dans plusieurs pays occupés par l'Allemagne, un gouvernement de collaboration se mit en place :
- France : Régime de Vichy
- Norvège : gouvernement de w:en:Vidkun Quisling
- Slovaquie : gouvernement de Mgr Tiso
- Roumanie : gouvernement du général Antonesco et des Gardes de Fer
- Croatie : gouvernement d'Ante Pavelic et des Oustachis
- Serbie : gouvernement du général Neditch
- Guernesey : gouvernement du Bailli Victor Carey
Mais la collaboration ne fût pas inévitable :
- C'est ainsi que le Roi du Danemark refusa l'étoile jaune pour ses sujets juifs, en menaçant de la faire porter par la famille royale, et que la police danoise fit fuir les juifs de Copenhague en Suède ;
- De même Moncef Bey, le souverain de Tunisie refusa lui aussi l'étoile jaune et décora une vingtaine de personnalités juives pendant la guerre ;
- C'est ainsi, enfin, que le Bailli Coutanche de Jersey refusa le port de l'étoile jaune par les juifs anglo-normands.
Le Japon avait créé dans le nord de la Chine, en 1932 l'État du Mandchoukouo, état vassal sur le trône duquel était installé l'empereur Pu Yi.
Il y ajoutèrent en 1940, à Nankin, le gouvernement collaborateur de Wang Tsing Weï, ancien leader nationaliste, se réclamant lui-aussi de Sun Yat Sen. Pour se donner une profil patriotique, ce « gouvernement » mit fin au régime des concessions européenne à Shanghaï.
| Pays | Militaires | Civils | Total |
|---|---|---|---|
| URSS | 13 600 000 | 7 700 000 | 21 300 000 |
| Chine | 1 324 000 | 10 000 000 | 11 324 000 |
| Allemagne | 3 250 000 | 3 810 000 | 7 060 000 |
| Pologne | 850 000 | 6 000 000 | 6 850 000 |
| Japon | 1 300 000 | 700 000 | 2 000 000 |
| Yougoslavie | 300 000 | 1 400 000 | 1 706 000 |
| Roumanie | 520 000 | 465 000 | 985 000 |
| France | 340 000 | 470 000 | 810 000 |
| Hongrie | - | - | 750 000 |
| Autriche | 380 000 | 145 000 | 525 000 |
| Grèce | - | - | 520 000 |
| États-Unis | 500 000 | - | 500 000 |
| Italie | 330 000 | 80 000 | 410 000 |
| Tchécoslovaquie | - | - | 400 000 |
| Royaume-Uni | 326 000 | 62 000 | 388 000 |
| Pays-Bas | 198 000 | 12 000 | 210 000 |
| Belgique | 76 000 | 12 000 | 88 000 |
| Finlande | - | - | 84 000 |
| Canada | 39 000 | - | 39 000 |
| Inde | 36 000 | - | 36 000 |
| Australie | 29 000 | - | 29 000 |
| Albanie | - | - | 28 000 |
| Espagne | 12 000 | 10 000 | 22 000 |
| Bulgarie | 19 000 | 2 000 | 21 000 |
| Nouvelle-Zélande | 12 000 | - | 12 000 |
| Norvège | - | - | 10 262 |
| Afrique du Nord | 9 000 | - | 9 000 |
| Luxembourg | - | - | 5 000 |
| Danemark | 4 000 | - | 4 000 |
| Nombre total des victimes | - | - | 56 125 262 |
Voir aussi
Personnages-clés
- Adolf Hitler
- Benito Mussolini
- Joseph Staline
- Franklin Delano Roosevelt
- Winston Churchill
- Philippe Pétain
- Charles de Gaulle
- Shōwa
- Joseph Goebbels
- Hermann Göring
- Heinrich Himmler
- Jean Moulin
- Dwight D. Eisenhower
- Bernard Montgomery
- Erwin Rommel
- George Patton
Article détaillé : Liste des principaux acteurs associés à la Seconde Guerre mondiale
Films sur la Seconde Guerre mondiale
De nombreux films ont été faits sur la Seconde Guerre mondiale. Voir Films sur la Seconde Guerre mondiale.
Articles connexes
- La liste des guerres
- Nazisme et Adolf Hitler
- Fascisme et Benito Mussolini
- Communisme et Joseph Staline
- Procès de Nuremberg
- Débarquement
- Résistance
- Voie de la Liberté
- Noseart: Peintures de Guerre sur avions
- Puissance de l'Axe
- Tribunal de Tōkyō
- Liste des as de l'aviation
- Les malgré-nous
- Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
- Cimetières militaires de la Seconde Guerre mondiale
- Musées consacrés à la Seconde Guerre mondiale
- Liste des camps de prisonniers de guerre du IIIe Reich
- La vie en Belgique durant la seconde guerre mondiale
Bibliographie
- Henri Michel, Histoire de la Deuxième guerre mondiale, Paris, P.U.F., 1977.
- Pierre Vallaud, La Seconde Guerre mondiale, Paris, Éd. Acropole, 2004.
- Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, 3 tomes (1954-1959).
- François Kersaudy, De Gaulle et Churchill, Ed. Tempus, (2001).
Seconde plutôt que Deuxième
La typographie exacte pour les Première et Seconde Guerres mondiales en français est bien une majuscule aux deux premiers termes (Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale). Par ailleurs, on désigne le deuxième conflit par Seconde Guerre mondiale et non Deuxième Guerre mondiale par superstition car, en français comme dans d'autres langues, le terme deuxième appelle à une suite numérale alors que le terme second définit la fin de l'énumération, mettant ainsi fin en principe aux conflits mondiaux, la Seconde Guerre mondiale étant ainsi marquée comme La dernière guerre (l'ultime).
La dernière ? - Le bilan humain de cette seconde guerre laissa durablement l'humanité, amputée de 2% de sa population à l'échelle mondiale, avec le vœux de ne plus recommencer. Le parapluie atomique de la guerre froide à venir y veillerait, appliquant un équilibre de la terreur.
Chansons
- Tipperary : chanson anglaise
- Lili Marlene : chanson allemande avec des paroles inspirées d'un poème du soldat Hans Leip, sur une musique de Norbert Schultze. Cette chanson a connu un immense succès auprés des troupes allemandes, à tel point que le parti s'en inquiéta, dans la crainte que son caractère nostalgique ne porte atteinte au mordant de la Wehrmacht. On tenta alors de l'interdire, mais sans y parvenir. C'est alors que, grâce à la radio, cette chanson devint en vogue aussi auprés des troupes alliées, et que celles-ci en attribuèrent à tort la paternité à la seule « Marlène » qu'ils connaissaient, la chanteuse anti-nazie Marlène Dietrich. Si bien qu'à la fin de la guerre, celle-ci capitula et finit par en donner à son tour une version en anglais.
- Le Chant des partisans : chanson française avec des paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel sur une musique de Anna Marly.
- Le Chant des déportés (ou Chant des marais) : chant composé, en 1934 par les détenus du K.Z. de Borgermoor, qui, pour affronter avec courage leur travail épuisant, ont inventé un chant évoquant la dureté de ce travail et leurs espoirs. Quelques-uns de ces déportés, libérés à l'issue de leur condamnation, ont choisi l'exil et ont fait connaitre ce chant en Angleterre en 1936, où le compositeur Hans Eisler, collaborateur musical de Bertolt Brecht, en fit une adaptation destinée à être chantée en dehors de l'Allemagne.
Parallèlement, ce chant se répandit en Allemagne même, d'un camp de concentration à l'autre, puis en Pologne occupée et finit même par atteindre chez certains travailleurs du Camp d'extermination d'Auschwitz.
- Chant des Marines (“From the halls of Montezuma…”) : chant militaire américain
- Yankee Doodle Dandy (“Yankee Doodle keep it up, Yankee Doodle Dandy…”) : chant patriotique américain
- In the Mood : instrumental américain de Glenn Miller.
- Les Ricains par Michel Sardou : évocation postérieure à la guerre.
- Divers chants patriotiques soviétiques ont aussi marqué cette guerre, et notamment Moskva (Moscou) et Stalingrad, évoquant la résistance de ces deux villes, ainsi que Plaine Oh ma Plaine.... En outre, un chant communiste plus ancien revint alors à l'actualité, le chant russe des Partisans (« À l'appel du Grand Lenine, se sont levés les partisans… »). Malheureusement leurs airs nous étant seuls connus, il ne nous est pas possible d'en citer les paroles.
Citation
- Proverbe allemand:
- « Mieux vaut une fin effroyable qu'un effroi sans fin. »
- confere Berlin:année zéro.
Liens externes
- La seconde guerre mondiale
- Overlord44 : Site sur le débarquement en Normandie, page importante de la WWII.
- Le forum de la seconde guerre mondiale
- L'histoire de la Seconde Guerre mondiale au jour le jour
- Armée Américaine
- Forum Encyclopédique sur la Seconde Guerre Mondiale
- La Seconde Guerre mondiale, la guerre du Millénaire
- Mémoire Juive et Education Site sur la déportation et l'extermination des Juifs
- Dossier sur l'épuration
- 60 ans après : la guerre de la mémoire
- Histoire de la Seconde Guerre Mondiale : 1939-1945* Articles et dossiers sur la Seconde Guerre mondiale