Saint-Lô

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Saint-Lô
Pays      France
Région Basse-Normandie
Département Manche
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Saint-Lô
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 2 cantons
Code INSEE 50502
Code postal 50000
Maire
Mandat en cours
François Digard
2001-2007
Intercommunalité Communauté de Communes de l'Agglomération Saint-Loise
Longitude 01° 05' 25" Ouest
Latitude 49° 06' 55" Nord
Altitudes moyenne : 14 m
minimale : 7 m
maximale : 134 m
Superficie 2 319 ha
= 23,19 km²
Population sans
doubles comptes
20 090 hab.
(1999)
Densité 866 hab./km²

Saint-Lô est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.

Préfecture, chef-lieu de département et d'arrondissement, de deux cantons (Saint-Lô-Est - Saint-Lô-Ouest) et d'un doyenné.

Elle tire son nom de l'évêque de Coutances saint Laud ou Lô.

Ses habitants sont appelés les Saint-Lois.

Ville française décorée de la Légion d’honneur.

Sommaire

Géographie

Anciennement appelé Briovère, en langue celtique, « le pont sur la Vire » La ville est construite sur, et autour de remparts qui donnent sur la Vire.

Histoire

La ville fut prise par les Vikings en 890. La ville actuelle a pour origine le bourg castral fondé auprès du chateau de l'évêque de Coutances (l'Enclos). Aux XIII et XIVe siècles la ville connut un brillant essor commercial lié au négoce des toiles et des draps. L'époque de la guerre de Cent ans éprouva la ville qui se redressa au XVIe siècle. Après les vicissitudes des guerres de Religion, puis la dure répression de la révolte des « Va nu pieds » la ville connut aux XVII et XVIIIe siècles une croissance en demi teinte. La Révolution lui octroya le titre de chef -lieu du département de la Manche en 1796. Le XIXe siècle fut plus favorable à la ville qui profite du chemin de fer et de la richesse du marché agricole : Saint-lô s'impose comme une grande place pour les foires aux animaux... Bref, c'est une petite cité très tranquille qui a soudain rendez-vous avec l'histoire avec une grande hache... Du 6 juin au 24 juillet 1944, à l'occasion du Débarquement des forces alliées en Normandie, la ville fut d'abord bombardée par l'aviation alliée puis fut le théâtre de violents combats entre les unités américaines et les troupes allemands embusquées dans les ruines. Ces opérations militaires pour la Libération de la ville firent près de 500 morts parmi la population civile... Détruite en quasi totalité (97 %)lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Saint-Lô reçut le surnom peu enviable de Capitale des Ruines. En contre partie, les Américains ont offert à la ville, l'hôpital mémorial où l'on peut voir une fresque de Fernand Léger. La Reconstruction fut longue et difficile car il fut d'abord question de ne rien rebâtir et ensuite le plan d'urbanisme de l'architecte Mersier fut subordonné à la question de la construction de la cité administrative préfectorale à l'emplacement de l'ancien centre historique (l'Enclos).

Le haras national qui se situe à la périphérie de la ville attire de nombreux touristes.

Héraldique

Blason de la ville de Saint-Lô :

« De gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. » La licorne symbolise la pureté de la Vierge Marie à laquelle la ville fut consacrée.

Économie

Personnages célèbres

  • L'astronome et mathématicien Urbain Le Verrier est né à Saint-Lô en 1811, où il passera les premières années de son enfance. Il est connu pour avoir découvert la planète Neptune en 1846 et est considéré comme le père de la météorologie moderne.

Monuments et lieux touristiques

L'église paroissiale et ancienne collégiale Notre Dame (XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe et XXe siècles) est considérée à juste titre comme le symbole de la ville. Cette église dédiée à Notre Dame a pour origine la paroisse du chateau de Saint-Lô sur le mont Briovère : la paroisse de « l'Enclos » dont le patron était le seigneur du chateau à savoir l'évêque de Coutances... Avec l'activité des foires, de l'activité drapière et du pélerinage à Notre Dame du Pilier, les bourgeois de Saint-Lô contribuèrent à l'agrandissement et à l'embellissement progressif de leur église paroissiale. Aux XVe et XVIe siècles une façade harmonique à deux tours complétées de flèches au XVIIe siècle donna à l'édifice un faux air de cathédrale qui était la fierté des Saint-lois rivalisant ainsi avec la cathédrale de Coutances. Mis à part le pillage de l'église en 1562 par les Protestants, l'édifice ne subit pas de dégradations majeures avant... 1944. Au 18 juillet 1944, l'édifice était détruit à près de 50 % : nef découverte de sa couverture et de ses voûtes, façade effondrée suite au bombardement de la tour Nord par l'artillerie allemande. Seuls la tour Sud sans sa flèche, le choeur et les bas côtés restaient debout à peu près intacts. La restauration de l'église (1944-1974) fut longue et difficile en raison d'un changement dans le parti pris de restauration au cours du chantier. Après les premiers travaux d'urgence, l'architecte MH Louis Barbier prépare un projet de reconstruction à l'identique de la façade ouest en récupérant la plus grande partie des pierres taillées d'origine. Mais en 1947, il est remplaçé par Yves Marie Froidevaux qui propose en 1953 le principe de garder la ruine de la façade ouest et d'en faire un mémorial contre la Guerre : ce projet ne sera jamais accepté localement. Cependant, pour des raisons financières et par lassitude, le conseil municipal finit par donner son accord. Un mur pignon aveugle « cicatrisant » en schiste vert du Nord Cotentin est construit en retrait de la façade disparue. Confronté à des difficultés imprévues (la taille de la pierre) le chantier ne sera achevé qu'en 1972 avec l'installation de trois portes historiées en bronze atténuant ainsi la sévérité de l'ensemble qui fait regretter la disparition de la façade historique. L'église restaurée reçut sa nouvelle dédicace à l'occasion du 30e anniversaire de la Libération. En 1994, à l'occasion du 50e anniversaire, l'artiste peintre Bruno Dufour-Coppolani dressa une toile peinte provisoire à l'emplacement de la façade disparue. L'intérieur fut en revanche restauré avec un très grand soin. Sous son apparence actuelle, l'église Notre Dame se présente sous la forme d'un vaisseau sans transept en forme de grande halle... Malgré les terribles destructions subies en 1944, l'église possède encore de nombreux vitraux du XVe siècle et une belle vitrerie contemporaine. La vénérable statue de Notre Dame du Pilier, en mille morceaux lors du désastre, fut sauvée et placée au fond du sanctuaire. L'orgue date de 1968. Le buffet n'a aucun intérêt mais l'instrument réharmonisé par Alfred Kern est excellent... L'église Notre Dame est donc devenue le mémorial de la destruction de la ville de Saint-Lô: la restitution à l'identique de son ancienne façade à deux tours et flèches serait le symbole de paix et de réconciliation dont l'ancienne « capitale des ruines » aurait besoin pour son identité future.

Jumelages

La ville est jumelée à : Saint-Ghislain (Belgique) le 09 septembre 1962, Aalen (Allemagne) le 03 juin 1979, Christchurch (Grande-Bretagne) le 20 avril 1985, Lorient (France) le 11 septembre 1988, Roanoke (États-Unis) le 19 juin 1999,

Références

À lire : Guillaume MOURIER, Les sinistrés saint-lois au 6 juin 1944, essai typologique sur les sinistrés de l'Enclos Saint-Lô, S.A.H de la Manche 2004. 150p. I.S.B.N.:2-914329-11-3

À lire : Maurice LANTIER, Saint-Lô au bûcher : le martyre d'une cité de Basse-Normandie pendant la seconde guerre mondiale : juin-juillet 1944 édité par l'association Saint-Lô 44. broché 270p.

Galerie de photographies

Bombardements de 1944

Liens externes


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