Saint-Étienne

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Saint-Étienne
Pays      France
Région Rhône-Alpes
Département Loire (préfecture)
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Chef-lieu de 9 cantons
Code INSEE 42218
Code postal 42000 / 42100
Maire
Mandat en cours
Michel Thiollière
2001-2007
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Longitude 04° 23' 25" E
Latitude 45° 26' 05" N
Altitudes moyenne : 516 m
minimale : 422 m
maximale : 1 117 m
Superficie 7 997 ha
= 79,97 km²
Population sans
doubles comptes
180 210 hab.
(1999)
Densité 2 253,5 hab./km²

Saint-Étienne est une ville française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Stéphanois.

Sommaire

Géographie

La ville est située sur le Furan, au pied du Pilat, à environ 59 km de Lyon et 53 km de Vienne. Vers l'ouest, le Puy-en-Velay est à 81 km et Clermont-Ferrand distant de 147 km.

Communes limitrophes

Villars, Saint-Priest-en-Jarez, la Tour-en-Jarez, la Talaudière, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Chamond, la Valla-en-Gier, le Bessat, Tarentaize, Saint-Genest-Malifaux, Planfoy (limitrophes de la commune associée de Rochetaillée pour ces cinq dernières), la Ricamarie, Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt.

De plus, la commune associée de Saint-Victor-sur-Loire, non limitrophe de Saint-Étienne a pour communes limitrophes, en plus de Roche-la-Molière et Saint-Genest-Lerpt qui font le lien avec Saint-Étienne, Saint-Just-Saint-Rambert, Chambles, Caloire et Unieux.

Limites de la ville

La ville s'est agrandie à plusieurs reprises, annexant les communes suivantes :

Administration

Économie

La ville a connu dans la deuxième moitié du XXe siècle de nombreuses restructurations et fermetures dans sa sphère industrielle. Après la fermeture de Manufrance, des Mines, du Giat, et les difficultés de l'industrie du cycle, Saint-Étienne était décrite comme une ville en péril. Son activité économique connaît aujourd'hui un renouveau, grâce à des initiatives locales et régionales de pôle d'innovation, de manifestations artistique, et de renforcement de son influence économique.

Les principales activités économiques sont :

Histoire

Saint-Étienne fut longtemps une ville secondaire, moins influente — sur le plan administratif et politique — que Montbrison, qui fut préfecture avant elle, et même que Feurs, chef-lieu de la Loire de 1793 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devint chef-lieu du département.

Ce fut en revanche dès le XVe siècle un centre important de production métallurgique (armes blanches puis armes à feu dès les guerres d'Italie de François Ier) mais aussi de petite métallurgie, à la production très variée, appelée "clincaillerie". Se développa aussi la fabrication de rubans (passementerie) dès le XVIe siècle.

Au moment de la Révolution industrielle s'y développèrent les métiers de métallurgie lourde et l'exploitation massive des mines de charbons.

Au début du XXe siècle, l'industrie de l'arme était dominée par la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (MAS) pour le matériel militaire, et la Manufacture française d'armes et cycles (Manufrance) ainsi que de nombreux artisans pour les fusils civils. Malgré la fermeture de Manufrance il reste encore quelques artisans.

Le premier chemin de fer français y fut construit à partir de 1823. Il reliait Saint-Étienne à Andrézieux et servait à évacuer le charbon des mines vers les bords de la Loire à partir de 1827. Un deuxième fut construit en 1832 entre Saint-Étienne et Lyon : il transportait fret et voyageurs.

Barthélemy Thimonnier y conçut la première machine à coudre en 1830.

La ville fut touchée par le bombardement du 26 mai 1944.

Depuis les années 1970, les industries stéphanoises ont connu de nombreuses difficultés et la ville a connu un important repli économique et démographique. D'une population de 225 825 habitants en 1968, dans ses limites actuelles, elle est passée à 201 569 en 1990 et 183 522 en 1999.

Nom de la ville

La légende rapporte qu'au temps des romains, la bourgade portait le nom de Furanum, du nom du Furan, la rivière qui la traverse. Ce nom se serait changé en Furania, nom qu'elle aurait porté jusqu'au Moyen Âge.

Les premières traces écrites (en 1258) de la ville mentionnent Sancti Stephani de Furano (Saint-Étienne de Furan).

La ville étant connue pour ses fabriques d'armes, elle fut momentanément renommée Armeville ou Commune d'Armes pendant la Révolution française.

Personnages célèbres

Éducation, Arts et Culture

Éducation

  • Enseignement secondaire :
    • Lycée général Claude Fauriel (avec classes préparatoires)
    • Lycée général et technologique Honoré d'Urfé
    • Lycée général et technologique Jean Monnet
    • Lycée professionnel Benoît Charvet
    • Lycée professionnel et technologique Benoît Fourneyron
    • Lycée professionnel Joseph Haubtmann
    • Lycée professionnel et technique Sainte Barbe
    • Lycée professionnel, général et technologique Étienne Mimard (avec classes préparatoires)
  • Enseignement supérieur :

Monuments et lieux touristiques

Le patrimoine architectural remarquable de Saint-Étienne, du XIVe siècle au XXe siècle, lui a valu le label Ville d'Art et d'Histoire. La Tour de la Droguerie, la Bourse du Travail, l'Hôtel de Ville, la Préfecture, la Manufacture d'Armes et bien d'autres édifices sont autant d'exemples de ce patrimoine exceptionnel.

Musées

Églises et chapelles

Cathédrale Saint-Charles Fondée de 1912 à 1923, style néogothique primitif, plan de la croix latine avec transept et triple nef, clocher en façade, elle mesure 80 mètres de long, 30 mètres de large et 17 mètres sous la voûte, orgue de chœur de 1930, imposant orgue de A.Durand de 1968, beau tabernacle, intérieur intéressant.

Grand'Église Fondée au XVe siècle, style gothique forézien en grès houiller, choeur gothique flamboyant, mise au tombeau polychrome, imposant orgue « Mutin-Cavaillé Coll » de 1922, Tableau du Voeu de Peste. La Grand'Église est classée Monument historique.

Église Notre-Dame Érigée au XVIIe siècle, belle façade de style jésuite du XIXe siècle, à l'intérieur : bel orgue « Callivet » de 1837 classé Monument Historique, une chaire sculptée par Claude Désiré, une épine de la couronne du Christ, une lettre autographe de Saint-Louis.

Église Sainte-Marie Son intérieur recèle des tableaux et des peintures murales ; elle date du XIXe siècle, étonnante architecture néo-byzantine, orgue de 1801. L'Église Sainte-Marie est classée Monument historique.

Chapelle de la Charité Très belles boiseries du XVIIIe siècle, bel escalier du XVIIe siècle, magnifique décor Empire, autel à baldaquin en marbre de style baroque italien. La Chapelle de la Charité ainsi que ses escaliers sont classés Monuments historiques.

Festivals

Le « patois » de Saint-Étienne

Saint-Étienne a ceci de particulier qu'il y existe un patois local appelé « gaga », encore très vivace bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un patois, parce qu'il n'y a pas de grammaire spécifique. En revanche, le vocabulaire est plutôt riche, à quoi il faut ajouter un fort accent.

Quelques exemples de mots stéphanois :

  • « gaga » : le stéphanois, l'habitant ou la langue
  • « beauseigne » : c'est l'équivalent du « peuchère » de Marseille
  • « fouilla » : interjection, exclamation

Quelques liens vers des dictionnaires gaga-français :

Gastronomie stéphanoise

  • Bugnes, s'apparentant aux beignets (que l'on consomme aussi à Lyon).
  • Sarasson : fromage blanc, à l'origine tiré du bas-beurre (sorte de petit lait résultant de la fabrication du beurre). Il est assaisonné aux herbes (ciboulette, éventuellement ail) et accompagne les pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur. À Lyon, on appelle alors cette préparation la cervelle de canut.
  • Rapée : galette de pommes de terre, équivalente à la crique ardéchoise (ou lyonnaise).

Jumelages

Sport

Équipements sportifs

à faire

Associations sportives

à faire

Football

L'équipe de football du club de Saint-Étienne (ASSE, pour Association Sportive de Saint-Étienne) a dominé le football français à la fin des années 1970 et au début des années 1980, remportant plusieurs fois le championnat national, et perdant 1 à 0 la finale de la coupe d'Europe en 1976 à Glasgow. Les joueurs sont surnommés les Verts (de la couleur de leur maillot), et le stade de l'équipe (stade Geoffroy-Guichard), est parfois surnommé le chaudron (ou l'enfer vert pour ceux qui viennent l'y affronter). Beaucoup des plus grands joueurs du football français de l'époque ont joué dans cette équipe.

Sarbacane

L'autre sport « typique » de Saint-Étienne est la sarbacane, qui a été développée et imposée par les houillères, pour que les mineurs expulsent toute la crasse qu'ils avaient dans leurs poumons, pour essayer d'enrayer la silicose. En stéphanois, un joueur de sarbacane s'appelle un « baveux » et le sport est encore pratiqué de nos jours dans les cafés.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Officiels

Histoire

Tourisme

Business



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