Roquebrune-Cap-Martin
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| Roquebrune-Cap-Martin | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-Maritimes |
| Arrondissement | Arrondissement de Nice |
| Canton | Canton de Menton-Ouest |
| Code INSEE | 06104 |
| Code postal | 06190 |
| Maire Mandat en cours | M. Patrick Césari 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Riviera française |
| Longitude | 07° 28' 30 |
| Latitude | 43° 45' 29 |
| Altitudes | moyenne : minimale : 0 m maximale : 800 m |
| Superficie | 933 ha = 9,33 km² |
| Population sans doubles comptes | 11 692 hab. (1999) |
| Densité | 1 253 hab./km² |
Roquebrune-Cap-Martin est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Roquebrunois.
Sommaire |
Géographie
La commune est limitrophe de la principauté de Monaco.
Ce village perché, couronné par son donjon, à 225 mètres d'altitude, dans un cirque montagneux que domine le mont Agel, est remarquable. De plus, l'ensemble de Roquebrune constitue le seul spécimen, existant en France, des châteaux dits carolingiens, embryons de ceux élevés deux siècles plus tard et qui marquèrent l'apogée de la féodalité.
Histoire
Fondée en 970 par le comte de Vintimille, Conrad Ier, notamment pour renforcer la protection de sa frontière occidentale, sur la seule route (d'origine romaine, la via Julia Augusta) alors existante. Son nom d'origine est Roccabruna (et en mentonnais Roucabruna). Sa population est initialement d'origine ligure comme pour sa voisine Monaco même si, avec le temps, des populations parlant le nissard (occitan) ont nettement influencé le patois local, une variante du mentonasque qui fait partie des parlers gris, intermédiaires entre l'occitan et le ligure ; à l'inverse du monégasque qui est totalement ligure. Un Lexique Français-Roquebrunois a été publié en 1998 par la Société d'Art et d'Histoire du Mentonnais.
La forteresse comprend alors tout le village. En 1355, les Vento vendent Roquebrune et Menton qui devient possession de la famille des Grimaldi pour cinq siècles, durant lesquels la puissance militaire du donjon est augmentée. En 1793, Roquebrune devient française, puis redevient monégasque en 1814 avant de s’ériger en ville libre en 1848 avec Menton sous la protection du roi de Sardaigne. Pour le remercier de son aide à l'unification italienne, le roi Victor-Emmanuel Ier offre à la France le Comté niçois. C'est donc en 1860, que les habitants décident par plébiscite de se rattacher à la France. En 1861, sous Napoléon III, Roquebrune et Menton deviennent véritablement françaises. La principauté de Monaco touche 4 millions de francs en échange du legs des villes de Menton et Roquebrune à la France (en effet Monaco possèdait encore des droits sur les deux villes).
La construction d'une route plus proche du littoral traversant son territoire est un projet de Napoléon Bonaparte, réalisé en 1804 qui a contribué à son rattachement économique au reste de la Côte d'Azur (l'actuelle Moyenne Corniche). Le Cap-Martin où se trouve une église, faiblement habité mais cité dès le XIe siècle (loco dicitur lou Capo de Sanct Martin vers 1303), fait partie de la seigneurie.
Le changement de nom de Roquebrune en Roquebrune-Cap-Martin est le reflet l'urbanisation croissante de la Côte d'Azur (tout comme celui de Saint-Jean en Saint-Jean-Cap-Ferrat).
Administration
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 2001 | M. Patrick Césari | ||
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 8 345 | 10 996 | 12 450 | 12 376 | 11 692 | |
| Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes | |||||
Lieux et monuments
- Le château fut édifié, à la fin du Xe siècle par Conrad Ier, comte de Vintimille, pour empêcher les Sarrasins de s'établir à nouveau dans la région. Après être passé au pouvoir des comtes de Provence et de la République de Gênes, il appartint pendant plusieurs siècles aux Grimaldi qui remanièrent les constructions et introduisirent l'artillerie dans la défense. À l'origine, le château était une forteresse réunissant dans une même enceinte, percée de six portes fortifiées, le donjon et le village. Au XVe siècle, le donjon prenait la dénomination de château et le reste de la forteresse devint le village qui, jusqu'aujourd'hui, a conservé intact son caractère médiéval : ruelles étroites couvertes de voûtes romanes, vieilles maisons dont les murs moussus sont encore garnis de lierre et de pariétaires.
- L’ancien donjon du château : c’est le plus vieux de France. Construit sur un rocher de poudingue tertiaire, il domine de 26 mètres sur la façade opposée. Les murailles qui ont de 2 à 4 mètres offrent à la vue tous les éléments de défense : embrassures de canon, mâchicoulis, meurtrières, créneaux, archières, etc… Au 1er étage, à la salle des Cérémonies féodales dont le plafond fut incendié, en dernier lieu, en 1747. Remarquer : l'emplacement du trône seigneurial, celui d'un cachot muré, au centre, une citerne de forme cubique; la fenêtre à meneau, du XVe siècle. En contrebas se trouve le magasin aux vivres, creusé dans le roc. Le 4e étage représente la plate-forme supérieure d'artillerie, offrant un panorama circulaire sur les toitures pittoresques du village, la mer, le cap Martin, la principauté de Monaco, le mont Agel.
- Olivier millénaire : considéré comme l'un des plus vieux du monde.
- L'église construite au XIIe siècle restaurée à plusieurs reprises, notamment au XIXe siècle.
Évènements
Depuis près de 500 ans a lieu, dans l'après-midi du 5 août, une procession représentant en six tableaux les principales scènes de la Passion (suite à un vœu prononcé en 1467 durant une épidémie de peste), elle se déroule entre l'église et la chapelle de la Pausa (Paix).
Dans la nuit du Vendredi saint a lieu la Procession du Christ Mort, représentant la mise au tombeau, instituée autrefois par la Confrérie des Pénitents Blancs, aujourd'hui disparue.
Personnalités liées à la commune
- Gilles Panizzi (1965) pilote de rallye français.
Galerie
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
- Roquebrune-Cap-Martin sur le site de l'Institut Géographique National
- Roquebrune-Cap-Martin sur le site de l'Insee
- Roquebrune-Cap-Martin sur le site du Quid
- Communes les plus proches de Roquebrune-Cap-Martin
- Localisation de Roquebrune-Cap-Martin sur une carte de France
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