Radio en France

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L'histoire de la radio en France connait trois âges. Celui des pionniers va du début du siècle à la Seconde Guerre mondiale. Vient ensuite l'âge du monopole d'État de 1945 à 1981. En mai 1981, les ondes sont libérées : c'est l'époque des radios libres.

Sommaire

Histoire

Les pionniers

Eugène Ducretet fait une démonstration publique de transmission de « télégraphie sans fil » entre la Tour Eiffel et le Panthéon le 5 novembre 1898 après avoir réussi plusieurs transmissions expérimentales dès novembre 1897. On passe de la « télégraphie sans fil » à la « téléphonie sans fil » suite aux travaux de l'Américain Lee De Forest (1906).

Avant 1921, la radio en France se limite essentiellement à des usages militaires ou maritimes. On utilise ainsi dès 1905 la TSF dans la Marine Nationale. On installe également à cette même date de puissants émetteurs dans les colonies. A partir de 1906, l'armée de terre utilise la Tour Eiffel pour placer ses émetteurs. Les PTT qui possèdent le monopole des communications utilisent également la TSF pour des liaisons.

Grande Guerre oblige, l'emploi de la radio est strictement encadré à partir du 28 septembre 1914. La Guerre achevée, la France coupe la poire en deux entre « monopolistes » et « libéraux » contrairement à tous ses voisins : il y a aura des radios d'Etat et des radios privées dès le début des années 1920 en France. La première émission de radio en France destinée au public date du 24 décembre 1921 (Radio Tour Eiffel). Avant cette date, citons toutefois l'expérience du 26 novembre 1921 menée depuis la station radioélectrique de Sainte-Assise, près de Melun, par la SFR (Société Française Radioélectrique). Les autorités accordent à la SFR dès 1922 une autorisation d'émettre à Paris : la SFR fondé sa radio privée, Radiola. D'autres suivront. En 1939, Paris hébergent neuf stations de radio :

Article détaillé : Radio à Paris

Ces pionniers du média radio innovent :

  • le 6 janvier 1923, premier journal parlé sur Radiola initié par Maurice Vinot.
  • le 6 mai 1923, premier reportage en quasi-direct du match de boxe Carpentier-Nilles, toujours sur Radiola.
  • le 6 octobre 1923, premier reportage en direct d'un match de boxe, toujours sur Radiola depuis la Salle Wagram.
  • Janvier 1927. Premier sermons religieux radiodiffusés (Radio Paris)
  • Octobre 1927. Radio Toulouse parvient à relier une platine disque (alors appelé pick-up) à un micro. Cette innovation permet la radiodiffusion de disques avec une bonne qualité sonore. Jusque là, on devait en effet se contenter de placer un micro devant un haut-parleur, occasionnant une perte de qualité du son. On préférait alors faire jouer en direct des orchestres.
  • Juillet 1929. Première retransmission en direct du Tour de France.
  • avril-mai 1936. Première campagne électorale radiodiffusée.
  • Mai 1936. Naissance du "crochet radiophonique" sur Radio Cité.
  • été 1936. Retransmission radiophonique en direct des Jeux Olympiques de Berlin.
  • 1937. Le Poste Parisien lance l'émission «Les Incollables» qui sera ensuite déclinée sur RTL sous le titre des «Grosses têtes».

En province, des stations de radio apparaissent également : Radio Lyon (1924) à Lyon, Radio Agen (1924) à Agen, Radio Sud-Ouest (1924) à Bordeaux, Radio Toulouse (1925), PTT Lyon-la-Doua (1925) à Lyon, PTT Toulouse-Pyrénées (1925) à Toulouse, PTT Marseille-Provence (1925) à Marseille, Radio Montpellier (1925) à Montpellier, Radio Béziers (1926) à Béziers, Radio Bordeaux-Lafayette (1926) à Bordeaux, Radio Grenoble (1926) à Grenoble, Radio Alger (1926) à Alger, Lille PTT (1927) à Lille, Radio Juan-les-Pins (1927) à Cannes, Limoges PTT (1927) à Limoges, Rennes-Bretagne (1927) à Rennes, Radio Nîmes (1927) à Nîmes, Montpellier-Languedoc (1929) à Montpellier, Radio Fécamp qui devient rapidement Radio Normandie (1929) à Fécamp, Radio Strasbourg (1930) à Strasbourg, Nice-Côte d'Azur (1931) à Nice, etc.

L'invasion allemande de juin 1940 met un point final à cette période. Les stations se sabordent avant l'arrivée des Allemands.

Du service public aux radios pirates

L'ordonnance du 23 mars 1945 établit le monopole d'Etat sur les stations de radio. Face au service public, subsiste pourtant un secteur privé puissant : les radios périphériques Radio Luxembourg (futur-RTL) (1931-1939/puis depuis 1945), RMC (1945), Europe 1 (1955), Radio Andorre (1939) et Sud Radio (1958). Face à ces cinq réseaux commerciaux le service public met en place une grande station nationale généraliste en 1947 : «Paris Inter» qui devient «RTF Inter» puis France Inter en 1963. De plus, la RTF puis l'ORTF créé plusieurs réseaux formatés : France-Culture (1963) (ex-«Radio Sorbonne» puis «France-III», 1947), France-Musique (1963) (ex-«France-IV», 1954), RFI (1975) et FIP (1971). L'année 1963 est marquée par l'inauguration de la maison de la radio à Paris et la réorganisation des réseaux. Il faut attendre 1974 pour assister à l'éclatement de l'ORTF et la création de Radio France.

Les radios périphériques RTL et Europe 1 s'affrontent frontalement dans le nord du pays, idem pour les deux stations andorranes Radio Andorre et Sud-Radio qui se partagent le sud-ouest tandis que RMC règne sur le sud-est. La rivalité RTL/Europe 1 débute dès 1955, date de lancement d'Europe N°1. En effet, Radio Luxembourg, c'est le nom de RTL jusqu'en 1966, propose des programmes que l'on peut qualifier d'avant-guerre. Europe secoue les habitudes notamment en matière d'informations et d'animation et contraint Luxembourg à réagir. Après des années 1960 marquées par l'émission de jeunes «Salut les Copains», Europe s'impose comme une station référence.

En 1980, Radio France lance cinq nouvelles stations : Radio 7, Radio Bleue, Fréquence Nord, Radio France Mayenne et Radio France Melun. La première de ces stations cible le public des jeunes, la deuxième cible au contraire le troisième age tandis que les trois dernières sont des stations locales publiques. Cette nouvelle politique de Radio France est en partie consécutive à la montée en puissance des radios pirates.

Entre 1977 et mai 1981, de nombreuses tentatives en France de briser le monopole d'Etat. Citons Radio Campus à Lille, Radio coeur d'acier à Longwy, Radio Ivre à Paris et Radio Fil Bleu à Montpellier. Cette période prend fin en mai 1981 avec l'élection présidentielle. François Mitterrand a promis la fin du monopole radio et le 10 mai 1981, les radios pirates deviennent des radios libres.

Des radios libres aux radios formatées

(paragraphe en préparation)

Stations de radio françaises (liste non-exhaustive)

Radios du service public (groupe Radio France)

Rassemblées sur le site http://www.radiofrance.fr/

Radios du service public (hors Radio France)

Réseaux privés

Réseaux privés disparus

Radios locales indépendantes

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