République démocratique du Congo
Un article de Freepedia.
- Pour des sujets et des articles partageant le même nom, voir Congo (homonymie). Image:Logo Begriffsklärung.png
| |||||
| Devise nationale : « Démocratie, Justice, Unité» « Justice, Paix et Travail » dans la proposition de constitution | |||||
| Image:LocationDRCongo.png | |||||
| Langues officielles | Français (le Lingala, le Kikongo, le Swahili et le Tchiluba ont le statut de langues nationales) | ||||
| Capitale | Kinshasa 4° 24' S, 15° 24' E | ||||
| Plus grande ville | Kinshasa | ||||
| Gouvernement - Président | République (Gouvernement de transition) Joseph Kabila | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 12e 2 345 410 km² 3,3% | ||||
| Population - Totale (2004 (est)) - Densité | Classé 20e 58 317 930 hab. 24 hab./km² | ||||
| Indépendance - Du Royaume de Belgique | 30 juin 1960 | ||||
| Gentilé | Congolais, Congolaise | ||||
| Monnaie | Franc congolais (CDF)
| ||||
| Fuseau horaire | UTC +1 a +2 | ||||
| Hymne national | Debout Congolais | ||||
| Domaine internet | .cd | ||||
| Indicatif téléphonique | + 243
| ||||
| {{{notes} }} | |||||
La République démocratique du Congo, aussi connue sous les noms de Congo Kinshasa et Congo, est un pays d'Afrique centrale, connu de 1971 à 1997 sous le nom de Zaïre. C'est une ancienne colonie belge : le Congo belge. La capitale est Kinshasa.
Sommaire |
Histoire
Article détaillé : Histoire de la République démocratique du Congo
Voir: État indépendant du Congo
Dès les années 40, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala, venant de l'Équateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'ABAKO, dont Joseph Kasavubu devint président en 1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume Kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant de régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique » du Professeur belge Van Bilsen, publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! » La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en 1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel Patrice Lumumba, un Tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais » MNC-Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalondji, Kalondji étant aussi un Kasaïen unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :
- émeutes de Léopoldville (4 -7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasavubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.
- Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.
- La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manœuvres de ces partis dont se dégagèrent 3 pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC - Kalondji, le pôle du MNC Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moïse Tchombé, conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union Minière (tout comme Kalondji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï).
- En 1960, ce sera la Table Ronde de Bruxelles (du 20 janvier au 20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives et provinciales qui marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : Joseph Kasavubu fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.
Zaïre fut entre 1971 et 1997 le nom porté par l'actuelle République démocratique du Congo, ainsi que par sa monnaie et par le fleuve qui donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique
Le Congo belge devint indépendant en 1960 en tant que « République du Congo », sous le même nom que l'ancienne colonie française voisine du Congo. Le titre « République démocratique » fut adopté en 1966, mais les deux pays étaient généralement distingués par leur capitale, à savoir Congo (Léopoldville) et Congo (Brazzaville).Dans les années qui suivirent la prise du pouvoir en 1965 par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entama une campagne d'« authenticité ». Le pays fut renommé « République du Zaïre », d'après un mot local pour rivière, le général Mobutu devint Mobutu Sese Seko et obligea tous ses concitoyens à adopter des noms africains, une nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta (singulier likuta) - remplaça le franc et de nombreuses villes furent rebaptisées :
|
|
Après le renversement de Mobutu par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de la Première guerre du Congo, le pays retrouva son nom de République démocratique du Congo.
Le code pays (nom de domaine Internet), ZR, est obsolète (la République démocratique du Congo a pour code pays CD).
Il est à remarquer que, afin de se démarquer de la culture coloniale, Mobutu promulga l'abacost qui fut en vigueur entre 1972 et 1990.
Actuellement l'armée française maintient la présence de militaires français dans le cadre de MONUC. Mais les violences continuent et la guerre aurait fait 3.8 millions de morts (chiffres d'un responsable congolais commentant un rapport de la commission des droits de l'Homme de l'ONU, 2003 : [1]).
Politique
Article détaillé : Politique de la République démocratique du Congo
Constitution :
- 2005 - Nouvelle Constitution, en attente d'une validation par référendum.
- 2003 - Constitution de la transition, en vigueur.
Président (liste) :
- 2001 - auj. Joseph Kabila
Vice-Présidents :
- 2003 - auj. Azarias Ruberwa chargé de la Commission politique
- 2003 - auj. Jean-Pierre Bemba chargé de la Commission économique et financière
- 2003 - auj. Abdoulaye Yerodia Ndombasi chargé de la Commission reconstruction et développement
- 2003 - auj. Arthur Z’ahidi Ngoma chargé de la Commission sociale et culturelle
Premiers ministres (liste) :
- sans premier ministre depuis 2003.
Gouvernement :
- 2003 - auj. Gouvernement de transition voir [2]
Provinces
Article détaillé : Provinces de la République démocratique du Congo
| Image:DCongoNumbered.png |
Géographie
Article détaillé : Géographie de la République démocratique du Congo
Économie
Article détaillé : Économie de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s'est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980. L'agriculture reste le principal secteur de l'économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois et le caoutchouc. Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gecamines.
Voir aussi : Coltan
Démographie
Article détaillé : Démographie de la République démocratique du Congo
Culture
Article détaillé : Culture de la République démocratique du Congo
La culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d'une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s'étend de l'embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu' à la région des grand-lacs et la savanne. Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme, la lutte pour l'indépendance, le règne long de Mobutu, et récemment, la Première et Seconde Guerres du Congo. Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leur individualité. Plus de 60 million des habitants vivent dans des zones rurales. 30% de ceux qui vivent en zone urbaine sont culturellement ouvert à, ou influencé par l'Occident.
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 4 janvier | journée des Martyrs de l'indépendance | ||
| 17 janvier | journée du Héros National et de ses compagnons d'infortune | ||
| 30 juin | date anniversaire de l'indépendance | ||
| 16 février | journée des Martyrs de la Démocratie | ||
| 17 mai | date anniversaire de la libération du Peuple de la tyrannie |
Divers
Voir aussi
- (fr) Guide de voyage sur la République démocratique du Congo de Wikitravel
- Pays du monde
- Afrique
- Santé en République démocratique du Congo
Liens externes
- Carte du Congo (1958)
- Informations d'Amnesty International
- Les Pygmées africains Culture et musique des premiers habitants du Congo
- Site du Gouvernement
- Site de l'ambassade à Bruxelles
- Site du Ministère des Finances
- Site de la Banque Centrale du Congo
- Site du Ministère de la santé
- Site du Ministère des mines
- Site du Comité de Coordination des Ressources Extérieures
- Site de l'Unité de coordination du Projet
- Radio Okapi - Textes et Lois du RD Congo
- Juricongo - Textes et Lois du RD Congo
| Image:BlankMap-Africa.png | Portail Afrique - Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'Afrique. |



