Église vaudoise
Un article de Freepedia.
| Le Christianisme |
| Les trois grandes confessions : |
| Catholicisme |
| Orthodoxie |
| Protestantisme |
| Image:Geneva Bible.jpg Cet article fait partie de la série Protestantisme |
| Fondements |
| Bible - Jésus-Christ |
| Foi - Grâce |
| Réforme |
| Les Réformateurs |
| Wyclif - Hus |
| Luther - Calvin |
| Pratiques |
| Baptême - Cène |
| Prière |
| doctrines |
| Événements et fêtes |
| Noël |
| Vendredi saint - Pâques |
| Ascension - Pentecôte |
| Dénominations |
| Luthériens |
| Réformés |
| Anglicans |
| Évangéliques |
| Pentecôtistes |
| Liste de mouvements |
| Acteurs religieux |
| Théologien - Pasteur |
| Évêque - Synode |
| Édifices |
| Cathédrale |
| Église - Temple |
| Projet protestantisme |
Sommaire |
Origine
Le véritable nom des Églises vaudoises, celui qu'elles se donnent elles-même en Piémont, est La Table Vaudoise. Elles sont apparues avec suivant Pierre Valdo ou Valdès, en 1179 dans la paroisse St-Nizier à Lyon. Le prénom de ce dernier est incertain : un document atteste seulement l'initiale. Certains l'ont traduit par Petrus, c'est-à-dire Pierre. Aujourd'hui, il existe une rue portant son nom dans le 5e arrondissement (rue Pierre-Valdo) de Lyon.
Pierre Valdès était un riche marchand. on raconte qu'il vendit ses biens pour suivre l'idéal de pauvreté apostolique, c'est-à-dire en imiter la vie des apôtres. Selon la tradition vaudoise, il se serait fait traduire des passages de la Bible du latin en langue vulgaire, et les aurait appris par cœur.
Il commença à prêcher dans les rues de Lyon, acte qui était alors interdit par l'Église catholique. Seuls les prêtres et les clercs, en effet, étaient autorisés à le faire. L'Église toléra dans un premier temps la présence de Valdès et de ses disciples à condition qu'ils ne prêchent plus. Mais, ayant bravé cet interdit, ces derniers furent chassés de Lyon. Ils constituèrent dès lors les premiers vaudois, qui se nommaient eux-même « Pauvres de Lyon ».
Diffusion
historique
Après avoir été chassés de Lyon, Valdès et ses disciples vécurent comme ouvriers agricoles, faisant l'aumône et errant de village en village. Le « mouvement » vaudois fit rapidement des émules, notamment en Provence, où ils s'établirent en une communauté nommée aujourd'hui Vaudois du Luberon, en Italie du Nord puis, plus tard durant le Moyen Âge, en Bohême.
Il semble que les premiers vaudois n'aient jamais vraiment voulu rompre avec l'Église, même si Rome les accusait d'hérésie. Pierre Valdès lui-même rejetait le Catharisme (La croisade des Albigeois : 1209 - 1229 date aussi de cette époque ). Au XIIIe siècle un groupe de vaudois italiens rejoignit même l'Église catholique. L'idéal vaudois de pauvreté inspira en Italie du Nord bon nombre de mouvements radicaux déclarés hérétiques : les Ségarelli, les fraticelles et les dolciniens (très bien décrits par Umberto Eco dans Le Nom de la rose). Vers la même époque apparut l'ordre des Franciscains, fondé en 1209 par saint François d'Assise, fils d'un riche marchand. C'est un ordre mendiant fondé par réaction contre la puissance grandissante de l'argent dans la société ecclésiastique et laïque. À l'origine, les Franciscains ne devaient pas posséder de biens ; ils vivaient de leur travail ou d'aumônes et prêchaient dans les villes. Contrairement aux Vaudois, ils avaient obtenu l'autorisation de prêcher. Ce qui montre que le rejet des Vaudois par l'Eglise ne venait pas à l'origine de l'idéal de pauvreté mais bien du fait de prêcher sans autorisation de la hiérarchie ecclésiastique. Persécutés en Italie du Nord, les vaudois furent poussés vers les vallées alpines d'Italie : de Suse à la Ligurie. Ils se sédentarisèrent là, résistant à l'Inquisition par une pratique discrète de leur foi.
actuellement
La Table Vaudoise réunit des églises locales vaudoises et méthodistes. Elle est présidée par le pasteur Maria Bonafede (51 ans, diplômée en philosophie et théologie, mariée à un autre pasteur et mère d'un fils de 17 ans), première femme à la tête des églises vaudoises (mais non à la tête d'une église protestante européenne comme l'affirmait l'AFP, car la compagnie des pasteurs de Genève fut présidée par une modératrice il y a quelques années). Son titre est modératrice de la Table Vaudoise. Les femmes peuvent y être pasteurs depuis 1961.
Dans un entretien à La Stampa, Maria Bonafede a déclaré souhaitable que le nouveau pape Benoît XVI "sache dialoguer avec les autres Eglises chrétiennes" et "abandonne la notion de primat de l'Eglise catholique sur les autres". Elle s'est aussi prononçée contre la présence de crucifix dans les lieux publics. Enfin, elle a déclaré que "la foi chrétienne est incompatible avec l'injustice économique, comme elle était incompatible avec le nazisme et l'apartheid".
La Table vaudoise compte environ 30.000 fidèles au nord de l'Italie, essentiellement dans le Piémont et en France dans quelques vallées Alpines. Elle compte également quelques communautés en Amérique latine.
Pratiques
À la différence des catholiques, les vaudois ne comptaient pas de prêtres dans leurs rangs : seulement des « barbes », sortes de pasteurs qui, après une courte période d'apprentissage des textes et de visites auprès de barbes plus anciens confessaient et présidaient des cérémonies. Les Vaudois de Bohême furent plus durement persécutés par l'Inquisition : une partie d'entre eux rejoignit les hussites.
Lors de la Réforme, les vaudois envoyèrent deux des leurs en Suisse pour connaître l'avis de réformateurs comme Calvin et Guillaume Farel.
Doctrine
A l'origine, il n'y avait que la volonté de revenir à la pauvreté évangélique. Par la suite, la doctrine des Vaudois se précisa lors de colloques (Laus - 1526, Chanforan -1532) ; la base étant la connaissance de l'Évangile, de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Les aspects principaux sont :
- L'Ecriture est la seule règle de la foi et des cœurs.
- Tout homme et toute femme initié à la connaissance de l'écriture peut prêcher.
- Il est bon que le culte soit fait en langue populaire et que chacun use de la Bible.
- La foi est un don de Dieu. Elle comprend l'amour du Seigneur et l'obéissance à ses commandements.
- La messe du culte romain ne vaut rien.
- Les indulgences ne valent rien. Le purgatoire est une fable.
- Tout ce que l'on fait pour le salut des morts est inutile.
- Jésus est le seul intercesseur. Nous devons imiter les saints, non les adorer. Leur culte est idolâtrie.
- Le clergé Romain ayant perverti la doctrine et les sacrements des apôtres, et n'imitant pas leur exemple, n'a aucune autorité.
- Le baptême n'est qu'un signe de régénération. Celle-ci n'aura réellement lieu que lorsque l'enfant aura une foi véritable. Les seuls sacrements reconnus sont le baptême et la sainte Cène.
- Le mariage est dissous par l'adultère.
La doctrine des Vaudois est résumée dans un poème du XIVe siècle : La Nobla Leyczon (La noble leçon).
Bibliographie
L'épopée des Vaudois
- Auteur: Maurice Pezet
- Seghers



