Parti socialiste européen

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Président Logo
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Données de base
Date de création: 1992
Président: Poul Nyrup Rasmussen
Vice-président: Giuliano Amato
Secrétaire général: Philippe Cordery
Présidents de groupe socialistes: Martin Schulz (Parlement européen), Claudio Martini (Comité des Régions)
Présidents des organisations membres ou associées: Zita Gurmai (PSE Femmes), Giacomo Filibeck (ECOSY)
Siège du PSE: PSE Secrétariat
98, Rue du Trône
B – 1040 Bruxelles
Site Internet: Pes.org

Le Parti Socialiste européen (PSE) regroupe les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe. Deuxième force politique européenne après les élections de 2004, c'est également le principal parti de l'opposition au Parlement européen. Issu de la gauche gouvernementale réformiste, ses alliés traditionnels sont les Verts européens. Selon la tradition européenne, il peut participer à des majorités de circonstance avec des partis du centre ou de droite. Il demeure cependant distant vis-à-vis des ex-communistes de la Gauche européenne. Le PSE est lié à l'Internationale socialiste.

Sommaire

La social-démocratie européenne

Le PSE en Europe

Son président actuel est Poul Nyrup Rasmussen des Sociaux-démocrates danois. Les membres du PSE se retrouvent dans les principales institutions de l'Union européenne : au Parlement européen, à la Commission européenne, au Conseil de l'Union européenne, au Conseil européen et au Comité des Régions.

Quinze partis de l'Europe centrale et de l'est sont des membres associés et 5 sont des observateurs : ils sont devenus membres à part entière du PSE en 2004. Les partis observateurs (pays candidats) sont devenus membres associés.

Le PSE est une organisation associée de l'Internationale socialiste. Il compte à ses côtés une organisation de jeunesse (ECOSY) ainsi qu'une organisation pour les femmes. Il a contribué également au lancement du Forum progressiste global.

Programme

Suite aux élections de 2004, le Parti Socialiste européen s'est réuni les vendredi et samedi, 26 et 27 novembre 2004 à Madrid pour rédiger un programme: « Développer l'Europe ».

  • objectifs 2007
    • accroître les investissements publics, de 2004 à 2007 de 0,3 % du PIB européen ;
    • harmoniser la base fiscale sur les sociétés.
  • objectifs 2013
    • une représentation unique de la zone euro dans les institutions internationales ;
    • doubler le budget européen de la recherche ;
    • augmenter le nombre d'étudiants bénéficiant du programme Erasmus de 120 000 à 390 000 ;
    • futur industriel de l'Europe pour 2007-2013 ;
    • budget de solidarité avec les régions les plus pauvres à 0,46 % du PIB ;
    • réviser la directive sur le temps de travail ;
    • adopter une directive sur les services publics (égalité d'accès, qualité, financement) ;
    • aides agricoles dépendantes du respect des normes environnementales ;
    • faire passer de 6 % à 12 % la part des énergies renouvelables d'ici à 2010.
  • objectifs 2017
    • prendre en compte la pollution des transports et du bâtiment dans le protocole de Kyoto ;
    • lancer un programme de grandes infrastructures ;
    • créer un corps de gardes-frontières européens ;
    • mettre en place un système de quotas en matière d'immigration légale ;
    • faire adhérer l'Union à la Convention européenne des Droits de l'Homme ;
    • protéger les données individuelles dans le cadre de la lutte contre le terrorrisme.

Le mouvement socialiste en Europe

Partis membres de plein droit
Image:Germany flag large.png Allemagne Sozialdemokratische Partei Deutschlands (SPD)
Image:Austria flag large.png Autriche Sozialdemokratische Partei Österreichs (SPÖ)
Image:Belgium flag large.png Belgique Wallonie : Parti socialiste (PS)
Flandre : Socialistische Partij-Anders (sp.a)
Image:Cyprus flag large.png Chypre Κινήμα Σοσιαλδημοκρατών ΕΔΕΚ (KS EDEK)
Image:Denmark flag large.png Danemark Socialdemokratiet (A)
Image:Spain flag large.png Espagne Partido Socialista Obrero Español (PSOE)
Image:Estonia flag large.png Estonie Sotsiaaldemokraatlik Erakond (SDE)
Image:Finland flag large.png Finlande Sosiaalidemokraattinen Puolue (SDP)
Image:France flag large.png France Parti socialiste (PS)
Image:Greece flag large.png Grèce Panellinio Sosialistiko Kinima (PASOK)
Image:Hungary flag large.png Hongrie Magyar Szocialista Párt (MSZP)
Image:Ireland flag large.png Irlande The Labour Party
Image:Italy flag large.png Italie Democratici di Sinistra (Ds)
Socialisti Democratici Italiani (Sdi)
Image:Latvia flag large.png Lettonie Latvijas Socialdemokratiska Strandnieku Partija (LSSP)
Image:Lithuania flag large.png Lituanie Lietuvos Socialdemokratu Partija (LSP)
Image:Luxembourg flag large.png Luxembourg Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP)
Image:Malta flag large.png Malte Partit Laburista (MLP)
Image:Norway flag large.png Norvège Det norske Arbeiderparti (DnA)
Image:Netherlands flag large.png Pays-Bas Partij van de Arbeid (PvdA)
Image:Poland flag large.png Pologne Sojusz Lewicy Demokratycznej (SLD)
Unia Pracy (UP)
Image:Portugal flag large.png Portugal Partido socialista (PS)
Image:Uk flag large.png Royaume-Uni The Labour Party (Lab)
Social Democratic and Labour Party (SDLP)
Image:Slovakia flag large.png Slovaquie Sociálnodemokratická strana Slovenska (SDSS)
Strana demokratickej ľavice (SDĽ)
Image:Slovenia flag large.png Slovénie Zdruzena Lista Socialnih Demokratov (ZLSD)
Image:Sweden flag large.png Suède Socialdemokratiska arbetarpartiet (SAP)
Image:Czech republic flag medium.png Tchéquie Česká strana sociálne demokratická (ČSSD)

Depuis le milieu du XIXe siècle il existe des partis socialistes, sociaux-démocrates ou travaillistes en Europe. Ils ont toujours eu des liens entre eux. C'est ainsi qu'il y a exactement cent ans, en août 1904, le congrès de l’Internationale socialiste (essentiellement européenne) réuni à La Haye est la première étape de l'unité des socialistes français, réalisée l’année suivante.

Lorsque certains pays ont été sous le joug de régimes totalitaires, les relations nouées entre les différents pays ont permis à la solidarité entre socialistes de fonctionner. C’est ainsi que la gauche française aide, clandestinement les socialistes espagnols pendant la Guerre civile, que les Suédois accueillent les sociaux-démocrates allemands ou autrichiens qui luttent contre le nazisme ou qu’à nouveau la France sert de base à la reconstruction de la gauche espagnole, portugaise ou grecque pendant les années 60 et 70.

Les sociaux-démocrates perçoivent l’Europe comme autre chose qu’un vaste marché sans règles. Depuis toujours, la tradition ouvrière et internationaliste de la social-démocratie a conduit la gauche européenne à mettre en pratique une forme de gouvernement qui a dominé toute l’Europe pendant plus d’un demi-siècle. C’est l’Etat providence.

Ce qui caractérise la gauche européenne, c’est sa diversité. En Grande-Bretagne, les syndicats ouvriers ont construit un parti pour les représenter, c'est le travaillisme. En Allemagne ou dans les pays scandinaves, les partis sociaux-démocrates ont créé tout un ensemble de structures pour défendre les droits des travailleurs dans toute la société. En France et dans les pays méditerranéens, les partis socialistes et les syndicats n'ont quant à eux pas de liens organiques.

En Europe de l'est, les partis actuels sont soit les héritiers d’anciens partis sociaux-démocrates d’avant la deuxième guerre mondiale, soit les successeurs des partis staliniens de l’ère soviétique. En réalité, la tradition démocratique que l’on a vu s’exprimer à Berlin et en Pologne, en Hongrie ou en Tchécoslovaquie entre 1948 et 1981 venait elle-même d’un mouvement ouvrier dynamique depuis la deuxième moitié du XIXe siècle. Souvent dans les pays de l'est, les mouvements socialistes et sociaux-démocrates sont clairement séparés. Alors que les formations socialistes traditionnelles ont, après la Seconde guerre mondiale, fusionné avec les partis communistes, les partis sociaux-démocrates se sont maintenus dans la clandestinité. Cet éclatement de la gauche modérée va plus loin lorsqu'existent dans certains pays comme la Hongrie des formations dites "libérales de gauche" (SzDSz).

Historique

1957-1992 : La Confédération des partis socialistes de la Communauté européenne

Ancêtre du PSE, la confédération eut comme premier président l’Allemand Wilhelm Dröscher. La France y a un statut de poids lourd. Dès sa fondation, la confédération travaille à l’élaboration d’un programme commun qui servit de base aux engagements des socialistes européens pour les élections de 1979. C’est Michel Rocard qui est chargé d’en rédiger la partie consacrée à la politique économique. En 1978, Robert Pontillon devient président de la CPSCE.

En mai 1979, Paris accueille le Printemps des socialistes européens qui rassemblent deux cents candidats et vingt mille personnes. François Mitterrand et Willy Brandt militent à ce moment pour un parti capable de transcender les clivages partis nationaux, avec un vrai pouvoir d’impulsion. L’année suivante, le mot d’ordre pour le travail des socialistes, c’est "les socialistes contre la droite", pour lutter contre les partis qui recyclent les survivants des dictatures qui viennent de s’effondrer en Grèce, au Portugal ou en Espagne et contre la montée des droites dures en France, en Allemagne, dans les pays scandinaves ou en Grande-Bretagne.

Au début des années 80, les socialistes européens luttent contre le thatchérisme qui se pratique en Grande-Bretagne et qui influence quelques autres pays. Mais plus le temps passe et plus l’inadaptation d’une structure qui n’est qu’un cadre de coordination se fait sentir. La victoire de la gauche aux élections européennes fit du groupe socialiste, le premier groupe au Parlement européen.

En 1989-1990, l’Histoire s’accélère et les socialistes entendent être à la hauteur des événements. La chute du Mur de Berlin, la réunification de l’Allemagne, la désagrégation du bloc soviétique, qui entraîne la disparition des régimes staliniens en Europe centrale et orientale conduisent la social-démocratie à penser plus loin. Le renforcement d’une Europe qui n’est encore qu’économique devient prioritaire.

1992-1997 : Du Parti des socialistes européens au Parti socialiste européen

Dénomination du PSE dans les langues européennes
Allemand Sozialdemokratische Partei Europas (SPE)
Anglais The Party of European Socialists (PES)
Danois De Europæiske Socialdemokraters Parti (ESP)
Espagnol Partido Socialista Europeo (PSE)
Estonien Euroopa Sotsialistlik Partei (ESP)
Finnois Euroopan sosialidemokraattinen puolue (ESP)
Français Parti Socialiste Européen (PSE)
Grec Ευρωπαϊκό Σοσιαλιστικό Κόμμα (EΣK)
Hongrois Európai Szocialisták Pártja (ESzP)
Italien Partito Socialista Europeo (PSE)
Letton Eiropas Sociāldemokrātiskā partija (ESP)
Lituanien Europos socialistų partija (ESP)
Luxembourgeois Europäesch sozialistesch partei (ESP)
Maltais Il-Partit tas-Socjalisti Ewropej (PSE)
Néerlandais Partij van Europese Sociaal-democraten (PES)
Polonais Partia Europejskich Socjalistów (PES)
Portugais Partido Socialista Europeu (PSE)
Slovaque Strana európskych socialistov (SEP)
Slovène Stranke evropskih socialdemokratov (SEP)
Suédois Europeiska Socialisters Parti (ESP)
Tchèque Evropských sociálních demokratů (ESD)

En 1992, la signature du traité de Maastricht fait entrer l’Europe politique dans une nouvelle phase qui rend indispensable la transformation de la CPSCE. Le nouveau traité prévoit la constitution de partis européens pour les élections. Le congrès des 9 et 10 novembre de la même année, qui se tient à La Haye, donne naissance, après neuf mois de négociations au Parti des socialistes européens. Le nouveau parti accueille en plus des membres de l’ancienne confédération, les partis suédois, finlandais et le PDS italien. Le premier président du PSE est le Néerlandais Willy Claes. Le nouveau parti adopte la parité dans ses instances et les partis observateurs y ont plus de droits.

Les élections européennes de 1994 confirmèrent la place du PSE comme premier parti au Parlement européen. Claes quitte bientôt la présidence du PSE, laissant la place à l’Allemand Rudolf Scharping en 1995. Le Britannique Robin Cook, a succédé Rudolf Scharping en 2001 à la tête du PSE qui est désormais dénommé Parti socialiste européen.

Les buts que le PSE s’est fixés sont :

1997-2005 : Conflits et perspectives

Les socialistes européens sont pourtant plus que jamais divisés depuis la fin des années 90. Le débat structurant sur l'orientation de la social-démocratie européenne se cristallise rapidement sur les personnalités de Tony Blair et de Lionel Jospin. L'un défend avec Gerhard Schröder l'ouverture vers une “troisième voie-un nouveau centre” (The third way, Der Neue Mittel) et l'autre lutte pour le maintien de la ligne classique, celle qui défend un rôle de l'Etat et des services publics et le concept de l'Europe politique et sociale. La division est apparue en plein jour à l'occasion des élections européennes 1999, quand malgré l'adoption d'un programme commun du PSE, les leaders anglais et allemand ont publié quelques semaines avant le scrutin un programme prônant un "Nouveau centre". Tandis que les socialistes français séduisent les partis du sud, ainsi que les socialistes belges, grecs ou italiens, le Labour et le SPD trouvent des émules du côté des nouvelles formations socialistes issues de l'ex-bloc communiste.

Lors du congrès de Bruxelles de 2004, pour la première fois, il y eut deux candidats. Le danois Poul Nyrup Rasmussen est le candidat tacite des Français qui souhaitent un véritable parti européen qui soit l'avant-garde d'une plus grande intégration européenne. L'italien Giulano Amato est le candidat “officiel” soutenu par le président sortant Robin Cook et les principales formations comme le Labour ou le SPD. Poul Nyrup Rasmussen est finalement élu avec quelques voix d'avance.

Le PSE compte aujourd’hui 28 partis membres des 25 pays de l'Union Européenne, ainsi que de Norvège. S'y ajoutent 15 partis associés et 5 partis observateurs, principalement des pays d'Europe centrale et orientale candidats à l'adhésion à l'Union Européenne. Malgré la reprise récente du leadership par Tony Blair sur la social-démocratie européenne, celle-ci semble encore divisée sur les stratégies à suivre vers la construction européenne. Unis dans la défense du “oui” au traité constitutionnel européen, la victoire du “non” en France et aux Pays-Bas a renforcé les courants euro-sceptiques ou plus à gauche. Le fossé entre les tenants d'un "socialisme au centre", qui accepte et accompagne le libéralisme économique (social-libéralisme), et les tenants d'un socialisme à gauche, qui maintient sa volonté de dépasser le capitalisme ne cesse de s'élargir. En Allemagne, un des leaders historiques du SPD Oskar Lafontaine a ainsi quitté son parti pour tenter un rassembler à gauche entre le WASG et le PDS néo-communiste.

Les leaders socialistes européens

Les membres des instances européennes

Les dirigeants nationaux

Quelques leaders historiques

Voir aussi

  • ECOSY, European community organisations socialist youths (Organisations des jeunesses socialistes de la communautée européenne)
  • site web officiel



 
Les partis politiques européens
Image:European flag.png

Alliance libre européenne | Parti démocrate européen | Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs | Parti de la Gauche européenne | Parti populaire européen | Parti socialiste européen | Parti Vert européen

Alliance de la Gauche verte nordique (non reconnu) | Démocrates européens (pas un parti formel)

 
Les groupes de partis du Parlement européen
Image:European flag.png

PPE-DE | PSE | ADLE | Verts-ALE | GUE-GVN | Ind/Dem | UEN | Non-Inscrits



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