Parti libéral du Québec
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| Parti libéral du Québec | |
|---|---|
| Image:PLQ horiz.jpg | |
| Parti provincial actif | |
| Fondation | 1867 |
| Chef | Jean Charest |
| Président | Marc-André Blanchard |
| Permanence | 1535 Chemin Sainte-Foy, suite 120 Québec Qc G1S 2P1 4364 rue Saint-Denis Montréal Qc H2J 2L1 |
| Idéologie politique | Néolibéralisme et fédéralisme |
| Couleurs | Rouge |
Le Parti libéral du Québec (PLQ) est un parti politique œuvrant au Québec. Il est aussi le plus ancien parti politique de la province, présent depuis 1867. Le pouvoir lui est revenu dans une alternance qui l'opposa successivement au Parti conservateur, à l'Union nationale, puis au Parti québécois. Le Parti libéral du Québec a, historiquement, privilégié des orientations à tendance sociale-démocrate, bien qu'il soit plus libéral que le Parti Québécois. Il se considère comme une formation allant du centre au centre-droit, bien qu'il compte certains députés plus sociaux-démocrates ou socialistes tels que Pierre Paradis et Nathalie Rochefort. Cependant, le Parti est classé plus à droite et « néolibéral » par certains milieux, comme les syndicats et les groupes dits « progressistes » et/ou nationalistes, historiquement associés au Parti Québécois (gauche/centre-gauche).
Sommaire |
Chefs du parti
(* Chef par intérim)
Réalisations (inspiré du site du PLQ)
D'après ses partisans, le Québec, sous l'impulsion du PLQ, s'est doté d'importants outils de justice sociale et de développement économique. Voici quelques réalisations qui, pour ces même partisans, prouvent l'apport considérable des Libéraux au Québec actuel :
- l'âge minimum de 16 ans pour travailler (1910)
- le droit de vote des femmes (1940)
- l'instruction obligatoire (1942)
- la création du ministère de l'Éducation et du Conseil supérieur de l'éducation (1964)
- l'assurance-maladie (1970)
- le régime des allocations familiales du Québec (1973)
- l'aide juridique (1973)
- la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (1975)
C'est aussi le PLQ qui a mis en chantier la Révolution tranquille (1960), généralement considéré comme un vaste mouvemement de libéralisation des moeurs, globalement comparable au phénomène de « Counterculture » aux États-Unis ou aux événements de mai 1968 en France.
Les Libéraux ont aussi nationalisé l'électricité (1962). Ils ont créé la société de développement hydroélectrique Hydro-Québec (1944) et réalisé les colossaux complexes hydroélectriques de la Baie James et de la Côte-Nord (1960 à aujourd'hui).
Orientations politiques actuelles
Au cours de la 37e Législature (2003-2007), le Parti Libéral a mis de l'avant une politique de modernisation de l'État pour faire aux pressions sur les finances publiques provinciales dues notamment au vieillissement démographique et à l'augmentation des coûts du régime public de santé. Le contrôle des dépenses publiques, amorcé en 1995 par le gouvernement du Parti Québécois sous Lucien Bouchard par la politique de « déficit zéro », est prolongée par le gouvernement libéral pour faire face au déficit qui menace de façon récurrente les finances publiques, phénomène renforcé par les politiques économiques keynésiennes adoptées depuis 1960 et les importants déficits financiers de la Société générale de financement du Québec en 2003.
Cette politique de modernisation de l'État consiste, selon le gouvernement libéral, à "procéder à une révision globale de l'appareil d'État. Le but : recentrer son rôle et assurer aux citoyens des services de meilleure qualité et à moindres coûts." [1]
Plus précisément, la « réingénierie » de l'État est définie comme suit:
La modernisation de l'État est une démarche de remise en question et de redéfinition en profondeur des programmes et des services publics pour les rendre plus efficaces, moins coûteux, et améliorer leur qualité.
La modernisation : - Ce n'est pas un jugement porté sur le dévouement du personnel de l'État, mais une invitation à développer de meilleures pratiques ; - Ce n'est pas une fin en soi, mais un outil pour mieux soigner, mieux instruire, mieux protéger et mieux respecter chaque citoyen ; - Ce n'est pas un exercice de compression ; c'est un mandat d'architecte.
Pour être durable et efficace, la modernisation doit toucher les structures, c'est-à-dire les modes d'organisation mis en place par le passé et qui sont devenus, au fil du temps, source de duplication et de gaspillage.
Avec le Plan de modernisation 2004-2007, le gouvernement veut :
- introduire une culture de réévaluation continue des organismes ; - regrouper des structures pour les rendre plus simples et plus efficaces ; - réorganiser en agences des services existants.
Le gouvernement introduit une véritable culture de réévaluation continue visant quatre objectifs précis :
- réviser la pertinence du mandat des organismes, compte tenu de l'évolution des besoins pour lesquels ils avaient été créés ; - simplifier l'organisation gouvernementale, lorsqu'il est possible de transférer, d'intégrer ou de fusionner des organismes dont les services sont jugés essentiels ; - accroître la performance des organismes maintenus, en introduisant de nouveaux modes d'organisation ; - améliorer la qualité et l'accessibilité des services.
Le Plan de modernisation 2004-2007 comporte l'implantation d'une nouvelle politique de gestion de la performance visant à assurer la reddition de comptes par rapport à trois résultats :
- L'amélioration de la qualité des services aux citoyens. - L'utilisation disciplinée, diligente et rentable des deniers publics. - Le respect de la transparence, de l'éthique et des saines valeurs de gestion.
Critiques des orientations politiques actuelles
Depuis son élection en avril 2003, le gouvernement libéral fait face à de nombreuses critiques de la part des centrales syndicales, telles la FTQ ou la CSN, des organismes de défense des droits sociaux ainsi que de la grande majorité des étudiants québécois. La « réingénierie » de l'État, telle qu'annoncée par le premier ministre Jean Charest serait en effet, selon eux, la première étape vers la réduction du rôle et de la taille de l'État. Ils dénoncent fortement la remise en cause du modèle québécois développé au cours des années 1960.
Ainsi, dès son arrivée au pouvoir, les libéraux ont amorcé le processus des défusions municipales, dans des villes auparavant fusionnées par le Parti Québécois dans le but de réduire les inégalités sociales, notamment sur l'île de Montréal, en permettant une plus juste répartition des richesses. Ils ont également coupé dans le système de garderies québécoises en faisant passer le coût quotidien de 5 à 7 dollars, mesure largement contestée à travers le Québec. Les libéraux ont également sabré dans le programme québécois de prêts et bourses, le système d'aide financière aux études (AFE) afin de regarnir les coffres gouvernementaux. Cette coupe, de l'ordre de 103 millions de dollars, fut l'élément déclencheur de la plus importante grève étudiante de l'histoire du Québec, plus large encore que lors des énénements de mai 1968, qui regroupa, à son apogée, plus de 230 000 étudiants de niveau post-secondaire sur un total d'environ 450 000. Un vaste mouvement de protestation s'installa également parmi la population lors de l'annonce de la construction d'une centrale thermique au gaz, geste allant totalement à l'encontre des engagements québécois en matière d'environnement en vertu de la ratification du protocole de Kyoto. Le gouvernement, acculé au mur par la population québécoise, n'eut d'autre choix que de reculer et d'annuler le projet. Même chose lors de l'annonce du financement intégral par le gouvernement des écoles privées juives au Québec, chose à laquelle le gouvernement dut renoncer suite aux pressions citoyennes.
Depuis 2003, des modifications législatives ont également été apportées notamment pour accroître la participation du secteur privé, à travers des partenariats public-privés (PPP), pour la construction, entre autres, de centres de détention, d'infrastructures de transports et de bâtiments du réseau de santé et des services sociaux. Certaines d'entre elles, très controversées, furent passées sous couvert de baîllon à l'Assemblée nationale du Québec afin d'éviter toute tentative d'obstruction de la part de l'opposition. C'est le cas notamment de la loi 31 sur le code du travail, qui autorisait, entre autres, la sous-traitance dans les institutions publiques.
Taux d'insatisfaction du gouvernement libéral
| Date | Insatisfaits | Très insatisfaits | Maison de sondage |
|---|---|---|---|
| Août 2003 | 43% | -% | |
| Septembre 2003 | 45% | -% | |
| Novembre 2003 | 49% | -% | |
| Janvier 2004 | 59% | -% | Léger Marketing |
| Février 2004 | 66% | -% | CROP-La Presse |
| Avril 2004 | 59% | -% | Léger Marketing |
| Décembre 2004 | 60% | -% | |
| Janvier 2005 | 68% | -% | |
| Mars 2005 | 70% | -% | CROP-La Presse |
| Avril 2005 | 78% | -% | Léger Marketing |
| Juin 2005 | 77% | -% | |
| Août 2005 | 65% | -% | |
| Septembre 2005 | 70% | -% | |
| Octobre 2005 | 69% | 38% |
Sources :
- le Devoir, 14 avril 2005 [2]
- Cyberpresse, 2 juin 2005 [3]
- Cyberpresse, 28 octobre 2005 [4]
- Radio-Canada, 12 avril 2005 [5]
Autres partis politiques au Québec
- ADQ - Bloc pot - PQ - Parti vert du Québec - UFP - Bloc Québécois



