Parti Québécois
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| Parti Québécois | |
|---|---|
| Image:Logo pq.jpg | |
| Parti provincial actif | |
| Fondation | 11 octobre 1968 |
| Chef | Louise Harel (par intérim) |
| Président | Monique Richard |
| Permanence | 3075 boulevard Wilfrid-Hamel Bureau 110 A Québec Qc G1P 4C6 1200 avenue Papineau Bureau 150 Montréal Qc H2K 4R5 |
| Idéologie politique | Social-démocratie, nationalisme et souverainisme |
| Couleurs | Bleu |
Le Parti Québécois (PQ) est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui préconise la souveraineté du Québec (Canada).
Le Parti Québécois aurait aujourd'hui (sept. 2005) 83 084 membres.
- Note : pour le contexte historique du Québec, voir l'article Histoire du Québec.
Sommaire |
Fondation
Le Parti Québécois (PQ) a été créé par la fusion du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Levesque, et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Son objectif premier était d'obtenir l'indépendance politique, économique et sociale, qui était perçue à la fois comme cadre et comme moyen du développement du Québec. Le Parti Québécois a participé pour la première fois aux élections générales le 29 avril 1970, où sept députés sont élus, mais pas son chef, René Lévesque. En 1971, lors du troisième congrès national, René Lévesque menace de démissionner si une résolution reconnaissant les droits linguistiques de la minorité anglophone n'est pas adoptée. Aux élections générales du 29 octobre 1973, six députés sont élus et le parti devient l'opposition officielle; René Lévesque n'est cependant pas élu dans son compté. Le Parti Québécois remporte les élections provinciales du 15 novembre 1976 avec 41.4 % des voix et l'élection de 71 députés; René Levesque est élu dans le comté de Taillon et devient premier ministre. L'engagement est pris de soumettre, par voie référendaire, l'option souverainiste.
Le premier gouvernement de PQ fut surnommé la République des professeurs, à cause du nombre élevé de ses membres qui étaient professeurs au niveau universitaire. Le PQ fut un des premiers gouvernements du Canada à reconnaître le droit à l'autonomie gouvernementale aux Premières Nations.
Durant son premier mandat, le PQ a voté la Loi sur les consultations populaires (Québec), la Loi sur le financement public des partis politiques (Québec), ainsi que la Charte de la langue française (loi 101).
Protection de la langue française
À la suite d'une Commission d'enquête (de 1968 à 1972) sur la langue et les droits linguistiques au Québec, dans la foulée de la Révolution tranquille, le 31 juillet 1974, donc avant l'arrivée au pouvoir du Parti Québécois (le premier ministre à cet époque étant Robert Bourassa, du Parti Libéral du Québec), la Loi sur la langue officielle (« Loi 22 ») a été sanctionnée, faisant ainsi du français la seule langue officielle du Québec.
La Charte de la langue française (« Loi 101 »), fut quant à elle proposée par René Lévesque, premier ministre du Québec à cet époque, et adoptée le 26 août 1977. La première version de la Charte de la langue française (« Loi 101 ») fut l'objet d'une controverse sur sa réglementation de l'affichage commercial qui imposait l'unilinguisme français sur les enseignes extérieures. Cette loi fut modifiée par les libéraux en 1993 avec la Loi 86 qui l'harmonisa avec l'Arrêt FORD, un jugement rendu par la Cour suprême le 15 décembre 1988 (une dérogation de cinq ans avait été obtenues par l'Assemblé Nationale avec la Loi 178). Aujourd'hui, l'affichage peut être fait en n'importe quelle langue, dans la mesure où le français est prédominant (dans la pratique, ceci signifie que le texte en français doit être sensiblement plus grand que le texte dans une autre langue). La Charte de la langue française ne concerne cependant pas que l'affichage, elle encadre aussi les modalités d'accès à l'école en langue anglaise, par exemple. Notons que la Charte de la langue française (« Loi 101 ») peut être lue en ligne.
Référendums sur la souveraineté
Le Parti Québécois a mis en place deux référendums pour enclencher les négociations pour la souveraineté du Québec. Il a déposé à l'Assemblée Nationale le Livre Blanc sur le projet de souveraineté-association, le 1er novembre 1979 et le 20 mai 1980 a lieu le référendum sur la souveraineté-association de Québec. Ce référendum fut une défaite pour le Parti Québécois, le « non » recueillant près de 60% des voix. Le Parti Québécois est néanmoins réélu aux élection générales suivantes, le 13 avril 1981.
Un second référendum sur la souveraineté eu lieu le 30 octobre 1995 : le non fut majoritaire avec seulement moins d'un point d'écart. Jacques Parizeau, alors chef du parti Québécois et premier ministre, avait déclaré lors d'une émission avec Stéphane Bureau, enregistré le jour du référendum, que si l'option n'était pas acceptée, il démisionnerait - ce qu'il fit.
Orientations sociopolitiques et réalisations
Le Parti Québécois est un parti social-démocrate et nationaliste qui se revendique comme tel. Il est d'ailleurs reconnu pour être fortement interventionniste en favorisant la participation de l'État dans les entreprises privées, ce que lui reprochent plusieurs de ses adversaires, qui considèrent qu'il crée ainsi une dépendance excessive des individus et des entreprises à l'endroit de l'État.
Depuis les années 70, diverses propositions ont été émises pour qu'un mode de scrutin proportionnel voie le jour, mais aucun parti au pouvoir n'a jamais osé adopter un projet de loi en ce sens : avec un tel mode de scrutin, le Parti québécois n'aurait pas été élu en 1998, et le Parti libéral aurait été minoritaire en 2003.
Il a été battu aux élections du 14 avril 2003 par le parti libéral du Québec, dirigé par Jean Charest.
Sa relation avec le Bloc Québécois
Le Bloc Québécois est un parti fédéral canadien, il n'agit donc pas sur le même palier de gouvernement que le Parti Québécois. Favorable à la souveraineté du Québec, il est considéré comme étant près du Parti Québécois, l'un de ses fondateurs, Lucien Bouchard, ayant par ailleurs rejoint le Parti Québécois - et fut élu premier ministre du Québec, avant de démissionner et de céder sa place à Bernard Landry.
Chefs du Parti Québécois
- René Lévesque (1968 - 1985)
- Pierre Marc Johnson (1985 - 1987)
- Guy Chevrette (1987 - 1988)
- Jacques Parizeau (1988 - 1996)
- Lucien Bouchard (1996 - 2001)
- Bernard Landry (2001 - 2005)
- Louise Harel (depuis 2005) (intérimaire)
Course à la direction du Parti Québécois
- Pour plus d'information, voir l'article principal : Élection à la direction du Parti Québécois, 2005.
Suite à la démission surprise de Bernard Landry du 4 juin 2005 (pour avoir reçu un vote de confiance de 76.2%), une course à la direction devrait bientôt être déclenchée. Le caucus des députés a choisi Louise Harel comme chef intérimaire.
Le vote pour ce poste du parti se tiendra par tous ses membres du 13 au 15 novembre 2005 par scrutin téléphonique et le résultat sera annoncé dans la soirée du 15 novembre 2005, date du 29e anniversaire de la 1ère accession au pouvoir du PQ.
Il y a maintenant neuf candidats officiels :
- Louis Bernard
- André Boisclair
- Pierre Dubuc
- Ghislain Lebel
- Richard Legendre
- Pauline Marois
- Jean Ouimet
- Gilbert Paquette
- Jean-Claude Saint-André
Voir aussi
Autres partis politiques au Québec
- ADQ - Bloc pot - PLQ - Parti vert du Québec - UFP - Bloc Québécois



