Parti communiste français

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Données de base
Date de création : 1920 (SFIC) puis (PCF)
Secrétaire nationale : Marie-George Buffet
Présidents de groupe communistes : Alain Bocquet (Assemblée nationale), Nicole Borvo (Sénat), Francis Wurtz (Délégation PCF au Parlement européen)
Nombre d'adhérents environ 138.000
Siège du PCF : Parti communiste français
2, Place du Colonel Fabien
75019 Paris
Site Internet : www.pcf.fr
Affiliations: Image:Euroleft.gif PGE

Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français de gauche, fondé en 1920 au Congrès de Tours, lors de la scission de la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité qui lui est désormais structurellement indépendant. Son siège est situé place du Colonel Fabien à Paris, dans un bâtiment de béton du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer.

Sommaire

Histoire du PCF (1920-1980)

Voir l'article détaillé Histoire du parti communiste français

Le Congrès de Tours

Le 30 décembre 1920, une majorité des militants socialistes de la SFIO réunis en congrès à Tours décident de s'affilier à la troisième internationale, fondée en 1919 par Lénine à la suite de la Révolution d'Octobre. La Troisième Internationale (IC) est également connue sous son nom allemand de Komintern. Le Parti communiste français qu'on appelle alors Section Française de l'Internationale communiste (SFIC) qui est ainsi créé accepte par conséquent de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l'IC. Il s'engage à construire un parti révolutionnaire, qui peut utiliser des moyens légaux, mais qui aussi doit se doter d'un appareil clandestin et ne doit pas exclure l'action illégale. Le parti constitué doit être discipliné, suivant les règles du centralisme démocratique: les minoritaires doivent suivre la ligne décidée majoritairement, et n'ont pas le droit de s'organiser pour défendre leur tendance. Internationaliste, enfin, un parti national, comme le Parti Communiste français (PC) est d'abord une section de la troisième internationale. Le PC français ne s'appelle pas PCF mais SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste). Ces principes de base vont sous-tendre toute la vie du PCF jusqu'à la dissolution officielle de l'IC en 1943, et même bien au-delà.

Les premières années (1925-1933)

Les premières années du jeune parti sont marquées par un activisme militant illustré, par exemple par des manifestations contre la guerre du Rif, en 1925, et plus généralement par l'antimilitarisme. L'arrestation et l'incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que les dirigeants. En 1927, sous l'impulsion du Komintern, la politique du parti se durcit. On appelle cette politique "Classe contre Classe", elle exclut toute entente avec les partis "bourgeois", SFIO comprise. Le Parti qui avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 en perd la moitié aux élections de 1928.

L'antifascisme, le Front Populaire et la guerre d'Espagne (1934-1939)

Après la prise du pouvoir par Hitler, et les évènements de 1934 en France, l’Internationale communiste recommande une nouvelle ligne, moins sectaire. Le jeune dirigeant du parti français, Maurice Thorez, qui avait accédé à la direction dans la période précédente mettra en œuvre cette nouvelle ligne. Thorez est entouré d'une équipe constituée de Jacques Duclos, Benoit Frachon et du délégué du Komintern, Eugen Fried. L'équipe Thorez-Duclos-Frachon connaitra une longévité exceptionnelle et dirigera pratiquement le parti français pendant une trentaine d'année. Le 10 janvier 1936, socialistes, communistes et radicaux se mettent d'acord sur un « programme commun ». Au printemps, le Front populaire emporte les élections et Le P.C. remporte 72 sièges avec 15% des voix. Le PC soutient le gouvernement Blum sans y participer. Sur le plan syndical, la CGTU, communiste, et la CGT dont elle avait fait scission après le congrès de Tours, fusionnent à nouveau . Les instances dirigeantes sont totalement subordonnées à l'IC, elle même complètement dominée par Staline et les soviétiques, mais cette subordination ne pose guère de problèmes à l'intérieur du parti Français, tant est grand le prestige de l'URSS. De 1936 à 1939, le soutien aux républicains et aux staliniens espagnols représente une composante majeure du parti français, tant par l'envoi de volontaires dans les Brigades Internationales que par la mise sur pied de puissants moyens matériels.

La Seconde Guerre Mondiale (1939-44)

En Septembre 1939, après la déclaration de guerre et l'approbation par le Parti français de la signature du pacte germano-soviétique. Daladier imposera la mise hors la loi du P.C. Il s'en suivra une période de clandestinité qui se prolongera jusqu'à la Libération, en été 1944. Bien préparé à la résistance par cette pratique de la clandestinité, le PC français ne s'engagera franchement dans la lutte contre l'occupant qu'à partir de Juin 41 lorsque les troupes d'Hitler envahiront l'URSS. Les différentes organisations rattachées de près ou de loin au mouvement communiste sont alors à même d'attirer un nombre important d'hommes et de femmes désireux de participer à la lutte contre l'occupant. La mouvance communiste devient prépondérante au sein du Conseil National de la Résistance (CNR). En 1943, le Komintern a été dissous et le parti français est désormais appelé PCF.

L'Après Guerre (1944-70)

À la Libération, celui-ci est devenu une des principales forces politiques françaises qui recueillera jusqu'à 29% des suffrages et qui a largement débordé ses bastions ouvriers pour être présent dans pratiquement tous les départements. De 44 à 47, des ministres communistes participent aux différents gouvernements.

C'est en 1947 que sur un fond de guerre froide entre les deux blocs et de guerres coloniales dans l'empire français, les communistes français retourneront dans une opposition que certains qualifieront de ghetto, puisqu'au cours des dix années qui suivent, le PCF est le seul parti à rester à l'écart du pouvoir. Après la mort de Staline, en 1953, les dirigeants français renâclent à s'engager à la suite du parti soviétique dans la dénonciation des crimes de Staline. Le PCF reste néanmoins fidèle à l'URSS qu'il soutiendra lors de l'intervention en Hongrie, en 1956. Maurice Thorez décède en 1964. Image:Siege pc.jpg Trois ans auparavant, il avait fait rentrer au Bureau Politique un certain Georges Marchais qui devait devenir l'homme fort du Parti à partir de 1970. La période entre 1964 et 1970 peut être qualifiée de transition, avec un nouveau secrétaire Waldeck Rochet affaibli par la maladie. Les évènements de Mai 68 le prennent à contrepied, mais aux élections présidentielles, Jacques Duclos, que l'on croyait à la retraite, récolte 21,5% des voix, que l'on considère alors comme un excellent score.

Les années 70

Les communistes pensaient bien que la signature d'un programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste (1972) allait accroître leur audience dans l'opinion, mais il n'en est rien : l'alliance profite aux socialistes, tandis que l'érosion du vote communiste devient inquiétante. Le programme commun sera abandonné en 1978.

En 1974 la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, qui provoque un véritable séisme dans l'opinion publique, ne fait rien pour arranger les choses.

En 1976, le PCF abandonne la référence au modèle soviétique pour s'orienter vers une ligne de type social-démocrate. Cela n'empêche pas, en 1979, Georges Marchais, alors premier secrétaire du parti, de soutenir l'invasion soviétique en Afghanistan, en direct depuis un studio de la télévision russe. Le divorce avec les artistes et les intellectuels est désormais consommé.

Incompatibilité avec la gouvernance et déclin

Les années 80

À partir de 1981, le PCF participe au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (transports), Anicet Le Pors (fonction publique), Jack Ralite (santé) et Marcel Rigout (formation professionnelle). De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». En effet, après trois dévaluations successives, des milliards de francs de pertes de capitaux et une explosion du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur de condamner l'économie française à l'isolement dans une Europe où l'austérité est de rigueur. En 1984, les communistes décident de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation libérale du Parti socialiste. Confronté à de profondes divisions internes, il connaît alors une nouvelle phase de déclin.


Le déclin des années 90

En 1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du parti. À la chute du mur de Berlin, le PCF n'a déjà fait plus que 6% en 1988... Malgré l'échec du capitalisme d'Etat, son influence reste pourtant loin d'être négligeable. Il tente alors, par une stratégie d'alliance dans la gauche plurielle une mutation plus profonde vers la social-démocratie. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisque qu'il maintient son électorat (8% en 1995) et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : au ministère des transports et du logement (Jean-Claude Gayssot), au ministère des sports (Marie-George Buffet), ainsi qu'au secrétariat d'État au tourisme (Michelle Demessine). La politique de ces ministres sera un déchirement pour certains militants qui accusent notamment Jean-Claude Gayssot de préparer la privatisation de la SNCF avec la création du Réseau ferré de France ou de mener une politique répressive.

Suite au 31e congrès en octobre 2001, Robert Hue est remplacé au secrétariat national par Marie-George Buffet. Les résultats désastreux des élections présidentielles et législatives de 2002 (moins de 4%, le plus bas score de son histoire) mettent les finances du parti gravement en péril. Mais une souscription nationale a recouvert le déficit rapidement. De plus, aux élections suivantes, il semble localement retrouver son score d'avant 2002.

À l'extrême gauche du spectre politique, il est aujourd'hui concurrencé par des partis comme Lutte Ouvrière (depuis les années 80, en réalité) et la Ligue Communiste Révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre au centre gauche la place du Parti socialiste. Il doit enfin faire face à un nouvel adversaire inattendu, à l'autre bout de l'échiquier politique : le Front national qui trouve, selon ses dires, une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière et parmi d'anciens communistes, ce que nie le PCF.

Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), revendiquant le marxisme-léninisme comme doctrine, un courant refondateur (avec notamment Patrick Braouezec ou Lucien Sève) qui prône une réorganisation totale du parti et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres organisations de gauche, tout en n'excluant pas une participation gouvernementale.

Le PCF aujourd'hui

Suite aux résultats catastrophiques du PCF enregistrés lors des élections présidentielle (3,37 %) et dans une moindre mesure législatives en 2002 (4,82 %), un début de redressement s'est fait sentir, notamment lors des élections régionales en 2004, et lors des élections partielles organisées depuis, ainsi qu'aux européennes. La chute n'est cependant que ralentie en ce qui concerne les cantonales.

Sous l'impulsion de Marie-George Buffet, le PCF s'est illustré par une certaine ouverture en présentant des listes communes avec d'autres organisations de gauche (Alternative Citoyenne, Les Alternatifs, notamment), incluant des personnalités altermondialiste et associative lors des régionales et européennes de 2004.

De même, afin de coordonner au niveau européen les actions de partis se déclarant anticapitalistes (mais pas automatiquement « communistes ») a été fondé lors du congrès de Rome en mai 2004 le Parti de la gauche européenne, dirigé actuellement par Fausto Bertinotti. Notons que le PCF reste le second parti de France par le nombre de ses militants (135 000 revendiqués).

Le Parti communiste a joué, lors du premier semestre de l'année 2005, un rôle de coordination dans la campagne de la gauche pour le « non » au referendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Son rôle a porté ses fruits et l'on a pu voir la fête Place du Colonal Fabien au soir du 29 mai. Renforcé par son succès, le parti souhaite voir se former autour de lui, à la gauche du PS, un pôle d'une gauche plus radicale formé notamment de socialistes, des trostkistes de la LCR et d'altermondialistes (pôle qui selon certains sondages pourrait rassembler 17% des voix au premier tour des présidentielles de 2007). Notons que la victoire du NON au référendum a entrainé un certqain regain d'adhésions au PCF (, *).

Les « tendances » du PCF

Les tendances n'existent pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception centraliste démocratique du Parti. Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28e congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les nouveaux statuts du PCF, issus du 31e congrès, stipulent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. ». Cependant, on peut identifier au sein du PCF des « tendances » ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (adhésion au Parti de la Gauche Européenne, constitution des listes, ...).

Les « tendances » liées à l'appareil

  • Les partisans de la ligne politique de Marie-George Buffet ou « Buffistes » : ils dirigent le parti et défendent le principe d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, au même titre que les autres forces de gauche (LCR, Verts, alternatifs), que les altermondialistes (ATTAC…) ainsi que toutes les composantes du mouvement social.
  • Les partisans de la ligne politique de Robert Hue ou « Huistes » : ils défendent le principe d'une alliance privilégiée avec le Parti socialiste dans le cadre de la « Gauche plurielle ». Le rôle du PCF serait d'influer sur l'orientation de la « Gauche plurielle », pour une meilleure représentation du monde du travail. Il devrait mener liste commune avec le PS, au moins lors des échéances nationales et régionales.
  • Les « refondateurs » (« rénovateurs ») proches de Patrick Braouezec et Roger Martelli, alliés critiques de la direction Buffet, qui souhaitent un dépassement de la forme-parti, et une réflexion sur de nouvelles logiques d'organisation fondées sur le mouvement social. Des militants proches de ce courant éditent le bulletin Communisme en mouvement.

Ces trois premiers groupes forment la majorité du Parti.

  • Les anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais ou « Marchaisiens » comme Nicolas Marchand : ils défendent le principe d'un PCF autonome par rapport au PS tout en étant en faveur d'une nouvelle Union de la Gauche avec un rééquilibrage de l'alliance en faveur du PCF.
  • Les « orthodoxes » de la Fédération du Pas-de-Calais.
  • la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman, qui était au départ opposée à l'appareil et s'est rapproché depuis de la ligne majoritaire.

Les autres groupes

  • Collectif communiste Polex (1999): Groupe de réflexions politiques internationales CCP
  • Groupe Combat (1998): Groupe politique groupé autour d'anciens cadres de Marchais (Val de Marne).
  • Utopies (2001): Groupe de réflexions politiques basé à Vénissieux.

Candidats aux élections présidentielles

Avant 1958, le président de la République était élu par les députés et sénateurs, réunis en « Assemblée nationale » (IIIe République) ou en « Parlement » (IVe République). Le 21 décembre 1958 il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs. La révision de 1962 de la Ve République à instauré l'élection du président de la République au suffrage universel direct.

Voir aussi


Liens génériques

parti politique, Idées politiques, Politique, Mouvements politiques, La politique en France

Liens spécifiques

histoire du parti communiste français

gauche, social-démocratie, extrême gauche,léninisme, stalinisme, marxisme, luxembourgisme, communisme, socialisme, IIIe Internationale, mouvements révolutionnaires, Karl Marx, Staline, Lénine, Résistance, URSS.

Bibliographie

  • ANDOLFATTO Dominique, "PCF : de la mutation à la liquidation". Paris, Le Rocher, 2005.
  • LAZAR, Marc. COURTOIS, Stéphane. Histoire du parti communiste français. Paris : PUF, 1995. 437 p.
  • Collectif. Révolution et tragédie : le siècle communiste. L'Histoire, 1998, n°233 (HS).
  • VIVIANT, Arnaud. Le génie du communisme. Paris : Gallimard, 2004. 159 p.
  • Guy KONOPNICKI 1920 / 2020 Vive le centenaire du P.C.F . Paris, Libres/Hallier,1979.
  • Cahiers d'histoire n 13 sur l'année 1947 pcf et société corse Paris, 1983.
  • Cahiers d'histoire n 14 le pcf 19838-1941 "" Paris, 1983.
  • Cahiers d'histoire n 17 viet nam pcf 1939-1944 Paris, 1984.

Presse communiste

Élus communistes

Liens externes

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Partis politiques français

Partis parlementaires de droite : Mouvement pour la France (MPF) – Rassemblement pour la France (RPF) – Union pour un mouvement populaire (UMP) – Union pour la démocratie française (UDF)
Partis parlementaires de gauche : Les Verts – Parti radical de gauche (PRG) – Parti socialiste (PS) – Parti communiste français (PCF)
Partis d'extrême-gauche : Lutte ouvrière (LO) – Ligue communiste révolutionnaire (LCR) – Parti des travailleurs (PT)
Partis d'extrême-droite : Front national (FN) – Mouvement national républicain (MNR)
Autres partis : Chasse–Pêche–Nature–Traditions (CPNT) – CAP 21 – Mouvement écologiste indépendant (MEI) – Génération écologie (GE) – Alternatifs


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