Parti politique

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Un parti politique est une organisation ayant pour but de promouvoir et, le cas échéant, de mettre en œuvre un projet politique.


Sommaire

Partis et mouvements politiques

Les partis sont généralement différenciés des syndicats, des groupes de pression ou d'autres mouvements par leur vocation à gouverner pour mettre en œuvre directement leur projet.

Une autre différence est qu'un parti politique représente un projet global de société. Au contraire les mouvements politiques sont destinés à résoudre une problématique ciblée. Ils exercent donc une fonction d'influence et d'expertise auprès des partis politiques.

Dans la réalité les partis les plus minoritaires, n'ont aucune vocation à gouverner à court ou moyen terme. Ce sont donc avant tout des mouvements d'opinion qui se déclarent comme parti pour pouvoir diffuser plus largement leurs idées.

Rôle politique

Dans les démocraties modernes, les partis politiques ont un rôle politique très important. Le principe est de permettre à des gens partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme politique commun. Dans certains systèmes de votes proportionnels, les partis (et parfois des coalitions de partis) peuvent également jouer un rôle fonctionnel. Ils tendent aussi à appauvrir le débat démocratique en le polarisant par la création de vastes coalitions. Ces coalitions entraînent le regroupement en bloc artificiels de problématiques diverses. Par exemple un même parti défendra une doctrine en politique internationale et une autre en matière d'éducation, ce qui conduira à associer artificiellement les deux doctrines alors qu'il pouvait s'agir de problématique suffisamment indépendante pour permettre d'étudier toutes les alternatives.

Monopartisme

Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes. Dans les états à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant. Il arrive également que les parti d'opposition soit officiellement autorisés mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusé d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques. Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. Au Japon, malgré les problèmes de corruption et d'incompétence notable du parti libéral démocrate, l'électorat ne trouve aucune alternative crédible et par défaut reporte invariablement son choix sur le PLD.

Bipartisme

Les bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxone comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situations les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus vagues possibles. Généralement ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise,baisse des charges d'un côté ; solidarité nationale, droits civiques et progrès social de l'autre.

Multipartisme

Dans des nations comme le Canada ou le Royaume Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir. Dans de rare cas comme la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections. Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition.

Représentation des sexes

Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %.

L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordés dans les partis occidentaux. Ainsi la France impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier.

Primaires

En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.

Implantation géographique

La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élection nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales. C'est le cas des partis autonomistes par exemple.

Durant les XIXe et XXe siècles les partis politiques se sont structurés en organisation internationales.

Organisation des partis politiques

Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions.

Membres

On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement en assemblée générale pour désigner le bureau ou comité Ces divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouvert au compromis et aux alliances.

Financement

Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons privés ou de financements public.

En France, les dons privés ont été très sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, surfacturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le législateur à mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) et la Commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCCFP) sont chargés du contrôle des finances politiques.

Voir aussi

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