Pampelune
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Pampelune (en castillan, Pamplona; en basque, Iruña) est une ville, capitale de la province espagnole de Navarre à 440 m d'altitude. Elle a une population de 171 150.
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Géographie
sur le rio Arga.
Histoire
D'origine romaine, Pompaelo aurait été fondée vers 75 avant J.-C. par Pompée qui lui aurait donné son nom.Elle fut occupée par les Wisigoths en 476.
Au VIIIe siècle, les Maures occupent la ville ; ils en sont chassés en 778 avec l'aide des troupes de Charlemagne qui profite de la faiblesse de ses alliés pour démanteler leurs remparts. Pour se venger, les Navarrais contribuent à l'écrasement de l'arrière-garde des armées impériales au col de Roncevaux.
Le royaume de Pampelune, constitué en 905, fut le noyau de celui de Navarre.
Sous Alphonse VII (1126-1157), des Francos - s'établirent dans le bourg de San Cernin. Un autre bourg franc, San Nicolas, fut créé à la fin du XIIe siècle.
Tout au long du Moyen Age, la vie de la cité sera troublée par des luttes entre les habitants du vieux quartier, la Navarreria, partisans de l'alliance avec la Castille, et les francos des faubourgs de San Cernin et San Nicolàs, favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française, chacun protégé de murailles. Ces conflits qui ne freinèrent pas le développement généré par le passage des pèlerins.
Ces luttes se terminent en 1423 avec le privilège del " Fuero " (charte) ou de l'Union promulgué par Charles III le Noble. Les trois municipalités se fondent alors en une seule et Pampelune connaît son apogée.
La ville fut prise par les Espagnols de Ferdinand le Catholique en 1512, à Jean III d’Albret, qui tenta en vain de la reprendre en 1521. En 1571, sous le règne de Philippe Il débute la construction de la citadelle. Elle fut prise par les Français en 1808.
Au XVIe siècle, des murailles cernèrent l'agglomération et les jacquets pénétraient dans son enceinte par la porte de France, proche de la cathédrale Sainte-Marie
Culture et patrimoine
Le Pèlerinage de Compostelle
Sur le Camino frances du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle'.
On vient de Villava, la prochaine commune est Cizur Menor, et l'église San Miguel Arcángel.
C'est le seconde étape d'apres le Guide du Pèlerin d'Aimery Picaud.
Dans les rues de Dormitalería au nº 13 et Compañía au nº 3 il existait des Hospices pour les pèlerins. Au XVIe siècle on a construit un Hôpital Général, aujourd'hui le Musée de Navarre.
Le pèlerin jouissait à Pampelune d'une protection spéciale grâce au privilège de l’Union.
Le miracle de l'âne
C'est le sixième miracle du De miraculi sancti Jacobi.
En 1100 un pèlerin français, de Poitiers, arrive à Pampelune avec sa famille. Ils font halte dans cette ville pour se reposer et de récupérer des forces. Ils se sont logés dans un « hostal ».
La femme du pèlerin tombe malade et ils ont dû rester davantage de temps que ce qui était prévu, jusqu'à ce que finalement elle meure. L’hôtelier voyant que son hôte pouvait partir, il lui réclame une bonne quantité d'argent en alléguant que le séjour avait été long. Le pèlerin n'ayant pas suffisamment d’argent pour payer, il lui laisse son cheval. Avec ses deux fils en bas âge il se remet en route. Chemin faisant il s’arrête pour prier saint Jacques et lui demander de l’aide.
À la sortie de Pampelune, une personne vénérable l'aborde et lui prête un âne pour l’aider dans sa marche. Quand ils arrivèrent enfin Santiago, le pèlerin a une vision de l'Apôtre dans lequel il reconnaît la personne vénérable de Pampelune.
De retour à Pampelune, il s'informe de l'aubergiste, et apprend qu’il avait trouvé la mort dans un accident. Les gens de l’« hostal » lui commentent qu'il avait subit une punition divine par son manque de charité envers les pèlerins.
Religieux
- L’église San Saturnino (ou de San Cernín, ou San Sernín).
Evangélisateur de la ville. elle garde une tradition du pèlerinage de Compostelle.
En plein cœur d'un quartier ancien aux rues étroites, cet édifice composite mêle le roman de ses tours de brique et le gothique de son porche et de ses voûtes du XIIIe siècle, à de nombreux ajouts postérieurs.
Elle a un aspect de forteresse flanquée par des tours robustes.
Le portail a un tympan du Jugement dernier.
Dans le porche de la façade Saint Jacques avec un enfant pèlerin agenouillé à ses pieds
Dans l'ancien cloître on a construit au XVIIIe siècle la Chapelle de la Vierge du Chemin. Sur le façade une statut de saint Sernín.
Civils
- L’Hôtel de ville (Ayuntamiento.)
Possède une façade baroque de la fin du XVIIe siècle, reconstruite avec ses statues, balustrades et frontons.
- Le Musée de Navarre.
Il est élevé à l'emplacement d'un hôpital du XVIe siècle, dont il a conservé la porte Renaissance. L'époque romaine est représentée par des vestiges lapidaires : stèles funéraires, inscriptions et pavements de mosaïques provenant de « villas » des IIe et IVe siècles. Les dessins sont surtout géométriques, souvent blanc et noir ; on reconnaît, dans la salle 3, Thésée et le Minotaure.
L'art roman est en vedette avec les chapiteaux du XIIe siècle de l'ancienne cathédrale de Pampelune : l'artiste inconnu qui sculpta les trois scènes bibliques des chapiteaux exposés au milieu de la salle - Passion, Résurrection et Histoire de Job - se montre aussi minutieux dans les détails que puissant dans la composition et génial dans l'invention.
Peinture gothique et Renaissance. Les trois premières salles reconstituent l'intérieur du palais d'Oriz décoré de panneaux peints en grisaille du XVIe siècle, relatant l'histoire d'Adam et Ève et les guerres de Charles Quint. Les salles suivantes exposent de nombreux fragments de peintures murales venues de toute la province : Artalz (XIIIe siècle), Artajona et Pampelune (XIIIe – XIVe siècle), Gallipienzo (XIVe – XVe siècle), Dilate (XVe siècle). Si les genres apparaissent divers, on retrouve le trait légèrement appuyé, l'accumulation des personnages, le hanchement prononcé, hérités de la miniature française et illustrés par Juan Oliver qui décora en 1330 le réfectoire de la cathédrale (salle 24.)
Parmi les chefs-d’œuvre exposés dans ce musée, citons le coffret hispano-arabe en ivoire venant de Cordoue du début du XIe siècle, et le portrait du marquis de San Adrian peint par Goya.
En sortant, voir, dans la cour, la grande mosaïque de la villa de Liédena du IIe siècle.
Festivités
- Les « Sanfermines. »
Du 6 au 14 juillet, les fêtes de la Saint-Firmin donnent lieu à de bruyantes réjouissances populaires. Une atmosphère de liesse règne alors dans la ville qui voit doubler le nombre de ses habitants.
De nombreuses attractions sont proposées aux Navarrais et aux touristes : concerts de musique folklorique, de jazz, de txistu (flûte basque à trois trous), bals, procession de la statue de Saint Firmin, etc.
De grandes courses de taureaux sont organisées mais la manifestation la plus spectaculaire et la plus prisée des « Pamplonaos » reste l’« encierro » qui a lieu tous les matins à 8 h. Les taureaux qui combattront le soir même sont lâchés dans les rues suivant un itinéraire précis, long de 800 m, qui les mène aux arènes en quelques minutes. Les jeunes gens vêtus de blanc avec béret, foulard et ceinture rouges et brandissant un journal roulé, vont à la rencontre des puissants taureaux foncent toutes cornes en avant, et se mettent à courir devant eux.
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Liens
- Pampelune en images
- Quelques infos en plus
- Vue aérienne
- Localisation sur la carte
- Le chemin depuis Larrasoaña et Roncevaux



