Pêche (halieutique)
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La pêche est une activité qui consiste à capturer des animaux aquatiques, principalement des poissons, mais aussi des crustacés, dans leur milieu naturel, mers, océans, étangs, lacs, cours d'eau. Elle est pratiquée par les pêcheurs, soit à titre de loisir, soit à titre professionnel. Dans le cas de la baleine, qui est un mammifère, on parle plutôt de chasse.
La pêche est une source importante de protéines animales pour l'humanité, mais sa croissance est compromise par l'épuisement des ressources naturelles, par suite de la surpêche. De plus en plus, le relais est pris par la pisciculture marine ou d'eau douce.
La pêche loisir est très réglementée et nécessite un permis ou carte-pêche. La pêche professionnelle en mer l'est encore trop peu pour protéger efficacement les ressources.
La connaissance de la biologie et de l'exploitation des ressouces de la pêche s'appelle l'halieutique.
Sommaire |
Différents types de pêche
Pêche professionnelle ou commerciale
Pêche sportive ou de loisir
Pêche au posé
Pêche au coup
La pêche au coup est une technique qui consiste à attirer le poisson à un endroit déterminé appelé coup. Le principe paraît simple, mais de nombreuses règles doivent être connues en fonction du lieu de pêche et de l'espèce de poisson recherchée. On ne peut pratiquer celle-ci que sur les rivières de deuxième et troisième catégorie (rivière lente, fleuve), les canaux, les étangs. Les espèces de poissons ciblées sont les poissons blancs : ablettes, gardons, brêmes, carpes, tanches, rotengles, ides sont ceux qui sont le plus pêchés par cette technique. Principe : à partir d'un mélange plus ou moins complexe de farine et de graine de toutes sortes on confectionne une amorce qui sera lancée à une certaine distance du bord, déterminée par la longueur de la canne, en général entre 6 et 14 mètres. L'amorce par sa composition va attirer le poisson sur le coup, zone où l'on viendra pêcher au ras du fond avec une ligne flottante ou non. Cette pêche est sportive et de nombreux concours ont lieu dans de nombreux pays tant au niveau national qu'international. Il y a également des compétitions internations. Les meilleurs pêcheurs sont sponsorisés par de grandes marques. Citons quelques grandes nations qui ont été championnes du monde : l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, ainsi que certains pays de l'est qui depuis quelques années sont souvent sur les podiums internationaux Il faut de nombreuses années de persévérance pour commencer à obtenir des résultats, il y a peu d'écoles pour ce type de pêche, c'est l'écoute et les conseils des autres qui permettent d'évoluer dans cete discipline
Pêche au toc
Cette pêche consiste a capturer la plupart des salmonidés des rivières de haute et moyenne montagne en utilisant des appâts naturels récoltés au préalable sur le lieu de pêche. Les appâts utilisés varient en fonction de la saison, de l'altitude et de l'état de l'eau. Le matériel, quant à lui, est très spécifique mais peut être choisi principalement par rapport à la taille du cours d'eau que l'on souhaite prospecter.
Les cours d'eau
Le cours d'eau idéal pour la pêche au toc varie selon les goûts du pêcheur. Cependant, on considère généralement qu'une rivière adaptée peut aller du petit ruisseau de montagne de quelques dizaines de centimètres de large et de profondeur, jusqu'à la rivière moyenne de plaine d'une quinzaine de mètres de large pour une profondeur n'excédant pas trois ou quatre mètres. Hors de ces limites, les salmonidés risquent de se faire beaucoup plus rares et il ne sera plus question d'utiliser cette technique.
Les poissons
Le pêcheur au toc recherche (en général) les salmonidés tels que les truites fario et plus rarement l'ombre, appréciés pour la noblesse de leur chair. Cependant, on peut aussi vouloir piquer quelques poissons blancs (chevesne, gardon) qui réjouissent davantage par leur aspect combatif que par leurs qualités culinaires. La taille des prises dépend beaucoup de l'appât utilisé et, de ce fait, de la taille de l'hameçon employé. On peut considérer aussi que les poissons visés excèdent rarement le mètre, pour quatre ou cinq kilos maximum. Ainsi, on considèrera comme étant un beau poisson une truite fario sauvage de plus de quarante centimètres par exemple.
Les appâts
Les appâts sont la plupart du temps récoltés sur le lieu de pêche, afin de se rapprocher au mieux de l'alimentation habituelle des poissons autochtones. On emploie en général des vers de terre, des teignes ainsi qu'une multitude de larves ramassées sous les pierres : patraque, porte-bois... En bref, tout ce qui constitue une nourriture potentielle peut constituer une bonne esche : sangsue, sauterelles, mouches domestiques, escargots... Note : récemment apparues dans le commerce, des larves artificielle plombées (larvor) semblent donner de bons résultats.
Le marériel
L'hameçon est la clef du succès dans bien des cas. Pas question donc d'employer de vielles pièces rouillées, émoussées, tordues... Le piqûant doit être irréprochable et un petit ardillon peut rendre de précieux services, notamment lors de la remise à l'eau d'un sujet. La référence en la matière est la marque allemande Kamasan, qui fait des miracles en la matière. La canne doit être choisie principalement en fonction de la taille du cours d'eau et de l'encombrement de ses berges. Ainsi, pour la prospaction d'un cours d'eau de dix mètres de large aux abords bien dégagés, on se dirigera de préférence vers un modèle de quatre mètres de long avec des anneaux extérieurs. En revanche, il faudra choisir plutôt un modèle plus court (trois mètres cinquante) et à fil intérieur pour pêcher un torrent de montagne aux berges inextricables. Les cannes téléscopiques peuvent constituer un bon compromis et possèdent un avantage indéniable au niveau de l'encombrement. Le moulinet, réduit à sa plus simple expression, ne sert que de réserve de fil. Son choix importe donc peu. Malgré tout, les modèles spécifiques permettent quelquefois d'éviter quelques désagréables "perruques" autour de la manivelle ou de la bobine. Le fil doit être de préférence fluorescent en ce qui concerne le corps de ligne, tandis que le bas de ligne devra impérativement être incolore (question de discrétion!). Les plombs devront être de taille, donc de poids différents et placés soigneusement sur la ligne (voir plus bas). L'habillement du pêcheur se constitue en règle générale d'un pantalon de wading (waders) respirant ou en néoprène, d'un gilet et peut être complété par une paire de lunettes polarisantes.
La ligne
En partant de l'hameçon, laisser environ la largeur d'une main et fixez un premier plomb de petite taille. Réduisez ensuite les écarts entre les plombs tandis que vous augmentez le poids de ces derniers. De cette manière, la ligne s'arquera dans le courant et le poisson verra en premier votre esche et non vos plombs. Une plombée classique comporte de quatre à six plombs, mais leur nombre et leur poids peut varier selon la hauteur d'eau et la densité de l'appât. Il est en effet intéressant que celui-ci descende le plus vite possible afin de rendre votre ligne le plus rapidement pêchante. La liaison bas de ligne-corps de ligne est assurée par un mini émerillon et on peut placer sur ce dernier un indicateur de touche (rigoletto), petite bille de liège colorée dont le rôle n'est pas de soutenir la ligne à la manière d'un flotteur, mais d'aider le pêcheur à suivre les déplacements de sa ligne.
Pêche au vif
Pêche à la mouche
La pêche à la mouche se décline en quatre catégories :
- la pêche à la mouche sèche,
- la pêche à la mouche nymphe,
- la pêche à la mouche noyée,
- la pêche à la mouche streamer.
Ces techniques consistent à imiter soit les insectes qui pondent leur œufs à la surface de l'eau (mouches sèches), soit l'éclosion de ces œufs (nymphes et émergeantes), soit des insectes noyés ou en vie subaquatique (nymphes et noyés), soit des petits poissons (streamers). Les poissons comme l'ombre, la truite et les autres prédateurs étant consommateurs de ces insectes ou de ces poissons, ils mordent à l'hameçon.
La pêche à la mouche permet de prendre tous types de poisson dans des milieux variés (eau douce, eau salée).
Pêche à la cuiller
Cette technique est utilisée en lac, rivière et torrent de montagne et se pratique à l'aide d'une canne de lancer équippée d'un moulinet. Le leurre est constitué d'un hamceçon et d'une pièce métallique mobile et fixée en un point de l'hameçon. Lorsque le pêcheur mouline, la partie métallique (cuiller) tourne autour de l'hameçon plus ou moins rapidement en fonction de la vitesse de rotation du moulinet. Lorsque le poisson vient mordre, la rotation rapide de la cuiller permet de le ferrer.
Les types de cuillers sont très nombreux et selon les poissons, la luminosité, le type de cours d'eau, différentes tailles, formes ou couleurs de cuillers sont utilisées. Par exemple, dans les eaux claires il est préférable d'utiliser des couleurs lumineuses telle que l'argent tandis que la couleur cuivre tachetée de rouge est utilisée par certains pour pêcher dans les torrents de montagne. Le mouvement de rotation de la cuiller produit dans l'eau des ondes sonores s'apparentant aux battements d'ailes d'une mouche s'echappant de l'eau. Ainsi le jeu du moulinet est crucial car il conditionne l'efficacité du leurre. Il ne doit être ni trop rapide, ni trop lent, ni saccadé...
exemples typiques de pêche à la cuiller :
Techniques de pêche
Aspects économiques
Selon les statistiques de la FAO, le total des pêches mondiales en 2000 est estimé à 130,4 millions de tonnes dont 96,7 destinées à l'alimentation humaine, soit une disponibilité de 16,2 kg par habitant.
Sur ce total de 130,4 millions de tonnes, 94,8 sont dues à des captures (pêche continentale ou marine) et 35,6 (soit 27 %) sont la production de l'aquaculture. L'exploitation sur les poissons des grands fonds s'est sensiblement accrue mais le total des captures est en régression.
La Chine est le premier producteur mondial avec 41,6 millions de tonnes en 2000 (dont 24,6 millions de tonnes, soit 60 %, provenant de l’aquaculture). Ces chiffres, en forte progression, sont considérés comme surestimés.
Pour les pêches de capture, les principaux pays producteurs en l'an 2000, ont été, dans l'ordre décroissant, la Chine, le Pérou, le Japon, les États-Unis, le Chili, l’Indonésie, la Russie et l’Inde.
Les principales espèces pêchées ont été en 2000 :
- l'anchois du Pérou, 11,3 millions de tonnes ;
- le lieu d'Alaska, 3,0 ;
- le hareng de l'Atlantique, 2,4 ;
- le listao (thon tropical), 1,9 ;
- l'anchois du Japon, 1,7 ;
- le chinchard du Chili, 1,5 ;
- le poisson sabre commun, 1,5 ;
- le maquereau espagnol, 1,5 ;
- le capelan, 1,5 ;
- le merlan bleu, 1,4.
En France, selon les chiffres de l'Ofimer (2004), le secteur de la pêche emploie 21 000 marins pour 6 000 navires. 40 criées réparties le long du littoral gèrent les produit pêchés, d'une valeur globale de 1,12 milliards d'euros. Ceux-ci sont distribués par 380 entreprises de mareyage et 290 entreprises de transformation.
Aspects écologiques
Gardiens des mers
Une grande partie des pêcheurs vont devenir des gardiens des mers en particulier sur les 30% des océans dédiés au renouvellement des populations.
Europe : la politique commune des pêches
La politique commune de la pêche est entrée en vigueur en 1983.
Organisation commune du marché des produits de la pêche et de l'aquaculture
Créée dans le cadre de la PAC, elle comprend quatre éléments :
- les normes communes de commercialisation des produits de la pêche (qualité, emballage, étiquetage) ;
- les organisations de producteurs destinées à contribuer à la stabilisation des marchés ;
- le soutien des prix, qui fixe des minimums au-dessous desquels il est interdit de vendre les produits de la pêche ;
- des règlements portant sur le commerce avec les pays tiers.
Le 12 juillet 2005, la Cour de justice européenne a condamné, à la demande de la Commission européenne, la France à une amende pour violation de la législation communautaire concernant la protection des stocks de poissons risquant de disparaître. La France doit régler une somme forfaitaire de 20 millions d'euros pour avoir failli "de façon grave et persistante à ses obligations communautaires en matière de pêche". Elle doit aussi payer 57,8 millions d'euros supplémentaires pour chaque période de violation de six mois en plus.
Voir aussi
Aquaculture | Poisson | Ifremer | Chalutage
Liens externes
- Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer)
- Ofimer (Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture, France)
- FAO, département des pêches
- comité national des pêches maritimes et élevages marins
- comité local des pêches maritimes et élevages marins du Var
- Conseil supérieur de la pêche, France
- Pêche à la mouche, France
- ong internationale pêche mondiale
- Site sur la pêche à la mouche, France
- Encyclopeche
- les images au sujet de la pêche ont édité sur l'usenet avec une fonction de recherche
- Fédération française de pêche à la mouche
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