Orgue

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Le mot orgue désigne, jusqu’au XXe siècle, un type d’instrument de musique multiforme dont les caractéristiques communes sont :

  • d’être joué à l’aide d’un ou de plusieurs claviers, et d’un pédalier (le plus souvent) ;
  • de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, appelés « jeux » ou « registres ».
Note : le mot orgue est masculin. Cependant, au pluriel il peut-être soit féminin (de belles orgues) en parlant d’un seul instrument, soit masculin (les orgues fabriqués par Clicquot) en parlant de plusieurs instruments.Le mot orgue, du genre masculin au singulier, devient féminin au pluriel, lorsque l’on parle des orgues d’un même édifice (ex: les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, les beaux orgues de Paris).


Sommaire

Mythologie et préhistoire de l'orgue

On s’accorde à dire que le premier orgue a été inventé par un grec, Ktésibios, au 3e siècle avant J.C. Utilisant déjà une mécanique assimilable à un clavier, et une soufflerie dont la pression était donnée par l’eau. Cet ancêtre a tout naturellement reçu le nom « hydraule ».

Mais la préhistoire mythologique de l'orgue commence avec la figure grecque du satyre Marysias, un joueur d'aulos, le "patron" des futurs organistes qu'on sait avoir été en lutte avec Appollon, le "patron" des joueurs de lyre (et donc des clavecinistes modernes).

Le premier usage public de l'hydraule aura consisté à couvrir les clameurs des martyrs chrétiens dans les cirques romains... Ces deux faits présentent un caractère symbolique qu'il conviendrait de méditer avec humour...

Des petites orgues comparables à nos orgues dites de Barbarie furent en usage chez les romains, notamment dans les théâtres et ceci explique la méfiance des premiers évêques chrétiens à l'égard des joueurs d'instruments et des musiciens toutes catégories confondues.

Côté byzantin l'orgue devient un instrument de la pompe impériale après le transfert du siège de l'empire du fait des invasions barbares. Un orgue a été offert par une ambassade byzantine à Charlemagne et c'est seulement après (XIème siècle) qu'il fera progressivement son entrée dans l'église catholique: dans les cloîtres d'abord (comme "guide-chant") puis dans les églises ensuite. Non sans causer du trouble et des polémiques ainsi que des litiges plus ou moins passionnels entre organistes...

Les orgues modernes - les différents types

Plus que pour tout autre, les caractéristiques peuvent varier considérablement d’un instrument à l’autre :

  • orgue bible et orgue régale
  • caractère portatif des plus petits instruments dits « orgues positifs » (que l’on pose), ou fixe des grands instruments d’église ou de concert
  • nombre et étendue des claviers (de un à quatre ou cinq, parfois plus)
  • existence - ou non - et étendue d’un pédalier
  • nombre et nature des registres (ensembles de tuyaux) de 1 à 60 et plus par instrument
  • harmonisation, adaptée au lieu (salon, salle de concert, église, cathédrale) et au style (tempérament)
  • type de transmission, ou de tirage des notes et des registres (mécanique, pneumatique, tubulaire, électromagnétique, électropneumatique...)

Chaque grand instrument est une pièce unique. Il est adapté au local qui l’abrite, à sa destination musicale ou liturgique, à l’importance du budget qui a pu lui être consacré : par nature, c’est un instrument extrêmement coûteux, que ce soit en facture, en maintenance ou en restauration. À l’époque baroque, l’orgue est un des sommets de la technologie - seuls certains instruments d’horlogerie ou de serrurerie peuvent atteindre une complexité comparable. L'organiste fait ses exercices sur un clavicorde ou un clavecin si il ne possède pas lui même un orgue. Depuis le XXe siècle, il existe aussi des orgues électromécaniques telles les célèbres orgues Hammond puis électroniques possédant des caractéristiques analogues en termes de clavier et de registration, mais où la production des sons résulte d’une synthèse.

Description générale

Les plus petits instruments prennent la forme d’un meuble unique regroupant tous les éléments : console (claviers et autres commandes), soufflerie, sommier et tuyauterie dans un même ensemble de menuiserie.

En ce qui concerne les instruments fixes, il est courant que la console soit séparée des éléments sonores regroupés dans ce qu’on appelle le « buffet d’orgue ». Un exemple de ce type de construction est l’orgue actuel de Notre-Dame de Paris : un seul buffet visible renfermant divers plans sonores : Positif, Grand-Orgue, Récit (expressif), Grand Choeur, Solo et Pédale. La console est en avant du buffet, l’organiste regardant vers la nef. Il peut y avoir aussi plusieurs buffets distincts. Le plus souvent deux sont visibles :

  • le petit buffet placé généralement en avant sur la tribune : c’est le « Positif » qui renferme le plan sonore du même nom. Sur certains instruments - rares - le Positif est expressif.
  • le grand buffet, en retrait du buffet de Positif, comportant les autres plans sonores (Grand-Orgue, Récit, Bombarde, Solo et Pédale, pour ne citer que quelques exemples français). Dans ce type de construction, la console est le plus souvent dite « en fenêtre », ce qui veut dire qu’elle tourne le dos au buffet de Positif et à la nef) et qu’elle est légèrement encastrée dans la base du grand buffet, ce qui nécessite une découpe dont la forme fait songer à celle d’une fenêtre. L’orgue de l’église Saint-Eustache à Paris, avec ses deux buffets dessinés par Victor Baltard - l’architecte des regrettées Halles de Paris - illustre ce type de construction.

Dans les églises et les cathédrales, le grand orgue peut être situé à différents endroits, plus ou moins favorables à l’acoustique :

  • en tribune, au-dessus du portail occidental (position la plus commune) ;
  • en nid d'hirondelle, sur un côté de la nef (cathédrale de Chartres, Strasbourg), ou dans le transept ;
  • dans le triforium (coursive située au-dessus des nefs latérales), disposition assez courante en Espagne notamment.

Il y a souvent, dans les grands monuments, un « orgue de chœur » plus petit situé dans cette partie de l’église, sur un des côtés ou dans le chevet, au sol ou en tribune.

Le mécanisme

La console

C’est l’organe de commande de l’instrumentiste. La console regroupe :

  • le ou les claviers, superposés et étagés en retrait l’un par rapport à l’autre de bas en haut
  • le pédalier, s’il existe
  • les tirants de registres, disposés de chaque côté des claviers ou au-dessus
  • les accouplements qui permettent de « coupler » entre eux les claviers, y compris le pédalier.
  • le banc de l’instrumentiste.

Les claviers commandent chacun un des plans sonores de l’orgue : Grand-Orgue, Positif (éventuellement dorsal), Récit (le plus souvent expressif), Echo ou Grand-Chœur, Bombarde ou Solo dans les orgues à 5 claviers. Ces noms peuvent d’ailleurs varier. Ils comprennent en principe, de nos jours, 56 ou 61 notes.

L’accouplement permet de jouer simultanément les touches de deux ou plusieurs claviers en n’en touchant qu’un seul, et donc d’actionner simultanément l’ensemble des registres qui leur sont associés. On réserve le terme de tirasse à l’accouplement des claviers avec le pédalier.

Les touches du pédalier peuvent être disposées parallèlement (« à l’allemande ») ou rayonnant (« en éventail ») théoriquement pour faciliter le jeu : en fait le pédalier en éventail est surtout en vogue aux États-Unis et on le trouve aussi en Grande-Bretagne. Le pédalier comporte en général de nos jours 30 notes, parfois 32 notes.

A l’origine, la console est liée au buffet et on la dit en fenêtre quand elle peut se fermer par des volets. Elle peut aussi bien se trouver sur la face avant que sur les côtés. Elle peut, par exemple, être orientée de telle façon que l’organiste regarde vers le chœur de l’église. Dans de rares cas, elle se trouve à l’arrière. Avec l’évolution des techniques de traction (pneumatique et électrique), elle peut être séparée du buffet pour devenir une pièce autonome de l’instrument, offrant plus de choix pour son placement. Par exemple, le grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris possède deux consoles, l’une en tribune à traction mécanique, l’autre, électrique et mobile, est au niveau du sol à l’entrée de la nef (côté gauche). Ce type de consoles parfaitement mobiles offre aux interprètes la possiblilité de jouer, dans de très bonnes conditions, avec orchestre ou d’autres instruments solistes en permettant une parfaite écoute de l’instrument.

L’informatique a également apporté sa contribution au mode de fonctionnement de l’orgue. Plusieurs tâches sont affectées à l’ordinateur. Il est l’assistant pour la registration et s’occupe de changer les jeux suivant une programmation établie par l’organiste, pendant que ce dernier est occupé à jouer. Il permet aussi d’enregistrer et de restituer ce qui a été joué. Le grand orgue de Notre Dame de Paris est sans doute l’exemple le plus célèbre. Des expériences ont eu lieu permettant au même interprète de jouer simultanément plusieurs instruments éloignés par la grâce des télécommunications.

La soufflerie

La soufflerie traditionnelle était constituée de grands soufflets généralement en forme de coin, actionnés à la main ou aux pieds par un ou plusieurs assistants (jusqu’à dix). En raison de la place occupée par cette installation dans les orgues importants, elle était souvent reportée dans un local contigu de la nef. Plus habituellement, elle est sise derrière l'orgue, voire même dans le soubassement du buffet. De nos jours, la production de l'air sous pression est confiée à un ventilateur électrique, à de rares exceptions près (reconstitutions d'instruments historiques) ; le bruit du moteur doit évidemment être aussi faible que possible, et il convient, pour des question de température, que l'air soit aspiré dans le même environnement que l'orgue qu'il alimente. On a cherché aussitôt que possible à s'affranchir de la main-d'oeuvre souvent difficile à mobiliser lorsque l'organiste voulait jouer, en mécanisant le fonctionnement des soufflets pompes à l'aide de la machine à vapeur ou même de la force hydraulique, puis du moteur électrique. L'électricité et le ventilateur plus encore ont été, du point de vue de la simplicité et de la fiabilité, des progrès appréciables.

L’air mis sous pression, le vent en termes de facture d'orgue, est dirigé vers un (ou plusieurs) réservoir à soufflet, en forme de coin (les tables inférieures et supérieures sont liées par une charnière), ou à table parallèle ; ce soufflet a pour fonction d'établir une pression du vent constante au moyen de poids disposés sur la table supérieure ; il doit aussi éliminer les variations brusques de pression préjudiciables à la qualité du son émis, variations qui surviennent lorsque l'organiste joue des accords répétés par exemple. Il est précédé par un régulateur dont il commande mécaniquement l'action. Ce régulateur sert à contrôler en permanence la quantité d'air introduite dans le soufflet, en fonction de la consommation d'air induite par le jeu plus ou moins fourni de l'organiste. Son principe peut être basé sur l'ouverture variable d'une soupape ou d'un volet à rouleau par exemple.

Le facteur d'orgues peut même adjoindre sur les porte-vents des anti secousses, pour parfaire l'égalité de la pression. Ce sont de petits soufflets ou tablettes mobiles mis en équilibre par la pression de l'air. A l'opposé, un autre dispositif, appelé tremblant, est destiné au contraire à faire onduler le vent et donc le son des tuyaux de manière régulière, pour apporter un caractère expressif à certaines pièces musicales. Le tremblant peut fonctionner dans le vent, à l'aide d'un simple volet mobile obturant partiellement un porte-vent et animé d'un battement produit par le passage de l'air, ou à vent perdu, il crée alors des échappements d'air répétés (dispositif bruyant).

Certains grands instruments disposent de pressions d'air différentes pour chaque sommier. En ce cas, chacun d'entre eux dispose de son propre réservoir à soufflet régulateur disposé à proximité ; cette régulation de la pression peut même être localisée dans le sommier lui-même, selon un dispositif apparu au milieu du XXème siècle.

Le vent est ensuite distribué depuis le réservoir régulateur à l'ensemble des sommiers à l'aide d'un réseau parfois complexe de porte-vents. Il s'agit de canaux usuellement en bois, de sections carrées ou rectangulaires adaptées aux besoins en air des sommiers qu'ils alimentent.

La soufflerie doit dans son ensemble répondre aux besoins en vent de l'orgue qu'elle fournit. Ainsi, les anciens orgues présentaient souvent des déficiences en la matière, en raison de sous-dimensionnement de certains éléments de distribution ou de pompes insuffisament performantes. Bien des éléments entrent en ligne de compte pour le calcul des besoins en vent d'un orgue : le nombre de ses jeux, le type d'harmonisation pratiquée (plus ou moins consommatrice de vent), la conception stylistique même de l'instrument ; les facteurs d'orgues n'ont eu de cesse de parvenir à maîtriser l'alimentation du vent des instruments au cours des siècle ; à cet égard, Aristide Cavaillé-Coll développera au XIXème siècle des solutions techniques novatrices (soufflets à plis multiples entre autre) pour assurer une production importante de vent parfaitement régulé et stabilisé.

Le sommier

C’est le cœur de l’instrument car c’est lui qui fournit l’air sous pression aux tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres sélectionnés par l’organiste. Le sommier est la partie la plus délicate de l’orgue, car il doit assurer une distribution parfaite et équilibrée du « vent » (air sous pression) venant de la soufflerie et la distribuer aux registres sélectionnés, sans fuites d’air qui pourraient faire « corner » l’instrument. L’étanchéité doit en être parfaite, ainsi que ce qu’on appelle l'"attaque" des notes.

Le vent arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye) dont il peut sortir par des soupapes actionnées par l’organiste (la tige qui tire une soupape pénètre dans la laye au travers d’une boursette en cuir très souple qui assure l’étanchéité tout en permettant le mouvement).

Lorsqu’une soupape s’abaisse, l’air pénètre dans un autre espace, la gravure qui dessert l’ensemble des tuyaux correspondant à la note sélectionnée. La gravure est surmontée de bas en haut :

  • par une table percée de trous en face de chacun des tuyaux ;
  • par les « registres », planchettes de bois allongées et percées de trous qui coulissent sur la table, perpendiculairement à la gravure.
  • par une chape comparable à la table, et qui supporte la base des tuyaux ;

La position du registre, tiré ou poussé, met en communication, ou non, la gravure avec le ou les tuyaux correspondants : l’air traverse alors, par les trous mis en regard, la table, le registre et la chape.

Un tuyau est donc sélectionné, et résonne, lorsque son registre est en position adéquate et que l’on appuye sur la touche qui le commande.

La transmission

On appelle transmission l’ensemble des organes qui transmettent aux soupapes situées dans le sommier le mouvement de la touche qui est appuyée par l’organiste. Les mêmes principes s’appliquent au maniement des registres situés dans le sommier et actionnés depuis la console (mais avec moins de contraintes).

A l’origine, la transmission était purement mécanique et se constituait d’un ensemble de leviers, de renvois en équerre, de tringles mobiles appelées vergettes, reliant l’arrière de la touche à la soupape. Cette technologie (toujours en usage aujourd'hui) demandait une grande minutie de réalisation pour que le mouvement soit précis et le mécanisme le plus léger possible au toucher. La réduction des frottements avait une grand importance, et tout ici nécessitait que la console soit le plus près possible du sommier : l’organiste jouait presque toujours en tribune. Le mécanisme était le plus simple lorsque le clavier était tout près du sommier : toutefois l’écartement des touches étant nécessairement plus petit que celui des soupapes (en raison de l’espacement des tuyaux) le mécanisme minimal nécessitait ce qu’on appelle l'abrégé. Ce principe de transmission restent en usage aujourd'hui, bénéficiant des connaissances et des moyens de fabrication modernes.

À partir du XIXe siècle, les principes de transmission se multiplient :

  • pneumatiques : c’est l’air sous pression qui sert à véhiculer les commandes
  • électriques : les soupapes sont actionnées par des électroaimants dont le courant de commande est commandé par les touches du clavier
  • électro-pneumatique (combinaison des deux précédents : soupapes actionnées par l’air sous pression libéré par une autre soupape actionnée par électroaimant).

Ces dispositifs éliminent certains inconvénients de la transmission mécanique mais distancient l’interprète des organes sonores et le privent de la qualité du "toucher" propre à cette dernière.

Les tuyaux

L’émission sonore est assurée par des tuyaux qui reçoivent, à leur base, l’air sous pression venant du sommier. Le plus souvent, les tuyaux ont une position verticale ; ils peuvent aussi être disposés horizontalement (disposition en éventail dite « en chamade » souvent usitée en Espagne).

Les tuyaux diffèrent entre eux par de nombreux paramètres :

  • la matière (bois ou métal - alliage d’étain et de plomb en général)
  • la longueur qui détermine la hauteur de la note émise
  • le diamètre, qui agit sur le timbre
  • tuyau ouvert ou tuyau fermé à l’extrémité supérieure
  • la forme, cylindrique, conique, ou autre
  • l’organe sonore (bouche ou anche)

Les tuyaux se répartissent donc en plusieurs catégories:

  1. les jeux à bouche, comprenant les fonds et bourdons, les mutations simples et les mutations composées ;
  2. les jeux d'anches, ils sont caractérisés par la présence d’une languette métallique à la base du tuyau qui vibre.

Jeux à bouche

Le principe de fonctionnement est celui de la flûte à bec

  1. les fonds : tuyaux ouverts, appelés montre lorsqu’ils sont présentés en façade de l’instrument. Leur longueur est exprimée en pieds (environ 32,5 cm). Les plus graves (32 pieds pour la note la plus grave) mesurent environ 10 mètres. Cette longueur correspond à la partie sonore, au-dessus de la bouche. Les plus aigus (1 pied), 30 cm. Le diamètre est un paramètre important de leur timbre : les tuyaux étroits forment les jeux gambés au timbre mordant, le diamètre intermédiaire est celui des principaux au timbre plein (prestant, doublette...), le diamètre large est celui des jeux flûtés.
  2. les tuyaux bouchés (les bourdons) ont une sonorité plus sourde. Parce qu’ils sont bouchés, ils émettent des sons d'une octave plus grave qu’un tuyau ouvert de même dimension.
  3. les mutations simples émettent des sons différents de la note jouée (à la tierce ou à la quinte généralement) : ils sont destinés à être couplés avec d’autres jeux pour en modifier la couleur.
  4. les mutations composées sont formées de plusieurs rangs de tuyaux groupés de façon indissociables et qui émettent ensemble des sons chargés en harmoniques : on parle de fournitures et cymbales en indiquant le nombre de rangs de tuyaux, ils permettent de former le plenum.

Jeux d'anche

Le principe de fonctionnement s'apparente à celui de la clarinette : une languette en laiton (l'anche) à laquelle l'harmoniste donne une courbure particulière, entre en vibration sur une goutière sur laquelle elle est maintenue par un coin en bois dur ; son timbre est amplifié par un corps de métal ou de bois, conique ou cylindrique en fonction du timbre recherché. L'accordage s'effectue à l'aide de la rasette, petite tige de métal permettant de modifier la longueur battante de l'anche.

Le caractère des jeux d'anche peut être éclatant pour la trompette française, plus sourd pour la trompette allemande ; de plus, une grande variété de timbres existe dans les anches, imitant des instruments à vent, tel le cromorne, la clarinette. D'autres présentent un corps de tuyau très raccourci, telles les jeux de régale, au timbre pincé.

Le buffet

Les orgues d’église ont souvent un rôle décoratif important.

Le buffet, dont les deux fonctions initiales sont de cacher et protéger, joue également un role essentiel de porte-voix et de résonnateur ; il constitue souvent chez les anciens une œuvre d’ébénisterie très travaillée témoignant du style de son époque, alternant parties de menuiserie richement sculptée et espaces occupés par les tuyaux de montre disposés en plate-faces et tourelles de nombre varié (2, 3, ou plus). Dans la tradition française, le bois est généralement brut ; chez les allemands, les italiens, les hollandais, la décoration fait souvent appel à la peinture, la dorure.

Dans la facture moderne, le buffet est souvent assez dépouillé et tend à mettre en valeur les tuyaux de montre comme principal élément décoratif. Il va même parfois jusqu'à disparaître durant quelques décennies des années 1930 à 1960.

Instrument curieux

Facteurs d’orgue célèbres

L'ensemble des facteurs d'orgue recensés par le Ministère de la Culture [2]

La musique d’orgue

en cours

Principaux compositeurs

Période Médiévale

Période Renaissance

Période baroque

Cette période marque l’apogée de la littérature de l’instrument, servi par de grands musiciens.

Voir aussi:

Périodes classique et romantique

Période post-romantique

Période contemporaine

L'orgue, par ses possibilités largement supérieures aux autres instruments de musique, peut remplacer un orchestre à lui seul. C’est l’instrument de soliste par excellence.

Toutefois, il peut aussi servir d’accompagnement, de continuo et il a aussi été utilisé en combinaison dans des œuvres telles que :

L'orgue est également un instrument se prétant à merveille aux improvisations, et où tous les grands organistes ont fait, et continuent à faire preuve de virtuosité, tels Pierre Cochereau, Michel Chapuis, Thierry Escaich, Philipe Lefebvre, Daniel Roth...

Quelques instruments d’exception

  • Aux Pays-Bas :
    • Haarlem ( Müller 1738 )
    • Alkmaar
  • Au Canada :
    • Notre-Dame-de-la-Victoire, Lévis, Québec. Orgue historique à traction mécanique de Louis Mithcell, construit en 1869 et restauré par la maison Casavant Frères en 2000. Il compte 42 jeux.

Divers

Le musicien jouant de l’orgue est nommé organiste. Le fabricant d’orgue est appelé facteur d'orgue ou organier.


Du fait de la ressemblance, un lance-roquette soviétique de la Seconde Guerre mondiale fut nommée orgue de Staline.

Bort-les-Orgues est une ville de Corrèze surplombée par les Orgues de Bort, une coulée volcanique en forme d’orgues et dont la pierre dénommée phonolithe émet une sonorité aux chocs.

Voir aussi

Orgues en géologie:

Lien externe

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