Ordination des femmes dans l'Église catholique romaine

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L'ordination des femmes dans l'Église catholique romaine est une pratique interdite par l'Église elle-même. C'est aussi un sujet d'actualité, initié par des groupes de femmes revendicatrices.

Les autorités catholiques affirment que seulement les candidats masculins peuvent parvenir au sacrement de l'ordination, mais des laïcs « réformateurs » demandent l'ordination des femmes.

Sommaire

Actualité

Le 25 juillet 2005 sur le fleuve Saint-Laurent, deux Canadiennes et sept Américaines ont été ordonnées au diaconat ou au presbytérat par trois femmes évêques (une Autrichienne, une Allemande et une Sud-Africaine), membres de l'organisation américaine Women's Ordination Conference (« Conférence pour l'ordination des femmes »), elles-mêmes non reconnues par l'Église catholique :

Passant des paroles aux actes, les évêques Gisela Forster et Marie-Christine Mayr-Lumetzberger ont ordonné quatre femmes prêtres et cinq femmes diacres à l'occasion d'une cérémonie calquée sur le modèle catholique romain dont elles se réclament. Voir l'article complet du Devoir.

Le Saint-Siège a automatiquement excommuniées ces femmes.

La revue Témoignage chrétien a publié un texte en faveur de ces ordinations. Cette revue a également critiqué l'Église pour son attitude face à la contraception; elle est donc en partie en rupture avec la papauté.

Même si certaines confessions protestantes admettent déjà les femmes pasteurs, il est impossible que le pape Benoît XVI choisisse subitement de changer la vision catholique de ce sujet. L'ordination de diaconesses, qui ont existé par le passé au sein de l'Église, ne paraît pas davantage envisagée: pour les historiens catholiques, ce titre de diaconesse avait été conféré pour permettre une reconnaissance de la part de l'Empire romain du rôle de service de certaines femmes auprès d'autres femmes - il ne s'agissait pas d'un ministère comme l'entendent aujourd'hui les catholiques et les orthodoxes.

Le Pape Jean-Paul II, le 22 mai 1994, par la lettre Ordinatio Sacerdotalis, a déclaré solennellement de manière définitive:

Bien que la doctrine sur l'ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes ait été conservée par la Tradition constante et universelle de l'Eglise et qu'elle soit fermement enseignée par le Magistère dans les documents les plus récents, de nos jours, elle est toutefois considérée de différents côtés comme ouverte au débat, ou même on attribue une valeur purement disciplinaire à la position prise par l'Eglise de ne pas admettre les femmes à l'ordination sacerdotale.
C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Eglise, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Eglise n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Eglise.

Arguments concernant l'ordination des femmes

En faveur

Alors que certains mettent de l'avant le fait que Jésus n'aurait choisi que des hommes pour être apôtres, créant en cela un précédent en faveur du sacerdoce des hommes, les partisans de l'ordination des femmes dans l'Église catholique évoquent le fait que Jésus est apparu ressuscité la première fois à trois femmes, leur demandant d'annoncer la nouvelle de la résurrection aux apôtres.

En défaveur

Le catéchisme de l'Église catholique affirme que : « Le Seigneur Jésus a choisi des hommes pour former le collège des douze apôtres, et les apôtres ont fait de même lorqu'ils ont choisi les collaborateurs qui leur succéderaient dans leur tâche. Le collège des évêques, avec qui les prêtres sont unis dans le sacerdoce, rend présent et actualise jusqu'au retour du Christ le collège des douze. L'Eglise se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l'ordination des femmes n'est pas possible. »

Pour l'Église orthodoxe comme pour l'Église catholique, fidèles à la pratique multi-millénaire fondée par Jésus, le sacerdoce (des prêtres ou des évêques) n'est pas un droit ni un pouvoir: il s'agit d'un service conféré par l'Eglise, à la suite des apôtres. Dans le Protestantisme, les pasteurs sont les guides de la communauté, mais ne sont pas consacrés par un sacrement spécial (l'Ordre), comme c'est le cas chez les catholiques et les orthodoxes. Dès lors, une femme peut être pasteur. Mais le sacerdoce des prêtres et des évêques représente plus que la fonction des pasteurs protestants.

Voir aussi

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