Bataille de Normandie
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| Bataille de Normandie | |||||||||||||||||
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| Conflit | Seconde Guerre mondiale | ||||||||||||||||
| Dates | du 6 juin au 9 août 1944 | ||||||||||||||||
| Lieu | Basse-Normandie, Ouest de la France | ||||||||||||||||
| Issue | Tête de pont alliée en Europe : Ouverture d'un 2e front soulageant le front russe | ||||||||||||||||
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La bataille de Normandie est une bataille de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen. Elle commence par l'Opération Overlord dont la première action est le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944 (également appelé D-Day ou Jour J). Trois divisions tombent des airs suivies par un premier échelon de six autres qui déferlent par la mer avec la maîtrise totale de l'espace aérien et l'appui de l'artillerie navale pour submerger la forteresse Europe. Elle se termine le 20 août notamment par la reddition de la garnison de Paris.
Le but de cette opération était de créer une tête de pont pour les Alliés Occidentaux afin d'avoir un accès au territoire de l'Allemagne, la progression du front italien étant ralentie. Le plan d'exécution prévu s'articulait en deux phases :
- s'emparer d'une tête de pont afin de prendre le nœud routier de Caen et le port de Cherbourg
- Élargir la zone par la conquête de la Bretagne et des ports de la façade atlantique d'une part, avancer jusqu'à une ligne Le Havre - Le Mans - Tours d'autre part.
Cette ligne était l'objectif planifié à 40 jours. L'objectif optimiste à trois mois (soit début septembre) était une zone s'étendant jusqu'à la Loire au sud et à la Seine au nord-est.
C'est, à ce jour, la plus grande opération logistique de l'histoire humaine. La bataille commença en Angleterre par la construction de ports provisoires qui devaient être acheminés avec les troupes, les plans de reconstruction des lignes de chemin de fer et des routes étant prêts.
Sommaire |
Prélude
La planification de l'invasion du continent européen débuta en janvier 1943. Le rayon opérationnel des avions Spitfire et les contraintes géographiques réduisaient les possibilités de débarquement à deux choix : le Pas de Calais et la Normandie. Bien que le Pas de Calais offrît les meilleures plages et un accès plus rapide vers l'Allemagne, il était considéré comme un choix trop évident risquant d'être mieux défendu. Ce fut donc la Normandie qui fut choisie.
L'essai infructueux du débarquement de Dieppe (1942) avait préalablement montré qu'il n'était pas souhaitable d'attaquer un port pour débarquer.
Les généraux Dwight Eisenhower et Bernard Montgomery furent nommés, respectivement, commandant suprême des forces expéditionaires alliées et commandant opérationnel des forces d'invasion terrestres en décembre 1943 et janvier 1944. À ce moment, le plan prévoyait le débarquement de trois divisions par la mer et de deux brigades par les airs. Ce total fut rapidement augmenté à cinq divisions par la mer et trois par les airs par Montgomery.
Pour leurrer l'Axe et le persuader d'un débarquement dans le Pas-de-Calais, les Alliés mirent en place un large plan de désinformation appelé Opération Fortitude. Une armée fictive fut entièrement créée (First US Army Group), utilisant des bâtiments et un équipement factices, envoyant même de faux messages radios. Les Allemands, désireux de connaître le lieu du débarquement, avaient un réseau d'espions dans tout le sud de l'Angleterre. Ils étaient, cependant, pour la plupart, contrôlés par les Alliés (opération « double-cross ») et envoyaient des messages confirmant que le Pas-de-Calais devait être le point d'attaque. En conséquence de nombreuses divisions blindées allemandes y furent mises en réserve.
Des véhicules furent mis au point spécialement pour l'assaut. Sous les ordres du Major-General Percy Hobart furent développés des tanks Sherman amphibies, ainsi que des tanks démineurs, poseurs de ponts et constructeurs de routes.
En novembre 1943, lorsque Hitler décida que les risques d'une invasion de la France ne pouvaient plus être ignorés, Erwin Rommel fut nommé inspecteur des défenses côtières puis commandant du groupe d'armées B (défense du nord de la France). Rommel était persuadé que la meilleure façon de repousser un débarquement côtier était de contre-attaquer à l'aide de blindés le plus vite possible. Il demanda donc que des divisions de Panzers soient disposées à proximité des côtes, mais son autorité était limitée par le fait qu’il n'était pas commandant en chef des forces armées occidentales, poste occupé par le maréchal Von Rundstedt. Et Von Rundstedt, supporté par Heinz Guderian, inspecteur-général des troupes blindées préférait concentrer les divisions de Panzer plus a l'intérieur des terres afin de pouvoir lancer une contre-attaque massive une fois l’endroit du débarquement déterminé. L'accord consista donc à garder trois divisions sous les ordres directs de Rommel, près des côtes, tandis que trois autres restèrent placées en arrière et ne pouvaient être débloquées sans l'ordre express de l'équipe opérationnelle d'Hitler. La couverture aérienne était assurée par 169 avions de chasse.
Le débarquement
Le débarquement allié connu sous le nom de Jour J (en anglais, D-Day) représente les premières heures de cette opération. Il commença le 6 juin 1944 et se poursuivit les jours suivants jusqu'à la chute de la poche de Chambois en Normandie.
Les plages protégées par le mur de l'Atlantique étaient regroupées en 5 zones entre Ouistreham à l'est, dans l'estuaire de la Seine, et Saint-Martin-de-Varreville, dans le Cotentin, à l'ouest :
Forces en présence : forces alliés (États-uniens, Britanniques, Canadiens, Français, Polonais, etc.) contre troupes du IIIe Reich (Allemands, mais aussi des Russes qui défendaient le Mur de l'Atlantique).
Plus de 6 000 bateaux, dont 4 000 barges de débarquement et 130 navires de guerres, furent impliqués. 12 000 engins aéronautiques furent engagés afin d'assurer le support du débarquement dont un milier d'avions transportant les parachutistes. 5 000 tonnes de bombes furent larguées sur les côtes normandes.
Le plan
D'est en ouest, l'ordre de bataille était approximativement le suivant :
- La 6e Division Aéroportée Britannique, pour partie parachutée et pour partie aérotransportée en planeurs, atterrit à l'Est de l'Orne pour couvrir le flanc gauche.
- Le 1st Special Service Brigade comprenant les Commandos No.3, No.4, No.6 et No.45(RM) débarquent à Ouistreham dans le secteur Queen Red (à l'extrême gauche). Les hommes du No.Commando 4 furent renforcées par le 1st Troop et le 8e Troop (dont des Français) des 10e Commandos interalliés.
- La 3e Division d'Infanterie Britannique et la 27e Brigade Cuirassée à Sword Beach, de Ouistreham à Lion-sur-Mer.
- 41e (RM) Commando (de la 4e Special Service Brigade avec les 46e (RM), 47e (RM) et 48 e(RM) Commandos), débarque à la droite de Sword Beach.
- La 3e Division d'Infanterie Canadienne, la 2de Brigade Cuirassée et le 48e (RM) Commando à Juno Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer et La Rivière.
- Le 46e (RM) Commando à Juno doit escalader la falaise à gauche de l'estuaire de l'Orne et y détruire une batterie. (La puissance de feu de cette batterie étant apparu comme négligeable, le 46e commando fut mis de côté comme une réserve flottante et débarqua à Jour J+1).
- La 50e Division britannique et la 8e Brigade Cuirrassée à Gold Beach, de La Rivière à Arromanches.
- Le 47e (RM) Commando sur le flanc Ouest de Gold beach.
- Le 5e Corps US (1re et 29e Divisions d'Infanterie) à Omaha Beach, de Saint-Honorine à Vierville-sur-Mer.
- Le 2e Bataillon de Ranger US à la Pointe du Hoc.
- Le 7e Corps US (4e Division plus d'autres éléments) à Utah Beach, autour de Pouppevile et La Madeleine.
- La 101e Division Aéroportée US parachutée autour de Vierville.
- La 82e Division Aéroportée US parachutée autour de Sainte-Mère-Église, protégeant le flanc droit.
Les actions des forces françaises de résistance, le Maquis, aidèrent à perturber les lignes de communications de l'Axe.
Le rivage avait été largement fortifié par les Allemands dans le cadre du Mur de l'Atlantique. Il était gardé par 4 divisions, dont une seule (la CCCLIIe (352e) Division d'Infanterie) était de bonne qualité. La plupart des autres unités étaient constituées d'hommes qui (souvent pour des raisons médicales) étaient considérés comme inaptes au front de l'Est et de troupes étrangères (surtout Russes Osttruppen) ayant préféré incorporer l'armée allemande plutôt que de devenir des prisonniers de guerre. La XXIe Panzerdivision défendait Caen et la XIIe Panzerdivision SS était stationnée dans le sud-est. Les hommes de cette dernière étaient recrutés parmi les Jeunesses hitlériennes à partir de l'âge de 16 ans, et devaient acquérir une réputation de férocité dans les combats à venir. Les marécages proches de Utah Beach avaient été inondés pour prévenir tout parachutage.
Avant la bataille, les Alliés avaient soigneusement cartographié les zones de débarquement en prêtant une attention particulière à la météo dans la Manche. Les conditions propices à un débarquement étaient hasardeuses : entre un jour avant et quatre jours après la pleine lune ; temps calme, avec des vents inférieurs à la force 3 (moins de 12 km/h) sur la côte, et de force 4 (moins de 20 km/h) au large ; couverture nuageuse peu épaisse jusqu'à une altitude de 2 400 m, et la base des nuages au-dessus de 900 m d'altitude ; visibilité supérieure à 4,5 km. Pour ces mêmes raisons, les Allemands ne craignaient pas de débarquement à cette date.
Après le débarquement
Les plans d'invasion alliés comprenaient la capture de Caen et Bayeux le premier jour, toutes les plages devant être reliées sauf Utah et une ligne de front avancée à 10-15 kilomètres à l'intérieur des terres. Dans les faits, aucun de ces buts ne fut atteint. Cependant les pertes ne furent pas aussi importantes que prévu et les têtes de ponts étaient parvenues à repousser les contre-attaques.
Les priorités des jours qui suivirent le débarquement furent : relier les têtes de pont ; prendre Caen ; et capturer le port de Cherbourg pour disposer d'un port.
La XIIe Panzerdivision SS (Hitler Jugend, Jeunesses hitlériennes) attaquèrent les Canadiens les 7 et 8 juin en causant de lourdes pertes mais ne parvinrent pas à percer. Pendant ce temps les plages furent reliées - Omaha le 10 juin et Utah le 13. Les Alliés renforçaient leur front plus rapidement que les Allemands. Bien que les Alliés dussent débarquer toutes leurs ressources, la supériorité aérienne alliée et les dommages causés au réseau ferroviaire rendaient les mouvements de troupes allemandes lents et dangereux.
La bataille de Caen (7 juin – 19 juillet)
Supposant que Caen était la position-clé de la bataille, Montgomery y mena trois assauts entre le 7 juin et le 1er juillet avant que la ville ne soit encerclée et bombardée le 7 juillet (Opération Charnwood). Espérant une percée décisive par la plaine de Caen en direction de Paris, Montgomery lança alors une offensive majeure avec les trois divisions cuirassées britanniques, nom de code : Opération Goodwood. Le succès initial fut stoppé par la résistance improvisée mais déterminée des 1re et 12e Panzerdivision appuyées par des troupes du génie allemandes leur faisant office d'infanterie. Les pertes britanniques en blindés furent importantes ; cependant les réserves allemandes furent employées pour maintenir ce front et ne pouvaient désormais plus affronter les offensives américaines.
La région au-delà des plages de Utah et d'Omaha est caractérisée par son bocage, haies et talus jusqu'à trois mètres d'épaisseur sur 100-200 mètres de longueur, qui constituaient autant d'obstacles à la vision, pour les tirs et le déplacement des chars, mais faisaient au contraire des positions défensives idéales. L'infanterie américaine avança lentement vers Cherbourg en subissant d'importantes pertes. Les troupes d'élites étaient sans cesse rappelées pour permettre des bonds en avant. Hitler avait ordonné à la garnison de Cherbourg de résister jusqu'au bout pour empêcher les Alliés de disposer du port. Cependant le commandant se rendit dès le 26 juin.
Chronologie
- Nuit du 5 au 6 juin la 82e Division Aéroportée US (Opération Detroit) et la 101e Division Aéroportée US (Opération Chicago) et la 6e Division Aéroportée Britannique (Opération Tonga) sont parachutées.
- 6 juin - débarquement du Jour-J
- 25 au 29 juin Opération Epsom, offensive à l'ouest de Caen, repoussée par la défense allemande.
- 7 juillet - Caen enfin capturée.
- 17 juillet - Erwin Rommel sévèrement blessé dans un mitraillage de sa voiture par un avion allié.
- 18 au 20 juillet - Opération Goodwood.
- 3 au 9 août - Opération Totalize, un piège pour capturer les troupes blindées.
- 15 août - Opération Anvil Dragoon, le débarquement allié en Provence.
Considérations politiques
Les débarquements en Normandie furent précédés par une quantité considérable de manœuvres politiques parmi les Alliés. Il y avait beaucoup de désaccords sur les lieux où le débarquement devait avoir lieu et sur le déroulement de la prise des objectifs. L'ouverture d'un second front pour soulager les Soviétiques était prévu depuis 1942. Les Alliés avaient d'abord préféré attaquer le ventre mou que constituaient l'Afrique du Nord et l'Italie. Churchill privilégiait cette approche et souhaitait lancer de nouvelles attaques en Méditerranée et dans les Balkans, mais il dut céder à la préférence de Staline et Roosevelt pour un débarquement en Normandie.
Le choix de Montgomery ne plaisait pas à certains Américains qui auraient préféré le général Alexander pour commander les forces terrestres. Montgomery lui-même avait des doutes à propos de la nomination d'Eisenhower car ce dernier avait très peu d'expérience sur le terrain. Dans cette opération, cependant, Montgomery et Eisenhower coopérèrent bien. Leurs disputes bien connues vinrent plus tard, notamment durant l'opération Market Garden.
Cette opération présentait des problèmes logistiques sérieux, dont le moindre était que le principal port en eaux profondes de la région, Cherbourg, était très bien défendu.
Estimation stratégique
Image:Bayeux char USA.JPG Bien que réussis dans le premier temps de l'opération (établissement d'une tête de pont), grâce à l'expérience acquise dans les débarquements antérieurs, et surtout, grâce aux énormes capacités matérielles et techniques et à la parfaite coordination des actions, les débarquements en Normandie furent coûteux en termes d'hommes et de matériel pour les Alliés. L'échec de la 3e Division à prendre Caen, un objectif trop ambitieux pour le premier jour de l'opération, devait bloquer l'action pendant un mois. La prise fortuite de Villers-Bocage suivie par l'échec de son renforcement, et donc sa reprise par les Allemands, brisa l'offensive.
Une partie du problème fut la nature du terrain, notamment dans la partie ouest, dans lequel la poursuite du débarquement avait lieu, le bocage qui gênait considérablement la progression des troupes mécanisées alliées. Ceux-ci utilisèrent le tapis de bombes, avant la percée d'Avranches, pour dégager le terrain, mais le bombardement eut des effets pervers, puisque les cratères de bombes aériennes empêchaient la progression des blindés de Patton.
Séquelles
Les Soviétiques avaient à ce moment la capacité de détruire le IIIe Reich et certains ont dit que cette bataille contre les vestiges de l'armée allemande (estimée à 20 % de sa puissance) était un gaspillage. Mais si les puissances occidentales avaient laissé faire, l'URSS aurait contrôlé une part encore plus importante de l'Europe de l'Ouest, ce qui n'était pas admissible dans le cadre de l'équilibre des pouvoirs pour la guerre froide qui allait suivre.
Le souvenir en Normandie est partout notamment avec de nombreux et vastes cimetières, des rues qui portent le nom des acteurs alliés, des musées énormes et nombreux (en particulier le mémorial de Caen) avec même des blockhaus qui défient le temps qui passe. De même, il est encore possible de voir le port artificiel construit sur la plage d'Arromanches, qui est considéré par certains comme extraordinaire.
À noter également que des études récentes montrent que les soldats étatsuniens étaient très loin de l'image de jeunes hommes idéalistes (ou pragmatiques, selon les cas) luttant pour la démocratie véhiculée par les productions d'Hollywood ou d'ailleurs. Comme toute armée, elle fut suivie de son cortège de pillages et de viols, qui furent cependant le fait d'individus, et ne furent pas organisés par le commandement. La bataille du bocage provoqua également énormément de dépressions et de refus de combattre chez les conscrits étatsuniens. Aux pertes durant les combats, il faut encore ajouter les 1 800 prisonniers de guerre qui ont péri lors des opérations de déminage des plages.
Voir aussi
- La suite : La libération
Bibliographie
- Carlo D'Este, Decision in Normandy, London, 1983.
- John Keegan, The Second World War, Hutchinson, 1989
- John Keegan, Six armées en Normandie
- Philippe Masson, Une guerre totale 1939-1945
- Eddy Florentin, Stalingrad en Normandie, Paris, Presses de la Cité, 1964
- Georges Bernage, Gold Juno Sword, Editions Heimdal. ISBN 2840481685
- Georges Bernage, Diables Rouges en Normandie, Editions Heimdal. ISBN 2-84048-158-8
- Eric Le Penven & Stéphane Simonnet, N°4 Commando, Editions Heimdal, mars 2004. ISBN 2840481804
- Dan van der Vat, préface de John S. D. Eisenhower, Jour J, Editions Racine et Heimdal, Septembre 2003. ISBN 2873863277 et ISBN 22840481829
- Philippe Bauduin, Quand l'or noir coulait à flots, Editions Heimdal, mars 2004. ISBN 2840481871
Liens externes
- Overlord44 : Site complet sur le débarquement et la bataille de Normandie
- Debarquement.com : Suivez au jour le jour le débarquement et la campagne de Normandie
- Le débarquement de Normandie
- fonds photographique libres de droits Normandie 1939-45
- Normandie44
- Normandie44.net
- The D-Day Museum in England
- BBC WW2 history
- "Music inspired by D-day
Filmographie
- Le Jour le plus long (The Longuest Day), 1962
- Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) de Steven Spielberg, 1998
- Band of Brothers, série télévisée produite par Steven Spielberg
Galerie de photographies
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