Olympe de Gouges
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Marie Gouze, (7 mai 1748, 3 novembre 1793) plus connue sous le nom d'Olympe de Gouges était une journaliste et auteure de théâtre française, condamnée à mort et guillotinée en raison de ses idées girondines, durant la Révolution française.
Biographie
Née le 7 mai 1748 à Montauban, elle est déclarée sous le nom du mari de sa mère, le boucher Gouze, mais elle apprend bien vite qu'elle est la fille naturelle du poète Jean-Jacques Lefranc de Pompignan.
Elle épouse Louis Aubry à l'âge de 16 ans, mais elle se retrouve très vite veuve. Elle porte alors le nom d'Olympe de Gouges et quitte Montauban pour Paris où elle entreprend une carrière littéraire en rédigeant des pièces de théâtre. Elle devient une entretenue, maîtresse du riche Jacques de Rozières, ce qui lui permet une certaine liberté de pensée.
En 1789, elle se lance dans la Révolution en défendant le principe d'une monarchie modérée. Amie de Condorcet et de Marivaux, elle admire Mirabeau et La Fayette. Elle s'oppose notamment à l'esclavage.
Olympe de Gouges défend également avec ardeur les droits des femmes. Elle rédige en 1791 une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne dans laquelle elle affirme l'égalité en droit des deux sexes et demande qu'on rende à la femme ses droits naturels. Elle demande la suppression du mariage et l'autorisation du divorce. Elle émet à la place l'idée d'un contrat annuel renouvelable signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité.
En 1793, elle prend la défense de Louis XVI qu'elle ne juge pas coupable en tant qu'homme mais uniquement comme souverain et s'oppose à Marat et Robespierre.
Solidaire des girondins après les journées de mai-juin 1793, elle est accusée d'être l'auteure d'une affiche girondine. Le 20 juillet 1793, elle est arrêtée. Elle tombe malade en prison et parvient à être transférée pour un mois dans la pension de Mme Mahay. Il lui aurait été facile de s'en échapper ; elle souhaite cependant se justifier devant le tribunal, dont elle pense qu'il la blanchira de toute accusation. Elle est condamnée à mort et guillotinée le 12 brumaire an II (3 novembre 1793). Sa dernière lettre fut pour son fils, qui la reniera l'année suivante par peur d'être inquiété.
Théâtre
- L’Homme généreux (1786)
- Les Démocrates et les aristocrates, ou les curieux du champ de Mars (1790)
- La Nécessité du divorce (1790)
- Le Couvent, ou les vœux forcés (1790)
- Mirabeau aux Champs Élysées (1791)
- La France sauvée, ou le tyran détrôné (1792)
- L’Entrée de Dumouriez à Bruxelles, ou les vivandiers (1793)
Voir aussi
- la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne sur Wikisource
- la biographie par Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges.
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