Oïdium
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| Oïdium | |||||
| Classification systématique | |||||
| Règne : | Fungi | ||||
| Division : | Ascomycota | ||||
| Classe : | Ascomycotes | ||||
| Sous-classe : | Erysiphomycetidae | ||||
| Ordre : | Erysiphales | ||||
| Famille : | Erysiphaceae | ||||
| Genre : | ??? | ||||
| Taxons de rang inférieur | |||||
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L'oïdium est une maladie cryptogamique, appelée aussi maladie du blanc, causée par différentes espèces de champignons unicellulaires appartenant à la famille des érysiphacées. Ces champignons sont responsables de redoutables épiphyties et parasitent, de manière plus ou moins spécifique, diverses espèces de plantes cultivées. L'oïdium fait partie des maladies bien connues des jardiniers et des agriculteurs, et pratiquement tous les végétaux peuvent être attaqués par ces parasites. Contrairement à d'autres groupes de champignons (tavelure, mildiou, rouilles, etc.), il prolifère par temps relativement sec, sous réserve d'un taux d'humidité de 70à 80 %.
C'est souvent en mai qu'il commence ses ravages, favorisé par l'humidité encore bien présente et l'arrivée de la chaleur. Les écarts de température importants entre la nuit et le jour constituent des facteurs favorisant l'apparition de ce champignon qui menace grand nombre de cultures, aussi bien au jardin d'ornement qu'au verger ou au potager... Dans le cas d'attaque importante, la récolte fruitière est réduite.
Sommaire |
Description
Son attaque commence par l'apparition d'un feutrage (poudre), blanc à blanc-grisâtre, d'aspect farineux à la surface des feuilles, des tiges et parfois des fleurs, d'où son surnom local de « meunier ». L'oïdium peut provoquer une déformation des feuilles, qui se gondolent et se boursouflent et se multiplie préférentiellement sur les organes jeunes (feuilles), qu'il envahit et déforme, d'où le nom de « drapeau », donné aux feuilles attaquées.
Principaux oïdiums
- Oïdium de la vigne (Uncinula necator)
- Oïdium des céréales (Erysiphe graminis)
- Oïdium du pommier (Podosphaera leucotricha)
- Oïdium des cucurbitacées (Sphaerotheca fuliginea)
Moyens de lutte
Action préventive
- Espacement suffisant des plants.
- Nettoyages réguliers autour des plantations (dégager le centre des rosiers pour ne pas favoriser le maintien d'humidité).
- Suppression rapide des parties ou sujets atteints afin d'éviter ou de freiner la propagation.
- Ne pas arroser les feuillages lorsqu'il fait chaud.
- Traiter préventivement les sujets sensibles.
Action curative
- Suppression lorsque cela est possible des feuilles atteintes (et les brûler).
- Traitement (pulvérisation ou poudrage) de produits fongicide (sous réserve de traiter dès l'apparition des premiers symptomes).
Traitement au soufre
Le soufre, produit de base, employé depuis très longtemps contre l'oïdium (vers 1850 sur la vigne), donne toujours de bons résultats en lutte préventive ou semi-curative. Il est autorisé en agriculture biologique. Ses actions secondaires sont aussi intéressantes sur un certain nombre d'autres champignons et d'insectes ou d'acariens. Il agit par vapeur (on dit qu'il se sublime). En revanche, il peut être agressif par temps calme et chaud, sur les plantes, s'il a été mal réparti ou trop concentré. Il peut être employé très près de la récolte car il est totalement biodégradable.
Généralement appliqué en pulvérisation, le soufre s'achète sous forme de « poudre à mouiller » que l'on dilue donc dans l'eau selon les doses indiquées sur l'emballage; les augmenter n'améliore pas l'efficacité du traitement, et éviter de traiter par forte chaleur, comme tout traitement à pulvériser sur les feuilles,
En l'absence de traitement préventif, lorsque la maladie se déclare, il convinent de traiter dès l'apparition des premiers symptômes. L'efficacité baisse très fortement au-delà de 10 à 15 % de surface atteinte.



