La Nouvelle-Orléans

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La Nouvelle-Orléans (New Orleans en anglais) est la plus grande ville dans l'État de Louisiane, aux États-Unis d'Amérique comptant 480 000 habitants et 1 400 000 dans l'agglomération. La ville louisianaise est autant peuplée que Lyon, la deuxième métropole de France (pour la ville même et pour l'agglomération).

C'est un centre industriel et de distribution, un port de mer important et une ville à la vie culturelle vibrante, surtout pour la musique de jazz et la cuisine à base de crevettes. La ville est sur les bords du Mississippi au 30,07°N, 89,93°O.

La Nouvelle-Orléans a subi des inondations et de lourdes dévastations du fait du cyclone Katrina du 29 août 2005 (voir Ouragan Katrina) et sa population a, en grande partie, été temporairement évacuée vers des villes de Louisiane, du Texas et se situant dans d'autres Etats de la fédération américaine. Image:Skylineriver.jpg


Sommaire

Période coloniale

La ville fut fondée par les Français sous la direction de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en 1718. Le nom de la ville fut choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devint la capitale de Louisiane française en 1722. (La capitale fut transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans.)

Les plans de La Nouvelle-Orléans furent dessinés par Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour sur le modèle traditionnel des villes nouvelles, c'est-à-dire un damier symétrique, dont la dimension maximale devait être de 88 hectares, avec une place centrale réservée à l’église - la future cathédrale Saint-Louis. C'est notamment Adrien de Pauger qui dessine les plans du Vieux Carré avec ses rues à angle droit. La construction s'avéra très difficile à cause des bois touffus qui occupaient le site.

En 1763 la colonie fut cédée à l’empire espagnol par un accord secret du traité de Fontainebleau, ce qui fut confirmé par le traité de Paris, mais aucun gouverneur espagnol ne vint pour prendre le contrôle avant 1766. Certains des premiers colons français ne furent jamais heureux avec le régime espagnol, et firent de multiples pétitions pour retourner sous celui de la France.

Un incendie détruisit 856 immeubles le 21 mars 1788 et un autre 212 en décembre 1794. En conséquence, un règlement d'urbanisme imposa la brique en remplacement du bois pour les maisons à étage, et les tuiles pour les couvertures.

La population souffrit aussi des épidémies de fièvre jaune, malaria et variole, éradiquées après 1905.

En 1795, l'Espagne autorisa les États-Unis à utiliser le port. La ville revint sous le contrôle français en 1800 mais en 1803 Napoléon Bonaparte vendit la Louisiane (qui comprenait un territoire beaucoup plus vaste) aux États-Unis pour 80 millions de francs. A ce moment la ville avait environ 8 000 habitants.

XIXe siècle

La population augmenta rapidement notamment avec l’arrivée des créoles qui quittaient Haïti après la révolution de 1802 de Toussaint Louverture. Pendant la guerre de 1812 les Britanniques envoyèrent une force pour essayer de conquérir la ville mais ils furent vaincus par les troupes commandées par André Jackson à quelques kilomètres en aval à Chalmette le 8 janvier 1815 (bataille de La Nouvelle-Orléans).

La population de la ville doubla dans les années 1830. Vers 1840, elle atteignit 100 000 habitants, ce qui en fit la quatrième ville des États-Unis. Mais la première en importance dans le centre des terres.

La ville fut la capitale de l’État de Louisiane jusqu’en 1849, puis de 1865 à 1880. À cette date, Bâton-Rouge prit le relais. Son port eut un rôle majeur dans la traite des esclaves, alors qu'elle avait la plus grande communauté d'origine servile.

L'histoire de Delphine LaLaurie et la façon honteuse dont elle a torturé des esclaves est probablement le plus connu des contes macabres du quartier français (Vieux carré). Madame LaLaurie, socialite respectée, accueillit nombre de grands événements dans son opulent domicile, 1140 rue royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves était illégal, si bien que la société commença à éviter LaLaurie, après qu'un voisin surprit cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclaves avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et mourut. Le voisin avertit les autorités ; c'était la fin de la carrière sociale de LaLaurie. Elle fut rejetée par la bonne société.


Au début de la guerre de sécession, La Nouvelle Orléans fut prise par l’Union (les Nordistes) sans combat, et donc fut épargnée des destructions que subirent la plupart des villes du Sud. Il reste un cachet historique avec la richesse du XIXe siècle au-delà du Vieux carré ou carré français. La ville reçut l’Exposition Universelle dite du centenaire du coton. La ville gagna une réputation de débauche et de tripot à la fin du XIXe siècle et début du XXe notamment avec le quartier interlope de Storyville.

XXe siècle

Une grande partie de la ville est située sous le niveau de la mer et est bordée par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain, aussi la cité est entourée de digues. Jusqu’au début du XXe siècle, les constructions étaient largement limitées à la partie légèrement surélevée sur les digues naturelles et les bayous car le reste de la région était constituée de marécages soumis à de fréquentes crues. Ce qui donna au XIXe siècle à la ville la forme d’un croissant. Dans les années 1910, l’ingénieur A. Baldwin Wood proposa un plan ambitieux de drainage avec des pompes de sa conception qui sont toujours utilisées.

Dans les années 1920, dans un effort de modernisation de l’aspect de la ville, beaucoup de rambardes des balcons de la rue du canal, la rue commerçante, furent retirées. Dans les années 1960, les streetcars furent remplacées par des autobus. Ces décisions furent ensuite considérées comme des erreurs et désormais la rue est revenue à son aspect initial, ce qui plait aux touristes en quête de dépaysement.

Heritage Cuturel de La Nouvelle-Orléans

La ville est au cœur de la culture des Caraïbes y compris le culte du Vaudou. Beaucoup de visiteurs adoptent le slogan Acadien ou cajun « Laissez les bons temps rouler », notamment en flânant dans le carré français (Vieux carré) qui est entouré par la rivière et les rues du Rampart, Canal et Esplanade. Une des spécialités locales a déguster au Café du Monde, le café au lait avec des beignets. Le Natchez, un bateau à aube fait un tour quotidiennement sur la riviere du Mississipi.

Il y a désormais deux lignes de streetcars (une sorte de tramway) avec la ligne rouge parallèlement à la rue Canal à travers le Vieux carré et la verte le long de la rue Saint-Charles. Une promenade nostalgique a jamais immortalise dans la fameuse piece de Tennessee Williams Un tramway nommé désir .

À cause de la hauteur de la nappe phréatique, les cimetières utilisent des cryptes. Depuis longtemps, des cérémonies funèbres sont accompagnées par des musiciens de jazz. Aucune visite à la Nouvelle-Orléans n'est complète sans une excursion dans les musées extérieurs les plus anciens de la ville, ses cimetières historiques. Souvent appelé les Cités des morts, ces cimetières sont remarquables pour leurs tombeaux uniques et en surface. Les tombeaux sont des monuments du dix-huitième, dix-neuvième et du début du vingtième siècle, et eux, comme les cimetières eux-mêmes, sont une partie appréciable de l'héritage particulier dans cette ville.

Parmis les nombreuses spécialités culinaires: les beignets, les haricots rouges avec du riz,le Po'boy et les (sandwiches) Muffaletta ; les huîtres du golfe et les Crawfish (petites ecrevisses d'eau douce) ; l'Etouffée, le Jambalaya, le Gumbo et la cuisine Créole.

Géographie

Image:Landsat new orleans nfl.jpg

Voir Ouragan Katrina

Sociologie

La Nouvelle-Orléans est une des villes américaines les plus pauvres du pays. Elle compte la plus importante population afro-américaine des États-Unis qui constitue 68% des habitants de la ville.

Les forces de police de La Nouvelle-Orléans sont considérées parmi les plus mauvaises de tous les Etats-Unis alors que l'administration de la ville, comme de l'état, est notoirement corrompue et incompétente.

Quand le taux national de la criminalité a diminué, celui des homicides, à La Nouvelle-Orléans, a augmenté de manière significative. Ainsi, une personne résidant à La Nouvelle-Orléans, a dix fois plus de "chances" de se faire assassiner que l'Américain moyen. Le taux des homicides y est supérieur à ceux d'autres villes pourtant bien plus grandes, comme New York, Los Angeles ou Chicago.


Image:RefineryNearNewOrleans.jpg L'économie de La Nouvelle-Orléans est en déclin depuis plusieurs générations. La Nouvelle-Orléans a longtemps été un grand port international qui profitait de sa situation privilégiée au débouché des Grandes Plaines : le port exportait des céréales (12,5 millions de tonnes en 1996). Il vivait aussi grâce à une vaste hinterland irrigué par les 23 000 Km du réseau fluvial du Mississippi et de ses affluents. Il était au premier rang mondial pour les navires porte-barges.

Au XXe siècle, sous l'administration autoritaire du gouverneur Huey Long, l'État de Louisiane a développé ses installations portuaires et l'industrie liée à l'activité pétrolière, donnant ainsi l'occasion à de nombreux habitants d'intégrer la classe ouvrière ou la classe moyenne.

Mais ensuite, le développement de l'économie productive ou des secteurs comme l'énergie ou le commerce, offrant des salaires élevés, ont été abandonné au profit des arts, de la culture et surtout du tourisme.

Le tourisme est ainsi devenu l'activité principale de base de La Nouvelle-Orléans. C'est cependant une activité aux salaires peu élevés, souvent de 50 % en dessous de la moyenne nationale permettant à près de la moitié des employés, principalement noirs, de maintenir leur famille au-dessus du seuil de pauvreté. Avec la culture, c'est un secteur d'activité qui a surtout profité à la partie blanche de la population, propriétaires de restaurants, d'hôtels, ou encore agents et promoteurs immobiliers. Les autres bénéficiaires étant les jeunes, les célibataires festifs et les gays.


Aéroport

La ville est servie par l’aéroport international de La Nouvelle-Orléans Louis Armstrong, situé près de Kenner.

Célébrations

Parmis les célébrations annuelles les plus célèbres sont la saison du carnaval (Mardi gras), avec des parades et des décors flottants et le Festival de Jazz.

Voir Krewe du Vieux et Mardi gras de La Nouvelle-Orléans.

Sports

Les clubs professionnels :

Géographie

907 km² dont 48,45 % en plans d'eau.

Littérature

Voir aussi

Liens externes

Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur La Nouvelle-Orléans .


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