Nouvelle-Calédonie
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La Nouvelle-Calédonie est un des archipels de la Mélanésie, une des trois parties de l'Océanie. C'est un pays d'outre-mer rattaché à la France, d'environ 19 100 km² situé dans l'océan Pacifique à 1500 km à l'est de l'Australie et à 2000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Calédonie, appelée ainsi depuis la colonisation, est appelée aussi familièrement « le Caillou » ou « Kanaky ».
Depuis la signature des accords de Nouméa, la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier, provisoire de « collectivité spécifique » en attendant la décision d'un référendum local prévu en 2014 portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française.Sommaire |
Toponymie
Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'archipel en souvenir de son île natale. Le nom de Kanaky est aujourd'hui trés peu utilisé et en référence au mot Kanak, terme d'origine Hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens. La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes...) en Nouvelle Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. Les accords de Nouméa prévoient ainsi : "Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrées selon la tradition Kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques." (Article 1.3 alinéa 1)
Langues
Langues : le français (langue officielle), et 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont quatre ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : deux sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou), et deux dans les Îles Loyauté (le nengone, dans l'Île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou).
Histoire
Article de fond : Histoire de la Nouvelle-Calédonie
Géographie
La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'océan Pacifique sud, situé autour des coordonnées 21°30′Sud 165°30′Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est.
La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.
La Grande Terre est nettement plus grande que toutes les autres îles. Sur une superficie de 16 372 km², elle s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Le point culminant est le Mont Panié à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude.
La côte est, humide, présente des paysages tropicaux (palmiers,...) tandis que la côte ouest, plus sèche, offre un paysage de brousse.
La capitale du pays, Nouméa, en est aussi la principale ville. Elle compte 91 386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont Dore) compte 146 000 habitants.
Démographie
Population
230 789 lors du recensement 2004. Avec un solde migratoire apparent de seulement 7 000 personnes entre 1996 et 2004. De 1996 à 2004, la population calédonienne s’est accrue d’environ 34 000 personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7 000 au titre du solde migratoire. Sur 230 789 habitants, 22 080 (9,5 %) vivent aux Iles, 44 474 (19,3 %) dans le Nord et 164 235 (71,2%) dans le Sud, qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calédonienne. La capitale, avec 91 386 habitants, rassemble 40 % des habitants du territoire et le Grand Nouméa pèse 146 000 personnes, soit 63 % de la population totale.
Groupes principaux
La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques :
- les mélanésiens autochtones (les kanaks ou canaques)
- les descendants d'européens historiques souvent métissés (les caldoches, principalement d'origine française),
- les autres polynésiens du sud (dont les wallisiens et futuniens),
- les européens (les métros principalement d'origine française),
- divers groupes asiatiques historiques (notamment indonésiens et vietnamiens).
La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État français d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables à l'autonomie ou l'indépendance. Il est difficile de dire si ce soupçon reste fondé puisque, par exemple, le recrutement local des fonctionnaires est favorisé aux dépens des mutations nationales.
D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de façon moins importante à la Polynésie française). Aujourd'hui les wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les mélanésiens autochtones.
Politique
Voir aussi l'article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie
Institutions
Subdivisions
La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités qu'on appelle provinces. Chaque province regroupe plusieurs communes. On dénombre 33 communes actuellement.
Les provinces sont :
Représentation
Les représentants des Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus à la proportionnelle, chaque parti devant rassembler 5% des inscrits de la province pour pouvoir être représenté.
Lors du même scrutin sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie (Assemblée territoriale). L'assemblée est composée de 54 élus : 7 représentant les îles Loyauté, 15 la Province Nord et 32 la Province Sud.
Le Congrès élit à la proportionnelle les membres du gouvernement puis le président du gouvernement. C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.
Des élections provinciales ont eu lieu le 9 mai 2004. Ces élections ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs).
La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Jacques Lafleur (RPCR) et Pierre Frogier (RPCR) tous deux membres du groupe UMP.
Courants politiques
Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanaks indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes et de droite ». Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l'enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion.
Pour plus de détails voyez : Politique en Nouvelle-Calédonie
Économie
Monnaie
La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en terme usuel, ou XPF en terme bancaire) dont la parité est fixe par rapport à l'euro :
- 1 € = (exactement) 119,331742 CFP, soit : 100 CFP ~ 0,83800000170952 €
- Jusqu'en fin 1999, 100 CFP = 5,50 FRF (exactement) ~ 0,83846959480576 €
L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Nouméa, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).
Les trois collectivités d'outre-mer sont appelés à se prononcer sur l'opportunité d'adopter la monnaie unique européenne, afin de faciliter les échanges et favoriser le développement économique de la région. Cependant, les autonomistes et indépendantistes y voient un moyen de lier indirectement l'avenir de la région à la politique européenne de la France, mais ils redoutent également les conséquences (notamment pour le développement touristique et les exportations de nickel) si le franc CFP était dévalué par la perte de garantie française.
Aussi ils préfèrent une solution basée sur une plus grande autonomie politique et financière de l'IEOM de la Banque de France, par un accord contractuel ne liant pas la politique monétaire de la zone. Cependant cette solution se heurte aux exigences de stabilité des prix et de limitation des déficits publics exigés par la BCE, et la volonté de la France à couvrir les déficits extérieur de la zone Pacifique.
La Nouvelle-Calédonie étant le principal acteur économique de la zone, et son évolution économique étant fortement liée au cours du nickel, le franc CFP reste dans une situation potentiellement fragile (et encore plus si la Nouvelle-Calédonie devait devenir indépendante du fait de la perte de nombreuses subventions de fonctionnement non compensées par un programme d'aide de la France), mais peut encore répondre aux besoins d'une politique économique locaux, indépendamment des exigences liées à l'euro. L'introduction de l'euro ne serait alors possible qu'après une diversification de l'activité économique locale plus en phase avec l'économie mondiale.
Une autre solution serait de diversifier les monnaies des fonds de réserve afin de faire du franc CFP une "monnaie-pannier". Dans un tel cas, la convertibilité avec l'euro serait supprimée au profit de taux de changes plus favorables avec les autres autres pays de la région ou les principaux pays clients et fournisseurs du territoire disposant de monnaies plus liquides (notamment le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande), ou encore de fonder une nouvelle union monétaire avec d'autres pays de la région, sous une nouvelle dénomination.
Industrie
Le nickel, (découvert par Jules Garnier au XIXe siècle) 30 % des réserves mondiales et 6 % de la production mondiale, est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise. Il représente 90 % des exportations du territoire.
Dans une moindre mesure, on trouve aussi du chrome, du cobalt, du fer, du cuivre et même de l'or.
Le développement et la construction de fonderies devrait augmenter la valeur ajoutée des exportations, et mieux diversifier les sources de revenu du territoire, actuellement fortement basée sur l'exportation de minerai brut.
Cependant le développement de ces activités se heurte (surtout dans la province sud) à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kaknaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif coralien du monde, et certains partis autochtones cherchent à faire classer ce récif au patrimoine mondial de l'humanité pour le préserver.
Au contraire le gouvernement coutumier de la province nord est l'initiateur de projets industriels similaires destinés à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la province Sud.
Activités primaires
L'agriculture et la pêche sont peu développés, et essentiellement vivrière. Si elle représente 6 % du produit intérieur du territoire, elle emploie 30 % de la population active, et contribue à limiter l'exode rural vers la province Sud.
Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.
Services
Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombeuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif coralien (pêche sous-marine). Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande.
La province nord développe des projets immobiliers et hôteliers destinés à mieux accueillir les visiteurs.
Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales.
Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté.
Culture
- Centre culturel Tjibaou.
- Musée de la Nouvelle-Calédonie.
- Musée de la ville de Nouméa.
- Musée du bagne.
Littérature de la Nouvelle Calédonie
Une bande dessinée locale de Bernard Berger, La Brousse en folie, campe plusieurs personnages issus des différents groupes ethniques avec leurs « travers » mis en scène de façon humoristique.
Liens externes
- (fr) Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie.
- (fr) Littératures du Pacifique, dossiers d'auteurs de la Nouvelle-Calédonie sur le site «île en île».
- (fr) Version électronique du journal local "Les Nouvelles Calédoniennes".
- (fr) "Le chien bleu", Journal satyrique local.
- (fr) Liste des sites sur la Littérature.
- (fr) Forum sur la Littérature dans les DOM TOM.
- (fr) La Brousse en folie (site de l'éditeur)
Musique
- Cassettes :
- Kanaké. 1er tableau du jeu scénique du Festival Mélanésia 2000. Le BOENANDO (partage des ignames) avec version française originale. Suivi de la BORIA.
- Disques laser :
- Chants kanaks. Cérémonies et berceuses. Le chant du Monde LDX 274 909, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Musée de l'Homme, Agence de développement de la culture Kanak (ADCK), 1990.
- Mix Mangrove, Chanteurs et Groupes de Nouvelle-Calédonie. Studio Mangrove, 1989/1991.
- Kanéka. Studio Mangrove, 1994.
- Kanéka, volume 2. Studio Mangrove, 1994.
- Kanéka, volume 4. Studio Mangrove, 1996.
- Caledonian * All Star. Studio Mangrove, 1996.
- Echanges. Choeur Nuances. Studio Mangrove, 1996.
- L'esprit d'hier. Auteur, compositeur, interprète : GULAAN. Open Tuning Productions, 2004.
Note : le kaneka est une forme musicale dérivée du reggae.
Pour aller plus loin
Liens externes-musées
- (fr) Musée de la civilisation.
- (fr) Le Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO) Les collections du MAAO ont quitté le Palais de la Porte Dorée en 2002 pour être intégrées au futur musée du quai Branly qui s'ouvrira en 2006. Ce nouveau musée d'arts et de civilisations regroupera les collections du MAAO et celles du laboratoire d'ethnologie du musée de l'Homme.
Biodiversité
La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.
- Plantes : 5 familles, 107 genres et 2425 espèces endémiques,
- Reptiles (geckos et scinques) : 12 genres, 61 espèces endémiques
- Oiseaux : 1 famille, 3 genres, 23 espèces endémiques (liste des oiseaux calédoniens) dont le cagou, emblème du Territoire.
- Crustacés d'eau douce : 14 espèces endémiques
- Poissons d'eau douce : 11 espèces endémiques
- Mammifères : 6 espèces endémiques de chauve-souris.
- Insectes : environ 4000 espèces endémiques répertoriées sur un total estimé de 8 à 20 000.
- Invertébrés : environ 4500 espèces inventoriées sur un total estimé supérieur à 15 000, avec un taux d'endémicité de 90 % à 100 %.
- faune et flore récifales et marines. Le bilan des connaissances sur la biodiversité marine en Nouvelle-Calédonie fait état d'environ 15 000 espèces (ORSTOM), (dont 5% endémiques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaïques ». Mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorés, ce qui laisse à penser que la biodiversité est bien plus élevée encore.
Vie pratique
Article détaillé : Vie pratique en Nouvelle-Calédonie
Galerie de photos
"La poule" à Hienghène |
Le phare Amédée à Nouméa |
Baie d'Upi à l'Île des Pins |
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Baie de Saint-Joseph à l'Île des Pins |
Falaises de Xodre à Lifou |
Case traditionnelle kanak |
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Pirogue traditionnelle de l'Île des Pins |
Liens externes
- (fr) Site officiel du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
- (fr) Site officiel Tourisme de la Nouvelle-Calédonie
- (fr) Informations sur la Nouvelle-Calédonie
- (fr) Photos de Nouvelle-Calédonie
- (fr) L'Encyclopédie calédonienne Caledoguide.com
- (fr) Site consacré à la flore et à la faune endémiques et autochtones de la Nouvelle-Calédonie
- (fr) La Nouvelle-Calédonie, vestige du continent de Gondwana
- (fr) Annuaire et moteur de recherche sur les sites de la Nouvelle Calédonie
- (fr) Annuaire du tourisme et du voyage en Nouvelle Calédonie
- (fr) Portail de l'information en Nouvelle Calédonie
- (fr) Radio Djiido
Bibliographie
- Histoires canaques. Alban Bensa et Jean-Claude Rivierre, CILF, 1983, ISBN 2-85319-114-1 (histoires bilingues français et paicî ou cemuhî)
- Colonialisme et contradictions, Nouvelle-Calédonie 1878-1978. Les causes de l'insurrection de 1878. Roselène Dousset-Leenhardt, L'Harmattan, 1978. ISBN 2-85802-053-1
- Calédonie sur parole... À l'écoute de Parawy Reybas et des autres... Henri Perron, Grain de Sable, 1998.
- Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie (1853-1913) Joël Dauphiné, L'Harmattan, 1989.
- Gabriel Païta, témoignage Kanak. D'Opao au pays de la Nouvelle-Calédonie. 1929-1999. Jérôme Cazaumayou et Thomas De Deckker, L'Harmattan, Mondes Océaniens, 1999, ISBN 2-7384-8189-2.
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