Nîmes

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Nîmes
Pays      France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard (préfecture)
Arrondissement Nîmes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 6 cantons
Code INSEE 30189
Code postal 30000 et 30900
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Fournier
2001-2007
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Longitude 04° 21' 00" E
Latitude 43° 49' 59" N
Altitudes moyenne : 39 m
minimale : 21 m
maximale : 215 m
Superficie 16 185 ha
= 161,85 km²
Population sans
doubles comptes
133 424 hab.
(1999)
Densité 824 hab./km²

Nîmes est une commune du département du Gard, en France.

Romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, languedocienne et provençale, Nîmes est la ville de tous les accents ! Le soleil du Sud, les vents et influences diverses la façonnent depuis plus de 2000 ans. " Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines " (Christian Liger), elle a vécu intensément l'histoire de l'Europe. Et si ses influences et paradoxes sont multiples, sa personnalité, elle, est unique. Nîmes la secrète vous ouvre son cœur.

Située sur un axe Avignon/Marseille - Montpellier, à environ 715 km de Paris, Nîmes a une population permanente d'environ 133 000 habitants, à laquelle s'ajoutent de très nombreux touristes en période estivale. La commune jouxte les routes nationales 113 (Montpellier - Marseille) et 86 (vers Avignon). Elle est desservie par les autoroutes A9 (la languedocienne : Orange - Espagne) et A54 (Nîmes - Marseille).

L'engouement pour le sud-est de la France et l'arrivée en 2001 de la Ligne à grande vitesse Méditerranée, mettant Nîmes à 2h52 de Paris en TGV, donnent un dynamisme nouveau à la commune et contribuent pour une bonne part à son essor démographique et économique.

Habitants : Nîmois, Nîmoises

Sommaire

Géographie

Nîmes est située dans une « cuvette » — d'où les importantes chaleurs estivales — entre sept collines, comme Rome. Cette particularité, ainsi qu'une histoire romaine très marquée, lui valurent l'appellation de « Rome française ». En pleine garrigue, elle se trouve à 35 km de la mer Méditerranée, à 20 km de la Camargue, à 30 km des Cévennes et à 20 km du Rhône. Elle marque la frontière entre la Provence (son extrémité ouest), et le Languedoc (son extrémité est).

Histoire

VIe siècle avant JC

L'origine de Nîmes remonte au VIe siècle av. J.-C.. Une tribu celte, les Volques Arécomiques, s'installe autour d'une source généreuse. Les Volques divinisent la Source, lui consacrent un sanctuaire. Petit à petit, les constructions primitives font place à des édifices en pierre sèche. Parmi eux, une tour haut perchée sur la colline, la Tour Magne, sera plus tard transformée pour être intégrée aux remparts romains.

120 avant JC

En 120 avant JC, les Volques, à la tête d'un vaste territoire de 24 oppidums accueillent sans résistance les légions de Rome. Nemausa (du nom du dieu de la Source), la ville gallo-romaine est sur le point de naître.

100 avant JC

La romanisation de Nîmes commence véritablement au cours du premier siècle avant JC. Nîmes devient "colonie de droit latin" et se couvre de somptueux monuments. L'empereur Auguste et ses successeurs en font une ville de promotion de la romanité en Gaule. Nîmes s'agrandit.

La monnaie, frappée à Nîmes, célébrait une victoire en Égypte de légionnaires ayant obtenu des terres de la colonie nîmoise : en 31 avant J-C, Octave défait à Actium la flotte d’Antoine et Cléopâtre et s’assure la mainmise sur l’empire, César Auguste est né. Cette monnaie (As de Nîmes), une des plus célèbres de l'Empire) est à l’origine des armoiries de la ville : un crocodile enchaîné à un palmier couronné de lauriers qui symbolise l’Égypte vaincue.

IIe siècle

Au IIe siècle, Nîmes, étape idéalement située sur la via Domitia qui relie Rome à l'Espagne, est à son apogée. On estime la population à près de 25 000 habitants. L'enceinte nîmoise est alors longue de 7 km et englobe 220 ha. Nîmes devient donc une importante ville de l'Empire romain et une des plus brillantes de la Gaule romaine et narbonnaise. L'Empereur Antonin le Pieux, originaire de Nîmes y contribue encore. Cette période très prospère est illustrée par de splendides monuments (parmi les plus beaux et les mieux conservés du monde romain) : Amphithéâtre, Tour Magne (ancienne tour Gauloise réhabilitée par les Romains), Castellum, Temple de Diane, Pont du Gard, Maison Carrée, porte d'Auguste, etc.

IIIe siècle

Au IIIe siècle, des invasions successives ralentissent l'essor de la cité antique.

Ve siècle

Au Ve siècle, l'arrivée et l'installation des Wisigoths met fin à la prospérité de la cité antique.

Moyen Âge

Elle fut en déclin lors du Moyen Âge, mais Nîmes sort de sa léthargie à partir de l'an mil. Une nouvelle enceinte est construite. Grâce à la vigne, à l'olivier et à l'élevage du mouton, les échanges commerciaux redémarrent. Et là encore, la Source intervient. Ses eaux qui courent à travers la ville vont au cours des prochains siècles amener la prospérité aux tanneurs, teinturiers et marchands d'étoffes.

XVIe siècle

Durant la Réforme, les conflits religieux font de Nîmes l’une des plus importantes communautés protestantes de France. Au début du XVIe siècle, les idées de la Réforme se sont ici répandues très rapidement : dans cette région de droit romain écrit, l’accès direct en français à la Bible, le livre-référent, prôné par la Réforme est immédiat.

En 1537, deux réformés nîmois sont suppliciés. François 1er ordonne « d’extirper cette malheureuse secte luthérienne », mais sa sœur, Marguerite de Navarre, amie de Calvin, intercède pour donner à Nîmes une université dirigée par des érudits protestants. Sous le règne du nouveau roi, Henri II, Nîmes s’affirme comme la « petite Genève ».

Les guerres de Religion sont très violentes dans cette Nîmes devenue totalement huguenote. Le protestantisme a en effet eu une influence considérable sur la ville (aujourd'hui dans une bien moindre mesure : les protestants ne représentent plus que 10 % de la population mais l'histoire protestante reste vivace). Au cours des guerres de religion, de nombreux protestants périrent, furent condamnés aux galères, ou emprisonnés, notamment dans la fameuse « Tour de Constance » à Aigues-Mortes. Egalement, la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor fut détruite à deux reprises, en 1567 (Massacres de la Michelade) et 1621. Certains évêques ont alors cherché à développer une forte activité catholique, surtout au XVIIIe siècle. Très vite, les protestants, écartés de la vie publique, se sont tournés vers le commerce et la production manufacturière.

XVIIe siècle

Puis, à partir de 1598, l’édit de Nantes assure la coexistence religieuse alors que les marchands les plus aisés sont principalement des huguenots. Mais la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685 replonge pour plus d'un siècle les huguenots dans la clandestinité. Les premières assemblées de prières se tiennent hors de la ville, les protestants français prennent le chemin de l’exil, les persécutions redoublent.

XVIIIe et début XIXe siècle

En 1702, la guerre des Camisards éclate. Pendant deux à trois ans, 2000 paysans cévenols tiennent tête aux soldats du Roi (les Dragons). Celui-ci négocie la reddition des insurgés en 1704. Par la suite s’ouvre une période de tolérance sanctionnée par un édit en 1787. La Révolution marquera d’une certaine façon la victoire des protestants nîmois qui, sensibles au cartésianisme et à l’esprit des Lumières, ont patiemment enrichi la ville et lui ont donné l’esprit critique qui la caractérise.

À la Renaissance, et surtout aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, Nîmes connaît un impressionnant essor. Notamment, de grandes manufactures de tissus se développent — ainsi, et ce n'est pas une légende, les premiers jeans (Levi's) furent réalisés à Nîmes avec une toile résistante, d'abord conçus pour les bergers cévenols et pour les marins Gênois, ensuite pour les colons de l'ouest américain, chercheurs d'or et "cow-boys". D'où les termes « Jean (Gênes) Denim (De Nîmes)». Des métiers à tisser cette toile sont visibles au Musée du Vieux-Nîmes. Bientôt la production d'étoffes et du bas de soie s'exporte en Europe et aux Indes espagnoles. Les deux tiers de la population active de Nîmes sont employés dans le textile. La ville s'enrichit. Elle change.

Voilà qu'apparaissent de superbes hôtels particuliers, voilà que se dessine un renouveau urbain. Par hasard, au siècle des Lumières, on redécouvre le sanctuaire romain de la Source. On en fait un grand projet d'urbanisme. L'industrie de la soie se reconvertit dans la confection de châles grâce aux premiers métiers Jacquard initiés par Turion, un ouvrier nîmois. Trente années de réussite fulgurante placent Nîmes l'industrielle à un rang européen.

Fin XIXe siècle

Mais la concurrence lyonnaise est rude en cette deuxième moitié du XIXe siècle. Très vite, avant de perdre de l'argent, on réinvestit les capitaux du textile dans le vignoble. La culture de la vigne est facilitée par la construction du canal du Midi, le transport du vin par celle du chemin de fer à Nîmes. C'est une nouvelle ère de prospérité. Le quartier de la gare est somptueusement aménagé et se couvre d'hôtels particuliers. Enfin, la gare de Nîmes devient le centre de transit du charbon cévenol vers Beaucaire et le Rhône.

Il est à souligner que la ville a toujours été inspirée par de multiples cultures, ceci étant notamment dû à sa situation géographique exceptionnelle : la culture latine, provençale, protestante, cévenole, camarguaise — et en particulier la tauromachie —, languedocienne.

XXe et début XXIe siècle

Aujourd'hui, Nîmes se remodèle. Dans un élan délibéré, elle allie depuis une vingtaine d'années l'art contemporain le plus pointu aux richesses du passé. Elle réhabilite ses quartiers anciens et s'étend vers le sud. Elle confie ses projets d'urbanisme et d'architecture aux plus grands créateurs internationaux : Norman Foster, Vittorio Gregotti, Kisho Kurokawa, Jean Nouvel, Martial Raysse, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte

Prouesse technique entre toutes, Finn Geipel et Nicolas Michelin offrent aux arènes une couverture de toile gonflable, amovible aux beaux jours. Hiver comme été, Nîmes organise des spectacles dans les arènes.

Des personnages historiques ou célèbres jalonnent cette histoire (cf. Personnages célèbres).

Données économiques

Taux de chômage : env. 23 % (estimation 2005).

Revenu moyen par ménage : environ 16.100 €/an.

Administration

Maires de Nîmes :

Nîmes est divisée en sept cantons. Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune :

La 7e fraction de Nîmes fait partie du canton de La Vistrenque

Principaux personnages célèbres et historiques (ordre chronologique)

  • Jean Nicot, (1530-1600), diplomate, il fut le premier à réellement importer le tabac en Europe, quatre ans après que le moine Angoumois André Thevet a ramené pour la première fois quelques graines du tabac, et à le développer, croyant en l'effet curatif de la plante.
  • François Guizot, né à Nîmes en 1787, issu d'une grande famille protestante nîmoise ; haut fonctionnaire, conseiller d'État, ambassadeur, ministre plusieurs fois, député et président du Conseil. Homme de lettres, académicien, historien, théoricien, écrivain et professeur.
  • Adolphe Crémieux, né en 1796, fils d'un commerçant nîmois juif modeste ; juriste, philanthrope et franc-maçon, ministre de la justice dans le Gouvernement de Défense Nationale de 1870 — après la défaite de Sedan.



Nîmes a aussi été illustrée par

Des architectes

Des artistes divers

Des écrivains

Des entrepreneurs

Des journalistes

Des juristes

Des militaires

Des musiciens

Des peintres

De personnalités politiques

Des poètes

Des religieux

Des scientifiques et des philosophes

Des sportifs

Quelques monuments et lieux touristiques

Nîmes est classée ville d'art et d'histoire.

Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes possède de nombreux monuments romains : porte Auguste, temples — comme la célèbre « Maison Carrée » —, amphithéâtre, tours et remparts. L'aqueduc du Pont du Gard a été construit au premier siècle de notre ère pour alimenter la ville en eau depuis une source près d'Uzès.

Arènes

Construit à la fin du premier siècle après J-C, l’amphithéâtre de Nîmes mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, plus de 20 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Aujourd’hui, les arènes se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent régulièrement se produire. Elles constituent de même le cœur des ferias de Nîmes, où l’âme ibérique de la ville plane lors de corridas renommées réunissant des milliers aficionados venus du monde entier.

Maison Carrée

Emblème de la Ville, construit au 1er siècle, ce temple dominait le forum de la ville antique. Dédiée à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereur Auguste, la Maison Carrée est le seul temple du monde antique complètement conservé.

Carré d’Art

Face à la Maison Carrée, conçu par le célèbre architecte Sir Norman Foster, le Carré d’Art regroupe une bibliothèque de plusieurs milliers d’ouvrages, une bibliothèque sonore, une médiathèque et un musée d’art contemporain. La collection réunie comprend près de 370 œuvres et offre un panorama de la création contemporaine des années 1960 à nos jours. coucou

Jardins de la Fontaine

Aménagés au XVIIIe siècle, ils constituent l’un des premiers jardins publics d’Europe. Respectant le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville (Nemausus), J-Ph. Mareschal et G. Dardailhon ont dessiné (sous l'influence de Le Nôtre) un jardin à la française des plus remarquables où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces méditerranéennes. Dans sa partie basse, se dresse le temple de Diane. C’est le monument le plus énigmatique de Nîmes. Certainement associé au sanctuaire impérial, sa fonction exacte reste encore inconnue.

Tour Magne

Elle domine les Jardins de la Fontaine. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle constitue un magnifique point de vue permettant d’apercevoir le Mont Ventoux, les Alpilles, la plaine du Vistre, sans oublier la garrigue avoisinante.

Castellum

Ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le remarquable Pont du Gard est unique. De ce bassin circulaire (5,90 mètres de diamètre – 1,40 mètre de profondeur) taillé dans le roc, des canalisations en plomb acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique.

Musée des Beaux-Arts

Construit en 1907, il a été réaménagé en 1986-1987 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des œuvres italiennes des XVIe siècle et XVIIe siècles, et une collection remarquable de peintures françaises des XVIIIe siècle et XIXe siècles.

Musée du Vieux Nîmes

Il est installé dans l’ancien palais épiscopal qui date de la fin du XVIIe siècle. Les collections offrent au visiteur un voyage dans le temps et présentent la vie à Nîmes depuis la fin du Moyen Âge.

Musée des Cultures Taurines

Inauguré en mai 2002, ce lieu unique en France permet de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte du taureau et offre un véritable panel des traditions régionales et internationales.

Musée archéologique

Installé dans un ancien collège des Jésuites, il présente des collections de l’âge du fer à l’époque gallo-romaine. Céramiques sigillées, vaisselles en bronze, parures, objets artisanaux, collections d’inscriptions latines et verreries romaines.

Museum d’histoires naturelles

Créé en 1892, il abrite des collections relevant des domaines des sciences de la nature et des sciences de l’homme.

Chapelle des Jésuites

Datant du XVIIe siècle et classée au titre des monuments historiques, elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles.

Quelques événements culturels et festifs

La ville est également connue pour ses Feria : la Feria de Pentecôte, mais aussi la Feria des Vendanges en septembre et, plus discrète, la Feria de Primavera, en février. A cette occasion des corridas sont organisées, avec ou sans mises à mort, dans les arènes romaines. Les rues sont envahies par des peñas (orchestres de rue d'origine espagnole) et des bodegas (bars temporaires) au centre ville.

Quelques photos de Nîmes

Image:Nîmes, Centre ville.jpg Image:Nimes, Les Arènes.jpg Image:Nîmes, La Tour Magne.jpg
Image:Nimes, Les Jardins de La Fontaine.jpg Image:Nîmes, Corrida.jpg Image:Nîmes, Carré d'Art.jpg
Image:Nîmes, Le Pont du Gard.jpg Image:Nîmes, Le Canal de La Fontaine.jpg
Image:Nîmes, Statue de l'Empereur Antonin.jpg Image:Nîmes, Course camarguaise.jpg
Image:Leon daudet.jpg Image:Paulhan.jpg Image:Rossel.jpg


Jumelages

Transport

Routes

Références

Articles connexes

Liens externes



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