Niccolò Vito Piccinni
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Niccolò Vito Piccinni - parfois nommé Nicola Piccini - (Bari, Italie, 1728 - Paris, 1800) est un compositeur italien.
Elève au conservatoire de Naples, il a comme professeurs Leonardo Leo et Francesco Durante et comme compagnon d'études Pasquale Anfossi. Il compose son premier opéra en 1754, appelé « Donne dispettose ». En 1758, il écrit un nouvel opéra, « Alexandre aux Indes » (le livret ayant été rédigé par le célèbre Métastase). Puis, Piccinni déménage à Rome, et y connaît un succès considérable avec, par exemple, « la bonne Fille » (daté de 1760), tiré d'une œuvre de Carlo Goldoni. Il composa ensuite plus de cinquante nouvelles œuvres lyriques, et remania « Alexandre aux Indes » en 1774. Mais il fut surtout apprécié grâce à ses opéras bouffes. En 1773, sa réputation à Rome commence à pâlir devant celle d'Anfossi et en 1776, il accepte une invitation de la cour de France et devient professeur de chant de la reine Marie Antoinette et directeur du Théâtre Italien. Il décide alors de se consacrer principalement à l'écriture d'opéras et, en 1778, il compose son premier opéra français, « Roland ». Celui-ci lui apporte une renommée importante.
C'est à Paris qu'il rencontre un autre compositeur, avec lequel il y eut une rivalité bien connue : Gluck. Ce dernier réformait l'opéra dans le but d'y introduire une tension dramatique. Cette querelle d'artiste augmentant sa notoriété, mais elle fut la cause du retard de la représentation de l'opéra « Iphigénie en Tauride » (1781), qui fut jouée deux ans après l'œuvre homonyme de son concurrent.
Ce fut en 1783 que Piccinni fait jouer « Didon », son œuvre considérée comme la plus réussie. La même année, il se voit accorder une pension de la cour de France. Mais à partir de 1784, il connaît une période difficile, la concurrence d'Antonio Sacchini et d'Antonio Salieri le mettant en difficulté et plusieurs de ses opéras étant des échecs publics, en particulier son « Pénélope » en 1785. Connaissant quelques ennuis lors de la Révolution française, sa pension lui est supprimée en 1791, et le mariage de sa fille avec un jacobin lui valant un séjour en prison, il repart à Naples et de là à Venise, où il compose la « Griselda » (1793). Puis, en 1798, il retourne à Paris, où il est nommé inspecteur au Conservatoire, le sixième du nom. Sa santé est alors devenu très précaire et il ne peut assurer les devoirs de sa charge.
Piccinni est l'auteur principalement d'œuvres vocales (surtout des opéras), mais aussi de quelques pièces pour clavecin et de musique sacrée.
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