Névrose d'angoisse

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La névrose d'angoisse est une affectation psychiatrique de la famille des névroses, stastistiquement plus fréquente chez la femme et chez les jeunes adultes, elle se caractérise par des manifestations physiques paroxystiques sur fond d'anxiété permanente. Les aspects psychologiques ou leurs équivalents somatiques sont nombreux et variés.

Sommaire

Ethiopathogénie

Il est communément admis à la névrose d'angoisse des facteurs de prédisposition, soit :

  • D'ordre constitutionnels
  • Comme conséquence d'un environnement précoce défavorable (des étas anxieux proches peuvent être retrouvés dans la famille, souvent la mère).

Les manifestations anxieuses et les attaques d'angoisse peuvent se déclencher chez une personne "vulnérable" suite à des évènements traumatiques (ou vécus comme tels) :

  • Frustrations/ conflits sexuels
  • Situation d'abandon, rapellant d'anciennes expériences de séparation (névrose d'abandon).
  • Maladie physique, situations de compétition (agressivité culpabilisée).

Explication de la névrose d'angoisse selon la psychiatrie

A FAIRE

Description générale : l'attente anxieuse et l'attaque d'angoisse

La névrose d'angoisse revêt deux aspects, l'un de fond, chronique : l'attente anxieuse, l'autre surgissant brutalement et plus forte : l'attaque d'angoisse. La personne qui souffre de névrose d'angoisse vit les deux.

L'attente anxieuse est le symptôme, le plus constant, le plus durable dans le temps. Elle peut être définie comme un état d'alerte et de tension, permanente et forte, une inquiétude durable sans objet défini pouvant surgir et se concrétiser pour n'importe quel prétexte. Il peut s'agir de la peur d'une mort imminente par exemple.

Pierre Janet la décrivait comme "un sentiment pénible d'attente", "une peur sans objet".

En effet, "on a peur de quelque chose, tandis que l'anxiété se rapporte à soi" (Binder).

Une personne souffrant de névrose d'angoisse présente le tableau suivant :

  • Sentiment d'insécurité.
  • Attente d'une menace imprécise.
  • Exagération, majoration du moindre souci.
  • Interrogations sur l'avenir.
  • Sursaut à la moindre chose.
  • Le sujet a des troubles fréquents de la concentration et du mal à maintenir une activité *intellectuelle.
  • L'anxiété augmente au fil de la journée pour atteindre son paroxysme le soir.

L'attaque d'angoisse est , au contraire, plus rare, mais plus brutale et survient sans prévenir.

Dans ces moments là, l'angoisse est exacerbée : libre, flottante, sans objet, impression de danger imminent, de désorganisation, de déréalisation, et surtout d'impuissance et de détresse. La personne peut avoir peur de mourir ou de perdre la raison...tout de suite.

Les signes physiques sont prononcés : teint pâle, haletant, tachycardique, couvert de sueur, la personne est soit agitée, soit au contraire immobile prostrée dans l'attente de la "catastrophe" imminente et fatale. Les symptômes sont alors : gêne respiratoire, constriction thoracique, vertiges, nausées, brouillard visuel etc

La crise s'arrête d'elle même au bout d'un temps variable (de quelques minutes ou plusieurs heures), peut être unique ou renouvellée, et peut s'accompagner d'une débâcle polyurique ou diarrhéique.

Les manifestations somatiques

Les équivalents somatiques sont bien plus courants que les crises d'angoisse à proprement parler. Ils peuvent revetir de nombreuses formes. Dans cette liste, les manifestations cardio-respiratoires sont les plus fréquentes.

Manifestations cardio-vasculaires :

Manifestations respiratoires :

Manifestations digestives :

  • Barre épigastrique
  • Spasmes pharyngés (boule oesophagienne)
  • Spasmes gastriques
  • Spasmes intestinaux
  • Colite spasmodique
  • Spasmes ano-rectaux (avec ténesme ou épreintes)
  • Crises de hoquet
  • Faim paroxystique
  • Soif paroxystique

Manifestations génito-urinaires :

  • Douleurs abdomino-pelviennes
  • Cystalgies à urines claires
  • Pollakiurie
  • Crises polyuriques
  • Troubles sexuels (inhibition)

Manifestations neurologiques, sensorielles ou musculaires :

  • Céphalées
  • Lombalgies
  • Algies posturales
  • Prurit
  • Crises de tremblement
  • Bourdonnements des oreilles
  • Crises de vertige (avec sensation de dérobement des jambes ou de sentation de marche instable)

Troubles du sommeil :

  • Difficultés d'endormissement
  • Réveils fréquents
  • Cauchemars

Les signes extérieurs d'une névrose d'angoisse et les risques de confusion avec d'autres affections

Devant un tableau anxieux, il est important de reconnaître une affectation organique qui pourrait être réelle. Au contraire, si il s'agit d'équivalents somatiques, il convient de reconnaître l'origine des manifestations, et impose donc un examen clinique, voire paraclinique, poussé...mais pas trop, pour ne pas renforcer l'impression de la personne qu'elle a une maladie physique importante.

La névrose d'angoisse n'est pas, et ne doit pas être confondue avec :

Thérapeutique utilisée

Il est à noter qu'il est difficile d'évaluer l'efficacité des thérapeutiques, dans la mesure où la névrose d'angoisse est très sensible à l'effet placebo et aux soutiens psychologiques (sous toutes les formes). Il n'existe pas à proprement parler de méthodes types, les traitements pouvant être associés ou non, variés dans le temps...

Crise aïgue d'angoisse Si la personne en parle à sa famille, à ses collègues, à son médecin, il doit avant tout être rassuré sur l'absence de danger vital. De plus, une chimiothérapie à base d'anxiolytiques mise en place par le médecin est souvent utile.

Le traitement de fond Il vise avant tout à prévenir toute nouvelle attaque de panique et à réduire l'anxiété, l'angoisse de fond. Il est généralement basé sur deux paramètres, associés ou non :

L'évolution de la névrose d'angoisse

Elle est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie de la personne.

Facteurs d'aggravation :

Persistance des symptômes Des enquêtes (avec recul de 10 à 20 ans) ont montré :

  • Une disparition complète des symptômes dans environ 10% des cas.
  • Une persistance des symptômes invalidants dans environ 20% des cas.
  • Des symptômes mineurs ou passagers, ne provaquant plus de handicap social, dans les 70% de cas restants.

Consultation d'un psychiatre : Dans les faits, elle est rare. Ces derniers ne voient, en général, que les formes compliquées :

Le passage à des organisations névrotiques structurées : Il est fréquent et peut mener aux formes suivantes :



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