Néoplatonisme

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Le néoplatonisme est une doctrine philosophique élaborée à Alexandrie au IIIe siècle de notre ère, par Plotin et son disciple Porphyre de Tyr, qui se développa jusqu'au VIe siècle et qui tentait de concilier la philosophie de Platon avec les doctrines religieuses orientales telles que le christianisme.

Sommaire

Définition

Cette philosophie a pour but la résolution d'un des problèmes au cœur de la pensée grecque antique, à savoir le problème de l'Un et du multiple. Plus particulièrement, il s'agit de comprendre comment passer de l'Un au Multiple. Nous constatons le Multiple dans la nature, or l'Un est le fondement de l'intelligibilité. Cette philosophie est rattachée au platonisme de par sa volonté de résoudre les apories de la pensée platonicienne, et en particulier celles d'un des dialogues les plus difficiles Parménide. Il y a quatre principes qui commandent cette solution :

  • Toute multiplicité suppose une unité qui lui donne sa structure, principe d'unité systématisante
  • Toute unité transcende la multiplicité qu'elle unifie, principe de transcendance
  • Toute multiplicité est contenue en quelque manière dans l'unité qui la transcende, principe d'immanence
  • Toute réalité qui, pour se réaliser, doit sortir de l'unité où elle était contenue, ne peut se réaliser pleinement que par un retour à l'unité dont elle émane, principe de conversion

Le néoplatonisme de Plotin, retient surtout l'idée de l'absolue transcendance du Bien. Contrairement à Platon, qui pense que le philosophe doit redescendre dans la cité, pour y instaurer l'ordre et la justice, Plotin voit la philosophie comme un chemminement de l'âme vers ce principe de transcendance, donnant pour but à ce sytème, l'union avec le principe premier, originel, Dieu. De ce point de vue, le néo-platonisme comporte une dimension mystique forte. Elle a influencé la philosophie et la science moderne, les grands systèmes de l'idéalisme allemand et même la pensée contemporaine.

Le néoplatonisme et l'art

Cette philosophie a eu un retentissement non seulement sur la formation de la théologie chrétienne et l'évolution de la pensée médiévale, mais aussi, à la renaissance, sur la formulation de l'esthétique et la pratique de l'art. En 1434, Cosme de Médicis, aristocrate de la plus puissante famille de Florence à la Renaissance, accède au pouvoir. Il inaugure le mécénat, et imprime un renouveau à l'art en particulier, et à d'autres domaines en général. Un de ses protégés, Marsile Ficin, entreprend de traduire de nombreuses œuvres platoniciennes et néo-platoniciennes, à l'impact considérable sur l'art de la renaissance. Une Académie est fondée à Florence sur l'exemple de l'Académie de Platon, rassemblant de nombreux érudits de tout genres. Cette aura culturelle se poursuivra au-delà de cette période.

D'après E. Panofsky et A. Chastel, la conception de l'art serait issu de l'influence néoplatonicienne et les artistes reproduiraient ces thèses. Une conception hiérarchique de l'Univers où le sensible symbolise avec l'intelligible et symbolise l'intelligible, particulièrement disposée à insuffler un souffle créateur aux peintres.

Bibliographie néoplatonicienne

Postérité

Liens externes

Le rôle du néoplatonisme dans les tentatives postmodernes d’échapper à l’onto-théologie

Voir aussi



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