Musique assistée par ordinateur
Un article de Freepedia.
La composition assistée par ordinateur a beaucoup progressé avec la croissance exponentielle des possibilités offertes par l'ordinateur et les synthétiseurs. La musique assistée par ordinateur (MAO ou CMAO pour composition musicale assistée par ordinateur) fait son apparition auprès d'un public élargi dans les années 1970, lorsque les premières idées de synthétiseur associées à l'ordinateur voient le jour (Synclavier et Fairlight).
Dans les années 1980 grâce à l'arrivée du Commodore 64, de l'Apple II et finalement, de l'Atari ST.
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Historique
Les recherches sur la composition assistée par ordinateur remontent à 1955, et débouchèrent en 1956 sur le fameux quatuor à corde dit « Illiac Suite », élaboré par Lejaren A. Hiller et Léonard M. Isaacson à l'université de l'Illinois.
Les postulats de base des travaux d'Hiller et Isaacson s'élaborèrent dans la mouvance des théories cybernétiques qui accordaient une grande confiance aux pouvoirs du calcul (intelligence artificielle). Ces auteurs élaborèrent un modèle mathématique d'analyse - construction musicale qui, en adaptant un traité d'harmonie (en l'occurrence le traité de 1725 de Johann Joseph Fux, Gradus ad Parnassum, et celui de contrepoint de Palestrina) servait de base à une reconstruction. Hiller était un scientifique, un chimiste, et pour lui la décomposition devait permettre la re-composition. Formaliser certaines règles d'écriture et rentrer dans l'ordinateur des schémas compositionnels classiques suffirait à traduire les côtés émotionnels ou passionnels de la musique par des jeux de règles et d'interdits. Pour préserver un certain degré d'expression artistique, le programme simulait l'aspect auto-organisé en introduisant quelques aspects des théories sur la formalisation du hasard (des chaînes de Markov - formulation des processus stochastiques et une méthode aléatoire de tirage des nombres dite de « Monte-Carlo »), très en vogue, elles aussi. Ce qui a fait dire à Hiller que « la musique est un compromis entre la monotonie et le chaos », mais sans jamais se poser le problème de savoir qui effectuait ce compromis.
Le poids des logiciels
Les logiciels se développent aussi rapidement que les technologies de l'information, donnant naissance, à la fin des années 1990, à un outil indispensable dans la création phonographique (surtout depuis l'arrivée du support numérique, comme le disque compact). En voici une liste non-exhaustive :
- Ejay : sûrement le plus connu du grand public, il est clairement d'une piètre qualité, mais peut permettre une découverte ludique de l'assemblage de boucles superposées.
- Fruity Loops : c'est un séquenceur d'entrée de gamme, plutôt facile de prise en main, mais qui permet malgré tout la création de vrais morceaux de musique. Il est considéré par le milieu musical comme un logiciel 'semi-professionnel'. Fruity Loops ('FL' pour les intimes) est compatible avec la technologie des vst.
- Reason : ce logiciel est lui aussi doté d'une interface facile, à l'instar de Fruity Loops. Il ne possède pas la technologie des vst mais compense ce manque par la qualité indéniable de ces instruments livrés de base. Ainsi, son duo de synthés ('Subtractor' et 'Maelstrom') permet à un utilisateur expérimenté de créer tous les types de sons.
- Logic : dorénavant dédié à la composition sur Macintosh, il est assez difficile de prise en main mais possède toutes les qualités d'un séquenceur de haute qualité, avec comme seul défaut l'arrêt des mises à jour pour les utilisateurs de PC, si l'on considère ça comme un défaut.
- Cubase : ce logiciel est la référence, c'est un séquenceur, mais qui relie aussi l'environnement hardware directement en son sein. Reason peut être utilisé en complément de Cubase pour former ce que certains appellent 'l'arme fatale de la MAO'. Ce logiciel est très utilisé, et demande une bonne somme de connaissances pour être utilisé correctement.
- Protools : nettement plus professionnel (et donc cher), il permet une bonne gestion en studio. Mieux vaut avoir de solides bases avant de se lancer dans la composition avec un tel outil.
- Buzz : son grand avantage est d'être totalement gratuit. Il inclue la technologie des vst, et est peu gourmand en ressources systèmes. Néanmoins son ergonomie est plus que douteuse, et le rendu du son n'est pas si prodigieux que cela.
- GarageBand
Liens internes
- Musique électronique
- Informatique musicale
- Art numérique
- Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique
Liens externes
- (fr) Site français traitant du monde de la musique assistée par ordinateur
- Le site où télécharger buzz
- Le site du fabricant de Reason
- (en) Un petit tutorial (en anglais) sur le mastering
- (fr) Un site d'utilisateurs de cubase
- Cubase Tutorial : Un bon site de tutoriaux
- Réseau de remixes de musiques électroniques assistées par ordinateur
- (fr) Apports de l'informatique appliquée à l'analyse musicale - L'exemple des travaux d'André Riotte et de Marcel Mesnage
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