Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg
Un article de Freepedia.
Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS) a été inauguré par Catherine Trautmann, alors ministre de la Culture et ancien maire de Strasbourg, en décembre 1998. Il est construit sur la rive gauche de l'Ill, face au siège du Conseil Général du Bas-Rhin et à proximité du barrage Vauban et du quartier pitoresque de la Petite France. La place Jean Arp, sur laquelle s'ouvre le musée, accueille également sur sa partie nord l'École nationale d'administration, installée dans un ancien couvent rénové (architecte : Charles Altorffer).
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Parti architectural
Le musée a été conçu par l'architecte parisien Adrien Fainsilber, sélectionné à l'issue d'un concours, et dont le parti architecural repose sur deux principes : lisibilité et ouverture. Le bâtiment s'articule autour d'une grande nef vitrée, véritable rue intérieure, qui s'ouvre de part et d'autre sur les divers secteurs d'activité du musée et sur les salles d'exposition permanente et temporaire. Cette nef vitrée offre aux visiteurs une fenêtre ouverte sur la vieille ville.
La conception massive du bâtiment est cependant critiquée pour le fait que celui-ci ne communique avec son environnement que sur 180 degrés. Il n'offre en effet qu'une façade fermée sur son flanc est, où se situe le quartier populaire de la gare, ce qui contraste avec l'ouverture vers la vieille ville. La lecture qui en est faite est que l'art communique avec le pouvoir (Conseil Général, ENA, cathédrale) et qu'il se protège du petit peuple.
Cette situation est la résultante d'une modification du programme initial, qui prévoyait la disposition des locaux techniques et des machineries en sous-sol. La volonté de créer à la place un stationnement souterrain a nécessité une adaptation du projet, qui s'est conclue par une disposition de ces locaux techniques du côté est du bâtiment, entraînant ainsi son occlusion.
Collections
Image:Le christ quittant le prétoire.jpg
Le Musée, qui a bénéficié de généreux dépôts de particuliers et d'institutions (Musée d'Orsay, Musée National d'Art Moderne/Centre de Création Industrielle, et Fonds National d'Art Contemporain), est le seul grand musée français à proposer un parcours convrant la période de 1870 à nos jours. Ceci permet d'accompagner le visiteur de ce qui lui est familier (le fauvisme, l'impressionnisme) jusqu'à la création contemporaine dans un cheminement qui se veut pédagogique. Le musée abrite une importante collection d'œuvres de Jean Arp, ainsi que le chef d'œuvre du peintre Gustave Doré : Le Christ quittant le prétoire, (1867-1872).
- Collections moderne et contemporaine (peintures, sculptures, design, installations) : 6 000 œuvres ;
- cabinet d'art graphique : 15 000 dessins et estampes ;
- collection photographique : 4 000 œuvres.
Expositions
L'œil moteur
Cette exposition a lieu du 13 mai au 25 septembre 2005. Une collection d'œuvres d'art optique et cinétique y est présentée. On peut y admirer des œuvres réalisées de 1950 à 1975 par Soto, Vasarely, Schöffer, Agam et d'autres.
L'exposition est découpée en quatre parties :
- l'œil moteur où sont présentées les œuvres basées sur les contrastes entre noir et blanc (Victor Vasarely, Bridget Riley), les trames et moirages (Alberto Biasi, Dieter Roth, Jesús Rafael Soto, Yvaral, etc), les clignotements et illusion du mouvement (Karl Gerstner, Gregorio Vardanega, Horacio Garcia-Rossi, etc)
- l'œil corps où le visiteur peut expérimenter la manipulation des œuvres et ressentir physiquement des altérations de sa perception grâce à des jeux de miroirs et de lumière. Le spectateur devient acteur.
- l'œil computer où les œuvres sont programmées et suivent les règles d'une fonction choisie par l'artiste.
- l'œil sonore où les artistes tentent de donner une couleur musicale à leurs œuvres ou tentent de faire le lien entre la vue et l'ouïe et de proposer des œuvres complètes.



